Les Échos du passé
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Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 octobre 2025
Ce film long et plutôt sombre, raconte la saga d’une famille rurale dans l’est de l’Allemagne du début du début du siècle dernier à nos jours. Dans ce film, la réalisatrice allemande dont c’est le premier long métrage, traite beaucoup le thème de la mort à travers l’histoire et le destin de ces 4 jeunes filles. La réalisation m’a semblé bien maîtrisée et soignée dans ce récit de toute une génération en utilisant notamment différentes techniques de couleur d’image selon les périodes de leur vie. C’est un film de qualité mais pas très distrayant.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse le 27/10/2025 au Club Marbeuf à PARIS)
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 janvier 2026
Prix du jury (Cannes 2025 ) partagé avec " Sirat " de OL, " les échos du passé" relève du slow cinéma ( longs plans séquences, peu de dialogue, ton introspectif, ambiance hypnotique...).

Assez étonnamment, le film a la réputation d'être opaque, voire souvent incompréhensible, trop long, ennuyeux. Pour ma part, il n' en est absolument rien et je pense même totalement le contraire.

En 2024, un film fantastique espagnol traitait peu ou prou le même sujet (" les maudites ").

L'unité de lieu, permet à travers l'histoire de plusieurs familles, de mettre en évidence ce que sont les transmissions des traumas familiaux transgenerationnels, leur pérennité, bien que ceux ou celles qui les portent n'en ai aucune conscience.

Alors certes , la réalisatrice allemande traite ceux qui touchent plus particulièrement les femmes ( ce sont sur elles que la pression sociale a été la plus forte au cours des âges).

J'ignore si la réalisatrice pensait aussi en traiter un autre qui m'est apparu en visionnant ce " les échos du passé".

Je pense à celui de la transmission uniquement par les femmes de l'ADN mitochondrial, qui en fait pour l'être humain la lignée la plus fondamentale ( celle de la mère de la mère de la mère...) la plus précieuse pour connaître ce que nous sommes dans notre intériorité la plus profonde.

Bien que sorti en salles en France en 2026, on peut le considérer en forçant un peu ( en tout cas c'est mon parti pris ) comme un film datant de 2025. Dans cette hypothèse " les échos du passé" est un simplement un des mes préférés de l'année 2025.

On est ( selon moi ) en présence d'un cinéma ambitieux, d'une très grande créativité formelle, mis au service de la mise à nue des tréfonds intime de l'âme humaine.
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

138 abonnés 263 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2026
Avec une unité de lieu, une ferme du nord de l’Allemagne, LES ÉCHOS DU PASSÉ suit le destin de quatre jeunes filles sur près d’un siècle d’Histoire. Mascha Schilinski livre une fresque expérimentale d’une ambition folle, qui laissera sans doute une partie du public sur le bord du chemin. Dès les premières minutes, elle impose une expérience singulière : un cinéma qui refuse la narration classique pour lui préférer une plongée sensorielle, hantée par la mort et la mémoire.

Avec le choix radical d’une narration éclatée, le film brouille volontairement les repères. Les époques se superposent, les personnages se répondent sans jamais se rencontrer, et le récit progresse moins par les faits que par leurs résonances. Ce choix exige un engagement total du spectateur, invité non pas à suivre une intrigue, mais à ressentir un héritage émotionnel diffus, parfois écrasant.

Je dois d’ailleurs avouer que, durant la première demi-heure, j’ai sincèrement cru que les 2h30 allaient se transformer en un long supplice. Le film est d’abord déroutant, presque confus, peuplé de personnages dont on ne saisit ni les liens ni les temporalités. Puis, progressivement, quelque chose s’organise. Les événements se répondent, les motifs se répètent, et, comme un puzzle, l’ensemble finit par prendre sens. Certes, on ne comprend pas tout, mais on ressent énormément, et j’ai finalement été totalement emporté…

Cette expérience sensorielle est amplifiée par un travail de mise en scène impressionnant. Le film fascine par son imagerie macabre et immersive. La caméra adopte souvent un regard extérieur, glissant d’une époque à une autre, parfois au sein d’un même plan-séquence. Schilinski multiplie aussi les plans subjectifs, à travers une fenêtre, une fente, un trou de serrure, plaçant le spectateur dans une position troublante. Nous devenons une présence fantomatique, errant dans une maison saturée de souvenirs. Nous percevons les répétitions, les signes avant-coureurs, mais restons impuissants, condamnés à regarder sans agir. Un sentiment renforcé par les nombreux regards caméra, comme si les personnages captaient notre présence et tentaient de nous confier, en silence, les secrets de leurs traumatismes.

Au cœur de cette mémoire se trouve la mort, omniprésente mais rarement spectaculaire. Le suicide, notamment, n’est jamais traité comme un choc narratif ou un acte isolé. Il apparaît plutôt comme l’aboutissement silencieux de traumatismes transmis, d’une violence enfouie et tue.

Mais plus encore que la mort, c’est la condition féminine qui constitue le véritable cœur du récit. À travers les époques, Mascha Schilinski montre des femmes prises dans un patriarcat qui, même s’il évolue, persiste. Les formes changent mais les mécanismes demeurent, laissant une impression glaçante de continuité de l’oppression.

L’ambiance fantomatique est renforcée par un travail sonore remarquable, qui n’est pas sans rappeler LA ZONE D’INTERÊT. Le sound design, d’une précision redoutable, guide parfois davantage que l’image et sert de lien invisible entre les scènes et les époques.

Les voix off jouent également un rôle central dans cette expérience. Elles ne commentent jamais l’action, mais donnent accès à l’intimité des personnages. Elles renforcent cette position spectrale du spectateur, qui entend ce que les femmes du film ne peuvent pas toujours dire à voix haute. Comme le reste, ces voix semblent flotter dans la maison, à la manière de traumatismes transmis à travers le temps, faisant dialoguer des femmes qui ne se rencontreront jamais.

Mascha Schilinski signe ainsi un véritable ovni cinématographique, une œuvre radicale qui divisera sans aucun doute. Certains rejetteront sa froideur ou son refus des codes narratifs traditionnels. Pour ma part, le film m’a profondément fasciné, et j’ai la sensation qu’il continuera de résonner en moi longtemps après la projection.
Toufic Abichaker
Toufic Abichaker

1 abonné 27 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 janvier 2026
Film ennuyeux et sans intérêt. Une suite de réminiscences décousues, dans une ambiance sombre, lourde et macabre. Rien pour le rattraper. Ni la musique, ni le jeu d'acteur, ni le va et vient confus entre le présent et les différentes strates du passé. Et ça dure, et ça semble interminable. Quel soulagement quand c'est fini. 1/5
Lilicot
Lilicot

9 abonnés 267 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2026
La vie et la mort à hauteur d'enfants ou adolescents à quatre époques différentes dans un lieu identique : une ferme au Nord de l'Allemagne. Le focus est mis sur quatre jeunes filles. On y voit la curiosité, l'insouciance, les peurs et l'ennui. Ces jeunes découvrent la propension des adultes à mentir et taire des secrets qui altèrent les esprits de génération en génération.
Une belle esthétique des lieux et des personnes mais une lenteur parfois excessive.
On ressort un peu perplexes et rassurés d'être en vie.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mai 2026
De l’écriture stylisée à la réalisation contemplative Mascha Schilinski engage une réflexion cinématographique très pointue sur le pouvoir masculin à travers quatre époques rapportées par quatre sœurs dans une ferme du Nord de l’Allemagne, dans les années 30. Soumises dans une éducation rigoriste , elles n’en demeurent pas moins prêtesà bondir sur une ouverture sociale qui les émanciperait un peu Les époques les éloignent, mais maintenues par une histoire commune, elles se répondent et se racontent, dans un récit plus figé dans le passé que par des perspectives d’avenir engageantes. D’où cette mise en scène songeuse , où les sens paraissent perpétuellement en éveil. La maîtrise formelle de l’ensemble , la sensualité qui en émane , jettent un trouble suspicieux, avant d'être souvent sensuel. Face à la mâle assurance de leur entourage dont elles tenteront de se dégager. AVIS BONUS Le film est assez particulier mais les commentaires de son auteur ne nous engagent pas sur une voie plus précise
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 février 2026
Dans une maison traversée par les décennies, les destins de femmes allemandes se répondent comme des échos impossibles à faire taire. Mascha Schilinski orchestre une fresque hantée, où le patriarcat et les secousses du XXe siècle laissent des traces invisibles, mais tenaces. La mise en scène impressionne par sa précision, son climat presque spectral, cette douleur sourde qui colle aux images. Reste une œuvre parfois trop vaste : la confusion des époques finit par émousser l’impact, sans en briser la force.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 mars 2026
Le film génère un sentiment d’ennui incommensurable que rien ne vient dissiper : ni la lumière glauque, ni les récits cross-générations qui sans beaucoup de repères nous perdent, ni la musique dont on peine à comprendre la fonction.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 janvier 2026
Sur quatre générations quatres femmes en proie au patriarcat ambiant dans une petite ferme allemande en pleine nature.
J’ai vu ce film il y â déjà trois semaines et j’ai toujours des images en tête. Et elles sont sublimes.
Mais malheureusement cette œuvre est plombée par son côté incroyablement lugubre et surtout par une voix off arrogante qui semble dire au spectateur « Je suis plus intelligente que toi ».
Et une fois la beauté formelle évidente envolée il ne reste plus que la prétention.
Jerome
Jerome

50 abonnés 197 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 janvier 2026
Oscillant entre le documentaire et le roman, le film peut générer une lassitude d'autant que le récit tend à s'égarer, mais il y a la veine du grand cinéma.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 février 2026
À plusieurs époques différentes, quatre jeunes filles vivent dans une ferme située au Nord de l’Allemagne. Sans se connaitre, leurs vies semblent se répondre, se croiser, avec des drames, traumatismes et un rapport à la mort très présent. Par cet intérêt pour l’interruption de la vie, Mascha Schilinski aborde les rites, traditions, et questionnements qui accompagnent toutes les familles à ce sujet. C’est puissant, et très contemporain.
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mai 2025
En Allemagne de l'est, un corps de ferme est le théâtre de la vie d'une famille tout au long du 20e siècle. On suit le parcours d'Alma, Erika ou encore Angelika. Chacune se retrouve confrontée à la vie des autres comme si la maison transmettait des cicatrices de ces femmes au fil des époques.

spoiler: "sound of falling" est un dispositif plutôt intéressant mais difficile à suivre correctement même en se concentrant. On glane au fur et à mesure des indices sur les liens qui unissent les femmes de chaque époque, en décalant ici et là des prénoms et des personnages en commun sur plusieurs temporalités. J'aurais aimé un fil rouge plus marqué car je n'ai pas forcément compris où la réalisatrice veut en venir notamment pourquoi la petite Nellie commet l'irréparable comme pour clore un cycle de souffrances féminines. Une œuvre originale toutefois.
vincent COLLIER
vincent COLLIER

67 abonnés 220 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 janvier 2026
Un film long et obscur (comme souvent parmi les films primés à Cannes). Sinon c'est bien joué et filmé mais l'abus des "floutés" et le mélange des époques et personnages et un épilogue presque incompréhensible rend le tout très indigeste.... Dommage
Michaël C.
Michaël C.

13 abonnés 13 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 octobre 2025
Attention concentration obligée pour bien comprendre qui est qui ! Et ensuite se laisser bercer par voyages dans le temps d’une generation a une autre.
Melvin RICHER
Melvin RICHER

31 abonnés 173 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mai 2025
Un film très poétique, grosse esthétique, grosse prise de risque au niveau dramatique mais malheureusement les 4h de sommeil ce sont fait ressentir et parfois je perdais un peu le file de l'histoire mais vrmt intéressant le film.
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