Le Pays d’Arto
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42 critiques spectateurs

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Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 janvier 2026
Drame porté presque intégralement par Camille Cottin, en terres arméniennes. Le film aborde évidemment ce pays, frappé par la guerre et par le génocide. Camille Cottin incarne Céline. Elle vient récupérer un papier administratif pour prouver la nationalité de son mari disparu afin de transmettre la nationalité à ses enfants. Elle va devoir se livrer à une véritable investigations pour retrouver la trace de son mari au passé plus trouble que prévu. Le silence, la langue, la méfiance, les souvenirs sont au coeur de ce film. Parfois c’est réussi, parfois moins. On ne passe pas un mauvais moment mais on ne retient pas grand chose de cette histoire…
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2026
Les ruines de l’Arménie

Cinéaste franco-arménienne Tamara Stepanyan est devenue une référence, en matière de documentaires, notamment avec son tout dernier, Mes fantômes arméniens. Cette fois, elle a décidé de nous parler de son pays martyr par la voie de la fiction. Céline arrive pour la première fois en Arménie afin de régulariser la mort d’Arto, son mari. Elle découvre qu’il lui a menti, qu’il a fait la guerre, usurpé son identité, et que ses anciens amis le tiennent pour un déserteur. Commence pour elle un nouveau voyage, à la rencontre du passé d'Arto : invalides des combats de 2020, vétérans de guerre, hantises d’une guerre qui n’en finit jamais. Une femme court après un fantôme. Comment faire pour l’enterrer ? Peut-on sauver les morts ? 104 minutes parfois un peu longuettes mais d’un intérêt indéniable. Une curiosité portée par un duo d’actrices remarquables.
Tout n’est ici qu’un prétexte pour nous parler de son pays natal et de son peuple, malmené par l'Histoire, sans même parler du génocide ou de l'appartenance à l'URSS, avec les stigmates du grand tremblement de terre de 1988 et, surtout, les guerres successives avec l'Azerbaïdjan, dans la région du Haut-Karabagh. On nous convie à une visite guidée de l'Arménie, loin d’être une partie de plaisir, qui se traîne un peu, et le personnage joué par une Camille principal, très sobre manque par trop d'épaisseur. Heureusement ce n’est pas le cas pour le rôle de sa "guide" improvisée qui nous touche et nous sensibilise aux tourments d'un pays. mais on regrettera l'ampleur d’un Robert Guédiguian, dans son Voyage en Arménie, ou encore, l’émotion d’Atom Egoyan dans Ararat. Un exercice de tourisme mémoriel dont j’attendais plus. Peut-être suis-je trop difficile ? Mais le film est lent, presque nonchalant ce qui nuit à nous faire pleinement ressentir cette guerre permanente qui ne finit jamais.
Pour en revenir au casting, Madame Stepanyan a été bien inspirée en confiant les deux rôles centraux à la française Camille Cottin et à l’iranienne Zar Amir Ebrahimi, elles sauvent le film en lui apportant l’intensité qui manque au scénario. Elles sont entourées par une distribution arménienne de grande qualité. Une « guest star », le français Denis Lavant qu’il faudrait un jour sortir des rôles d’exalté ou de fracassé du ciboulot dans lequel on le cantonne systématiquement. Un film à la fois terrien, onirique et sensoriel, réalisé à hauteur d’un pays tout entier, à hauteur d’humanité, d’Arméniens et d’Arméniennes qui luttent, généreux et suspicieux, valeureux mais épuisés.
Brady20
Brady20

10 abonnés 138 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 janvier 2026
Scénario avec une trame très (trop) légère. Bien que le film soit relativement bien interprété, on a peine a se sentir embarqué dans ce road trip en Arménie ... un film surement très personnel mais qui ne semble concerner que la réalisatrice et ses proches ...
Dominique DEVAULX
Dominique DEVAULX

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 janvier 2026
Je suis carrément sorti avant la fin du film (et je ne suis pas du tout coutumier du fait).
Voilà un exemple typique avec ce film du mauvais cinéma français, rejeton sans talent de la Nouvelle Vague. Lourdes introspections vides de sens, longueurs interminables à bâiller d'ennui, le tout couronné de telles invraisemblances du scénario qu'on a l'impression qu'on se fiche de nous.
Camille Cottin mérite mieux que ça, et nous aussi.
MovieSW
MovieSW

13 abonnés 447 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 janvier 2026
Un film aux intentions poétiques mais au résultat inégal. L’univers est singulier et certaines idées un tout petit peu intrigantes, mais le récit est trop confus, le rythme lent et l’émotion peine à émerger.
Jeremie Lemoine
Jeremie Lemoine

7 abonnés 110 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 janvier 2026
Long et pénible.
l'intrigue se resoud dès le premier tiers du film, et les deux autres s'étirent pour ne rien dire de vraiment concret.
tanteclodine
tanteclodine

4 abonnés 81 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 janvier 2026
Un film pas gai du tout mais vraiment une belle histoire. Une sorte de road-movie en Arménie, la quête d'une femme qui part sur les traces de son mari (qui s'est suicidé quelques mois auparavant) pour récupérer un certificat de naissance en vue de permettre à leurs enfants de demander la nationalité arménienne s'ils le désirent plus tard.
Des acteurs formidables mais notons une Camille Cottin très touchante (à contre-emploi) et un Denis Lavant extraordinaire dans un très petit rôle mais il crève l'écran !
J'ai un peu mieux compris la problématique arménienne et j'ai découvert une région grandiose !
Un bon film.
Kitkat
Kitkat

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 janvier 2026
Une traversée poignante et poétique d'un pays magnifique, méconnu et meurtri, l'Arménie... Une douce et âpre folie de la guerre, quand les canons se taisent, imprègne les personnages et le récit, tout en honorant la dignité et la beauté de ce peuple valeureux et millénaire, attaché à sa terre comme un arbre à ses racines. A voir absolument.
Isabelle K.
Isabelle K.

4 abonnés 91 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2026
En 2021, Céline (Camille Cottin -grandiose en mode intimiste, tout en doutes intérieurs) arrive en Arménie pour la première fois. À Gyumri, sur des terres arides et aux ruines soviétiques, encore à l’abandon toutes ces années après le tragique tremblement de terre de 1988. Elle se rend aux Archives régionales dans l’intention de récupérer le certificat de naissance de son mari, Arto. Aux Archives, Arto n’existe pas. Ce n’est pas possible, Céline le prouve : il s’est suicidé le 21 novembre dernier.

Le 21 novembre. À quoi cette date peut-elle faire référence ? Dès que Céline l’évoque, les interlocuteurs sont aussitôt saisis d’effroi.

Insistante, Céline finit par découvrir qu’Arto est bien né ici, en 1968, sous un autre nom. Une identité que Céline ignorait. Un choc pour cette jeune femme qui pensait effectuer un voyage de formalités sans conséquences.

Commence alors, pour Céline, une quête qu’elle effectue plus ou moins à son insu, comme entraînée par les fantômes arméniens et les survivants qui, s’ils semblent hésiter, n’attendent qu’une chose : exorciser leurs souffrances, parler des guerres et des traumatismes, des exils sans retour possible et des exodes forcés, de leur terres de sang et de cœur, si organiques et si sacrées que même en diaspora, partout ailleurs dans le monde, ils ne les oublient pas.
Des terres que les jeunes rappent avec entrain, des raps comme des fables.

Qui était Arto ? Pourquoi a-t-il changé de nom ? Que lui a-t-il caché à elle, son épouse bien aimée, et à ses enfants, depuis plus de vingt ans ?

Elle le croyait polytechnicien et ingénieur, elle le découvre soldat, identifié comme déserteur lors du premier conflit avec l’Azerbaïdjian. Et en Arménie, déserter est un crime.

Il va lui falloir se rendre au Haut-Karabagh, en plein conflit ultra-sophistiqué au moyen de drones, pour comprendre qui était Arto et quel est ce Pays d’Arto, qu’elle ne connaît pas.

Le film est lent, presque indolent. Ça contraste avec l’état d’une guerre qui n’en finit jamais. Les paysages, des montagnes rosées aux buissons verdoyants, désertiques, s'étendent à perte de vue. S’y frayer un chemin n’effraie jamais Céline, dans sa recherche de vérité. Un road-trip qu’elle effectue avec Arsiné, combattante clandestine qui l’entraîne dans son trafic d’armes.
Céline et Arsiné m’ont fait penser à Thelma à Louise. Le pitch ressemble drôlement : « une excursion d’un week-end qui se transforme en cavale » à travers l’Arménie -ou ce qu’il en reste, de ces terres toujours plus conquises. Thelma et Louise, rappelle la fiche Wikipédia, « met en scène deux héroïnes répondant par les armes à la violence masculine ». Une violence qui se jauge ici à l’aune d’un pays pacifiste et enclavé, au milieu de pays dominants.

Sur leur route: check-points et soldats, risques et périls. La cavale prend fin à Agdam, où elles rencontrent Rob qui peut-être, saura expliquer qui était Arto et quel est ce pays d’Arto.

Ou bien, ce voyage aura-t-il permis à Céline de le comprendre seule, pour pouvoir donner un sens au reste de sa vie, et des explications à ses deux enfants, mais aussi de leur offrir le choix d’adopter ou non la double nationalité, celle de leur défunt père.

C’est un film à la fois terrien, onirique et sensoriel, réalisé à hauteur d’un pays tout entier ; à hauteur d’humanité, d’Arméniens et d’Arméniennes qui luttent, généreux et suspicieux, valeureux et las. C’est aussi un road-movie, qui permet d’alterner les cadences, entre train, 4x4, van et marches sur des routes et des rails tortueux. C’est aussi un film de spectres qui ne désertent jamais ni ne renoncent, tant que justice et réparation n’a pas eu lieu. C’est tout simplement un film chaleureux, de coutumes, de musique, d’attentions et de détails.

Le casting est incroyable : Camille Cottin, sobre, filmée au plus près de son grain de peau et de ses réflexions intimes ; Zar Amir incarne avec justesse ce personnage d’Arsiné, disponible et trouble, mi-iranienne et mi-arménienne, exilée qui ne se résout pas à quitter son pays et le combat. Rob -Denis Lavant, toujours si extraordinaire, si dramaturgique, campe un personnage qui à lui seul, pourrait décrire ce pays, l’Arménie ; son visage buriné, sa diction impeccable en reflètent l’histoire et la géopolitique, sa littérature et sa poésie.

Les autres acteurs, Arméniens, sont à l’image du peuple : paisibles et tourmentés, accueillants même vampirisés, sincères et robustes. Qui malgré tout, prennent le temps d’observer, de se recueillir et de danser. Un pays qui donne envie d’y mêler son destin.
Thierry Hattu
Thierry Hattu

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 janvier 2026
Une belle plongée dans ce pays tourmenté et compliqué qu'est l'Arménie, bien joué et bien mis en scène, on se laisse facilement (malgré quelques longueurs) embarqué au pays d'Arto!
Ar Dal
Ar Dal

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 janvier 2026
Ce n’est pas un film pour les amateurs de thrillers hollywoodiens ou de comédies de Noël. Mais c’est une œuvre qui marque, une pépite visuelle et émotionnelle. Les paysages y sont à couper le souffle, les émotions y sont profondes et authentiques, et la musique, inoubliable, reste gravée longtemps après le générique. Un film qui touche l’âme et laisse une trace.
Aaaa .
Aaaa .

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 janvier 2026
Très bon film, avec un message puissant qui fait réfléchir ceux qui souhaitent reflechir et comprendre le monde qui les entoure . Le film paraît au premier abord assez banale avec une intrigue assez étrange, néanmoins le sens profond du film est bien plus. Ce n’est pas que la simple histoire d’une femme mais la critique d’un monde occidentale déphasé avec la réalité armenienne. Le film paraît lent, mais ce ne sont que des choix fait par la réalisatrice qui retransmette la vie banale locale sans le faste occidental, les musiques pleine de sens, portant une culture et un héritage.

Bref allez voir ce film,mais posez vous aussi des questions
Romain Brr
Romain Brr

1 abonné 18 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 janvier 2026
Si vous aimez l’Arménie, ce film est fait pour vous. Vous comprendrez toute l’atmosphère qui règne en Arménie et pourquoi il y a tant de mélancolie et de tristesse dans le visage des Armeniens…
Le personnage de Céline aurait pu etre un peu plus fouillé…
JJA
JJA

2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 janvier 2026
Une rare occasion, manquée, d’aborder la thématique de l’Armenie. Le scénario manque vraiment de cohérence. Dommage pour ce film qui avait dans sa manche l’atout en or de Camille Cottin.
MARIE FREMONT
MARIE FREMONT

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2026
Camille Cottin est vraiment une actrice multifacettes , tellement émouvante dans ce beau film.
Zar Ebrahimi est formidable aussi , leur deux personnages nous emmenent sur les routes de l'Armenie , pays magnifique et poésie des ruines .
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