Les Échos du passé
Note moyenne
3,2
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87 critiques spectateurs

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Jerome
Jerome

50 abonnés 198 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 janvier 2026
Oscillant entre le documentaire et le roman, le film peut générer une lassitude d'autant que le récit tend à s'égarer, mais il y a la veine du grand cinéma.
S3trial
S3trial

1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 janvier 2026
Au grand concours du film le plus névro- dépressif du festival, ce film magnifique a toutes ses chances ....
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 417 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2026
 LES ÉCHOS DU PASSÉ (SOUND OF FALLING) - Mascha Shilinski | ⭐ 8,5/10

"Quatre jeunes filles à quatre époques différentes passent leur adolescence dans la même ferme, au nord de l’Allemagne. Alors que la maison se transforme au fil du siècle, les échos du passé résonnent entre ses murs et leurs vies semblent se répondre."

Le moins que l’on puisse dire est que le jury présidé par Juliette Binoche a choisi de récompenser l’audace au dernier Festival de Cannes, en attribuant un Prix du Jury ex-aequo à Sirat et à ce film allemand. Deux propositions de cinéma radicales dont on ne peut que saluer la prise de risque.

Le film développe le destin de quatre générations de femmes, toutes confrontées à la violence du patriarcat au fil du XXᵉ siècle. Plutôt que d'aborder ces trajectoires de manière ordonnée et chronologique, la mise en scène cultive volontairement la confusion : les temporalités s’entremêlent, les récits se superposent, sans repères visuels évidents pour distinguer les périodes les unes des autres. Le spectateur n’a alors d’autre choix que de lâcher prise et de se laisser happer par une expérience fascinante et hypnotique.

Dès son premier quart d’heure, le film impose une véritable masterclass de mise en scène. L’inquiétante étrangeté des situations et des visages installe un malaise diffus, qui évoque par moments un David Lynch au sommet de son art. L’austérité morale et la rigidité des personnages rappellent aussi Le Ruban blanc de Michael Haneke, tandis que la bande-son, faite de nappes sourdes, de bruits blancs et de sons abstraits, convoque le côté sombre de La Zone d’intérêt.

La maîtrise formelle est indéniable : photographie somptueuse, travail sonore glaçant, rigueur du cadre. Néanmoins, certaines longueurs et la complexité des récits mêlés peuvent désarçonner.

Mais Les Echos du Passé reste une proposition de cinéma inclassable, exigeante, parfois déroutante, et l’expérience marque durablement, au point de donner, dès la sortie de la salle, l’envie de replonger dans cette œuvre opaque pour tenter de mieux l’apprivoiser.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Fredolln
Fredolln

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2026
Un genre inhabituel qui surprend positivement. Le réalisateur nous conduit d’une époque à l’autre de manière vertigineuse. On se laisse prendre par ce jeu, le tout dans le thème particulier des ambiances présentes avec une touche bien nette sur la mort et le phénomène de survivance du passé. A voir certainement avec l’esprit curieux et ouvert. Doit se regarder comme un chef d’œuvre de l’art sans trop se poser de questions.
Pascal
Pascal

256 abonnés 2 476 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 janvier 2026
Prix du jury (Cannes 2025 ) partagé avec " Sirat " de OL, " les échos du passé" relève du slow cinéma ( longs plans séquences, peu de dialogue, ton introspectif, ambiance hypnotique...).

Assez étonnamment, le film a la réputation d'être opaque, voire souvent incompréhensible, trop long, ennuyeux. Pour ma part, il n' en est absolument rien et je pense même totalement le contraire.

En 2024, un film fantastique espagnol traitait peu ou prou le même sujet (" les maudites ").

L'unité de lieu, permet à travers l'histoire de plusieurs familles, de mettre en évidence ce que sont les transmissions des traumas familiaux transgenerationnels, leur pérennité, bien que ceux ou celles qui les portent n'en ai aucune conscience.

Alors certes , la réalisatrice allemande traite ceux qui touchent plus particulièrement les femmes ( ce sont sur elles que la pression sociale a été la plus forte au cours des âges).

J'ignore si la réalisatrice pensait aussi en traiter un autre qui m'est apparu en visionnant ce " les échos du passé".

Je pense à celui de la transmission uniquement par les femmes de l'ADN mitochondrial, qui en fait pour l'être humain la lignée la plus fondamentale ( celle de la mère de la mère de la mère...) la plus précieuse pour connaître ce que nous sommes dans notre intériorité la plus profonde.

Bien que sorti en salles en France en 2026, on peut le considérer en forçant un peu ( en tout cas c'est mon parti pris ) comme un film datant de 2025. Dans cette hypothèse " les échos du passé" est un simplement un des mes préférés de l'année 2025.

On est ( selon moi ) en présence d'un cinéma ambitieux, d'une très grande créativité formelle, mis au service de la mise à nue des tréfonds intime de l'âme humaine.
Fabienne04000
Fabienne04000

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 janvier 2026
J’en ai vu des daubes dans ma vie mais celle-là mérite un césar..
Pas d'histoire, pas de scénario, d’une longueur mortelle, rien à retenir de positif, même pas un peu de talent ou de charme chez les acteurs...on est parties de là énervées avec mes copines au bout d’une heure trente, alors que le film dure 2h19..
Et ce film a été primé au festival de Cannes?? Il y a un gros problème là, j’aimerais savoir sur quoi il se sont basés pour lui donner un prix..
Voilà, comme l’a dit une autre critique, vous êtes prévenus...
Je mets la note de 1 car il n’y a pas 0
pat4poufzouz
pat4poufzouz

12 abonnés 86 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 janvier 2026
J'attendais ce film avec impatience, mais j'ai été déçue. Je venais voir une histoire de femmes par-delà les époques et les générations, avec l'histoire d'un lieu qui a une mémoire. Mais d'histoire il n'y a pas, les effets de style existent pour eux-mêmes, sans ajouter quoi que ce soit au propos... J'ai tout de même adoré voir les murs de cette ferme tenir et se transformer au fil des époques, mais j'attendais bien plus de cette fresque...
lionelb30

543 abonnés 2 924 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 janvier 2026
Film original avec certaines scenes marquante. Par contre , c'est souvent confus , assez long et on ne voit pas le but d'un tel film.
QuelquesFilms.fr

359 abonnés 1 765 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2026
Ce second long-métrage de la réalisatrice allemande Mascha Schilinski est une expérience singulière qui, sans être parfaite, marque et hante l’esprit après son visionnage. Il s’agit d’un drame familial, plus largement social, aux accents mystérieux, teintés d’une inquiétante étrangeté qui fait parfois flirter la tonalité avec le fantastique voire l’épouvante. Quatre fils narratifs, pour envisager quatre générations d’une même famille, se mêlent et s’entremêlent, avec différents points de vue, des allées et venues dans le temps, des souvenirs, des projections, des fantasmes… Avec des apparitions et des disparitions, des vivants et des morts. La narration est incontestablement inventive, complexe et souvent brillante : savant jeu d’échos où la dimension (psych)analytique le dispute à une inspiration sensorielle, voire sensuelle. Tout cela est servi par une réalisation d’une merveilleuse fluidité, un travail de l’image superbe, un travail du son étonnant et impressionnant. Il y a plusieurs moments inouïs dans ce film, qui génèrent fascination et malaise. Il y a aussi des moments où l’on se perd un peu, notamment dans les liens qui unissent certains personnages d’époques différentes. Il y a enfin quelques longueurs, malheureusement. Mais la poésie de l’ensemble l’emporte. Et, sur le fond, l’approche de la condition féminine, un siècle durant, mérite l’attention. L’auteure porte un regard très spécial sur les liens transgénérationnels, dans une forme intéressante de psychogénéalogie. Ou comment les aspirations intimes et les traumas se diffusent d’une personnalité à l’autre. Ou comment les pulsions de vie (désirs) et de mort (suicides) se transmettent d’une génération à l’autre. Sans concession en termes de morbidité, ce regard est intelligent, sensible et juste, même si l’on peut trouver que la perspective doloriste et déterministe est un peu trop systématique.
tostaki
tostaki

4 abonnés 57 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 janvier 2026
Vous pleuriez la disparition de David Lynch? Et bien voici son fantôme.

Je n‘ai pas tout compris malgré un effort intellectuel permanent mais j‘ai été subjugué par l‘ambiance, les cadrages, le grain de l‘image, l‘accoustique.

Un nom à retenir pour l‘avenir!
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

182 abonnés 589 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 janvier 2026
Ai vu « Les échos du passé » dont le titre anglais est bien plus juste « Sound of falling » de la réalisatrice allemande Mascha Schilinski. Ce long métrage représentait l’Allemagne dans la Compétition Officielle du Festival de Cannes en 2025 et a obtenu le Prix du Jury. Pour avoir vu pratiquement toute la sélection, pour moi il est évident que c’est MA Palme d’Or et donc « Les échos du passé » est mon premier immense coup de coeur de l’année, et indéniablement un film qui restera gravé dans ma mémoire. Je pense qu’on peut parler de chef d’oeuvre. Tout d’abord une très grande cinéaste est née dans le firmament des étoiles du cinéma. Schilinski a un sens du cadre absolument hallucinant. Elle se sert du moindre angle de meuble, d’un interstice entre deux rideaux, d’un trou de serrure pour re-cadrer à l’intérieur du cadre. Elle a un sens de la perspective fou, du montage incroyable, et du mouvement de caméra très original. Pendant presqu’un siècle nous suivons une famille sur 4 génération dans le même lieu, une ferme qui s’avèrera à la frontière de l’Allemagne de l’Ouest. Les 4 périodes se mélangent, se complètent, se répondent et fusionnent. Les traumatismes d’une génération a des échos et des conséquences sur les membres de la famille à venir. Bien sûr on pense à « Ruban blanc » un des chefs d’oeuvre de Haneke pour la rigueur cinématographique et à « Virgin suicides » de Sofia Coppola pour la peinture très juste de mélancolie adolescente. La caméra de Schlinski flotte à travers les décors comme lorsqu’on essaye en vain se de souvenir d’un fait précis mais oublié. C’est d’une force imparable. Le film assez taiseux est par essence très littéraire, dans ses flous, ses moments oniriques, son réel étrange. Cette peinture de souvenirs qui manquent de contour est captivante. Il faut noter que la bande son est l’élément complémentaire de l’image, d’où le titre « Sound of falling ». Les silences, les bruits étranges qu’on ne reconnait qu’une fois qu’on en voit l’origine à l’écran, les tuilages sonores étonnants… rajoutent à l’ambiance pesante et inquiétante de ce quotidien somme toute banal où chaque geste anodin pourrait vite tourner au drame. La condition féminine et le poids du patriarcat à travers le XXème siècle en 2h30. J’ai adoré ce voyage exigeant, troublant, dérangeant et surtout magnifiquement envoutant.
PopCornFatal
PopCornFatal

9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2026
Les Échos du passé propose un récit intimiste centré sur la mémoire, les blessures enfouies et le poids du passé.

Le film avance avec retenue, privilégiant l’atmosphère et l’émotion à l’action. Certaines scènes touchent par leur justesse, notamment lorsque le silence et les regards remplacent les mots. La réalisation est soignée, parfois un peu sage, mais cohérente avec le ton mélancolique du récit.

Si l’ensemble manque parfois de rythme ou de surprise narrative, la sincérité de la démarche et l’investissement des comédiens donnent au film une vraie tenue.
Un film discret, sensible, qui trouvera surtout écho chez les amateurs de drames introspectifs.
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

139 abonnés 267 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2026
Avec une unité de lieu, une ferme du nord de l’Allemagne, LES ÉCHOS DU PASSÉ suit le destin de quatre jeunes filles sur près d’un siècle d’Histoire. Mascha Schilinski livre une fresque expérimentale d’une ambition folle, qui laissera sans doute une partie du public sur le bord du chemin. Dès les premières minutes, elle impose une expérience singulière : un cinéma qui refuse la narration classique pour lui préférer une plongée sensorielle, hantée par la mort et la mémoire.

Avec le choix radical d’une narration éclatée, le film brouille volontairement les repères. Les époques se superposent, les personnages se répondent sans jamais se rencontrer, et le récit progresse moins par les faits que par leurs résonances. Ce choix exige un engagement total du spectateur, invité non pas à suivre une intrigue, mais à ressentir un héritage émotionnel diffus, parfois écrasant.

Je dois d’ailleurs avouer que, durant la première demi-heure, j’ai sincèrement cru que les 2h30 allaient se transformer en un long supplice. Le film est d’abord déroutant, presque confus, peuplé de personnages dont on ne saisit ni les liens ni les temporalités. Puis, progressivement, quelque chose s’organise. Les événements se répondent, les motifs se répètent, et, comme un puzzle, l’ensemble finit par prendre sens. Certes, on ne comprend pas tout, mais on ressent énormément, et j’ai finalement été totalement emporté…

Cette expérience sensorielle est amplifiée par un travail de mise en scène impressionnant. Le film fascine par son imagerie macabre et immersive. La caméra adopte souvent un regard extérieur, glissant d’une époque à une autre, parfois au sein d’un même plan-séquence. Schilinski multiplie aussi les plans subjectifs, à travers une fenêtre, une fente, un trou de serrure, plaçant le spectateur dans une position troublante. Nous devenons une présence fantomatique, errant dans une maison saturée de souvenirs. Nous percevons les répétitions, les signes avant-coureurs, mais restons impuissants, condamnés à regarder sans agir. Un sentiment renforcé par les nombreux regards caméra, comme si les personnages captaient notre présence et tentaient de nous confier, en silence, les secrets de leurs traumatismes.

Au cœur de cette mémoire se trouve la mort, omniprésente mais rarement spectaculaire. Le suicide, notamment, n’est jamais traité comme un choc narratif ou un acte isolé. Il apparaît plutôt comme l’aboutissement silencieux de traumatismes transmis, d’une violence enfouie et tue.

Mais plus encore que la mort, c’est la condition féminine qui constitue le véritable cœur du récit. À travers les époques, Mascha Schilinski montre des femmes prises dans un patriarcat qui, même s’il évolue, persiste. Les formes changent mais les mécanismes demeurent, laissant une impression glaçante de continuité de l’oppression.

L’ambiance fantomatique est renforcée par un travail sonore remarquable, qui n’est pas sans rappeler LA ZONE D’INTERÊT. Le sound design, d’une précision redoutable, guide parfois davantage que l’image et sert de lien invisible entre les scènes et les époques.

Les voix off jouent également un rôle central dans cette expérience. Elles ne commentent jamais l’action, mais donnent accès à l’intimité des personnages. Elles renforcent cette position spectrale du spectateur, qui entend ce que les femmes du film ne peuvent pas toujours dire à voix haute. Comme le reste, ces voix semblent flotter dans la maison, à la manière de traumatismes transmis à travers le temps, faisant dialoguer des femmes qui ne se rencontreront jamais.

Mascha Schilinski signe ainsi un véritable ovni cinématographique, une œuvre radicale qui divisera sans aucun doute. Certains rejetteront sa froideur ou son refus des codes narratifs traditionnels. Pour ma part, le film m’a profondément fasciné, et j’ai la sensation qu’il continuera de résonner en moi longtemps après la projection.
Lilicot
Lilicot

10 abonnés 271 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2026
La vie et la mort à hauteur d'enfants ou adolescents à quatre époques différentes dans un lieu identique : une ferme au Nord de l'Allemagne. Le focus est mis sur quatre jeunes filles. On y voit la curiosité, l'insouciance, les peurs et l'ennui. Ces jeunes découvrent la propension des adultes à mentir et taire des secrets qui altèrent les esprits de génération en génération.
Une belle esthétique des lieux et des personnes mais une lenteur parfois excessive.
On ressort un peu perplexes et rassurés d'être en vie.
Timothée Brucho
Timothée Brucho

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 janvier 2026
Film à dispositif, auréolé d'un prix de la mise en scène à Cannes, généralement un mauvais présage. J'y suis allé sans avoir lu de critique ou synopsis. Le scénario est d'une vacuité abyssale. Ça ressemble à 3 court métrage agglutinés au montage. On fini par comprendre qu'ils on été tournés dans le même décor une maison au bord d'une rivière, c'est le dispositif du film. La mise en scène est tape-à-l'œil en multipliant les effets, format carré, floutage, surcadrage, effets sonores, etc pour combler une narration incompréhensible. Le résultat forme un mauvais pudding interminable et glaçant. Pas d'émotions et aucun attachement aux personnages. Cerise sur le pudding, soudain une voix off pour donner une voix ces fillettes.
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