Les Échos du passé
Note moyenne
3,2
548 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

91 critiques spectateurs

5
12 critiques
4
19 critiques
3
23 critiques
2
18 critiques
1
15 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Eric Dugelay
Eric Dugelay

9 abonnés 185 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2026
Prix du jury ex aequo mérité au Festival de Cannes 2025 (avec Sirat), Les échos du passé (In die Sonne schauen, Sound of Falling) est un film inoubliable mais difficile. Qu’elles aient été quatre, ces jeunes filles de quatre époques différentes dans la même ferme, certes, mais quel était leur lien de parenté ? Mascha Schilinski nous gâterait en nous éclairant d’avantage. C’est dommage parce que son film m’a capté et capturé. Nombre de scènes étranges, violentes, risibles, se sont imprimées à vie dans mon cortex.
PADAN
PADAN

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 janvier 2026
Nous sommes partis avant la fin, plus de 2 heures d images sombres (la première demi heure se passe dans le noir), morbides, sans récit narratif, juste des situations, des impressions, parfois des pensées.
Les personnages ne sont malheureusement pas sympathiques. L image est souvent laide. Elle est même parfois floue, effet sans doute voulu au nom de je ne sais quelle prétention.
J etais franchement mal à l aise et on peut se questionner sur la nécessité d un tel film et sur son objectif. Je rejoins d autres critiques en disant qu on ne comprend pas grand chose, les 4 histoires s enchevêtrant sans logique tangible.
vincent COLLIER
vincent COLLIER

72 abonnés 240 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 janvier 2026
Un film long et obscur (comme souvent parmi les films primés à Cannes). Sinon c'est bien joué et filmé mais l'abus des "floutés" et le mélange des époques et personnages et un épilogue presque incompréhensible rend le tout très indigeste.... Dommage
Colette Klein
Colette Klein

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 janvier 2026
Film admirable - selon ma sensibilité. Je comprends qu'on puisse ne pas entrer dans ce film mais j''y suis entrée d'emblée, subjuguée par les méandres des souvenirs surgissant image après image en apparence dans le désordre mais répondant justement aux échos que la conscience fait apparaître selon une construction parfaite. Où les obsessions troubles prennent forme et se mêlent à la réalité comme dans un rêve trop présent. Teintes, musiques ou effets sonores, et plans somptueux qui mettent en avant les va-et-vient de la mémoire. J'ai adoré.
Jerome
Jerome

50 abonnés 214 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 janvier 2026
Oscillant entre le documentaire et le roman, le film peut générer une lassitude d'autant que le récit tend à s'égarer, mais il y a la veine du grand cinéma.
S3trial
S3trial

1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 janvier 2026
Au grand concours du film le plus névro- dépressif du festival, ce film magnifique a toutes ses chances ....
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

134 abonnés 441 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2026
 LES ÉCHOS DU PASSÉ (SOUND OF FALLING) - Mascha Shilinski | ⭐ 8,5/10

"Quatre jeunes filles à quatre époques différentes passent leur adolescence dans la même ferme, au nord de l’Allemagne. Alors que la maison se transforme au fil du siècle, les échos du passé résonnent entre ses murs et leurs vies semblent se répondre."

Le moins que l’on puisse dire est que le jury présidé par Juliette Binoche a choisi de récompenser l’audace au dernier Festival de Cannes, en attribuant un Prix du Jury ex-aequo à Sirat et à ce film allemand. Deux propositions de cinéma radicales dont on ne peut que saluer la prise de risque.

Le film développe le destin de quatre générations de femmes, toutes confrontées à la violence du patriarcat au fil du XXᵉ siècle. Plutôt que d'aborder ces trajectoires de manière ordonnée et chronologique, la mise en scène cultive volontairement la confusion : les temporalités s’entremêlent, les récits se superposent, sans repères visuels évidents pour distinguer les périodes les unes des autres. Le spectateur n’a alors d’autre choix que de lâcher prise et de se laisser happer par une expérience fascinante et hypnotique.

Dès son premier quart d’heure, le film impose une véritable masterclass de mise en scène. L’inquiétante étrangeté des situations et des visages installe un malaise diffus, qui évoque par moments un David Lynch au sommet de son art. L’austérité morale et la rigidité des personnages rappellent aussi Le Ruban blanc de Michael Haneke, tandis que la bande-son, faite de nappes sourdes, de bruits blancs et de sons abstraits, convoque le côté sombre de La Zone d’intérêt.

La maîtrise formelle est indéniable : photographie somptueuse, travail sonore glaçant, rigueur du cadre. Néanmoins, certaines longueurs et la complexité des récits mêlés peuvent désarçonner.

Mais Les Echos du Passé reste une proposition de cinéma inclassable, exigeante, parfois déroutante, et l’expérience marque durablement, au point de donner, dès la sortie de la salle, l’envie de replonger dans cette œuvre opaque pour tenter de mieux l’apprivoiser.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Fredolln
Fredolln

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2026
Un genre inhabituel qui surprend positivement. Le réalisateur nous conduit d’une époque à l’autre de manière vertigineuse. On se laisse prendre par ce jeu, le tout dans le thème particulier des ambiances présentes avec une touche bien nette sur la mort et le phénomène de survivance du passé. A voir certainement avec l’esprit curieux et ouvert. Doit se regarder comme un chef d’œuvre de l’art sans trop se poser de questions.
Pascal
Pascal

273 abonnés 2 573 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 janvier 2026
Prix du jury (Cannes 2025 ) partagé avec " Sirat " de OL, " les échos du passé" relève du slow cinéma ( longs plans séquences, peu de dialogue, ton introspectif, ambiance hypnotique...).

Assez étonnamment, le film a la réputation d'être opaque, voire souvent incompréhensible, trop long, ennuyeux. Pour ma part, il n' en est absolument rien et je pense même totalement le contraire.

En 2024, un film fantastique espagnol traitait peu ou prou le même sujet (" les maudites ").

L'unité de lieu, permet à travers l'histoire de plusieurs familles, de mettre en évidence ce que sont les transmissions des traumas familiaux transgenerationnels, leur pérennité, bien que ceux ou celles qui les portent n'en ai aucune conscience.

Alors certes , la réalisatrice allemande traite ceux qui touchent plus particulièrement les femmes ( ce sont sur elles que la pression sociale a été la plus forte au cours des âges).

J'ignore si la réalisatrice pensait aussi en traiter un autre qui m'est apparu en visionnant ce " les échos du passé".

Je pense à celui de la transmission uniquement par les femmes de l'ADN mitochondrial, qui en fait pour l'être humain la lignée la plus fondamentale ( celle de la mère de la mère de la mère...) la plus précieuse pour connaître ce que nous sommes dans notre intériorité la plus profonde.

Bien que sorti en salles en France en 2026, on peut le considérer en forçant un peu ( en tout cas c'est mon parti pris ) comme un film datant de 2025. Dans cette hypothèse " les échos du passé" est un simplement un des mes préférés de l'année 2025.

On est ( selon moi ) en présence d'un cinéma ambitieux, d'une très grande créativité formelle, mis au service de la mise à nue des tréfonds intime de l'âme humaine.
Fabienne04000
Fabienne04000

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 janvier 2026
J’en ai vu des daubes dans ma vie mais celle-là mérite un césar..
Pas d'histoire, pas de scénario, d’une longueur mortelle, rien à retenir de positif, même pas un peu de talent ou de charme chez les acteurs...on est parties de là énervées avec mes copines au bout d’une heure trente, alors que le film dure 2h19..
Et ce film a été primé au festival de Cannes?? Il y a un gros problème là, j’aimerais savoir sur quoi il se sont basés pour lui donner un prix..
Voilà, comme l’a dit une autre critique, vous êtes prévenus...
Je mets la note de 1 car il n’y a pas 0
pat4poufzouz
pat4poufzouz

12 abonnés 86 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 janvier 2026
J'attendais ce film avec impatience, mais j'ai été déçue. Je venais voir une histoire de femmes par-delà les époques et les générations, avec l'histoire d'un lieu qui a une mémoire. Mais d'histoire il n'y a pas, les effets de style existent pour eux-mêmes, sans ajouter quoi que ce soit au propos... J'ai tout de même adoré voir les murs de cette ferme tenir et se transformer au fil des époques, mais j'attendais bien plus de cette fresque...
lionelb30

551 abonnés 2 971 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 janvier 2026
Film original avec certaines scenes marquante. Par contre , c'est souvent confus , assez long et on ne voit pas le but d'un tel film.
QuelquesFilms.fr

370 abonnés 1 790 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2026
Ce second long-métrage de la réalisatrice allemande Mascha Schilinski est une expérience singulière qui, sans être parfaite, marque et hante l’esprit après son visionnage. Il s’agit d’un drame familial, plus largement social, aux accents mystérieux, teintés d’une inquiétante étrangeté qui fait parfois flirter la tonalité avec le fantastique voire l’épouvante. Quatre fils narratifs, pour envisager quatre générations d’une même famille, se mêlent et s’entremêlent, avec différents points de vue, des allées et venues dans le temps, des souvenirs, des projections, des fantasmes… Avec des apparitions et des disparitions, des vivants et des morts. La narration est incontestablement inventive, complexe et souvent brillante : savant jeu d’échos où la dimension (psych)analytique le dispute à une inspiration sensorielle, voire sensuelle. Tout cela est servi par une réalisation d’une merveilleuse fluidité, un travail de l’image superbe, un travail du son étonnant et impressionnant. Il y a plusieurs moments inouïs dans ce film, qui génèrent fascination et malaise. Il y a aussi des moments où l’on se perd un peu, notamment dans les liens qui unissent certains personnages d’époques différentes. Il y a enfin quelques longueurs, malheureusement. Mais la poésie de l’ensemble l’emporte. Et, sur le fond, l’approche de la condition féminine, un siècle durant, mérite l’attention. L’auteure porte un regard très spécial sur les liens transgénérationnels, dans une forme intéressante de psychogénéalogie. Ou comment les aspirations intimes et les traumas se diffusent d’une personnalité à l’autre. Ou comment les pulsions de vie (désirs) et de mort (suicides) se transmettent d’une génération à l’autre. Sans concession en termes de morbidité, ce regard est intelligent, sensible et juste, même si l’on peut trouver que la perspective doloriste et déterministe est un peu trop systématique.
tostaki
tostaki

5 abonnés 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 janvier 2026
Vous pleuriez la disparition de David Lynch? Et bien voici son fantôme.

Je n‘ai pas tout compris malgré un effort intellectuel permanent mais j‘ai été subjugué par l‘ambiance, les cadrages, le grain de l‘image, l‘accoustique.

Un nom à retenir pour l‘avenir!
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

193 abonnés 632 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 janvier 2026
Ai vu « Les échos du passé » dont le titre anglais est bien plus juste « Sound of falling » de la réalisatrice allemande Mascha Schilinski. Ce long métrage représentait l’Allemagne dans la Compétition Officielle du Festival de Cannes en 2025 et a obtenu le Prix du Jury. Pour avoir vu pratiquement toute la sélection, pour moi il est évident que c’est MA Palme d’Or et donc « Les échos du passé » est mon premier immense coup de coeur de l’année, et indéniablement un film qui restera gravé dans ma mémoire. Je pense qu’on peut parler de chef d’oeuvre. Tout d’abord une très grande cinéaste est née dans le firmament des étoiles du cinéma. Schilinski a un sens du cadre absolument hallucinant. Elle se sert du moindre angle de meuble, d’un interstice entre deux rideaux, d’un trou de serrure pour re-cadrer à l’intérieur du cadre. Elle a un sens de la perspective fou, du montage incroyable, et du mouvement de caméra très original. Pendant presqu’un siècle nous suivons une famille sur 4 génération dans le même lieu, une ferme qui s’avèrera à la frontière de l’Allemagne de l’Ouest. Les 4 périodes se mélangent, se complètent, se répondent et fusionnent. Les traumatismes d’une génération a des échos et des conséquences sur les membres de la famille à venir. Bien sûr on pense à « Ruban blanc » un des chefs d’oeuvre de Haneke pour la rigueur cinématographique et à « Virgin suicides » de Sofia Coppola pour la peinture très juste de mélancolie adolescente. La caméra de Schlinski flotte à travers les décors comme lorsqu’on essaye en vain se de souvenir d’un fait précis mais oublié. C’est d’une force imparable. Le film assez taiseux est par essence très littéraire, dans ses flous, ses moments oniriques, son réel étrange. Cette peinture de souvenirs qui manquent de contour est captivante. Il faut noter que la bande son est l’élément complémentaire de l’image, d’où le titre « Sound of falling ». Les silences, les bruits étranges qu’on ne reconnait qu’une fois qu’on en voit l’origine à l’écran, les tuilages sonores étonnants… rajoutent à l’ambiance pesante et inquiétante de ce quotidien somme toute banal où chaque geste anodin pourrait vite tourner au drame. La condition féminine et le poids du patriarcat à travers le XXème siècle en 2h30. J’ai adoré ce voyage exigeant, troublant, dérangeant et surtout magnifiquement envoutant.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse