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Patrick PIERROT
13 abonnés
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4,5
Publiée le 25 janvier 2026
Pourtant très long, ce film semble quand même trop court tant il nous plonge intégralement une ambiance déroutante mais ô combien prenante. Tant sur le plan historique que sur le plan humain, sa réalisatrice éveille en nous avec un talent certain l’irrépressible besoin d’en savoir plus sur la vie en Allemagne durant les cent années qui viennent de s’écouler. Une bande son, une photographie, une mise en scène et le jeu des acteurs à la hauteur de son ambition font que l’on ne sort pas indemne de la projection. À condition toutefois de ne pas lâcher l’affaire à mi-distance comme je l’ai vu faire par un certain nombre de spectateurs présents dans la salle en début de séance.
Rarement vu une mise en scène aussi inventive, prodigieuse, poétique, virtuose et trouble à la fois. Et un travail considérable et sidérant sur le son. Un film à voir et aussi à écouter.
Sound of falling est un film qui aime se faire détester. Le temps semble s'étirer de manière infinie comme les destins de ces 4 jeunes femmes allemandes. Brouillon au départ, Schlinski donne les clés de son film pour accompagner le spectateur vers un final bouleversant.
À travers des récits et des temporalités entremêlés, le film explore la condition féminine sur plusieurs générations, mettant en lumière la transmission de la douleur, des traumatismes et des silences. Plus proche d’un poème ou d’un film de fantômes que d’un récit classique, il impressionne par la maîtrise de sa mise en scène et par son audace formelle. Une œuvre singulière, marquante et habitée.
Une claque visuelle sonore, de mise en scène, tout est puissant et fou dans ce film, à la frontière de l'expérimental et du film classique d'une certaine façon. Je n'ai pas vu le premier film de cette réalisatrice, mais son second la propulse sur le devant de la mise en scène comme une déflagration. Une immense cinéaste à suivre...
J’en ai vu des daubes dans ma vie mais celle-là mérite un césar.. Pas d'histoire, pas de scénario, d’une longueur mortelle, rien à retenir de positif, même pas un peu de talent ou de charme chez les acteurs...on est parties de là énervées avec mes copines au bout d’une heure trente, alors que le film dure 2h19.. Et ce film a été primé au festival de Cannes?? Il y a un gros problème là, j’aimerais savoir sur quoi il se sont basés pour lui donner un prix.. Voilà, comme l’a dit une autre critique, vous êtes prévenus... Je mets la note de 1 car il n’y a pas 0
Nous sommes partis avant la fin, plus de 2 heures d images sombres (la première demi heure se passe dans le noir), morbides, sans récit narratif, juste des situations, des impressions, parfois des pensées. Les personnages ne sont malheureusement pas sympathiques. L image est souvent laide. Elle est même parfois floue, effet sans doute voulu au nom de je ne sais quelle prétention. J etais franchement mal à l aise et on peut se questionner sur la nécessité d un tel film et sur son objectif. Je rejoins d autres critiques en disant qu on ne comprend pas grand chose, les 4 histoires s enchevêtrant sans logique tangible.
Prix du jury ex aequo mérité au Festival de Cannes 2025 (avec Sirat), Les échos du passé (In die Sonne schauen, Sound of Falling) est un film inoubliable mais difficile. Qu’elles aient été quatre, ces jeunes filles de quatre époques différentes dans la même ferme, certes, mais quel était leur lien de parenté ? Mascha Schilinski nous gâterait en nous éclairant d’avantage. C’est dommage parce que son film m’a capté et capturé. Nombre de scènes étranges, violentes, risibles, se sont imprimées à vie dans mon cortex.
Quatre époques. Quatre jeunes filles. Un seul lieu qui abrite leurs traumas, leurs histoires racontées par petites touches, de manière non linéaire, déroutante, perturbante pour un film qui maltraite cruellement les femmes.
Très long, sombre et (volontairement?) confus. Néanmoins il se dégage une ambiance, un malaise qui vous prend aux tripes et ne vous lâche plus. Pas facile d'accès, il vaut mieux être prévenu avant de se lancer
très beau film à voir en .. Un peu déroutant, pour son rythme parfois lent, notamment dans l'époque la plus ancienne ou les personnages parlent en dialecte, mais offrant de très belles scènes pleines de poésie et de sensualité, ou d'autres révélant la grande brutalité de certains comportements dans le passé, particulièrement envers les femmes. On voit de dessiner progressivement un monde plus libre et moins traumatisant pour elles et ce sans aucun discours militant.
Les Échos du passé est un film profondément troublant, construit comme un rêve — ou plutôt un cauchemar. Le récit est fragmenté, non linéaire, fait de flashes et de retours obsédants, autour d’une maison habitée par des femmes de différentes générations. Toutes portent les traces d’incestes, de violences sexuelles et morales, mais aussi une image récurrente, très marquante, de la souffrance d’un jeune homme  dont les parents ont provoqué l’amputation d’une jambe.
Les images sont souvent très sexualisées, parfois angoissantes, et peuvent être difficiles à supporter pour les personnes sensibles. En sortant de la séance, je ne savais pas vraiment quoi en penser, avec même le sentiment de ne pas avoir dû voir ce film. Et pourtant, malgré le malaise, certaines scènes restent longtemps en mémoire : il y a une vraie beauté plastique, une manière de filmer très forte, presque hypnotique.
On en ressort avec un sentiment d’angoisse, partagé entre fascination et rejet. Un film dérangeant, qui ne se recommande pas à tous, mais qui laisse des images puissantes, entre beauté, et peur.
Les Échos du passé propose un récit intimiste centré sur la mémoire, les blessures enfouies et le poids du passé.
Le film avance avec retenue, privilégiant l’atmosphère et l’émotion à l’action. Certaines scènes touchent par leur justesse, notamment lorsque le silence et les regards remplacent les mots. La réalisation est soignée, parfois un peu sage, mais cohérente avec le ton mélancolique du récit.
Si l’ensemble manque parfois de rythme ou de surprise narrative, la sincérité de la démarche et l’investissement des comédiens donnent au film une vraie tenue. Un film discret, sensible, qui trouvera surtout écho chez les amateurs de drames introspectifs.