«Intéressant» À la fin de la projection j’ai eu l’impression de voir une sorte de mini- « Brutalist », non pas que les histoires soient similaires, pas du tout, mais les personnalités des 2 architectes ont des points communs : la vision, la mission, leur existence vouée à leur œuvre. Ici on découvre celui qui a été à l’origine de la Grande Arche de la Défense souhaitée par , un architecte danois méconnu mais qui a eu l’idée de ce cube. On le voit se débattre avec les blocages à la française. Les images du chantier sont très bien rendues et l’ensemble est intéressant
Stéphane Demoustier a commencé sa carrière de cinéaste en réalisant des films pour le pavillon de l’Arsenal pendant une dizaine années. Il n’est donc pas surprenant qu’il ait trouvé dans l’adaptation du roman de Laurence Cossé « La grande Arche » paru en 2016, matière à conjuguer architecture et cinéma. Il retrace ainsi le destin extraordinaire de Johann Otto Von Spreckelsen, architecte inconnu, solitaire et obsessionnel, lauréat du plus grand concours du début des années 80, pour en faire un étonnant suspense existentiel dans les méandres de la Mitterandie. C’est le récit d’un acte de création, de l’intransigeance de son auteur qui va peu à peu se fracasser contre la réalité économique de ces exigences, les règlements techniques et de compte politiciens. La reconstitution est sobre mais d’une saisissante réalité pour les scènes de chantier réalisées à partir d’images d’archives que Stéphane Dumoustier a su animer soigneusement sans jamais être tape à l’œil. Le casting est impeccable, Swann Arlaud en Paul Andreu, Michel Fau en Mittérand, et surtout Claes Bang incarne avec élégance Von Spreckelsen, ce créateur inflexible, dont on oublie les caprices orgueilleux, pour ne retenir que sa droiture et son humanité. Le film fait ainsi œuvre de réhabilitation pour cet architecte inconnu, qui abandonnera le projet plutôt que de renoncer à ses idéaux et décèdera 2 ans avant l’achèvement du chantier. Peu de films parlent de la création architecturale et Stéphane Demoustier, bien loin du glaçant et pompeux « The Brutalist » de Brady Corbet, le fait avec justesse dans ce film bien construit, sobre et droit comme un plan parfaitement tracé à l’équerre sur la table à dessin, en hommage à son héros qui refusait le dessin sur ordinateur !
Ayant lu le livre enquête dont est tiré le film je dois dire que malgré les inévitables coupes dans les différentes mésaventures subies par l'architecte danois, le film maintient un récit cohérent et crédible. Si la mise en scène reste assez sobre, voire didactique, j'aurais souhaité un peu plus de lyrisme, d'émotion dans certains plans, je pense au passage de l'rchitecte à Carrare et sa découverte du marbre idéal! L'accompagnement musical est dans l'ensemble à la hauteur des situations, parfois même en décalage avec l'action du film. Les interprètes sont tous excellents, l'architecte, perdu dans les méandres de l'administration française, et en Mitterrand énigmatique .
Excellent film ! Les acteurs sont formidables : de l’inconnu Danois au cabinet du ministre Quebequois (surprise de voir Xavier Dolan) le president magistralement interpreté par Michel Fau bref c’est un regal. Le scenario est milimetré et impeccablement executé. Le seul hic si on peut en teuver un quand meme serait sur le format du film « carré » pourquoi revenir en arrière à ce point avec un format 4/3 d’antan… je sais bien qu’on parle d’un cube et que le carré pourrait correspondre à une certaine manière de coincer le spectateur comme le protagoniste principal qui a dessiné un cube pour la grande arche et on nous met dans un carré… mais le prochain film sur une sphere sera sur un ecran rond ? Ou triangulaire si on parle d’un triangle ? Cette maniere de faire partie du courant art et essai devient agaçante ces derniers temps dommage de ne pas vivre avec son temps et faire un film dans un format contemporain.
Très beau biopic basé sur des faits réels concernant notre monument l'Arche de la Défense estimé des milliards actuellement c'est l' architecte Danois qui a eu l'idée il a gagné le concours d'architecture anonyme lancé à l'époque par François Mitterrand, je connaissais pas cette histoire qui mérite d'être connu l'acteur principal incarne parfaitement son rôle il est attachant.
Une œuvre architecturale qui bouleverse la vie de l'architecte danois, Johan Otto von Spreckelsen, lorsqu'il remporte le concours de la grande arche à la défense. Le milieu créatif confronté aux méandres du pouvoir bien que le premier, architecte inconnu, se lie d'une presque amitié avec le Président de la république française qui a choisi son projet. Tensions, recherches de compromis face au maître d'œuvre inflexible. C'est l'oeuvre de sa vie et il entend que tout soit respecté selon sa vue. Les échanges sonnent justes, alimentés par des sorties bien senties qui font sourires. A voir !
Cette histoire valait le coup d'en faire un film. Quelle épopée cette construction de l'arche de la défense ! L'architecte danois ayant remporté le prix a un caractère bien à lui et en fait une véritable affaire personnelle. Bien réalisé, bien monté, de chouettes acteurs. Vaut clairement le visionnage.
"L'inconnu de la grande arche" est une bonne surprise à dessein utile. Derrière cet édifice imposant et original du parvis de la défense qu'on fréquente ou qu'on a tous fréquenté, se cache Johan Otto von Spreckelsen, un architecte danois passionné et visionnaire (peut-être un peu trop pour son époque). Le film raconte surtout sa "souffrance" face aux différents obstacles (financiers, administratifs ou politiques) que son projet de grande envergure a connus. Le sujet est plutôt bien traité et servi par un casting "étoilé": Claes Bang qui est magnétique dans la palme d'or 2017 "the Square" , Xavier Dolan , Swann Arlaud, Michel Fau et Sidse Babett Knudsen !
Inconnu de tous, cet architecte, père tranquille du fin fond de sa campagne suédoise semble avoir oublié qu’il avait posé sa candidature à un concours de maitrise d’oeuvre sur le sol français lorsqu'un Xavier Dolan, transformé pour l'occasion en chef du protocole présidentiel vient le déranger pendant sa partie de peche. une construction gigantesque d’un immeuble de bureau dans la zone de la Défense, un quartier d’avenir particulièrement surveillé de près par la plus haute instance du gouvernement hexagonal…un film ou on trouve plusieurs problématiques, articulées autour d'un projet trop grand pour un seul homme, pris en entre l'intellectualisation artistique et les modalités pratiques de ces constructions qui sont limitées par les impératifs budgétaires de l'etat. Le film est fidèle à cette France mitterrandienne des grands projets . D’ailleurs, quel grand acteur, cet ersatz de Mitterrand .. Des situations qui le dépassent : modifications des plans initiaux, dépassements budgétaires, explosions du coût des matières premières. Le « Cube » de son imagination est ballotté dans ce flot de textes contradictoires et des conflits dans les hautes sphères du pouvoir. Ce discret maitre d’oeuvre dépassé par l’ampleur de la tâche ne verra pourtant pas l’Arche complètement achevée. La description de ce milieu politique est extrêmement bien vue, avec moultes revirements, entraves des décideurs, querelles diverses…Il y a de très beaux plans, comme celui qui est tourné dans les carrières de marbre de Carrare. Il faut souligner aussi le talent des interprètes : l’architecte Claes Bang (déjà présent à Cannes avec the Square) et Sids Babett Knudsen, son épouse et sa principale assistante.
L’Inconnu de l’Arche Extrêmement déçu. Le film promet de raconter la construction de l’Arche de la Défense, mais il ne parle finalement que de pouvoir et d’intrigues politiques. On n’apprend rien sur les défis réels du chantier : tout se passe dans des bureaux, entre querelles d’ego et dialogues creux. L’Arche n’est qu’un prétexte, interchangeable avec n’importe quel autre projet. Une immense frustration pour ceux qui espéraient un film sur l’architecture
Très beau film dépeignant la théorie artistique se heurtant à la réalité pragmatique à la française. Le film est bien écrit, bien réalisé, les acteurs sont top Je recommande
J'ai adoré ce film, très fin, excellemment joué et tellement possible dans la vraie réalisation de cette construction pharaonique où la subtilité et la recherche du beau, de la part de l'architecte et de son client Mitterand les entraînent inexorablement vers une descente aux enfers. À voir absolument. Émotion garantie devant tant de passion et d' intelligence.
Franchement, qui connaissait le nom de Otto von Spreckelsen avant les 106 minutes réalisées par Stéphane Demoustier… et pourtant ! 1983, François Mitterrand décide de lancer un concours d'architecture international pour le projet phare de sa présidence : la Grande Arche de la Défense, dans l'axe du Louvre et de l'Arc de Triomphe ! A la surprise générale, Otto von Spreckelsen, architecte danois, remporte le concours. Du jour au lendemain, cet homme de 53 ans, inconnu en France, débarque à Paris où il est propulsé à la tête de ce chantier pharaonique. Et si l'architecte entend bâtir la Grande Arche telle qu’il l’a imaginée, ses idées vont très vite se heurter à la complexité du réel et aux aléas de la politique. Une véritable prouesse que de nous passionner pour une histoire a priori aride, technique et politique, qui nous conte les affres et déboires d’un véritable inconnu. Et pourtant ! (bis) Ce film est adapté du roman La Grande Arche de Laurence Cossé, publié en 2016. Notre cinéaste du jour a commencé sa carrière dans le domaine de l’architecture. En effet, pendant plus d’une dizaine d’années, il a gagné sa vie en réalisant des films de commande pour le Pavillon de l’Arsenal et la Cité d’architecture. L’équipe du film a pu tourner dans l’enceinte de l’Élysée, un fait finalement assez rare au cinéma. Avec un souci du détail qu’on se doit de saluer, le réalisateur a notamment retrouvé des fauteuils contemporains que François Mitterrand avait fait installer lorsqu’il était au pouvoir et qui traduisaient une rupture ainsi qu’une volonté d'évoluer vers la modernité. Pour reconstituer le chantier impressionnant de la Grande Arche de La Défense, et contrairement à ce qui se fait habituellement au cinéma et qui consiste à intégrer des images d’archives dans un film, après avoir examiné un grand nombre de photographies de références, on a décidé d’animer ces clichés… Effet bluffant garanti ! Bref, comme vous le voyez, Demoustier a joué à fond la carte de l’authenticité ce qui, et c’est un pur bonheur, laisse une belle place à l’émotion et même à une pointe d’humour. Et puis, il y a le casting !!! Claes Bang, venu du théâtre, se révèle l’acteur de la situation, car il fallait un « inconnu » pour incarner cet « inconnu ». Sidse Babett Knudsen, comme toujours très sobre et juste, retrouve enfin sa langue d’origine. Xavier Dolan, - dont le prochain film en tant que réalisateur sortira en 2026… on a hâte -, campe avec brio un conseiller du Président passablement dépassé par les événements… Savoureux ! Swann Arlaud, - impeccable - et Michel Fau, - très plausible en Mitterrand -, participent à ce très beau moment de cinéma « historique ». Archement bien, titre un internaute. Ok ! Je prends !