Les Échos du passé
Note moyenne
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85 critiques spectateurs

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Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 janvier 2026
Film hermétique et sombre dans lequel je ne suis pas entré. Même si on perçoit assez vite qu'il y a 4 histoires différentes, se déroulant en un même lieu à 4 époques différentes, il est difficile à chaque scène de savoir quand on est, qui est qui et quel est le lien avec la scène précédente de la même époque, tellement tout est entremêlé, désynchronisé, découpé...il reste cette impression ténue de rémanences d'atmosphère, de personnalités. Sans doute faut il renoncer à comprendre la structure du film pour l'apprécier...
Restent de jolies scènes, parfois lugubres, parfois macabres, parfois champêtres, parfois nautiques, parfois festives, parfois funèbres, jamais limpides, une musique bourdonnante comme la mouche omniprésente qui vole souvent d'époque en époque, que les personnages acceptent ou rejettent, et puis il y a souvent, trop sans doute, ce flou visuel, voulu mais dons la finalité n'est pas transparente dans certaines images, photographies ou flashs back.
Déconcertant et frustrant, donc.
Si quand même, mais c'est une coïncidence, comme un lointain lien de parenté avec la "maison vide", Goncourt 2025, avec cette unité de lieu (une maison), ces histoires de femme sur un siècle, mais le Goncourt, écrit de façon linéaire , possède, lui aussi un style bien particulier , mais on peut s'y couler très facilement et se laisser emporter, ce qui 'a pas été, pour moi tout du moins, le cas dans ces échos du passé
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 octobre 2025
À l'instar du cliché du footballeur qui répète à l'envi "qu'il faut prendre les matches les uns après les autres", le spectateur des Échos du passé (ex Sound of Falling), Prix du Jury à Cannes, doit appréhender une scène après l'autre, en attendant de pouvoir reconstituer le puzzle narratif qui lui est proposé, si tant est que cela soit possible. En vérité, mieux vaut abandonner l'idée de tout comprendre dans l'imbrication d'histoires situées à des époques différentes de l'histoire allemande, avec des adolescentes successives agissant au sein d'un même corps de ferme. Cette évocation de la condition féminine sur un siècle, peu ou prou, élude les grands événements (Deuxième Guerre mondiale, réunification), pour une autre vision, qui passe par l'intime, le drame et le romanesque, même rien n'est limpide dans le film. Oublions cela, Les Echos du passé est avant tout une expérience cinématographe extrême, qui fait davantage appel aux sens qu'à l'intelligence et qui se caractérise par une expérimentation ininterrompue, tant sur le plan visuel que sonore. Autant dire qu'il faut voir le film avec toutes ses écoutilles ouvertes dans un exercice aux portes de l'abstraction, mais qui possède aussi ses aspects ludiques. Une alternative existe : quitter la projection au bout d'une heure, faute de repères clairs, ou rester jusqu'au bout, en prenant les scènes les unes après les autres, sans l'assurance d'arriver au but, en ayant maîtrisé tous les tenants et aboutissants.
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 janvier 2026
Unité de lieu : une ferme agricole située dans l’immense plaine de l’Altmarkt prussien.
Mais pas d’unité de temps : on comprend lentement que l’histoire se situe à quatre époques séparées chacune d’une trentaine d’années. Chaque épisode a un personnage féminin principal par les yeux duquel l’histoire nous est racontée.
On commence, peut-être dans les années 30, avec Erika qui s’apitoie sur le sort de son oncle Fritz, devenu unijambiste dans des circonstances dramatiques qu’on découvrira bientôt.
On remonte le temps ensuite avec Alma, une enfant de dix ans à peine qui apprend qu’elle a eu une sœur qui portait le même prénom qu’elle et qui est morte en bas âge.
On fait un saut dans le temps jusque dans les années 80 , au temps de la RDA, avec Angelika, qui est l’objet de la concupiscence visqueuse de son oncle et de son cousin.
Enfin, de nos jours, on découvre, avec les nouveaux propriétaire de la ferme, venus de Berlin, Lenka, qui s’attache à une voisine orpheline.

La présentation que je viens de faire des "Echos du Passé" est remarquablement pédagogique. Le film l’est beaucoup moins qui n’est pas constitué de quatre chapitres successifs mais qui au contraire se plaît à les entremêler au point, si l’on n’est pas attentif, de les confondre – j’avoue qu’il m’a fallu lire le résumé du film pour comprendre que les deux premiers tableaux n’en formaient pas un seul.

Son architecture et sa facture m’ont rappelé le récent film de Kristen Stewart "The Chronology of Water" pour lequel j’avais eu la main lourde : un son et des images très travaillés, un montage cut, pas toujours très lisible. Les images en particulier sont proches de la peinture – on pense aux intérieurs lugubres de Hammershøi – ou de la photographie – le film joue d’ailleurs sur les temps d’exposition pour nimber d’un voile fantomatique certains de ses caractères.

De quoi s’agit-il ? Le sens des "Echos du passé" – dont les titres allemand "In die Sonne Schauen", international "Sound of Falling" et français réussissent à avoir trois significations différentes – ne se livre pas aisément. J’y ai beaucoup réfléchi après la séance. Plusieurs lectures m’y ont aidé. Il y fut question de soumission au patriarcat, de féminisme, d’amours ancillaires, de (d’où le titre anglais peut-être), de transmission intergénérationnelle de traumatismes….

Je n’avais pas compris grand chose à "The Chronology of Water". Je ne suis pas sûr d’avoir compris beaucoup plus à ces "Echos du passé". Mais faut-il nécessairement comprendre une œuvre pour l’apprécier ? Cartésien buté, j’ai tendance à le croire. Mais, la confrontation à d’autres formes d’art, notamment à la peinture contemporaine, aura réussi à me débarrasser de mes œillères. Ne pas tout comprendre aux "Echos du passé" et en trouver la durée bien indigeste (il approche les deux heures trente) ne doit pas nous autoriser à en contester l’incontestable beauté.
velocio

1 538 abonnés 3 498 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 décembre 2025
Un film prétentieux et incompréhensible. Seule peut y trouver du plaisir sa réalisatrice, Mascha Schilinski, qui est arrivée à infliger pendant 150 minutes un tel pensum aux spectateurs et aux spectatrices qui, sans doute attiré(e)s par le sujet du film, a priori très intéressant, le poids du patriarcat sur 4 générations de femmes dans une même ferme du nord de l'Allemagne, ont jugé bon de franchir la porte d'un cinéma pour aller le voir. Film vu au Festival de Cannes. Critique complète sur le site où on trouve le tiret du 6 entre critique et film.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 janvier 2026
Ai vu « Les échos du passé » dont le titre anglais est bien plus juste « Sound of falling » de la réalisatrice allemande Mascha Schilinski. Ce long métrage représentait l’Allemagne dans la Compétition Officielle du Festival de Cannes en 2025 et a obtenu le Prix du Jury. Pour avoir vu pratiquement toute la sélection, pour moi il est évident que c’est MA Palme d’Or et donc « Les échos du passé » est mon premier immense coup de coeur de l’année, et indéniablement un film qui restera gravé dans ma mémoire. Je pense qu’on peut parler de chef d’oeuvre. Tout d’abord une très grande cinéaste est née dans le firmament des étoiles du cinéma. Schilinski a un sens du cadre absolument hallucinant. Elle se sert du moindre angle de meuble, d’un interstice entre deux rideaux, d’un trou de serrure pour re-cadrer à l’intérieur du cadre. Elle a un sens de la perspective fou, du montage incroyable, et du mouvement de caméra très original. Pendant presqu’un siècle nous suivons une famille sur 4 génération dans le même lieu, une ferme qui s’avèrera à la frontière de l’Allemagne de l’Ouest. Les 4 périodes se mélangent, se complètent, se répondent et fusionnent. Les traumatismes d’une génération a des échos et des conséquences sur les membres de la famille à venir. Bien sûr on pense à « Ruban blanc » un des chefs d’oeuvre de Haneke pour la rigueur cinématographique et à « Virgin suicides » de Sofia Coppola pour la peinture très juste de mélancolie adolescente. La caméra de Schlinski flotte à travers les décors comme lorsqu’on essaye en vain se de souvenir d’un fait précis mais oublié. C’est d’une force imparable. Le film assez taiseux est par essence très littéraire, dans ses flous, ses moments oniriques, son réel étrange. Cette peinture de souvenirs qui manquent de contour est captivante. Il faut noter que la bande son est l’élément complémentaire de l’image, d’où le titre « Sound of falling ». Les silences, les bruits étranges qu’on ne reconnait qu’une fois qu’on en voit l’origine à l’écran, les tuilages sonores étonnants… rajoutent à l’ambiance pesante et inquiétante de ce quotidien somme toute banal où chaque geste anodin pourrait vite tourner au drame. La condition féminine et le poids du patriarcat à travers le XXème siècle en 2h30. J’ai adoré ce voyage exigeant, troublant, dérangeant et surtout magnifiquement envoutant.
Frédéric T
Frédéric T

37 abonnés 56 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 février 2026
On ne peut pas dire qu'on se régale, qu'on s'enthousiasme ou qu'on s'émeuve devant ce long film :
- tellement austère, macabre, obsessionnel (la mort, les mouches, l'eau...) et plutôt hermétique.
- mais pourtant très original sur la forme et le fond, ambitieux, poétique,...

En sortant de la salle, je suis donc bien incapable de dire si j'ai aimé ou pas et donc de mettre une note (obligé , je mets par défaut la moyenne).
Philippe HANSSLER
Philippe HANSSLER

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 novembre 2025
Vu en avant première au festival Augenblick. Film déconcertant, succession de scènes courtes déconnectées les unes des autres. Pas de trame.
Obsession de la mort, réelle ou imaginée des personnages, presque exclusivement féminins.
Contrairement à nombre de spectateurs je suis resté jusqu’au bout…..je regrette !!
Damien DURAN
Damien DURAN

3 abonnés 77 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 janvier 2026
J’ai dû être influencé par les critiques dithyrambiques , mais quelle déception !! La réalisatrice s’est fait plaisir . Les experts en cinéma ont approuvé. Je ne retiendrai qu’une certaine sensualité et un voyeurisme malsain. Je ne conseillerai pas à mes bons amis d’aller visionner ce film.
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 janvier 2026
Je suis resté longtemps dans cette maison. Trop longtemps, peut-être. Les Échos du passé est de ces films qui demandent au spectateur une disponibilité presque morale : accepter de ralentir, d’écouter des murs, de regarder le temps passer sans qu’il se passe vraiment quelque chose. J’y suis entré avec curiosité, j’en suis sorti avec une forme de fatigue douce — mais persistante. Mascha Schilinski filme une ferme comme on filmerait une mémoire. Les couloirs, les chambres, les escaliers deviennent des zones de résonance. Quatre jeunes filles, quatre époques, un même lieu. Sur le papier, l’idée est belle. À l’écran, elle est tenue avec sérieux, parfois avec grâce. Mais aussi avec une lourdeur que le film ne parvient jamais tout à fait à transformer en nécessité. Je reconnais pourtant la précision du geste. Chaque époque a sa texture, son grain, sa manière de faire exister les corps. Les adolescentes ne sont pas des figures symboliques : elles vivent, elles s’ennuient, elles observent. Rien n’est surligné. Schilinski préfère l’insistance discrète, les gestes répétés, les silences qui s’installent. On pense parfois à Heimat, à certains films de Petzold, ou même à Lucrecia Martel pour cette façon de laisser le décor parler avant les personnages. Mais plus le film avance, plus je ressens un décalage. Comme si cette accumulation de vies, de blessures diffuses, de solitudes parallèles finissait par se neutraliser. Les échos promis par le titre restent souvent conceptuels. Je comprends ce que le film veut dire — la transmission invisible, la répétition des enfermements, la manière dont un lieu façonne les existences — mais je le ressens moins que je ne l’observe. La durée n’aide pas. Deux heures trente-quatre pour un film qui refuse le récit classique, c’est un pari risqué. Ici, il n’est pas totalement perdu, mais il laisse des traces. À force de contempler, le film oublie parfois de m’attraper. Certaines scènes s’étirent sans révélation supplémentaire. Le temps devient sujet, mais aussi obstacle. Je ne dirai pas que Les Échos du passé est un film raté. Ce serait injuste. C’est un film habité, réfléchi, profondément sérieux. Mais c’est aussi un film qui regarde beaucoup en arrière, peut-être trop, au point de se figer dans sa propre élégie. Je l’ai respecté plus que je ne l’ai aimé. Je repars avec des images — une lumière sur un mur, un visage immobile, un bruit dans une pièce vide — mais sans ce trouble durable qui fait, pour moi, les grands films du temps et de la mémoire. Ma note : 6 / 20

Me retrouver sur YouTube avec @cinémasansfard pour d'autres critiques sensibles, sans concession !
Joselito
Joselito

35 abonnés 132 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 janvier 2026
Remarquable construction de chroniques paysannes au cours de plusieurs générations et représentées par des points de vue d'enfants et adolescents témoins et acteurs des scènes.
Un flux splendide d'images, presque en fondu ou sinon reprise de motifs, déroulent souvent de façon sombre et tragique, le vécu, les pensées et les sentiments fondamentaux de l'humanité.
Barbarie de parents vis-à-vis de leurs enfants ou des hommes vis-à-vis des femmes, tous soumis à la barbarie de l'Histoire sociale et à l'archaïsme des mentalités, naïveté, poésie du regard sur le monde, mal-être, rigidité des mœurs, répétitions de pulsions parfois morbides d'une génération à l'autre, ce foisonnement de situations nourrissent un film ample et beau.
PL06
PL06

15 abonnés 153 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 janvier 2026
C'est effectivement un film très esthétique avec une mise en scène recherchée et une caméra qui sort habilement des conventions. Il y a beaucoup d'élégance car l'essentiel est dans les silences et le hors champ. Le tout distille une atmosphère poétique et énigmatique attachante.

Mais ce bel exercice de style m'a paru assez vain. Déroutant par la déconstruction temporelle de la narration, malaisant par la répétition des violences ou déviances sexuelles, macabre par l'obsession de mort qui habite les murs de cette maison. Il faut se laisser porter... mais à quel prix, et au risque de se perdre en cours de projection !
Etienne J.
Etienne J.

7 abonnés 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 janvier 2026
Film-énigme et film-puzzle, Les Échos du passé laisse une impression durable. Séquence par séquence et strate par strate, des points de vue et sensations, des vécus féminins se répondent et s'amendent en enjambant tout le siècle passé. Dans une mise en scène quasi ethnologique cernée par une unité de lieu qui se situera progressivement quelque part en Allemagne spoiler: de l'Est mais tout près de la frontière
, trois générations de femmes affrontent l'existence et la société rurale. Par détours, ellipses, hors-champs, pulsations de sons comme dans un film d'horreur qui serait détourné dans une contemplation, progressivement, quelque chose de la grande affaire que c'est de vivre en tant que femme est montré dans sa crudité sarcastique et ses transformations sociales. Si on consent à ne pas avoir la compréhension prémâchée, et qu'on est prêt à saisir une à une ces bouchées visuelles pour les digérer longtemps après le visionnement, c'est magnifique et bouleversant.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 janvier 2026
Prix du Jury du dernier Festival de Cannes , ce film n'en reste pas moins , pour moi , assez moyen , car le récit n’est pas aisé à appréhender et très macabre comme si la réalisatrice Mascha Schilinski avait une sorte de fascination de la Mort et l’impression générale reste floue et je me suis senti par moment dépassé par la narration .
Olivier N.
Olivier N.

6 abonnés 10 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 janvier 2026
Attention, film expérimental strictement réservé aux initié-e-s. Le synopsis est intéressant mais surtout, la bande annonce est trompeuse, qui ne montre que de belles images et une belle BO et nous a donné très envie. Moi qui en général apprécie le cinéma Allemand, même lent, même long, en réalité, on a envie de partir dès le premier quart d'heure. On meurt d'ennui, les images sont moches, parfois floues, parfois gores, le son dérangeant pour chaque passage d'une scène à l'autre. On comprend bien que c'est voulu, mais le résultat est à vomir. Ambiance morbide tout du long, les fantasmes sur les anguilles sont particulièrement obscurs ou explicites suivant votre état d'esprit. Après la première demie heure de sombritude, j'ai espéré un décollage, en passant à d'autres époques, quelques clés pour comprendre, un peu plus de clarté dans les images, mais rien, toujours plus d'obscurité, au propre comme au figuré. On se regardait entre spectateurs, ça soupire dans la salle... nous avons encore fait un effort pour tenir une demi-heure de plus mais on a très vite replongé dans l'obscur, le sordide, la violence. Je ne peux donc pas parler de la dernière heure et demie car nous avons finalement été d'accord avec ma compagne pour quitter la salle afin préserver notre moral.
Voilà, vous êtes averti-e-s.
tostaki
tostaki

4 abonnés 57 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 janvier 2026
Vous pleuriez la disparition de David Lynch? Et bien voici son fantôme.

Je n‘ai pas tout compris malgré un effort intellectuel permanent mais j‘ai été subjugué par l‘ambiance, les cadrages, le grain de l‘image, l‘accoustique.

Un nom à retenir pour l‘avenir!
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