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Laurent B.
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3,0
Publiée le 6 août 2026
Johan Otto von Spreckelsen ? Mais céki ? L’avant-centre de l’équipe de football du Danemark ? Pas du tout, il s’agit bel et bien de l’architecte de la Grande Arche, l’homme à l’origine du cube du siècle, dans le quartier de La Défense. Le film de Stéphane Demoustier revient avec force détails et quelques arrangements avec la réalité sur l’avancement progressif du projet, soumis à de nombreux impondérables politiques. Il aurait pu être traité sous forme de satire ou tout du moins de divertissement, mais le cinéaste a choisi une forme presque documentaire, peut-être au détriment de la fluidité du récit. L’inconnu de la Grande Arche force toutefois le respect par l’analyse précise d’une époque et surtout par son portrait d’un architecte intransigeant et inflexible pour qui il s’agissait de l’œuvre d’une vie qui ne pouvait souffrir aucun compromis. Dans un casting homogène, l’on remarque notamment un Xavier Dolan étonnant, courroie de transmission entre le président Mitterrand et l’architecte danois
Les péripéties de la construction de la grande arche de La Défense sont racontées dans ce film. À partir du moment où le répondant qui a gagné est choisi, jusqu'au déroulement du chantier. L'intérêt du film est que le répondant, un architecte scandinave, était inconnu de toutes et tous et qu'il a fallu le retrouver dans sa Scandinavie ; lui même ne s'attendant pas à être retenu. Ensuite il a fallu constituer l'équipe de maîtrise d'œuvre. Avec les différentes péripéties qui peuvent arriver à un chantier de construction, en particulier amplifiées pour un tel chantier inhabituel.
Le film nous met au cœur des transactions, influences et autres inquiétudes des différentes parties prenantes. Des politiques, dont le président de la République, François Mittérand, son cabinet, jusqu'à la maitrise d'œuvre, les concurrents et aussi certains fournisseurs.
C'est donc un film historique sur un chantier pharaonique. Qui reconstitue la période au niveau des décors, de l'image et de l'atmosphère, qui est un peu triste et peu avenante. Mais le film reste passionnant.
Captivant, intéressant, bien joué et même émouvant dans la dernière demi-heure...je ne connaissais pas l'histoire de l'Arche de la défense. J'ai adoré ce film!
Un film où on apprend beaucoup sans s'ennuyer. Très intéressant de voir la construction d'un projet avec un architecte étranger, esthète, loin des contraintes administratives françaises.
Un film à la fois historique (la création d'un monument iconique de Paris) et un biopic (une partie de la vie de l'architecte initiateur et en charge du projet). On découvre beaucoup de choses intéressantes sur la relation entre l'architecte et Miterrand, entre l'architecte et son maître d'œuvre français, entre l'architecte et un bureaucrate du cercle de la présidence. Les images reconstituées du chantier sont une découverte également. Mais au global, si on prend du recul et que l'on analyse le projet avec un œil un peu humaniste et écologique (dans le sens protection et amour de la nature), on a affaire à un homme avec un ego surdimensionné qui ne pense qu'à la gloire de son œuvre et à la sienne (90% des architectes ?), à un monde politique assez minable (le nouvel élu essaie de casser ce que l'équipe de son prédécesseur à démarré) et à un résultat en béton quand même très moche. Le déroulé du film nous ferait presque oublier cette réalité, et c'est un peu gênant. La grisaille de La Défense et le manque de moments passionnants rendent ce film assez tristounet.
J’ai vu L’Inconnu de la Grande Arche et j’en suis ressorti avec cette impression rare d’avoir assisté à quelque chose d’à la fois intime et monumental. 4/5 pour moi, sans hésiter. Stéphane Demoustier signe ici un film solide, élégant, qui évite les pièges du biopic classique. On suit Claes Bang dans le rôle de von Spreckelsen, ce prof d’architecture danois anonyme propulsé du jour au lendemain à la tête d’un projet pharaonique à Paris. Le contraste entre cet homme discret, presque effacé, et l’ampleur du chantier est magistralement rendu. Ce qui m’a particulièrement touché, c’est la manière dont le film parle de création face au pouvoir. On sent la bureaucratie, les compromis politiques, les ego qui se frottent… et au milieu de tout ça, un artiste qui essaie simplement de défendre sa vision. Les scènes à Paris dans les années 80 sont super bien reconstituées, sans tomber dans le folklore rétro. J’ai vraiment eu l’impression de plonger dans cette époque où la France voulait montrer sa grandeur à travers l’architecture. Les dialogues sont justes, jamais didactiques, et le casting secondaire (avec Sidse Babett Knudsen, Xavier Dolan et Swann Arlaud) apporte une vraie profondeur humaine. Visuellement, c’est beau sans être tape-à-l’œil. Demoustier filme les plans de l’Arche avec une sorte de respect presque religieux, mais il n’oublie jamais l’homme derrière le monument. Il y a une mélancolie qui traverse tout le film, celle d’un créateur qui voit son rêve progressivement lui échapper. Ça m’a fait penser à d’autres œuvres sur des artistes broyés par le système, mais avec une sensibilité très contemporaine. Pas de grands discours, juste des regards, des silences et des décisions qui pèsent lourd. Bref, un très beau film français qui sort du lot sur l’année 2025. Il n’est pas parfait (le rythme est parfois un peu contemplatif et certains passages politiques auraient pu être plus mordants) mais il reste sincère et intelligent. Si vous aimez les drames historiques ancrés dans le réel, avec de la matière et de l’émotion contenue, foncez. Moi, j’y retournerai sûrement pour un deuxième visionnage, ne serait-ce que pour mieux apprécier les détails architecturaux. Une belle réussite.
Un très bon film qui met en lumière les travaux de Johan Otto von Spreckelsen, l’homme à l’origine de la Grande Arche de La Défense. Cette histoire assez peu connue montre l’implication de l’architecte dans ce projet et ses nombreuses modifications. Un film très intéressant.
Je n’ai pas du tout accroché à L’inconnu de la grande arche. Le film a un bon casting et s’il y a bien une chose qui est réussie, c’est l’esthétique globale avec beaucoup de plans et de couleurs qui sont à tomber par terre. Cependant , j’ai du mal à trouver l’intérêt profond derrière cette histoire ? Qu’est ce que le réalisateur veut nous montrer avec le personnage de l’architecte ? Je n’en ai aucune idée et c’est pour ça que j’ai fini par bien m’ennuyer devant. Dommage !
Le cinquième long-métrage de Stéphane Demoustier, sorti en 2025, retrace le parcours étonnant de l'architecte danois Johan Otto von Spreckelsen ayant conçu le projet de la Grande Arche à la suite d’un concours international lancé en 1983 par François Mitterrand. Si le récit s’égrène comme une page documentée de Wikipédia, il convient de saluer le travail de reconstitution de l’époque tant dans son impression visuelle que sa dimension politique. En effet, cet homme méconnu, tout autant obstiné qu’esthète, a su défier les obstacles économiques, techniques et technocratiques pour parachever son œuvre. Le réalisateur parvient ainsi à rendre ce combat captivant, bien aidé en cela par une distribution de qualité (Claes Bang, Swann Arlaud, Xavier Dolan, etc.). Bref, le portrait d’un inconnu resté dans l’anonymat malgré sa contribution à l’édification d’un des édifices les plus connus de Paris.
Je préfère largement les documentaires autour de ce sujet plutôt que cette histoire romancée. Ce film est aussi un florilège de points de vue auxquels ces documentaires nous imposent moins.
Je ne connaissais pas du tout l'histoire de la construction de la Grande Arche de Paris. Ce film est très intéressant, car il permet de découvrir comment la France des années 1980 a choisi de faire appel à un architecte étranger pour concevoir ce projet emblématique. Il montre également que, déjà à cette époque, les contraintes budgétaires jouaient un rôle majeur et que le pays faisait face à certaines difficultés économiques.
À travers cette aventure architecturale et politique, le film met en lumière les défis liés à la réalisation de grands projets publics, notamment la question des coûts et des dépassements budgétaires. C'est un film historique et architectural captivant, qui permet de mieux comprendre l'histoire de la Grande Arche et le contexte de sa construction.
Un film à voir pour tous ceux qui ne connaissent pas l'histoire de ce monument emblématique.
Intéressant. On apprend comment un architecte danois, après un concours, s’est vu attribuer la construction de la Grande Arche de La Défense que tout le monde connaît, sous la présidence Mitterrand. On redécouvre l’invraisemblable parcours du combattant, avec les normes et les coûts que seule la France a accumulé depuis des dizaines d’années. Très bonnes prestations de l’acteur danois et de son épouse. Au final, la Grande Arche, inaugurée en 1989, n’est pas tout à fait comme la souhaitait l’architecte (qualité du marbre, absence de petits cubes à côté.. ), lequel a payé de sa vie en y laissant la santé à porter son bébé., d’où ce nom « inconnu » dans le titre. Un hommage indispensable.
Michel fau , quel sublime acteur, un film ou chaque rôle est au top, nostalgique, la reconstitution des débuts 80 est bluffante, une madeleine de Proust.....on y repense après...voir un mariel ou un Noiret dans ce film vu la photo ' aurait pas été surprenant, l époque est vraiment reconstituée, bluffant.
Biopic de l'architecte danois en charge de monter l'Arche de La Défense pour Mitterand, plongée âpre dans les backrooms de la politique, des magouilles, des coups de couteaux dans le dos. Sans concession, avec une vraie subtilité, un moment sympa de cinéma.
On peut peut-être reprocher au film d'être un peu trop politico technique, mais le sujet est très intéressant, l'opposition entre l'art et la politique assez savoureuse, le portrait de cet homme, droit voire rigide, étonnant et l'interprétation au diapason.