Note moyenne
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Les Échos du passé propose un récit intimiste centré sur la mémoire, les blessures enfouies et le poids du passé.
Le film avance avec retenue, privilégiant l’atmosphère et l’émotion à l’action. Certaines scènes touchent par leur justesse, notamment lorsque le silence et les regards remplacent les mots. La réalisation est soignée, parfois un peu sage, mais cohérente avec le ton mélancolique du récit.
Si l’ensemble manque parfois de rythme ou de surprise narrative, la sincérité de la démarche et l’investissement des comédiens donnent au film une vraie tenue.
Un film discret, sensible, qui trouvera surtout écho chez les amateurs de drames introspectifs.
Le film avance avec retenue, privilégiant l’atmosphère et l’émotion à l’action. Certaines scènes touchent par leur justesse, notamment lorsque le silence et les regards remplacent les mots. La réalisation est soignée, parfois un peu sage, mais cohérente avec le ton mélancolique du récit.
Si l’ensemble manque parfois de rythme ou de surprise narrative, la sincérité de la démarche et l’investissement des comédiens donnent au film une vraie tenue.
Un film discret, sensible, qui trouvera surtout écho chez les amateurs de drames introspectifs.
Avec une unité de lieu, une ferme du nord de l’Allemagne, LES ÉCHOS DU PASSÉ suit le destin de quatre jeunes filles sur près d’un siècle d’Histoire. Mascha Schilinski livre une fresque expérimentale d’une ambition folle, qui laissera sans doute une partie du public sur le bord du chemin. Dès les premières minutes, elle impose une expérience singulière : un cinéma qui refuse la narration classique pour lui préférer une plongée sensorielle, hantée par la mort et la mémoire.
Avec le choix radical d’une narration éclatée, le film brouille volontairement les repères. Les époques se superposent, les personnages se répondent sans jamais se rencontrer, et le récit progresse moins par les faits que par leurs résonances. Ce choix exige un engagement total du spectateur, invité non pas à suivre une intrigue, mais à ressentir un héritage émotionnel diffus, parfois écrasant.
Je dois d’ailleurs avouer que, durant la première demi-heure, j’ai sincèrement cru que les 2h30 allaient se transformer en un long supplice. Le film est d’abord déroutant, presque confus, peuplé de personnages dont on ne saisit ni les liens ni les temporalités. Puis, progressivement, quelque chose s’organise. Les événements se répondent, les motifs se répètent, et, comme un puzzle, l’ensemble finit par prendre sens. Certes, on ne comprend pas tout, mais on ressent énormément, et j’ai finalement été totalement emporté…
Cette expérience sensorielle est amplifiée par un travail de mise en scène impressionnant. Le film fascine par son imagerie macabre et immersive. La caméra adopte souvent un regard extérieur, glissant d’une époque à une autre, parfois au sein d’un même plan-séquence. Schilinski multiplie aussi les plans subjectifs, à travers une fenêtre, une fente, un trou de serrure, plaçant le spectateur dans une position troublante. Nous devenons une présence fantomatique, errant dans une maison saturée de souvenirs. Nous percevons les répétitions, les signes avant-coureurs, mais restons impuissants, condamnés à regarder sans agir. Un sentiment renforcé par les nombreux regards caméra, comme si les personnages captaient notre présence et tentaient de nous confier, en silence, les secrets de leurs traumatismes.
Au cœur de cette mémoire se trouve la mort, omniprésente mais rarement spectaculaire. Le suicide, notamment, n’est jamais traité comme un choc narratif ou un acte isolé. Il apparaît plutôt comme l’aboutissement silencieux de traumatismes transmis, d’une violence enfouie et tue.
Mais plus encore que la mort, c’est la condition féminine qui constitue le véritable cœur du récit. À travers les époques, Mascha Schilinski montre des femmes prises dans un patriarcat qui, même s’il évolue, persiste. Les formes changent mais les mécanismes demeurent, laissant une impression glaçante de continuité de l’oppression.
L’ambiance fantomatique est renforcée par un travail sonore remarquable, qui n’est pas sans rappeler LA ZONE D’INTERÊT. Le sound design, d’une précision redoutable, guide parfois davantage que l’image et sert de lien invisible entre les scènes et les époques.
Les voix off jouent également un rôle central dans cette expérience. Elles ne commentent jamais l’action, mais donnent accès à l’intimité des personnages. Elles renforcent cette position spectrale du spectateur, qui entend ce que les femmes du film ne peuvent pas toujours dire à voix haute. Comme le reste, ces voix semblent flotter dans la maison, à la manière de traumatismes transmis à travers le temps, faisant dialoguer des femmes qui ne se rencontreront jamais.
Mascha Schilinski signe ainsi un véritable ovni cinématographique, une œuvre radicale qui divisera sans aucun doute. Certains rejetteront sa froideur ou son refus des codes narratifs traditionnels. Pour ma part, le film m’a profondément fasciné, et j’ai la sensation qu’il continuera de résonner en moi longtemps après la projection.
Avec le choix radical d’une narration éclatée, le film brouille volontairement les repères. Les époques se superposent, les personnages se répondent sans jamais se rencontrer, et le récit progresse moins par les faits que par leurs résonances. Ce choix exige un engagement total du spectateur, invité non pas à suivre une intrigue, mais à ressentir un héritage émotionnel diffus, parfois écrasant.
Je dois d’ailleurs avouer que, durant la première demi-heure, j’ai sincèrement cru que les 2h30 allaient se transformer en un long supplice. Le film est d’abord déroutant, presque confus, peuplé de personnages dont on ne saisit ni les liens ni les temporalités. Puis, progressivement, quelque chose s’organise. Les événements se répondent, les motifs se répètent, et, comme un puzzle, l’ensemble finit par prendre sens. Certes, on ne comprend pas tout, mais on ressent énormément, et j’ai finalement été totalement emporté…
Cette expérience sensorielle est amplifiée par un travail de mise en scène impressionnant. Le film fascine par son imagerie macabre et immersive. La caméra adopte souvent un regard extérieur, glissant d’une époque à une autre, parfois au sein d’un même plan-séquence. Schilinski multiplie aussi les plans subjectifs, à travers une fenêtre, une fente, un trou de serrure, plaçant le spectateur dans une position troublante. Nous devenons une présence fantomatique, errant dans une maison saturée de souvenirs. Nous percevons les répétitions, les signes avant-coureurs, mais restons impuissants, condamnés à regarder sans agir. Un sentiment renforcé par les nombreux regards caméra, comme si les personnages captaient notre présence et tentaient de nous confier, en silence, les secrets de leurs traumatismes.
Au cœur de cette mémoire se trouve la mort, omniprésente mais rarement spectaculaire. Le suicide, notamment, n’est jamais traité comme un choc narratif ou un acte isolé. Il apparaît plutôt comme l’aboutissement silencieux de traumatismes transmis, d’une violence enfouie et tue.
Mais plus encore que la mort, c’est la condition féminine qui constitue le véritable cœur du récit. À travers les époques, Mascha Schilinski montre des femmes prises dans un patriarcat qui, même s’il évolue, persiste. Les formes changent mais les mécanismes demeurent, laissant une impression glaçante de continuité de l’oppression.
L’ambiance fantomatique est renforcée par un travail sonore remarquable, qui n’est pas sans rappeler LA ZONE D’INTERÊT. Le sound design, d’une précision redoutable, guide parfois davantage que l’image et sert de lien invisible entre les scènes et les époques.
Les voix off jouent également un rôle central dans cette expérience. Elles ne commentent jamais l’action, mais donnent accès à l’intimité des personnages. Elles renforcent cette position spectrale du spectateur, qui entend ce que les femmes du film ne peuvent pas toujours dire à voix haute. Comme le reste, ces voix semblent flotter dans la maison, à la manière de traumatismes transmis à travers le temps, faisant dialoguer des femmes qui ne se rencontreront jamais.
Mascha Schilinski signe ainsi un véritable ovni cinématographique, une œuvre radicale qui divisera sans aucun doute. Certains rejetteront sa froideur ou son refus des codes narratifs traditionnels. Pour ma part, le film m’a profondément fasciné, et j’ai la sensation qu’il continuera de résonner en moi longtemps après la projection.
La vie et la mort à hauteur d'enfants ou adolescents à quatre époques différentes dans un lieu identique : une ferme au Nord de l'Allemagne. Le focus est mis sur quatre jeunes filles. On y voit la curiosité, l'insouciance, les peurs et l'ennui. Ces jeunes découvrent la propension des adultes à mentir et taire des secrets qui altèrent les esprits de génération en génération.
Une belle esthétique des lieux et des personnes mais une lenteur parfois excessive.
On ressort un peu perplexes et rassurés d'être en vie.
Une belle esthétique des lieux et des personnes mais une lenteur parfois excessive.
On ressort un peu perplexes et rassurés d'être en vie.
Film à dispositif, auréolé d'un prix de la mise en scène à Cannes, généralement un mauvais présage. J'y suis allé sans avoir lu de critique ou synopsis. Le scénario est d'une vacuité abyssale. Ça ressemble à 3 court métrage agglutinés au montage. On fini par comprendre qu'ils on été tournés dans le même décor une maison au bord d'une rivière, c'est le dispositif du film. La mise en scène est tape-à-l'œil en multipliant les effets, format carré, floutage, surcadrage, effets sonores, etc pour combler une narration incompréhensible. Le résultat forme un mauvais pudding interminable et glaçant. Pas d'émotions et aucun attachement aux personnages. Cerise sur le pudding, soudain une voix off pour donner une voix ces fillettes.
"Les Échos du passé" prix du jury au dernier festival de Cannes, qui a obtenu 8 citations aux European Film Awards cette année est un drame historique pertinent. Le film de la réalisatrice allemande Mascha Schilinski raconte une histoire touchante et universelle qui aborde les thèmes de la condition féminine dans notre société, de la domination masculine et de la transmission des traumatismes sur plusieurs générations, créant ainsi un ensemble tragique et parfois poignant. Cependant, la durée du film (2h29) nuit un peu à sa qualité globale, cela reste tout de même un film de qualité.
Un des pires films que j’ai jamais vus. Et j’en ai vu des pacquets de films expérimentaux, bizarres et même nanars !
On ne comprend rien du tout, toutes les époques sont mélangées sans aucune indication pour nous aider. La réalisatrice s’amuse de voir les spectateurs et ses personnages souffrir. Tout n’est que cruauté. La cruauté est le sujet du film. Pour masochistes chevronnés.
On ne comprend rien du tout, toutes les époques sont mélangées sans aucune indication pour nous aider. La réalisatrice s’amuse de voir les spectateurs et ses personnages souffrir. Tout n’est que cruauté. La cruauté est le sujet du film. Pour masochistes chevronnés.
Hypnotique par le visuel et le son
Expérimental dans la manière de raconter et de filmer
Opressant tant les thématiques abordées sont lourdes
Expérimental dans la manière de raconter et de filmer
Opressant tant les thématiques abordées sont lourdes
Quatre époques. Quatre jeunes filles. Un seul lieu qui abrite leurs traumas, leurs histoires racontées par petites touches, de manière non linéaire, déroutante, perturbante pour un film qui maltraite cruellement les femmes.
On ne peut pas dire qu'on se régale, qu'on s'enthousiasme ou qu'on s'émeuve devant ce long film :
- tellement austère, macabre, obsessionnel (la mort, les mouches, l'eau...) et plutôt hermétique.
- mais pourtant très original sur la forme et le fond, ambitieux, poétique,...
En sortant de la salle, je suis donc bien incapable de dire si j'ai aimé ou pas et donc de mettre une note (obligé , je mets par défaut la moyenne).
- tellement austère, macabre, obsessionnel (la mort, les mouches, l'eau...) et plutôt hermétique.
- mais pourtant très original sur la forme et le fond, ambitieux, poétique,...
En sortant de la salle, je suis donc bien incapable de dire si j'ai aimé ou pas et donc de mettre une note (obligé , je mets par défaut la moyenne).
À fuir ! Tout est réuni dans ce film pour ressortir déprimé : la cruauté, la souffrance, la morbidité, l irrespect de la femme, des côtés germaniques abruptes avec un scénario sans rythme, confus, des procédés cinematogriques redondants. .. Tout pendant 2h30 interminables !
Une fresque monumentale qui retrace les névroses individuelles intergénérationelles aussi bien que celles collectives de l'Histoire allemande, toujours tues. Une forme d'inquiétante étrangeté parcourt le long métrage de bout en bout. L'esthétique du film est assez époustouflante. Une grande attention portée aux détails. Mais décidément, Mascha Schilinski n'a rien à envier au style dépressif d'Haneke !
Un film âpre, parfois étrange, parfois dérangeant, et souvent long. Pourtant, c'est aussi une œuvre originale, très riche, qui mériterait un deuxième visionnage pour en comprendre toutes les subtilités et les sens cachés. Une unité de lieu, quatre périodes (principalement trois, la période
spoiler:
post seconde guerre mondiale
étant moins présente). Un côté puzzle, énigmatique, mais que l'on parvient à résoudre au fur et à mesure de l'enchaînement des scènes, avec l'aide bienvenue de quelques voix off de personnages clés, et en repensant au film après visionnage, car de nombreuses scènes s'éclairent alors (même si certaines garderont peut-être pour moi leur mystère). Sombre, parfois glaçant, avec son thème récurrent autour de la mort et surtout de la condition des femmes qui à toutes les époques subissent un patriarcat qui les broie. Au final, c'est l'histoire spoiler: de trois femmes de générations différentes au sein d'une même famille qui se suicident pour échapper à des viols, et de la quatrième qui perçoit l'écho de ses souffrances et de ces vies brisées et qui va mettre fin à son tour à la sienne.
étant moins présente). Un côté puzzle, énigmatique, mais que l'on parvient à résoudre au fur et à mesure de l'enchaînement des scènes, avec l'aide bienvenue de quelques voix off de personnages clés, et en repensant au film après visionnage, car de nombreuses scènes s'éclairent alors (même si certaines garderont peut-être pour moi leur mystère). Sombre, parfois glaçant, avec son thème récurrent autour de la mort et surtout de la condition des femmes qui à toutes les époques subissent un patriarcat qui les broie. Au final, c'est l'histoire spoiler: de trois femmes de générations différentes au sein d'une même famille qui se suicident pour échapper à des viols, et de la quatrième qui perçoit l'écho de ses souffrances et de ces vies brisées et qui va mettre fin à son tour à la sienne.
Film hermétique et sombre dans lequel je ne suis pas entré. Même si on perçoit assez vite qu'il y a 4 histoires différentes, se déroulant en un même lieu à 4 époques différentes, il est difficile à chaque scène de savoir quand on est, qui est qui et quel est le lien avec la scène précédente de la même époque, tellement tout est entremêlé, désynchronisé, découpé...il reste cette impression ténue de rémanences d'atmosphère, de personnalités. Sans doute faut il renoncer à comprendre la structure du film pour l'apprécier...
Restent de jolies scènes, parfois lugubres, parfois macabres, parfois champêtres, parfois nautiques, parfois festives, parfois funèbres, jamais limpides, une musique bourdonnante comme la mouche omniprésente qui vole souvent d'époque en époque, que les personnages acceptent ou rejettent, et puis il y a souvent, trop sans doute, ce flou visuel, voulu mais dons la finalité n'est pas transparente dans certaines images, photographies ou flashs back.
Déconcertant et frustrant, donc.
Si quand même, mais c'est une coïncidence, comme un lointain lien de parenté avec la "maison vide", Goncourt 2025, avec cette unité de lieu (une maison), ces histoires de femme sur un siècle, mais le Goncourt, écrit de façon linéaire , possède, lui aussi un style bien particulier , mais on peut s'y couler très facilement et se laisser emporter, ce qui 'a pas été, pour moi tout du moins, le cas dans ces échos du passé
Restent de jolies scènes, parfois lugubres, parfois macabres, parfois champêtres, parfois nautiques, parfois festives, parfois funèbres, jamais limpides, une musique bourdonnante comme la mouche omniprésente qui vole souvent d'époque en époque, que les personnages acceptent ou rejettent, et puis il y a souvent, trop sans doute, ce flou visuel, voulu mais dons la finalité n'est pas transparente dans certaines images, photographies ou flashs back.
Déconcertant et frustrant, donc.
Si quand même, mais c'est une coïncidence, comme un lointain lien de parenté avec la "maison vide", Goncourt 2025, avec cette unité de lieu (une maison), ces histoires de femme sur un siècle, mais le Goncourt, écrit de façon linéaire , possède, lui aussi un style bien particulier , mais on peut s'y couler très facilement et se laisser emporter, ce qui 'a pas été, pour moi tout du moins, le cas dans ces échos du passé
Nul on s ennuie à mourir parti au bout 1h 30 , et pourtant j ai espéré un sursaut … cadrage nul scénario idem dialogues absents musique absente .. acteurs actrices qui n en sont pas
.. tout ça c est de l’ Art du grand Art … désolé je n y ai rien vu ni ressenti c est triste à mourir sans lumière tout est filmé de façon sombre au propre ( on n y voit rien) comme au figuré et parfois flou .. c est exprès me direz vous .. alors alors que dire
Film d art et essai sûrement, à réserver aux très très grands spécialistes
Pour moi ce ne fut pas un essai concluant mais un grand leurre sur les critiques et la BO qui me faisait envie
.. tout ça c est de l’ Art du grand Art … désolé je n y ai rien vu ni ressenti c est triste à mourir sans lumière tout est filmé de façon sombre au propre ( on n y voit rien) comme au figuré et parfois flou .. c est exprès me direz vous .. alors alors que dire
Film d art et essai sûrement, à réserver aux très très grands spécialistes
Pour moi ce ne fut pas un essai concluant mais un grand leurre sur les critiques et la BO qui me faisait envie
La cinéaste allemande signe un film long, trop long sur la condition féminine a travers les époques. si c est visuellement réussi, c est très plombant sur le fond. si l on pense par moment a hanele ou même Jane campion, on finit par s ennuyer tant l ambiance est glauque.
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