"Les Échos du passé" prix du jury au dernier festival de Cannes, qui a obtenu 8 citations aux European Film Awards cette année est un drame historique pertinent. Le film de la réalisatrice allemande Mascha Schilinski raconte une histoire touchante et universelle qui aborde les thèmes de la condition féminine dans notre société, de la domination masculine et de la transmission des traumatismes sur plusieurs générations, créant ainsi un ensemble tragique et parfois poignant. Cependant, la durée du film (2h29) nuit un peu à sa qualité globale, cela reste tout de même un film de qualité.
Un des pires films que j’ai jamais vus. Et j’en ai vu des pacquets de films expérimentaux, bizarres et même nanars ! On ne comprend rien du tout, toutes les époques sont mélangées sans aucune indication pour nous aider. La réalisatrice s’amuse de voir les spectateurs et ses personnages souffrir. Tout n’est que cruauté. La cruauté est le sujet du film. Pour masochistes chevronnés.
Quatre époques. Quatre jeunes filles. Un seul lieu qui abrite leurs traumas, leurs histoires racontées par petites touches, de manière non linéaire, déroutante, perturbante pour un film qui maltraite cruellement les femmes.
On ne peut pas dire qu'on se régale, qu'on s'enthousiasme ou qu'on s'émeuve devant ce long film : - tellement austère, macabre, obsessionnel (la mort, les mouches, l'eau...) et plutôt hermétique. - mais pourtant très original sur la forme et le fond, ambitieux, poétique,...
En sortant de la salle, je suis donc bien incapable de dire si j'ai aimé ou pas et donc de mettre une note (obligé , je mets par défaut la moyenne).
À fuir ! Tout est réuni dans ce film pour ressortir déprimé : la cruauté, la souffrance, la morbidité, l irrespect de la femme, des côtés germaniques abruptes avec un scénario sans rythme, confus, des procédés cinematogriques redondants. .. Tout pendant 2h30 interminables !
Une fresque monumentale qui retrace les névroses individuelles intergénérationelles aussi bien que celles collectives de l'Histoire allemande, toujours tues. Une forme d'inquiétante étrangeté parcourt le long métrage de bout en bout. L'esthétique du film est assez époustouflante. Une grande attention portée aux détails. Mais décidément, Mascha Schilinski n'a rien à envier au style dépressif d'Haneke !
Un film âpre, parfois étrange, parfois dérangeant, et souvent long. Pourtant, c'est aussi une œuvre originale, très riche, qui mériterait un deuxième visionnage pour en comprendre toutes les subtilités et les sens cachés. Une unité de lieu, quatre périodes (principalement trois, la période spoiler: post seconde guerre mondiale étant moins présente). Un côté puzzle, énigmatique, mais que l'on parvient à résoudre au fur et à mesure de l'enchaînement des scènes, avec l'aide bienvenue de quelques voix off de personnages clés, et en repensant au film après visionnage, car de nombreuses scènes s'éclairent alors (même si certaines garderont peut-être pour moi leur mystère). Sombre, parfois glaçant, avec son thème récurrent autour de la mort et surtout de la condition des femmes qui à toutes les époques subissent un patriarcat qui les broie. Au final, c'est l'histoire spoiler: de trois femmes de générations différentes au sein d'une même famille qui se suicident pour échapper à des viols, et de la quatrième qui perçoit l'écho de ses souffrances et de ces vies brisées et qui va mettre fin à son tour à la sienne.
Film hermétique et sombre dans lequel je ne suis pas entré. Même si on perçoit assez vite qu'il y a 4 histoires différentes, se déroulant en un même lieu à 4 époques différentes, il est difficile à chaque scène de savoir quand on est, qui est qui et quel est le lien avec la scène précédente de la même époque, tellement tout est entremêlé, désynchronisé, découpé...il reste cette impression ténue de rémanences d'atmosphère, de personnalités. Sans doute faut il renoncer à comprendre la structure du film pour l'apprécier... Restent de jolies scènes, parfois lugubres, parfois macabres, parfois champêtres, parfois nautiques, parfois festives, parfois funèbres, jamais limpides, une musique bourdonnante comme la mouche omniprésente qui vole souvent d'époque en époque, que les personnages acceptent ou rejettent, et puis il y a souvent, trop sans doute, ce flou visuel, voulu mais dons la finalité n'est pas transparente dans certaines images, photographies ou flashs back. Déconcertant et frustrant, donc. Si quand même, mais c'est une coïncidence, comme un lointain lien de parenté avec la "maison vide", Goncourt 2025, avec cette unité de lieu (une maison), ces histoires de femme sur un siècle, mais le Goncourt, écrit de façon linéaire , possède, lui aussi un style bien particulier , mais on peut s'y couler très facilement et se laisser emporter, ce qui 'a pas été, pour moi tout du moins, le cas dans ces échos du passé
Nul on s ennuie à mourir parti au bout 1h 30 , et pourtant j ai espéré un sursaut … cadrage nul scénario idem dialogues absents musique absente .. acteurs actrices qui n en sont pas .. tout ça c est de l’ Art du grand Art … désolé je n y ai rien vu ni ressenti c est triste à mourir sans lumière tout est filmé de façon sombre au propre ( on n y voit rien) comme au figuré et parfois flou .. c est exprès me direz vous .. alors alors que dire Film d art et essai sûrement, à réserver aux très très grands spécialistes Pour moi ce ne fut pas un essai concluant mais un grand leurre sur les critiques et la BO qui me faisait envie
La cinéaste allemande signe un film long, trop long sur la condition féminine a travers les époques. si c est visuellement réussi, c est très plombant sur le fond. si l on pense par moment a hanele ou même Jane campion, on finit par s ennuyer tant l ambiance est glauque.
J’ai dû être influencé par les critiques dithyrambiques , mais quelle déception !! La réalisatrice s’est fait plaisir . Les experts en cinéma ont approuvé. Je ne retiendrai qu’une certaine sensualité et un voyeurisme malsain. Je ne conseillerai pas à mes bons amis d’aller visionner ce film.
Ce film se présente comme une création profondément esthétique, portée par une réflexion authentique sur la condition des femmes. Il s’agit d’une œuvre remarquable qui interroge l’héritage affectif, la mémoire attachée aux lieux et ce qui demeure lorsque le temps paraît se dissoudre. Ce film ouvre sur un vaste univers d’émotions. Ce n'est pas pour rien qu'il a obtenu le prix du Jury au dernier Festival de Cannes, mais aussi le prix du meilleur réalisateur au festival international du film de Stockholm et qu'il concourt aux Oscars à Hollywood en mars prochain, pour ne citer que les principaux
Remarquable construction de chroniques paysannes au cours de plusieurs générations et représentées par des points de vue d'enfants et adolescents témoins et acteurs des scènes. Un flux splendide d'images, presque en fondu ou sinon reprise de motifs, déroulent souvent de façon sombre et tragique, le vécu, les pensées et les sentiments fondamentaux de l'humanité. Barbarie de parents vis-à-vis de leurs enfants ou des hommes vis-à-vis des femmes, tous soumis à la barbarie de l'Histoire sociale et à l'archaïsme des mentalités, naïveté, poésie du regard sur le monde, mal-être, rigidité des mœurs, répétitions de pulsions parfois morbides d'une génération à l'autre, ce foisonnement de situations nourrissent un film ample et beau.