Derniers Avis : L'Inconnu De La Grande Arche - Page 14
L'Inconnu De La Grande Arche
Note moyenne
3,8
3371 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
329 critiques spectateurs
5
48 critiques
4
117 critiques
3
122 critiques
2
29 critiques
1
10 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Luerna
2 abonnés
34 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 11 novembre 2025
Excellent film, sans prétentions, mais clair, efficace, instructif, très bien mis en scène, malin, très bien dirigé, passionnant ! Une prouesse technique compte tenu du caractère architectiral et historique du sujet. Sobre et plein d'humanité. Une franche réussite.
Un film très intéressant tourné en format carré pour rappeler l’idée du "cube", même si l’on a parfois envie d’agrandir l’image. On y découvre un homme entièrement dévoué à son œuvre, habité par une vision précise et sans concession, confronté aux contraintes techniques et politiques. On prend également plaisir à retrouver Swann Arlaud, déjà vu dans un film précédent. La fin est émouvante et on ne s’attendait pas à cette conclusion ; elle nous laisse un peu sonnés et avec l’impression qu’il manque quelque chose…
J’ai adoré ce film Sur le projet , la mise en place et la construction de l’arche de La Défense. Le thème déjà rare , le sujet est bien traité avec egalement les personnages politiques de l’époque qui ont validé le projet et le choix de l’architecte . Moi je le conseille si ce thème peut vous plaire . Mais vraiment ça fait voir aussi les rouages pour la mise en place la validation d’un projet d’envergure national. Merci et bravo
En mai 1983, Johan Otto von Spreckelsen, architecte danois inconnu, remporte le concours Projet Tête Défense. Son hyper cube est choisi par François Mitterrand. Mais,l'architecte va être confronté à l'administration française, à un revirement politique (cohabitation de 1986) et à la remise en question de la faisabilité de son projet.
Stéphane Demoustier adapte le livre de Laurence Cossé qui raconte l'histoire de la Grande Arche et surtout des difficultés rencontrées par son créateur. On s'attache très vite à cet architecte danois en sandales, perdu sous les ors de la République et dans les modes de fonctionnement de l'administration française, et défiant le travail des maîtres d'oeuvres qu'il soupçonne d'être négligeants. Sa détermination à donner vie à son cube tel qu'il l'a imaginé, sans qu'on sache très bien si ses arguments techniques sont cohérents ou non, son impression que le "projet de sa vie" est intouchable puisque choisi par le roi François lui même, lui donnent par intermittence un air de ravi de la crèche, de poète, de Don Quichotte ou de jusqu'au-boutiste. Ainsi, le film débute comme une comédie et se finit comme un drame, donnant à ce soldat inconnu une reconnaissance bien tardive.
Johan Otto von Spreckelsen est particulièrement bien interprété par Claes Bang (déjà très bien dans The Square). Sidse Babett Knudsen et Swan Arlaud sont parfaits également. Xavier Nolan convainc moins. Quand à Michel Fau, il porte définitivement bien son nom.
Je suis parti sans rien connaitre de ce film et je dois dire que que ce titre me faisait hésiter entre un documentaire et un thriller. Un peu surpris par la présentation puis la phrase du début du film "Monsieur le Président de la République ", je me suis callé dans mon siège fort intrigué. Caller, je vais le rester jusqu'à' à la sortie des spectateurs ! Quel film Un acteur principal Claes Bangau look "James Bond", un Xavier Dolan que l'on déteste vite et un Swann Arlaud extraordinaire sans oublier la "cheffe" Sidse BABETt parfaite dans son rôle. Quant au Président un rôle bien ingrat. Bref un film documentaire thriller (finalement c'était cela) qui vous colle au siège et pas une mouche vole dans la salle. Bref allez voir l' histoire d'un cube qui devient pyramide. Bravo au réalisateur Stéphane Demoutier.
Le film montre comment l’extraordinaire projet d’un cube en marbre blanc, imaginé par l’architecte Danois, Otto von Spreckelsen, pour donner à Paris une figure de monument qu’elle n’avait pas encore, a été dévoyé par les marchands et les politiques français des années 80 et suivantes. Courageux, intègre, von Spreckelsen ne veut faire aucune concession à « l’œuvre de sa vie », le cube de la Défense. Le film montre bien ses dilemmes et nous interroge sur son attitude : N’aurait-il pas dû être plus calculateur pour sauver, au moins, le marbre blanc de Carrare et pour se sauver lui-même aussi ? Le film montre très bien aussi l’extrême complexité de ce projet, tant au plan technique, que dans les rapports de force entre les multiples parties prenantes de l’opération. Hommage est rendu à la figure de Paul Andreu qui dans l’ombre, avec pragmatisme et dignité a permis au projet d’être mené à bien ; mais au vu des conditions qui lui ont été imposées, fallait-il vraiment finir cette opération ? Quand on voit aujourd’hui, au bout « la perspective historique », cette arche, perdue au milieu de tours gigantesques, terne en son marbre gris, presque pitoyable, on peut se poser la question. L’interprétation est excellente, tout particulièrement celle de Claes Bang qui nous captive en von Spreckelsen, colosse à la psyché fragile ; Il avait déjà été éblouissant dans « The square » ; Swann Arlaud en Paul Andreu, Sidse Babett Knudsen en femme de l’architecte et Xavier Dolan en conseiller culture du président sont aussi très bons. En revanche, la rondeur de Michel Fau ne sied pas à la majesté ironique de François Mitterrand. Après ses remarquables précédentes productions dont « Borgo » et la série « L’opéra », Stéphane Demoustier, réalise un film ambitieux, instructif et très prenant.
Cette histoire valait le coup d'en faire un film. Quelle épopée cette construction de l'arche de la défense ! L'architecte danois ayant remporté le prix a un caractère bien à lui et en fait une véritable affaire personnelle. Bien réalisé, bien monté, de chouettes acteurs. Vaut clairement le visionnage.
Une histoire inattendue mais passionnante et qui méritait d'être racontée. Otto est un extraordinaire personnage de cinéma, par son caractère à la fois doux et inflexible, sa stature, ses obsessions qui confinent à la folie. Avec Stéphanie Demoustier, l'architecture et la construction deviennent des enjeux dramatiques, politiques et même philosophiques. Otto se retrouve aux prises avec un système administratif et normatif - qui a toutes ses raisons d'être, à la fois pour protéger les deniers publiques et les citoyens - qui le dépasse et vient interférer avec son rêve d'artiste. On est tour à tour en empathie avec lui et en opposition avec ses choix radicaux. Ajoutons à cela que les images (et notamment les reconstitutions du chantier) sont magnifiques.
J'aime les films historiques dont j'en ressort nourrie d'un savoir que je n'avais pas avant ma séance. Ce film parle d'un fait dont je n'avais absolument pas connaissance : celle de l'histoire de la conception de l'arche du quartier de la défense.
Et cette histoire est folle : celle d'un concours d'architecture organisé par l'État français ! Et c'est un danois qui l'a emporté, totalement inconnu qui se lança tête baissée dans ce projet faramineux !
C'est un film super intéressant : on découvre un François Mitterrand féru d'architecture et peu regardant des finances de l'État et son opposition prête à faire des coupes budgétaires drastiques.
Après "The Brutalist", nous voilà à nouveau confronté à un architecte passionné qui lutte pour que l'œuvre de sa vie voit le jour !
Quel bonheur de revoir Xavier Dolan au cinéma il m'avait trop manqué !
Je ne pensais pas qu'un cube pouvait autant me captiver : c'est une réussite !!
C'est le projet de Mitterand sur la Grande Arche portée par un illustre inconnu : Otto von Spreckelsen. Ce dernier va se retrouver face à la Pieuvre bureaucratique française. On pourrait éprouver un peu de sympathie pour cet architecte. Hélas il a le "melon" devant le "projet de sa vie"...Et il veut décider tout, tout seul ! Coup de chapeau au réalisateur qui a réussit à filmer Paris, sans les travaux. Et surtout le chantier de la Grande Arche: on s'y croirait !
Un enchantement d’intelligence, de dialogue et de jeux d’acteurs. L’époque est subtilement bien reconstituée, aucun pathos, une histoire tragiquement vraie
Film impeccable dans les moindres détails mêlant architecture et politique une démonstration du savoir faire de Stéphane De moutier casting au top le sujet difficile mais on ne s'ennuie pas