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Romain Brr
1 abonné
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4,0
Publiée le 3 janvier 2026
Si vous aimez l’Arménie, ce film est fait pour vous. Vous comprendrez toute l’atmosphère qui règne en Arménie et pourquoi il y a tant de mélancolie et de tristesse dans le visage des Armeniens… Le personnage de Céline aurait pu etre un peu plus fouillé…
Ce n’est pas un film pour les amateurs de thrillers hollywoodiens ou de comédies de Noël. Mais c’est une œuvre qui marque, une pépite visuelle et émotionnelle. Les paysages y sont à couper le souffle, les émotions y sont profondes et authentiques, et la musique, inoubliable, reste gravée longtemps après le générique. Un film qui touche l’âme et laisse une trace.
Très bon film, avec un message puissant qui fait réfléchir ceux qui souhaitent reflechir et comprendre le monde qui les entoure . Le film paraît au premier abord assez banale avec une intrigue assez étrange, néanmoins le sens profond du film est bien plus. Ce n’est pas que la simple histoire d’une femme mais la critique d’un monde occidentale déphasé avec la réalité armenienne. Le film paraît lent, mais ce ne sont que des choix fait par la réalisatrice qui retransmette la vie banale locale sans le faste occidental, les musiques pleine de sens, portant une culture et un héritage. … Bref allez voir ce film,mais posez vous aussi des questions
Un scénario de fiction sur le registre du drame mais sur fond historique (et contemporain). L’imbroglio et casse-tête ethno territorial entre les populations arméniennes et azéris dans le Haut-Karabakh. Un conflit terminé sur le papier aujourd’hui par accord de paix entre les belligérants, en fait la victoire totale de l’Azerbaïdjan grâce à un appui militaire décisif de la Turquie et d’Israël et une indifférence stratégique de la Russie. Résultat : une population Arménienne de nouveau exilée, expulsée. Mais de tout ça, sauf à être rompu aux tenants et aboutissants de ce conflit, ce qui ne sera probablement pas le cas de la plupart des spectateurs, difficile de trouver ses repères. Le texte d’une chanson d’un passager dans un autocar résumera finalement le mieux le propos historique, pour peu que le spectateur fasse attention aux paroles et à leur sens. La scène est d’ailleurs assez longue, ceci expliquant cela. Mais sur le fond, tout cela va rester abscons. On suit cette française venue chercher l’acte de décès de son mari Arménien (pour que sesspoiler: deux enfants puissent obtenir la nationalité de feu leur père , on se demande pourquoi ?). Et qui découvre que l’homme qu’elle a épousé et avec lequel elle a vécu en France et qui aura spoiler: fini par se suicider à une date anniversaire de l’histoire de sa région d’origine ne lui a pas tout dit de son passé et des tourments qui l’ont agité. De proche en proche, les pièces du puzzle seront dévoilées même si l’image finale reconstituée restera extrêmement floue pour le spectateur d’ici.
Film au scénario simpliste et qui ne tient pas debout. Il y’a pourtant avec cette guerre du karabagh une vraie matière pour faire un film riche et intense. À la place on a Camille Cotton qui fait de la contrebande de drones en compagnie de hipsters arméniens. Le film ne dit rien
Camille Cottin sert ce film avec briot ! Elle met sa finesse et son talent au service de ce scénario touchant et singulier ! Une découverte de l’Armenie et de ses paysages fabuleux
Magnifique Camille Cottin dans un road movie toujours surprenant et original. Nous découvrons avec les yeux de Cottin un pays et son histoire douloureuse. Poignant !
Avec Le Pays d’Arto, Tamara Stepanyan poursuit son travail autour de la mémoire et des territoires blessés en proposant un film profondément incarné, à la frontière du politique et de l’intime. Le récit suit Céline, Française installée à Paris, qui se rend en Arménie afin de régulariser la situation administrative liée à la mort de son mari. Ce geste apparemment simple devient une traversée intérieure, où chaque démarche ouvre sur une histoire enfouie, collective autant que personnelle.
Le film aborde le deuil non comme un état figé, mais comme un mouvement, une confrontation lente avec ce qui n’a jamais été dit. Arto, figure absente mais omniprésente, incarne cette mémoire qui refuse de disparaître. Ancien combattant, il concentre en lui les blessures successives d’un pays marqué par les conflits et les déplacements forcés. Sa présence fantomatique traverse le récit et rappelle que certaines guerres ne se terminent jamais vraiment pour ceux qui les portent.
La cinéaste choisit une approche sensorielle héritée du documentaire. Elle filme les corps, les visages, les paysages et les silences comme autant de traces vivantes. L’Arménie n’est jamais réduite à un décor ou à un contexte explicatif : elle devient une matière, un espace habité par la mémoire, la peur, la résistance et la persistance du quotidien. Le film refuse toute posture pédagogique et laisse au spectateur le temps de ressentir plutôt que de comprendre par le discours.
Le regard de Céline joue un rôle central. Étrangère au pays, elle découvre peu à peu ce que signifie appartenir à une histoire marquée par la guerre. Sa demande administrative révèle une réalité plus vaste : une nationalité engage, oblige, relie à une mémoire collective et à une responsabilité. Ce déplacement progressif permet au film d’interroger la transmission, la filiation et la manière dont une identité se construit au croisement de l’intime et du politique.
En choisissant une narration épurée et une mise en scène attentive aux gestes et aux silences, Tamara Stepanyan signe une œuvre qui regarde sans juger. Le Pays d’Arto devient ainsi un film sur la persistance des blessures, mais aussi sur la capacité à continuer, à aimer et à transmettre malgré la perte. Une œuvre discrète, dense, profondément humaine.
j'ai eu la chance de Gilgamesh, Ce n'est pas un biopic sur Antonin Arto mais un film profondément touchant. qui parle de transmission, d’enfance et de racines. Le film prend son temps, mais ce temps est précieux : il laisse respirer les personnages sans jamais forcer le trait, et capte des moments simples, vrais, qui disent beaucoup sur l'Arménie et sur ce que l’on transmet sans toujours s’en rendre compte. On sent une grande sincérité, une attention aux détails, aux silences, aux regards. Un film modeste en apparence, mais riche humainement, qui reste en tête bien après la projection. Une très belle réussite.
Cinéaste franco-arménienne, Tamara Stepanyan est devenue une référence, en matière de documentaires, notamment avec son tout dernier, Mes fantômes arméniens, qui engage le dialogue avec son père, acteur, décédé il y a peu d'années. Pour sa première incursion dans la fiction, la réalisatrice fait découvrir l'Arménie à son héroïne française, laquelle porte le deuil de son mari, qui en était originaire. C'est un prétexte pour nous parler de son pays natal et de son peuple, malmené par l'Histoire, sans même parler du génocide ou de l'appartenance à l'URSS, avec les stigmates du grand tremblement de terre de 1988 et, surtout, les guerres successives avec l'Azerbaïdjan, dans la région du Haut-Karabagh. C'est donc à la fois à une forme de tourisme mémoriel et à un témoignage à vif sur le conflit avec la nation voisine et ennemie que nous convie Tamara Stepanyan. Cette visite guidée de l'Arménie n'est pas une partie de plaisir, traîne un peu, et le personnage joué par une Camille Cottin très sobre manque hélas d'épaisseur. Ce n'est heureusement pas le cas pour le rôle de sa "guide" improvisée, dans lequel excelle la formidable Zar Amir Ebrahimi. Celle-ci nous touche et nous sensibilise aux tourments d'un pays, mais sans l'ampleur qu'avait pu donner Robert Guédiguian, dans son Voyage en Arménie, ou encore, dans un registre bien plus émouvant, Atom Egoyan dans Ararat.
Une enquête classique d’une Francaise venu retrouver la mémoire de son mari dans un pays étranger dont elle ne connaît rien. Et en suivant son parcours dans ce pays brisé, blessé de la perte du Haut Karabath et encore très confus sur son avenir, on se laisse porter par ce beau film plein de nuances et de blessures cachées.