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GARAL
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4,5
Publiée le 16 avril 2025
Sur 3 décennies on suit une faille d'émigrés afghans en Iran essayer de passer entre les gouttes de la police iranienne. Finalement spoiler: c'est par le martyr et le sacrifice de l'un d'eux que la situation des survivants sera réglée ; ce qui cyniquement est une belle preuve d'intégration quand on connait l'importance des martyrs dans le chiisme instrumentalisés de plus par le régime iranien
A côté du côté documentaire pour nous qui ne sommes pas familiers de cette réalité, ce film laisse ses personnages exister et se développer malgré la noirceur ambiante.
Il faut savoir que ce titre est le nom donné à l'Iran, cette terre qui compte aujourd'hui plus de 5 millions de réfugiés Afghans.
Ce film est découpé en 3 parties dans lesquelles on suit les tranches de vie de trois personnages Afghans, intercalées de 10 ans, dont on découvre qu'elles sont intrinsèquement liées.
Les trois parties sont clairement inégales en terme d'intensité. J'ai été prise dans les deux premières qui sont intenses, surprenantes et abouties tandis que la dernière m'a laissé perplexe car je l'ai trouvé moins percutante...
Le film ne révolutionne pas le genre mais le thème abordé est important car méconnu du grand public.
Ce rêve de terre d'accueil, l'Eldorado d'une vie meilleure est en réalité précaire et dangereuse.
Les conditions de vie et les traitements subis par les réfugiés sont inimaginables et ce film met en lumière des femmes et des hommes courageux qui veulent s'en sortir dans un pays qui les tolère sans les accepter véritablement...
Un film coup de poing qui ne peut pas laisser indifférent !!
Un joli film tout en finesse dans lequel les personnages principaux que l’on suit sur plusieurs décennies affrontent avec courage les épreuves de la vie. La photo est très belle et les interprètes à la hauteur De ce film qui reste, malgré tout, quelque peu poétique
Au travers 3 membres d'une même famille ou clan afghan qui tentent de trouver une place en Iran et d'y vivre, c'est la vulnérabilité de ceux qui quittent tout, portés par l'espoir d'un meilleur avenir qui est dépeinte. Difficile d'échapper aux pressions, à la violence quand on est sans papier et tout juste toléré pour ne pas dire exploité. Pour survivre et éviter le pire, il ne reste que le mensonge et la ruse comme refuge. Film magnifique, les acteurs et actrices sont intenses, notamment dans leurs regards. J'ai bien aimé le découpage en 3 chapitres qui mettent l'accent sur un personnage et la situation particulière qu'il doit affronter.
Scénario : efficace et osé Réalisation : bien, très belles images Acting : bien Rythme : quelques petites longueurs Ressenti final : très beau film
Une plongée vertigineuse dans un quotidien qui nous éloigne de notre occidentalisme, et qui exprime avec précision et émotion toute la difficulté à vivre en ces temps et ces terres. Diviser le métrage en trois était fort osé et risqué, mais le travail paie.
Un film-témoignage poignant (la vie des Afghan(e)s réfugiés en Iran) rythmé par un montage original (3 époques, 3 destinées liées), mais dont la mise en scène est souvent un peu lourde et le jeu des acteurs (non professionnels) inégal.
Au pays de nos frères est un triptyque dur et âpre. La photographie est magnifique, et la musique participe à cette atmosphère étouffante. Le déni et le mensonge de ses parcours de vies meurtries m'ont profondément secoué. Et pourtant c'est la partie facile de ces histoires.
Film d'une grande finesse et pudeur. Tout est suggéré, magnifiquement filmé avec des "gueules" d'actrices et d'acteurs formidables. Le cinéma iranien est décidément formidable.
Un beau et vrai film iranien même s il traite de leurs frères afghans Les acteurs sont formidables La photo magnifique On se laisse emporter par la beauté et le réalisme de ces 3 moments de vie même si le mensonge rode en permanence
Vu en avant-première au Jean Eustache de Pessac..c'est une merveille comme savent les faire les cinéastes iraniens. Film plein d'humanité, qui nous décrit sans manichéisme ou simplification les souffrances de ces réfugiés afghans en Iran et leurs stratégies pour tenter d'échapper à leur sort.
Rappel eclairant sur le sort des afghans en Iran, et plus globalement sur celui des réfugiés dans le monde. La simple tolérance n’a rien de comparable avec l’hospitalité, et ce film d’une élégance rare l'illustre avec brio.
un film singulier, par les histoires, chacune d'entre elles, par l'environnement, le contexte, l'image, la réflexion de fond...tout est singulier, les personnages, pas de cliché, vraiment top, comme quoi y'a pas besoin d'en faire des caisses pour faire un beau film, faut juste être subtil, simple, différent... rien que ça !
Un beau film (visuellement) sur des histoires que l’on entend malheureusement assez peu en Occident et qui montre que les violences et les difficultés d’un parcours d’immigration ne s’arrêtent pas une fois arrivé dans le pays hôte. Les personnages sont touchant-es et on ressent les émotions sans que le film ait besoin d’être violent visuellement. Film vu dans le cadre du FIFDH à Genève, juste avant de voir “Writing Hawa” - une histoire puissante et inspirante de l’autre côté de la frontière.
Depuis la mort de Kiarostami et la quasi-retraite de Makhmalbaf, rares sont les films iraniens qui se déroulent en territoire rural, l’attention des productions défiant la censure étant tournée vers les forces de résistance urbaines – à leurs risques et périls (on ne compte plus les cinéastes emprisonné·e·s, encore récemment le très innocent Mon gâteau préféré a valu une peine de prison avec sursis et assignation à résidence à ses deux réalisateur·ice·s Maryam Moghaddam et Behtash Sanaeeha). Au pays de nos frères est également le fruit d’un tandem mixte, qui plus est un premier film, d’une maîtrise bluffante, sur le thème rarement traité de l’exil de 5 millions d’Afghan·ne·s en Iran, pays supposé frère qui les accueille… en immigré·e·s, avec tout ce que cela comporte de variantes d’exploitation, d’humiliations, de tracasseries administratives, au mieux de condescendance. Sur la forme classique du film choral, Au pays… brosse le quotidien de trois générations de ces exilé·e·s, dont les plus jeunes n’ont jamais vu leur pays d’origine mais dont le destin est irrémédiablement lié au naufrage de l’occupation puis du retrait américains. Sur un sujet potentiellement glissant vers le pathos ou le didactisme, la mise en scène de Amirfazli et Ghasemi est d’une grâce et d’une pudeur constantes, jusqu’au portrait d’un père de famille brisé par un secret indicible. Exilé·e·s l’une au Etats-Unis, l’autre en France, les deux cinéastes ont bénéficié, outre le soutien d’une société de production française, de l’Aide aux cinémas du monde du CNC, l’un de ces acquis de « l’exception culturelle française » essentiel au maintien des cinématographies fragiles ou censurées.