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Dora M.
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4,0
Publiée le 15 février 2026
François Mitterrand (Michel Fau) lance un concours d’architecture, remporté par un inconnu danois de 53 ans, Otto von Spreckelsen (Claes Bang). Le sujet est très original et intéressant. Malgré le côté très sérieux du sujet, le film n’est pas monotone, il y a plusieurs rebondissements. Les différents personnages apportent également beaucoup. J’ai particulièrement aimé celui de Jean-Louis Subilon (Xavier Dolan) qui apporte une touche d’humour, l’air de rien.
Superbe ! Non seulement c’est très bien joué, parfaitement filmé mais, en plus, c’est un petit peu d’histoire qui nous est racontée et magnifiquement reconstituée.
Un film assez classique, un anonyme architecte danois gagne le concours pour construire un bâtiment de La Défense, le cube le rêve, l’œuvre de sa vie. On suit la réalisation du projet que Mitterrand porte avec enthousiasme puis le cohabitation viendra et les intérêts financiers primeront… Un film intéressant sur ce bâtiment qu’est aujourd’hui la Grande Arche et sur architecte.
En mai 1983, Johan Otto von Spreckelsen, architecte danois inconnu, remporte le concours Projet Tête Défense. Son hyper cube est choisi par François Mitterrand. Mais,l'architecte va être confronté à l'administration française, à un revirement politique (cohabitation de 1986) et à la remise en question de la faisabilité de son projet.
Stéphane Demoustier adapte le livre de Laurence Cossé qui raconte l'histoire de la Grande Arche et surtout des difficultés rencontrées par son créateur. On s'attache très vite à cet architecte danois en sandales, perdu sous les ors de la République et dans les modes de fonctionnement de l'administration française, et défiant le travail des maîtres d'oeuvres qu'il soupçonne d'être négligeants. Sa détermination à donner vie à son cube tel qu'il l'a imaginé, sans qu'on sache très bien si ses arguments techniques sont cohérents ou non, son impression que le "projet de sa vie" est intouchable puisque choisi par le roi François lui même, lui donnent par intermittence un air de ravi de la crèche, de poète, de Don Quichotte ou de jusqu'au-boutiste. Ainsi, le film débute comme une comédie et se finit comme un drame, donnant à ce soldat inconnu une reconnaissance bien tardive.
Johan Otto von Spreckelsen est particulièrement bien interprété par Claes Bang (déjà très bien dans The Square). Sidse Babett Knudsen et Swan Arlaud sont parfaits également. Xavier Nolan convainc moins. Quand à Michel Fau, il porte définitivement bien son nom.
L’histoire est intéressante, mais je n’ai pas compris pourquoi avoir choisi Xavier Dolan pour jouer le rôle du bras droit de François Mitterrand. Vu qu’il a un rôle où il fait pétasse. D’autres comédiens auraient sans doute plus été à leur place que lui.
Excellent film basé sur l’histoire effarante de cette arche depuis son projet jusqu a sa finalisation avec en filigrane la démesure d un chef d état et la gabegie des décisionnaires. L’interprétation des acteurs est de haute qualité . Les rapports entre architecte rêveur et les autres intervenants sont très bien décrits. Pour information,le marbre de Carare utilisé sur l insistance presque hystérique de l architecte devra être remplacé après quelques années, se révélant hélas inadapté à la météo. Ça fait un peu mal à l estomac, toute cette gabegie. Le réalisateur Stéphane Demoustier ,sans en faire trop,( contrairement au coût du Cube), nous fait réfléchir sur la symbole réel de cette œuvre c est le but même du cinéma. L’architecte danois finira totalement oublié,la scène finale du cimetière dans son pays étant bien significative ..
Un film particulièrement intéressant sur ce chantier hors normes, imaginé par un architecte jusqu’au boutiste. Tous les acteurs sont parfaits, notamment Xavier Dolan, collaborateur du Président, qui doit faire aboutir le projet malgré les égos et les désaccords. A noter quelques moments très cocasses.
Le film montre comment l’extraordinaire projet d’un cube en marbre blanc, imaginé par l’architecte Danois, Otto von Spreckelsen, pour donner à Paris une figure de monument qu’elle n’avait pas encore, a été dévoyé par les marchands et les politiques français des années 80 et suivantes. Courageux, intègre, von Spreckelsen ne veut faire aucune concession à « l’œuvre de sa vie », le cube de la Défense. Le film montre bien ses dilemmes et nous interroge sur son attitude : N’aurait-il pas dû être plus calculateur pour sauver, au moins, le marbre blanc de Carrare et pour se sauver lui-même aussi ? Le film montre très bien aussi l’extrême complexité de ce projet, tant au plan technique, que dans les rapports de force entre les multiples parties prenantes de l’opération. Hommage est rendu à la figure de Paul Andreu qui dans l’ombre, avec pragmatisme et dignité a permis au projet d’être mené à bien ; mais au vu des conditions qui lui ont été imposées, fallait-il vraiment finir cette opération ? Quand on voit aujourd’hui, au bout « la perspective historique », cette arche, perdue au milieu de tours gigantesques, terne en son marbre gris, presque pitoyable, on peut se poser la question. L’interprétation est excellente, tout particulièrement celle de Claes Bang qui nous captive en von Spreckelsen, colosse à la psyché fragile ; Il avait déjà été éblouissant dans « The square » ; Swann Arlaud en Paul Andreu, Sidse Babett Knudsen en femme de l’architecte et Xavier Dolan en conseiller culture du président sont aussi très bons. En revanche, la rondeur de Michel Fau ne sied pas à la majesté ironique de François Mitterrand. Après ses remarquables précédentes productions dont « Borgo » et la série « L’opéra », Stéphane Demoustier, réalise un film ambitieux, instructif et très prenant.
L’incroyable histoire de l’architecte Danois Otto von Spreckelsen qui remporte un concours lancé par Mitterand et se voit confier le projet de « la Grande Arche ». Le cinéma simple et efficace comme on l’aime avec la performance monumentale de Claes Bang qui aurait dû avoir le César !
Pouvait-on faire un bon film avec un tel sujet ? Peut-on vibrer avec des histoires de verre collé au silicone, de respect des marchés publics et de couleur de marbre. Heureusement que Mitterrand a perdu les législatives en 1986 pour réveiller un peu le scénario de ce film mollasson (et pas toujours bien joué). Je n'ai pas dormi, mais limite. Ajoutons que le personnage de cet architecte danois intransigeant et obstiné est peu sympathique.
L'inconnu de la Grande Arche est une comédie dramatique de Stéphane Demoustier avec Claes Bang, Swann Arlaud, Sidse Babeth Knudsen et Xavier Dolan. Il s'inspire du livre de Laurence Cossé La Grande Arche et se fonde sur des faits réels.
En 1983, l'architecte danois Otto Von Szpreckelsen (Claes Bang) a été choisi comme architecte du "Cube", le projet de Grande Arche de la Défense. Il n'avait jusque là construit que sa maison et quatre églises. Haut de 111 mètres comme la Pyramide de Gizeh, la construction du Cube va être jalonnée d'aléas...
Claes Bang que j'ai découvert en mari exécrable dans la série drôlissime Bad sisters sur Canal+, incarne un architecte jusqu'au-boutiste, dont les valeurs personnelles priment sur la carrière. Il est droit dans ses bottes - ou pour être exacte dans ses éternelles spartiates chaussettes !
Swann Arlaud, actuellement à l'affiche de L'étranger de François Ozon, joue l'architecte de l'aéroport de Roissy qui va devenir maître d'œuvre du projet du Cube. Il va avoir du mal à collaborer avec l'architecte et répondre à ses attentes.
Sidse Babeth Knudsen, vue notamment dans La fille de Brest d'Emmanuelle Bercot sur le scandale du Médiator, incarne la femme de l'architecte.
Xavier Dolan, réalisateur notamment de Les amours imaginaires et Mommy - un film coup de poing - , joue ici un conseiller ministériel qui manie le langage politique avec habileté.
Michel Fau incarne le Président de la République et fait preuve de beaucoup d'éloquence.
Stéphane Demoustier surprend une nouvelle fois avec un sujet original, après notamment Borgo avec Hafsia Herzi, La fille au bracelet et la réalisation de certains épisodes de la série L'Opéra (diffusée sur Canal+). Ce film met en lumière les enjeux politiques et les affres de la création, ici architecturale. Le film a été tourné à Paris, au Danemark et en Italie.
Une très belle découverte, souvent drôle (qui cependant ne me réconciliera pas avec le quartier de la Défense que j'ai toujours détesté pour son aspect ultra bétonné et anxiogène).
L’Inconnu de la Grande Arche est un bon film, porté par des acteurs investis et une réalisation convaincante.
À plusieurs reprises durant mon visionnage, j’y ai vu comme un The Brutalist au format compact d’1h46 : des ambitions thématiques proches, même si l’ardeur formelle est toute autre.
Le format d’image, ainsi que les cartons de titrage reprenant les proportions de la Grande Arche, constituent un clin d’œil original et efficace.
Le film offre enfin une belle illustration des conflits intérieurs qui peuvent naître entre les aspirations d’un esthète et les réalités d’une livraison contractuelle dépassant le cadre purement artistique — jusqu’à en déstabiliser les coulisses.