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Christian RZ
87 abonnés
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4,0
Publiée le 11 avril 2025
Une histoire simple et dense où toute la violence, pourtant omniprésente, est masquée , comme par dignité ou par pudeur Un prix mérité de la meilleure réalisation au festival de Sundance
Un film sur la vie et le destin d’une famille d’Afghans réfugiée en Iran après l’invasion de leur pays par les Etats-Unis en 2001. En trois chapitres et trois époques distantes de dix ans chacune, les réalisateurs nous montrent la dureté du sort réservé par les Iraniens à leurs « frères Afghans », dignes, pudiques, courageux. A la force du sujet, s’allient la virtuosité de la mise en scène, la beauté des paysages filmés comme chez Nuri Bilge Ceylan et le charisme des acteurs, en particulier Hamideh Jafari (Leila) et Bashir Nikzad (Qasem), immenses. Un film si beau, si subtil, si émouvant qu’il nous donne l’envie de le revoir très rapidement pour en perdre le moins possible de toute sa richesse.
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3,5
Publiée le 7 mai 2025
"In the Land of Brothers" est un triptyque qui suit trois membres d'une famille afghane réfugiés en Iran sur une période de vingt ans de 2001 à 2021. Une terre d'accueil, mais seulement en apparence, car chaque personnage se retrouve seul face à ce qui lui arrive. Le point commun entre ces histoires, au-delà de dépeindre la vie des réfugiés afghans, c'est cette solitude et surtout cette impossible vérité... Mohammad ne peut pas parler, car les réactions seraient pires que ce qu'il vit déjà. Idem pour Leila qui prendrait le risque de s'exposer. Quant à Qasem, c'est plus la difficulté de partager ce qu'il sait, car ça va bouleverser sa famille. Des tragédies personnelles et familiales à la fois interconnectées et distinctes qui résonnent de différentes manières, mais avec la même force. J'ai eu une petite préférence pour les deux premières parties, car les enjeux sont plus importants, mais la troisième n'est pas en reste. Au-delà du climat et de la situation dans laquelle ils se trouvent, ce que je retiens de ces trois courts portraits, c'est la dignité des personnages. Raha Amirfazli et Alireza Ghasemi n'ont même pas besoin d'en faire trop, leur premier long-métrage est touchant, subtil, intense, révoltant et intéressant.
Un film iranien, en trois parties de 2000 à 2021, qui raconte trois destins d’immigrés afghans ou d’iraniens, Il aurait pu être plus beau avec une musique et des photographies plus recherchées, il est déjà beau, mais le potentiel me semble inexploité….Ce sont trois histoires donc qui trouyent beaucoup d’humanité et d’émotions et qui montre la réalité d’un pays en souffrance??Ce n’est pas vraiment politique, les ayatollahs peuvent dormir tranquilles , mais il y a une force démonstrative et un savoir faire iranien qui font non pas un chef d’œuvre, mais un film à respecter..Je conseille, cette belle partition humaniste…..
Un premier film réussi, sobre et émouvant sur le sort des réfugiés afghans en Iran pays voisin Découpé en triptyque qui se déroule sur une vingtaine d'années entre 2001, période où les USA envahissent l'Afghanistan suite à l'attentat du 11 septembre, jusqu'en 2021 où les soldats américains le quittent. Le spectateur suit trois personnages, un jeune scolarisé, une jeune femme, employée de maison, et enfin le mari d'une femme sourde. Au travers de ces destins est évoqué avec pudeur et justesse la difficulté d'intégration, le racisme ambiant, ou encore le déracinement. Porté par une photo soignée, "Land of Brothers" nous va droit au cœur et ne peut laisser indifférent.
Un triple récit, aussi cruel que d’une sublime beauté Sur trois décennies, au travers de trois histoires espacées de 10 ans les unes des autres, nous suivons les membres d’une même famille afghane réfugiée en Iran. Afghan et Iranien, peuples de culture perse, partagent de nombreux points communs, qui expliquent l’immigration de masse des Afghans vers ce pays frontalier ; d’où le titre. Très peu traité par le cinéma ; on va suivre le sort réservé à ces réfugiés par le pays d’accueil. L’Etat iranien, voire la population, entretiennent avec ces réfugiés des relations de domination et de pression, que ces derniers acceptent par peur d’être expulsés. Ces trois histoires montrent au combien des abus psychologiques, sexuels ou sociaux constituent le quotidien de ces personnes ; pourtant d’une gentillesse et dévotion sans limite à l’égard de ceux qui les accueillent ; pour partie par peur d’être expulsé par le régime des Mollahs. Raha Amirfazli et Alizera Ghasemi, des cinéastes iraniens exilés, traitent d’un thème rarement abordé avec une force narrative notable et un réel talent d’écriture. C’est un bel hommage pour ces personnes combatives, dignes et déterminés. Ce film surprend aussi de bout en bout par sa mise en scène et sa beauté formelle. Tout est cadré et filmé avec beaucoup de soin et de subtilité ; et la musique qui accompagne les images d’une mélancolie et d’une tristesse qui sied à merveille à ces parcours de vie âpres. Voilà un film qui me donne encore plus envie de visiter l’Iran. Un récit à l’universalité déchirante à voir absolument et qui démontre une fois encore toute la vitalité d’un cinéma iranien qui a tant de choses à dire.
Une famille, 3 histoires distinctes de 3 membres avec 10 ans d'écart à chaque fois. Chaque histoire décrit les conditions d'existence des afghans réfugiés en Iran. 3 histoires chocs très prenantes.
Une histoire âpre, qui sans jamais rien vraiment montrer, laisse d’abord dans une forme d’inconfort, puis force à la réflexion. Je n’ai pas encore d’avis définitif sur cette œuvre assez singulière, tant il faudrait m'y plonger de nouveau.
Ce que je peux en dire, cependant, c’est que j’y pense encore. Et que les blessures, d’où qu’elles viennent, géographiquement, psychiquement ou physiquement, des grandes épreuves aux drames du quotidien, laissent des marques plus ou moins vives et modifient les trajectoires de celles et ceux qui tentent tant bien que mal de se construire, en empruntant un sol qui souvent se dérobe.
Une atmosphère désarmante d’une Iran enneigée, ouverte à ses frères des pays voisins, mais qui, dans un contexte d'occupationmilitaire americaine, est traversée par la connivence d’une relation chancelante.
Le tout est servi par des acteurs touchants, anti-démonstratifs, qui renferment la lourdeur d’émotions ambivalantes.
Film ( primé au festival de Sundance - Usa) en trois sketches reliés par un fil rouge ; celui d'une famille d'afghans réfugiés en Iran dans ce qu'ils appellent " le pays de nos frères".
Bien qu'on soit en théorie au sein de l'Ouma ( la communauté des croyants selon l'Islam) , ce que montre ce film iranien c'est que l'immigré se retrouve, par delà l'aspect théorique ( souligné par le titre qui résonne comme une antiphrase) exploité plus qu'à son tour ( émotionnellement et aussi jusqu'au sacrifice suprême) comme dans d'autres endroits du monde.
Si " au pays de nos frères" est de haute tenue au plan formel ( photo, cadrage, direction d'acteurs), il péche ( selon moi) par un scénario beaucoup trop étiré.
Chaque sketch comporte une idée ( certes très forte, voire glaciale) bien que le deuxième sketch, (le moins réussi des trois) laisse sur ( ma) sa faim par son manque de précision sur les conditions légales de séjour sur le territoire perse.
Film très instructif sur la façon dont les Iraniens accueillent les afghans qui fuient leur pays en guerre. Soit disant fraternels, on découvre au travers de 3 situations de vie à 10 ans d'écart à chaque fois une réalité bien plus dure et cruelle. Beau film.
Coup de coeur pour cet immense film, d'une beauté esthétique et scénaristique à couper le souffle. Trois histoires d'une demi-heure, à trois époques de distance, trois destins de réfugiés afghans en Iran. C'est la simplicité de la narration et l'excellente interprétation qui vous prend aux tripes et ne vous lâche plus, jusqu'à vous faire partager ces moments d'une humanité touchante.