Louise
Note moyenne
4,0
515 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

97 critiques spectateurs

5
39 critiques
4
31 critiques
3
18 critiques
2
5 critiques
1
4 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 479 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 décembre 2025
Louise, film réalisé par Nicolas Keitel, plonge dans l'univers de Marion, une jeune femme qui fuit un passé traumatique et adopte une nouvelle identité sous le nom de Louise. Quinze ans après, elle tente de renouer avec sa mère et sa sœur, sans leur dévoiler son secret. Ce thriller émotionnel explore la quête d'identité, les fractures familiales et le dilemme de la vérité. Louise se trouve tiraillée entre son passé et son présent, entre le désir de reconstruire sa vie et l’ombre de son ancienne identité.

Le film se distingue par sa narration non linéaire, entre flashbacks et enquête intérieure, renforçant l’aspect émotionnel et introspectif du récit. Le travail sur la lumière, symbolisant l’évolution émotionnelle de la protagoniste, et la musique électro émotionnelle de Superpoze accompagnent magnifiquement cette quête de rédemption. Le jeu des actrices, notamment Diane Rouxel dans le rôle de Louise, Cécile de France en mère complexe et Salomé Dewaels en sœur pleine de vie, ajoute une profondeur émotionnelle au film, qui touche par sa sincérité et sa justesse.

Les fantômes du passé nous bloquent, on vit avec telles des enclumes aux pieds. Nos proches en souffrent. Louise est un thriller émotionnel, un film sur la résilience ou la vérité, porté par trois femmes, trois actrices d'exception. Un vrai uppercut et ascenseur émotionnel. Nous ressortons bouleversés par l'incroyable performance de Cécile de France, Salomé Dewaels et Diane Rouxel. Nicolas Keitel sublime chaque seconde de ce film vibrant et plein de frissons. La tension psychologique se déploie tout au long de l’enquête menée par Louise, dont le dilemme moral – rester Louise ou redevenir Marion – est le cœur du récit. Ce film, entre mélodrame et thriller, est une réflexion poignante sur l’identité et le deuil, un véritable voyage émotionnel à travers les blessures du passé.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 décembre 2025
Simplement émouvant

Deux petites filles recroquevillées dans un escalier, qui entendent leur mère se faire battre… voilà le point de départ du scénario du tout 1er film du belge Nicolas Keitel. 98 minutes plus tard, c’est bien l’émotion qui l’emporte. Suite à un incident, la jeune Marion décide de fuguer du domicile familial. Elle démarre alors une nouvelle vie sous une autre identité : Louise. Quinze ans plus tard, elle retrouve la trace de sa sœur et de sa mère. Petit à petit, elle réapprend à les connaître sans leur dévoiler son identité. Alors qu'elle renoue avec son passé, un dilemme s'impose à elle : rester Louise ou redevenir Marion… Le seul reproche qu’on puisse faire à ce pur mélo, c’est ce pitch, trop long et trop explicatif. A part ça, c’est une magnifique surprise portée par des actrices en état de grâce.
Une preuve supplémentaire qu’en matière de scénario, on peut faire simple et original, même quand on écrit et réalise un vrai mélo à l’ancienne. Après tout qui pourrait être contre un peu de romanesque dans nos vies ? Chaque scène sonne juste, chaque émotion frappe au cœur. J’aimerai pouvoir vous en dire plus, mais ce serait à coup sûr spoiler les nombreuses étapes de cette véritable enquête émotionnelle. Comme je l’ai dit plus haut, le synopsis officiel le fait déjà abondamment. Un 1er film à découvrir dès que possible. Quelques mouchoirs sont bienvenus durant la projection.
Diane Rouxel, que j’avais découverte en 2017 dans Volontaire, puis suivie dans Les garçons sauvages, Marche ou crève, ou La terre des hommes, fait un excellent retour sur le grand écran après quelques détours par la télé. Elle porte bien sûr le film mais trouve en Cécile de France et Salomé Dewaels, de belles partenaires. On citera volontiers également Lina El Arabi, Paul Hamy et la petite Noémie Lemaître-Ekeloo, Une pépite, une de celles qu’on attend, qu’on espère, et qui nous rappelle pourquoi on aime le cinéma d’auteur.
Enzo MARTIN
Enzo MARTIN

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2025
Je suis allé voir le film dans le cadre du festival des égaluantes. Le film est tout simplement excellent. L'actrice Diane Rouxel joue très bien et arrive à transmettre des émotions fortes à travers le film. Pour un premier film se ce réalisateur je suis bluffé, ce mélodrame d'une intensité rare est à la fois triste (j'ai pleuré plusieurs fois pour ma part) mais aussi très heureux. Le film aborde une thématique très peu aborder à mon goût dans les autres films et cela fait du bien, surtout que l'histoire à beau être une fiction, on peut tout à fait s'identifier aux personnages.
Bravo au réalisateur et aux acteurs pour ce magnifique film ❤️
Philippe L.
Philippe L.

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 novembre 2025
Vu en avant-première au Cinéville. Film très bien construit avec une interprétation admirable. Super
Daniel Tuquet
Daniel Tuquet

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 novembre 2025
J’ai eu la chance de découvrir Louise de Nicolas Keitel en avant-première, et c’est un film qui m’a profondément marqué. Keitel signe une œuvre d’une maîtrise étonnante, à la fois délicate, sincère et intensément humaine. La mise en scène, d’une grande précision, capte chaque émotion avec une pudeur et une sensibilité rares. Rien n’est jamais surligné, tout est suggéré, respiré, vécu.

Les comédiens sont bouleversants de justesse, incarnant des personnages d’une densité remarquable. Les silences, les regards, les respirations contribuent à créer une atmosphère presque hypnotique, dans laquelle on s’immerge totalement. Keitel filme avec une douceur qui n’enlève rien à la force du récit : au contraire, c’est cette finesse qui rend l’ensemble aussi percutant.

Visuellement, le film est d’une élégance discrète mais frappante, servi par une photographie qui magnifie chaque scène sans jamais voler la vedette à l’histoire. La musique, subtile et parfaitement dosée, accompagne les émotions sans jamais les manipuler.

Louise est un film rare : intime, généreux, profondément humain, et qui continue de résonner longtemps après la projection. Une œuvre qui confirme le talent singulier de Nicolas Keitel et qui mérite d’être largement découverte.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 décembre 2025
Le synopsis de Louise y va gaiement dans les révélations sur l'intrigue du premier long métrage de Nicolas Keitel, hormis pour "l'incident" de départ, que l'on a du mal à qualifier de la sorte, mais passons. Pas de doute, il s'agit d'un mélodrame des familles, c'est le cas de le dire, assumé jusqu'au bout et dont le but majeur semble être de nous tirer quelques larmes. Après tout, pourquoi pas, il y a de très beaux mélos dans l'histoire du cinéma et qui pourrait être contre un peu de romanesque dans nos vies ? Sans même évoquer son dénouement, attendu et appuyé, Louise se caractérise malheureusement par une propension à alourdir la note, là où il aurait fallu un peu plus de délicatesse pour se sentir moins prisonnier d'un étau émotionnel poussé à son paroxysme. Le film use et abuse de flashbacks, ce qui n'est jamais bon signe, en surlignant ses intentions à maintes reprises. L'histoire était déjà suffisamment chargée pour ne pas avoir besoin d'en rajouter sur la forme. On est un peu peiné pour Cécile de France, dont les dialogues la cantonnent à un rôle guère valorisant. Et que dire de Diane Rouxel, qui incarne celle qui revient, aux prestations souvent intenses et habituée à des cinéastes exigeants (Civeyrac, Mandico), dont le talent ne se discute pas, mais qui, ici, est réduite à pratiquement une seule expression faciale et à des bribes de mots prononcés ? Louise vise un public populaire et peut-être l'atteindra-t-il. Dommage que ce soit avec une pesanteur aussi encombrante.
Patrick A.
Patrick A.

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 octobre 2025
Vu en première française au festival international du film de Saint-Jean-de-Luz, le long-métrage Louise est une quête personnelle poignante et très bien ficelée dont le point de départ est une fugue dramatique lors d'une violence domestique. Celle fuite convainc Marion d'abandonner son identité pour devenir Louise. Un changement d'identité qui dure pour la vie ? Comment se construire alors à l'âge adulte ? Sa famille est-elle perdue à jamais ? Voilà les enjeux du film.

spoiler: Comment retrouver sa vie d'avant, après une fugue dans des circonstances dramatiques pour la jeune Marion, alors âgée de seulement 10 ans ? Marion troque son prénom pour celui de Louise, puis se retrouve livrée à elle-même et quelque peu nostalgique et tourmentée car sans famille. Jusqu'au jour où elle se met en quête de ses proches, qui ont perdu sa trace. Elle retrouve sa sœur et sa mère grâce à internet, les aborde par le biais de sa profession de journaliste et se confronte à un dilemme : révéler sa véritable identité ou vivre sans elles. Sauf qu'elle découvre que tout ne lui a pas été dit à l'époque de sa fuite.


Avec comme fil conducteur les thématiques des violences domestiques, de l'identité ainsi que la vie des familles recomposées (voire déchirées), le réalisateur Nicolas Keitel propose un récit qui se décante petit à petit, avec curiosité et douceur, au rythme d'une enquête que mène Marion/Louise, sublimement incarnée par Diane Rouxel.

Le regard du réalisateur sur ses personnages de fiction me semble déterminé à démontrer qu'une quête de vérité est légitime et est même nécessaire pour Louise. La posture de celle-ci tout au long du film ainsi que son regard emprunt de nostalgie suggère que les blessures ne peuvent que cicatriser sans s'effacer. Le passé, qui hante Marion/Louise n'est pas anodin et doit être balayé en retrouvant sa famille. Et finalement, elle ne peut que faire sa révélation à sa mère et sa sœur pour retrouver leur affection et écarter 15 années perdues.

Ce premier long-métrage, déjà lauréat du prix du public à Saint-Jean-de-Luz, m'a donné les larmes aux yeux toute la séance. Sa musique est douce, subtile. Le jeu d'acteur transpose des émotions de nostalgie, de fragilité souvent à l'image de celles des membres des familles recomposées. L'ensemble est cohérent et poignant.

Une œuvre cinématographique pleine de subtilité et d'espoir pour palier au désespoir des enfances brisées. Et un réalisateur Nicolas Keitel, à suivre, tout comme Diane Rouxel, dont la carrière est déjà dense.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse