Le livre La grande arche de Laurence Cossé était passionnant. Le film est également très intéressant. Ça a déjà le mérite de mettre en lumière un artiste méconnu Otto Von Spreckelsen qui avait jusqu’ici designé 3 chapelles et sa maison Sa vision romantique de son oeuvre, de sa passion sont difficilement compatibles avec un projet d’une telle ampleur, amputée qui plus est par des balbutiements politiques. Ce film reflète bien cette époque, de la France des années 80. À voir ! À lire !
L'inconnu de la grande arche est un biopic intéressant puisqu'il nous conte une partie de la vie d'un architecte danois, auteur de la grande arche de la dé film est bien mené dans l'ensemble en dépit d'un manque parfois d'exté contre, il est très difficile quand on s'attaque à ce genre d'oeuvre de trouver des personnages proches de la réalité et le Président Mitterrand est joué par un acteur qui, non seulement ne lui ressemble pas du tout , mais en plus l'acteur qui le joue n'est pas dans la peau du personnage dans ses attitudes, faits et gestes et même sa façon de parler: c'est un peu déroutant!
Film historique particulièrement bien joué et vraisemblablement proche de la réalité mais un peu lent; On remarque les difficultés règlementaires complexifiant la réalisation d'un ouvrage mais aussi l'attitude d'un Mitterrand prétentieux qui cherche à la création d'un ouvrage pour marquer son passage, en faisant notamment des choix dispendieux et en dilapidant à l'excès l'argent public
Enfin un très bon film ! Bien joué, bien mis en scène, la reconstitution du chantier est impressionnante, certes François Mitterrand et Alain Juppé ne sont pas très ressemblants, mais ça n'a pas d'importance. Le choc des cultures entre l'architecte danois et les sous-traitants franco-français est bien rendu, Xavier Dolan est excellent.
Une histoire inattendue mais passionnante et qui méritait d'être racontée. Otto est un extraordinaire personnage de cinéma, par son caractère à la fois doux et inflexible, sa stature, ses obsessions qui confinent à la folie. Avec Stéphanie Demoustier, l'architecture et la construction deviennent des enjeux dramatiques, politiques et même philosophiques. Otto se retrouve aux prises avec un système administratif et normatif - qui a toutes ses raisons d'être, à la fois pour protéger les deniers publiques et les citoyens - qui le dépasse et vient interférer avec son rêve d'artiste. On est tour à tour en empathie avec lui et en opposition avec ses choix radicaux. Ajoutons à cela que les images (et notamment les reconstitutions du chantier) sont magnifiques.
Film vu en avant-première en présence du réalisateur Stéphane Demoustiers. J'ai découvert l'histoire de la construction de l'arche de la Défense et de son architecte qui témoigne de son époque et de l'héritage qu'il a laissé.
Stéphane Demoustier a porté à l'écran une histoire méconnue mais digne d'intérêt, celle du choix et de la réalisation de la Grande Arche de la Défense. Car derrière cette affaire d'architectes et de responsables politiques, il y a la grande question de la liberté de l'artiste. La reconstitution de cette période est très réussie et Claes Bang interprète avec beaucoup de justesse les exigences et interrogations de l'architecte Otto von Sprechelsen. Michel Fau joue un François Mitterrand que l'on reconnaît sans qu'il soit imité. Brillant et intelligent.
Après son " Borgo ", Stéphane Demoustier au travers du destin de l'architecte Danois de la Grande Arche de La Défense ( Von Spreckersen ) propose une métaphore de la condition de l'artiste emporté par une grande œuvre ou par le rêve d'une vie.
C'est aussi, parallèlement, l'itinéraire d'un homme seul face à l'Histoire et aux forces extérieures ( politique, puissance de l'argent.. ) et à la tragédie qui en découle.
Le symbole de cette histoire d'un échec artistique ( aux yeux de Von Spreckersen ) est peut-être aussi, symboliquement, celui des valeurs représentées par le cube lui-même ( le cube est traditionnellement associé à l'éthique, à la maîtrise de soi-même, comme passage de la pierre brute à une forme de perfection).
Ouvert en son milieu et revendiqué par l'architecte ( le fait qu'il n'avait jusqu'à lors conçu uniquement des lieux de culte - en dehors de sa maison - en dit long sur son espace mental ), la Grande Arche, qui s'inscrit dans la tradition symbolique du cube, se voulait monument à la gloire de la Fraternité et des Droits de l'Homme.
L'échec du concepteur est il aussi celui de ces revendications universelles ? C'est, peut-être, là au fond ce que questionne " l'inconnu de la Grande Arche".
Le cinéma de Stéphane Demoustier prend de l’ampleur. Après plusieurs courts-métrages et deux films plus confidentiels (« Terre battue » et « Allons enfants »), il s’est vraiment révélé avec le drame judiciaire « La fille au bracelet » et le suspense carcéral « Borgo », ses meilleurs ouvrages qui lui d’ailleurs ont valu la reconnaissance de la profession et une porte d’entrée aux Césars. Porte qu’il a d’ailleurs encore franchie cette année grâce à « L’Inconnu de la Grande Arche » avec beaucoup de nominations mais aucune récompense majeure. Son cinéma est assez âpre, un peu froid et, avec ce nouveau film adapté d’un roman, il confirme mais prend des contours et postures plus académiques. Le format carré et l’image un peu vieillie, correspondant parfaitement au cinéma de l’époque où se déroule le film, les années 80, ajoutent encore un peu à ce ressenti pas désagréable et plutôt adéquate.
« L’Inconnu de la Grande Arche » était censé nous raconter la genèse de la construction de ladite arche. Un monument imaginé pour faire rayonner le quartier des affaires parisien dans le monde et lui donner une image forte et avant-gardiste architecturalement parlant. Cependant, si on voit bien les étapes de la conception et de la construction de ce projet pharaonique, le script fait bien trop souvent un pas de côté pour davantage s’intéresser à la figure de l’architecte qu’à l’édifice et les aléas de son érection. Un personnage aussi passionné que borné qui s’avère fascinant mais qui prend peut-être trop de place dans le film et le détourne de ses aspects les plus pertinents. S’en dégage donc une petite impression de frustration et un certain goût d’inachevé puisqu’il nous manque pas mal d’informations importantes et qu’on ne connait même pas la manière dont le chantier s’est achevé. Comme si les aléas de la construction nourrissaient le personnage plutôt que l’inverse.
La distribution internationale est en revanche particulièrement savoureuse. Le danois Claes Bang (tête d’affiche de la première Palme d’or pas très palpitante de Ruben Östlund, « The Square ») est remarquable dans la peau de cet homme obstiné mais droit dans ses bottes. Swann Arlaud est plus en retenue face au québécois Xavier Dolan, très en forme. On regrette que le personnage de la femme de l’architecte, joué par la grande Sidse Babett Knudsen, soit moins bien loti par le script, d’autant plus que c’est celui qui a été le plus romancé. Enfin, Michel Fau se glisse dans la peau d’un Mitterrand à la bonhomie presque comique un peu trop éloigné de l’image qu’on s’en fait. Cependant, les notes d’humour parsemées grâce à son personnage et celui de Dolan aèrent une œuvre un peu rigide.
Notons tout de même que ce film a vocation historique se révèle finalement bien plus instructif et pédagogique (et donc intéressant) que véritablement cinématographique. Il manque en effet de ce qui fait la sève du septième art dans « L’Inconnu de la Grande Arche ». En outre, c’est parfois trop verbeux, il y a quelques longueurs et le côté elliptique du script peut parfois gêner. Ce genre de cinéma très vieille France malgré des effets visuels aussi discrets qu’impeccables ne plaira pas à tout le monde. Il n’empêche, Demoustier trace un sillon original dans le cinéma français et si ce n’est pas son film le plus convaincant, il est loin d’être dénué d’intérêt.
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Quand l'art du cinéma, met en scène l'art de l'architecture. Avec ce film, on plonge dans la création de l'arche de la Défense, créé par un architecte danois avant-gardiste où il va faire face, à différentes difficultés pour voir œuvre aux grands jours. Tout d'abord, le film est génial : C'est à la fois, un bon film métaphorique sur la vision d'un artiste confronté à l'incompréhension de son œuvre. Ce trio d'acteurs jouent leur rôle à merveille, reflétant chacun une vision différente de l'architecture. Le film passe très vite et cela se ressent via l'architecte : il est bouffé de l'intérieur, perdant ses moyens, impuissant.
Absolument génial où un film confronte la vision incomprise d'un artiste face à l'indifférence de ces collaborateurs
La bonne surprise. j'ignorais tout de l'histoire de l'architecte de la grande arche. Découvrir les recoins de cette histoire et de cette époque s'avère une belle idée. Quelques petites longueurs parfois mais vraiment sans importance. Film à découvrir.
Une histoire bien racontée qui retrace les affres d’un architecte sincère et entier qui ne savait pas ce que travailler avec les français veut dire : à peu près, courtisanerie, incompétence. Mais l’homme a aussi sa part d’ombre en refusant à tort le traitement d’un marbre dont il semble oublier qu’il s’agit d’une pierre poreuse (25 après il faudra démonter le tout et le remplacer par du granit bcp plus résistent à la pluie et aux pollutions). La France n’en sort pas grandie mais - ayant connu ces milieux - c’est assez proche de la réalité. Ça donne une fois encore envie de passer des vacances au Danemark pour plein de raisons à commencer par la qualité reconnue et partagée de son architecture.