A sans cesse jouer avec la réalité et la fiction, on sort un peu déçu de ce film. C'est une paradoxale fiction sur l'inquiétude qui règne sur le cinéma, comme s'il n'était plus tout à fait possible.
Une autodérision du cinéma servit aux petits oignons par un quatuor d’acteurs qui alterne les duo animés. Au menu : disputes, embrouilles, chambrages animent ce « deuxième acte » ; le tout joué durant de longs plans séquences de qualité !
Un régal. Bien sûr c'est du Dupieux donc c'est à la fois farfelu et intelligent. Le thème est original, avec un mélange fiction/réalité. L'interprétation est excellente, même Lea Seydoux n'est pas trop mal, ce qui est exceptionnel. Quenard, Lindon et Garrel rivalisent de faux cabotinage. On rit beaucoup et on réfléchit un peu. De plus la courte durée est appréciée à notre époque où beaucoup de films dépassent largement les 2h30.
Film absolument génial, peut être le meilleur de Dupieux de part son thème .Gâché pourtant en partie par les spectateurs eux même .En effet,l histoire de ces acteurs qui n en peuvent plus de jouer leur rôle en essayant de sortir de l œil de la camera se retrouvent de nouveau piégés par elle Le message, est que ,pour aller j jusqu'au bout de cette magnifique idée il n aurai pas fallu jouer les voyeurs en allant voir ce film afin de pouvoir concrétiser leur rêve et leur laisser vivre leur vie .Un film génial ,donc, qui établi solidement le talent de Dupieux en nous faisant prendre conscience qu' il faut définitivement arrêter d aller au cinéma
J’ai été déstabilisée car je ne m’attendais absolument pas au contenu de ce film. J’avais beaucoup aimé Yannick du même réalisateur, ici j’ai moins accroché et la scène finale interminable m’a laissée dubitative. Les acteurs sont excellents, les dialogues pas moins, le propos est intelligent, le scénario original mais je suis restée «en surface ». C’est peut être un peu trop « intello » ? Et j’ai eu du mal à choisir une note pour un ensemble presque génial qui ne m’a pas du tout emballée.
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3,5
Publiée le 18 octobre 2024
« On tourne, mais pas vraiment. » Et si la réalité était une fiction et la fiction une réalité ? Quentin Dupieux veut encore nous prendre à contre-pied avec une nouvelle mise en abyme de plusieurs couches sur le monde du cinéma en constant changement, sur les coulisses d'un tournage et sur le métier d'acteur. Des acteurs en autogestion qui se questionnent sur leur place, leur importance et leurs responsabilités dans un monde à la dérive ainsi que sur la cancel culture et le politiquement correct. Un jeu de miroirs entre le conscient et l’inconscient, et entre ce qui est de l'art et ce qui ne l'est pas. Un film encore étonnant avec plusieurs ruptures dans une histoire bien écrite et un regard cynique toujours aussi savoureux. Bref, encore une réussite pour Quentin Dupieux qui propose un film très drôle et ingénieux.
Quentin Dupieux semble être au cinéma d’auteur français décalé ce qu’un grand cru est au nectar des Dieux : il se bonifie avec le temps. Car s’il faut avouer que ces œuvres ont toujours creusé un chemin unique, très original et reconnu dans la production cinématographique de nos contrées au point que tout le gratin du septième art tricolore se bouscule à sa porte, il tourne beaucoup et parfois la qualité s’en ressentait. Bon nombre de ses films passés étaient purement conceptuels dans l’absurde et le loufoque mais tournaient vite à vide une fois la surprise passée et son cinéma commençait à devenir presque une recette avec des hauts et des bas. Avec son avant-dernier opus « Yannick » il avait opéré un tournant pour une œuvre plus accessible mais peut-être aussi plus mature et pas moins intelligente pour autant qui amorçait ainsi un tournant prometteur. Et si on passe outre un « Dali » plus hermétique et moins convaincant, il continue sur cette lancée avec « Le deuxième acte » qui constitue son meilleur film, en tout cas le plus abouti et malin. Moins tordu mais pas moins étrange et inédit dans le paysage cinématographique, cette œuvre toujours aussi courte en durée (une heure et quinze minutes) est un régal méta bien fait qui croque le cinéma et ses acteurs à pleines dents dans une sorte de multiples mises en abyme gigognes superbement écrites et délicieuses à savourer. Certes, son film parlera peut-être plus aux cinéphiles, à ceux qui s’intéressent au cinéma et à ceux qui le font, mais ce drôle de truc au sous-texte riche et plein de chausse-trappes scénaristiques est un véritable régal pour l’intellect entre dérision, satire et discours sur le métier.
Le film est en plein dans l’air du temps et questionne autant notre société que le cinéma lui-même. Et par là-même, l’effet miroir entre la fiction et la réalité. On parle ici des acteurs capricieux, de la liberté d’expression, de la cancel culture, du wokisme, de l’apparition de l’IA au cinéma (en référence aux grèves hollywoodiennes sur le sujet), des copinages entre stars, de la pseudo bien-pensance, des parvenus ou encore des jalousies entre stars. Cela peut sembler beaucoup pour un film si court mais c’est tellement limpide et concis dans chaque petit coup de griffe que cela frôle la perfection satirique. On sent que Dupieux connaît bien le milieu désormais et il s’en donne à cœur joie avec des acteurs complices qui semblent vraiment contents d’être là. Un quatuor étonnant et détonnant qui tourne pour la première fois avec le cinéaste - et cela change un peu de son cercle d’habitués - auquel on ajoute l’inconnu et excellent Manuel Guillot. La dérision semble sincère car leurs personnages semblent avoir des facettes de ce que le public perçoit d’eux et on jubile. Surtout que les plans-séquence sont longs et qu’il doit y avoir un part d’improvisation pour un régal de dialogues et de répliques qui nous font aussi bien rire que saliver par ce qu’ils semblent dire. Mais l’ancien Mister Oizo n’en oublie pas pour autant la mise en scène avec des travellings très longs et quelques effets bienvenus. Alors certes, tout cela est très bavard et quelques petits coups de mous sont là mais « Le deuxième acte » est une proposition de cinéma aussi radicale que géniale et confirme l’importance du cinéma de Dupieux qui semble muer et nous régaler encore plus!
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Un Véritable Délice. Après les Fabuleux Yannick et Daaaaaali, Quentin Dupieux nous régale avec cette Comédie Féroce et Succulent qui est destiné a devenir un Futur Classique du Cinéma Français. Porté par une Réalisation diriger avec Maestria tout en regorgeant d'hallucinants travellings comme on n'en a encore jamais vus dans le cinéma du Dupieux qui nous plonge une fois dans une Ambiance Surréaliste et Nauséabonde qui ne laisse pas indifférent et qui est accompagné d'une Bande Originale discrète mais très efficace qui s'accorde parfaitement a l'univers singulier du long métrage. Ensuite le Scénario est Malin et Captivant de bout en bout tout en parvenant a brouiller les pistes en alternant entre le Réel et la Fiction tout en abordant avec Finesse des Sujets très actuels comme l'Intelligence Artificielle,le Féminisme,l'Industrie Hollywoodien ainsi que beaucoup d'autres sujets qui sont magiquement mis en avant a travers son Rythme Effréné ininterrompu pendant 1h17 qui passe a une vitesse incroyable. Ajouter a cela, Un Humour Noir particulièrement Cinglant parsemé de Répliques rondement Ciselés au Millimétrée en passant par des Séquences Hilarantes et Déroutantes qui font la réussite du cinéma de Quentin Dupieux avec en prime une Tension assez Permanent ainsi qu'une certaine touche de Tendresse et d’Émotion qui ne verse jamais dans le larmoyant. Enfin le Casting est quand a lui Royale sur les points grâce notamment a son Quatuor d'Acteurs et d'Actrice au Diapason dont on retrouve en haut de l'affiche le Remarquable Vincent Lindon totalement a contre emploi dans la peau de Guillaume un Homme Bavard et Engagé dont l'acteur s'en donne a cœur joie, A ses cotés la Fabuleuse Léa Seydoux nous épate a travers le personnage de Florence une Jeune Femme Désemparé et Mélancolique en passant par l’Étonnant Louis Garrel qui excelle avec aisance dans la peau de David qui est Envieux et Ambitieux sans oublier l'Impeccable Raphael Quenard qui est impérial de justesse dans la peau de Willy qui est Incorrigible et Survolté dont l'alchimie entre ces 4 Personnages Atypiques fonctionne a plein régime avec en prime les prestations appréciables de Manuel Guillot et Valérie Vogt qui viennent enrichir cette Distribution de Folie. En Résumer, Le Deuxième Acte s’avère comme l'un des Films les plus Aboutissants de la Carrière de Quentin Dupieux qui signe un Retour Fracassant au Cinéma tout en livrant un de ces Meilleurs Films de sa Filmographie Indémodable avec cette Comédie a la fois Satirique,Percutant,Mélancolique et Réjouissant qui rentre au Panthéon des Comédies Françaises Majeurs de 2024 qui ravira en premier lieu les Inconditionnels du Dupieux ainsi que les Passionnées de Septième Art dont on attend de pied ferme les Futurs Œuvres inclassables de ce Cinéaste Iconoclaste qu'est Quentin Dupieux.
Génial, ludique, hilarant. Les comédiens jouent, feignent de jouer, feignent de feindre de jouer, etc. Et sont toujours diaboliquement justes. Quelle merveille de les regarder. Garrel m’a paru en dessous. Dommage car c’est lui qui conclut.
Tourné en une semaine, un Dupieux avec qq bonnes idées, notamment le figurant qui a parkinson, mais s'avère assez décevant et ennuyeux. Heureusement que les comédiens sont savoureux.
Avec Daaaaaali!, j'ai de plus en plus de mal à comprendre la direction de Quentin Dupieux. Bien sûr, c'est toujours empli d'humour, d'absurde, de sketchs amusants et d'un jeu avec la réalité et la fiction, mais là où Steack, Rubber brillaient par leur cohérence, j'avoue être déçu de ce format décousu d'1h20.
Ca parle certes des tournages, du jeu d'acteur, et beaucoup de l'ego lié au monde du cinéma, (ce qui n'empêche pas Dupieux de remercier son cerveau en générique, ironie ?), mais je n'ai pas saisi ce format qui n'a ni vraiment de début ou de fin (surtout de fin). Par exemple, le film s'ouvre sur une embrouille autour d'une fille, puis d'un débat sans queue ni tête sur la sexualité, qui n'a aucun lien avec le sujet du film. C'est là où l'absurde a ses limites. Je pensais que Dupieux avait compris qu'il y a une différence entre l'absurde et le n'importe quoi, mais il commence à l'oublier visiblement.
Avec ce ton léger et décalé, on pourrait croire que ça s'adresse à tous les publics, mais non, on trouve le moyen d'intégrer des scènes très violentes, écueil d'écriture s'il en est.
Malgré le casting prestigieux, je me suis un peu perdu dans cette critique du cinéma dont on a rien appris de nouveau.
Peut-être un des films les plus clivants de la filmographie de Quentin Dupieux. Un ton caustique, qui atteint ici son paroxysme en jouant une nouvelle fois sur l'ambiguïté entre fiction et réalité. Un propos virulent sur le monde du cinéma et ses composantes. Parfois méchant, parfois peu subtil, mais qui grâce à une écriture inspirée et aux talents de ses comédiens parvient à libérer nos zygomatiques et ça fait du bien !