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Annie
1 critique
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4,0
Publiée le 30 mai 2024
J'ai adoré ce film, son originalité, sa profondeur et sa dérision sur la vie, sur l'envers et l'endroit de toutes choses, sur le réel et sur l'imaginaire, la frontière entre les deux, et puis le choix de ces puissants acteurs pour en faire un vrai moment de plaisir.
Un film court - dans une période où la mode est aux longueurs stériles -, de la mise en abyme, de l'ironie, des dialogues conséquents, des acteurs vedettes, cela fait beaucoup d'atouts pour ce film. Et pourtant on sort de la séance, une fois de plus chez Quentin Dupieux, avec un sentiment assez désagréable.C'est que toutes les relations humaines, à tous les niveaux de la fiction, y sont déplaisantes. Dommage, avec un peu plus d'humanité, on pourrait avoir un très bon cinéaste.
Quentin Dupieux ne s’arrête plus de tourner : 3 mois après Daaaaaalí ! et 9 mois après Yannick, il sort Le Deuxième Acte. Ce rythme de production très élevé est permis grâce au style du cinéaste : à savoir des films à petits budgets privilégiant le jeu des acteurs à l’aspect visuel. Ainsi, le film peut utiliser de nombreux plans séquences qui bénéficient du talent de son quintet d’acteurs (Léa Seydoux, Vincent Lindon, Louis Garrel et Raphaël Quenard, stars auxquelles se mêlent le méconnu mais néanmoins talentueux Manuel Guillot). De même, l’absurdité ambiante et la mise en abyme constante (technique déjà présente dans son précédent film) permettent peut-être également d’accepter certaines imperfections (tant scénaristiques que visuelles, malgré un dernier plan soulignant ce dernier aspect de l’art cinématographique) sans s’en rendre compte. Le résultat est souvent amusant mais il serait exagéré de dire qu’il soit très mémorable.
Autant j'aime parfois me laisser porter par l’univers absurde et désopilant de Quentin Dupieux, autant sur cet opus je n'ai pas vraiment pris de plaisir. Certes j'ai ri une ou deux fois, notamment sur les critiques que se ramasse le personnage de Léa Seydoux par ses proche en tant que fille et mère. Mais lorsque le cinéma parle de lui même, fait son introspection, je me sens totalement extérieur à cet entre-soi aussi décalé soit il. Je vis çà comme des dialogues utilisant des références d'expériences professionnelles qui ne me parlent pas du tout. Ce que j'attends du film c'est que l'on me raconte une histoire qui touche ma sensibilité et suscite des émotions, et sur ce film j'ai eu droit aux discussions conflictuelles ou conviviales qui doivent exister sur les tournages entre collègues. Bref je me suis royalement ennuyé.
J'arrive largement après la bataille et poste enfin ma critique du dernier film de Quentin Dupieux, que j'ai vu avant mon départ pour Cannes.
Pas forcément certain de ce que j'avais pensé du film à l'issue de la projection, ces deux semaines m'ont permis d'y voir plus clair.
Je fus tout d'abord surpris par l'aspect très bavard du film, qui commence par deux très longs plans séquence durant lesquels les acteurs discutent longuement en marchant.
Très rapidement, la confusion s'installe entre la fiction et le réel. À l'instar de Réalité, mon film préféré du réalisateur, ce dernier se joue du spectateur en le perdant en permanence dans un récit en mode poupées gigognes, tout en mise abyme, dans lequel l'on ne sait jamais si ce que l'on entend relève des dialogues joués par les personnages du film dans le film ou des acteurs jouant des versions d'eux-mêmes. Adorateur du cinéma de David Lynch, je ne peux qu'être séduit par ce genre de propositions.
Les quatre acteurs principaux sont évidemment formidables et l'on se régale de leurs joutes verbales, grâce à des dialogues ciselés et rythmés. Néanmoins, la plus grande révélation du film est Manuel Guillot, extrêmement drôle et qui tient la dragée haute à ces comédiens installés.
Satire du monde du cinéma qui s'interroge sur le pouvoir du cinéma sur le réel et qui met en avant tous les problèmes que traverse le 7ème art depuis quelques années (l'émergence de l'intelligence artificielle, l'égo surdimensionné de certains acteurs, les difficultés pour les rôles et métiers dits secondaire, le manque de public dans les salles...), l'idée la plus brillante est au final d'avoir, avec beaucoup d'impertinence, sélectionné le film en ouverture du plus grand festival de cinéma au monde, formidable occasion de mettre tout le métier face à ses travers.
Quintessence du méta, Le Deuxième Acte se révèle être un film malin, drôle et irrévérencieux mais qui permet surtout à Quentin Dupieux de proposer l'un de ses projets les plus aboutis.
Les derniers Dupieux se suivent, et d'une certaine façon se ressemblent : même nonchalance affectée, mêmes mises en abyme, mêmes idées brillantes juste esquissées.
Ici, le principe est simple : nous voyons des acteurs jouer un film quelconque, puis nous pensons voir ces mêmes acteurs eux-mêmes, avant de nous rendre compte qu'ils jouent encore des personnages d'acteurs, etc. Jusqu'à une fin qui ne résout pas l'escalade, puisqu'à l'évidence, les derniers avatars à l'écran ne sont pas en réalité Louis Garrel, Léa Seydoux, Raphael Quénard et Vincent Lindon.
C'est a peu près tout, et c'est finalement assez peu : on ne s'attache à aucune des personnalités présentées, qui, il faut le dire, sont relativement antipathiques. Dupieux s'ingénie, avec une sacrée dose de méchanceté, à mettre en avant les travers (supposés) de tous ces acteurs : égo surdimensionné, volonté d'écraser le collègue, petitesse d'esprit, manque de hauteur de vue. On peut d'ailleurs se demander jusqu'à quel point les intéressés ont apprécié de devoir jouer des personnages leur ressemblant aussi peu sympathiques.
Dupieux parsème son film d'à peu près toutes les questions qui peuvent traverser le cinéma d'aujourd'hui : metoo (avec une des scènes les plus ridicules du film), homophobie, cancel culture, irruption de l'IA. Mais chacun de ces sujets n'est que grossièrement survolé. Il s'amuse avec un certain snobisme, par exemple en pratiquant un name-dropping de happy few (Tarantino, Paul Thomas Anderson).
L'inconnu du film, Manuel Guillot, est cantonné dans un seul type de scène et ne mérite pas les louanges que j'ai lu ici où là.
En résumé, un Dupieux plus que dispensable qui a pour lui sa grande brièveté et l'aspect chatoyant de certains dialogues, très autocentré, à l'image de ce dernier plan montrant les rails du très long travelling ouvrant le film.
Impossible de décrire un tel ovni... Quentin se perd et nous prends pour des imbéciles... Et il y arrive très bien, c'est sa seule réussite... mais c'est la dernière fois Quentin, tu ne m'y reprendras plus !
A voir , vraiment . Peut être un peu moins barré que d'autres films de Dupieux . Un grand nombre de sujets de société sont abordés . J'ai beaucoup aimé
Dupieux, c’est toujours spécial et on est pas déçus. Une bande de comédiens bien complices et un scénario complètement barré sans queue ni tête. Heureusement, c’est court , malgré le dernier plan très long et inutile..,
Bah du coup c'est nul, déjà pour une comédie, ça ne m'a pas fait rire une seule fois puis ensuite des scènes interminables de rien dans le film, bref j'ai faillis m'endormir plusieurs fois, idéal pour une sieste c'est tout.
Que c' est difficile de parler de ce film, hormis que les 4 acteurs principaux sont au top, sans oublier Manuel Guillot, qu' il s' agit d' acteurs jouant parfois leur propre rôle dans un film crée par l'IA. De longues conversations (scène du début de film notamment que j' ai trouvé géniale) où s' entremêlent la vraie vie et le film. Certains sujets de clash sont abordés cash et bien vus. C' est un cinéma réalisé différemment qui enchante ou déplait mais qui ne laisse pas sans avis, qui provoque, c'est pas l' intérêt d'un film çà ?