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Noah Arbois
1 critique
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5,0
Publiée le 23 décembre 2024
Ce film est tout simplement un chef-d'œuvre ! J'ai eu la chance de le voir en avant-première en Belgique et je n'ai été en AUCUN CAS déçu. Si vous comptez le voir, préparez vos mouchoirs, vous en aurez besoin !
Un film, exceptionnel il est au dessus de mes attentes je ''ai regardé 6 fois et je compte bien le re regarder il me fait pleurer a chaque fois que je le regarde même si je sais ce qui vas se passer 沈. Je le RECOMMANDE Je trouve qu'il guide les enfants qui sont dans se cas là comme moi par exemple !
Vu dans le cadre du festival Avants-Premières à Paris : Un petit film mignon sans plus qui vaut pour son choix clair (parler de l'homosexualité chez les jeunes et des questionnements avant tout intérieur qu'elle entraîne) mais qui n'en fait pas grand chose de plus qu'une bluette déjà vue...
J’ai vu en avant-première le film d’Anthony Schatteman, dont la délicatesse est sûrement frappante. Cependant, il tombe dans le piège du happy-end à tout prix, s’enfonçant dans un scénario prévisible et illustrant une seule voie possible au lieu de laisser au spectateur la liberté de se questionner et de tourpiner un peu.
Young Hearts saisit les premiers frémissements de l'amour pré-adolescent, mais son approche formelle et narrative se heurte à plusieurs limites qui affaiblissent son impact.
L’écriture, académique et appliquée, esquisse avec douceur les tourments intimes de cette période. Le traitement didactique de son sujet, bien que réfléchi, manque parfois de s’aventurer dans les zones d’ombre et les contradictions de cet âge, là où se logent les vérités les plus bouleversantes. Pourtant, quelques scènes parviennent à capturer cette intensité émotionnelle fugace, instants suspendus qui laissent entrevoir ce que le film aurait pu offrir.
Là où des cinéastes comme Céline Sciamma ou Lukas Dhont insufflent à leurs récits une fusion organique entre l’intime et le social. Le film semble plus préoccupé par la transmission d'un message inclusif que par la construction de ses personnages ou d'un récit convaincant. Ce choix affaiblit la narration, car il réduit les protagonistes à des porte-paroles d'une idée plutôt qu'à des êtres humains remplis de contradictions.
La mise en scène, soignée mais trop lisse, les décors et la lumière, bien que plaisants, n’expriment ni tension ni poésie, privant le film de ce supplément d’âme que des œuvres comme Call Me by Your Name parviennent à capturer avec grâce.
En l’état, Young Hearts se cantonne à un exercice sage et maîtrisé, manquant cruellement d’aspérités loin des sommets atteints par Dhont, Sciamma ou Guadagnino. Mais malgré ces limites, le film porte une sincérité indéniable, un désir d’inclusion qui mérite d’être salué.
Le film s'ouvre sur une chanson à l'eau de rose, car le père du jeune héros chante des chansons de variété flamandes. Malheureusement, c'est tout le film qui est à l'eau de rose, abstraction faite de quelques larmes de vermouth. Les deux acteurs principaux jouent bien, mais le scénario est du niveau de la comtesse de Ségur version flamande.
un film magnifique et touchant! deux jeunes acteurs incroyables de justesse et de sensibilité. une belle histoire d'amour entre deux jeunes garçons, sur l'acceptation de ses sentiments naissants et sur la découverte de soi. Tous les acteurs sont formidables et le réalisateur nous compte une histoire pleine d'émotions sans tomber dans le pathos. une jolie découverte
J'ai eu l'opportunité de voir ce chef-d'œuvre du cinéma moderne de jeunesse Belge, et que dire ?
Il s'agit d'un voyage palpitant, où le personnage principal accrue au plein de l'adolescence est perturbé par ce que son cœur veut et ce que sa tête retient. L'interprétation du jeune personnage principal, nous fait vite comprendre qu'il n'y a pas que la vie d'un adulte qui est difficile, l'adolescence est la forge de l'esprit pure et le développement de la personne qu'on est réellement.
Je salue de très près tout l'ensemble du casting, mais aussi les personnes qui ont permis la réalisation de ce film extraordinaire. Merci !
Vu en avant première sur la région Bordelaise. Ce film familial est vraiment une perle. Avec notamment cette relation en grand-père et petit-fils absolument géniale où l'on sent qu'il n'y a pas de barrière. Une mention plus que spéciale pour Lou Goossens qui dans une scène magnifique joue à la perfection en annonçant à sa mère qu'il est amoureux.
Tout va bien pour Elias, jeune collégien dans un petit village flamand. Ses parents l’adorent. Son grand-père habite tout près, dans une ferme qu’il administre seul depuis la mort de sa grand-mère. Elias a même une petite amie, Valérie, et une bande de copains fidèles. Mais tout change lorsque s’installe un nouveau voisin. Jeune veuf, ce Bruxellois a deux enfants. L’aîné, Alexander, éveille chez Elias des sentiments inédits.
Les films sur l’homosexualité sont souvent dramatiques. Leurs héros y sont torturés par des sentiments qu’ils essaient vainement de réprimer. Ils sont en conflit avec leurs parents, leurs familles. Ils rencontrent dans leur entourage une homophobie plus ou moins haineuse. Qu’on pense à l’iconique "Call Me by Your Name", à "Moonlight" ou encore aux films du Belge Lukas Dhont "Girl" (dont je ne me suis toujours pas remis du dénouement) ou "Close".
"Young Hearts" a une immense vertu : il donne, pour une fois, de l’homosexualité une image heureuse. Il envoie aux jeunes garçons (et aux jeunes filles) une image positive, bien différente de celle que ressassent les films mettant en scène des adolescents LGBT. Le message qu’il leur adresse est salutaire : « Si tu es homosexuel.le, tu n’es pas voué.e à vivre mille et uns tourments ; tu pourras connaître le grand amour sans endurer l’homophobie de ton entourage ».
Un tel message ne détonne pas dans un clip du ministre chargé de la lutte contre la discrimination et contre la haine envers les personnes LGBT. Il passe nettement moins bien dans un film. "Young Hearts" sombre dans le ridicule à force de bienveillance. Tout le monde y est beau, tout le monde y est gentil. À commencer par Elias – auquel j’aurais donné onze ans à peine – et à ses yeux trop bleus. Sa mère le chérit, son père aussi, même s’il ne vit que pour son travail : il est chanteur de variété et se produit dans des concerts dont le jeune Elias est encore trop jeune pour percevoir le ridicule. Ses copains, qu’on aurait imaginés plus homophobes à quatorze ans, ne tiquent pas à son coming out. Il n’est pas jusqu’à Valérie, sa petite amie, qui n’accepte gracieusement de céder la place…
Young Hearts suit le bouleversement intérieur d'un adolescent bien dans sa peau lorsqu'il tombe amoureux, sans s'y attendre, d'un garçon. Anthony Schatteman a décidé de faire un film plein de lumières, comme l'est le premier émoi. Il y a de la tristesse et de la tendresse, mais presque tout est crédible, loin des drames que l'on voit souvent au cinéma sur la même thématique. Les sourires de Loo Goossens lorsque ses yeux clairs regardent Marius de Saeger, désinvoltement charmeur, font fondre nos coeurs de midinettes-spectateurs. Un film beau et utile.