Ayant lu le livre enquête dont est tiré le film je dois dire que malgré les inévitables coupes dans les différentes mésaventures subies par l'architecte danois, le film maintient un récit cohérent et crédible. Si la mise en scène reste assez sobre, voire didactique, j'aurais souhaité un peu plus de lyrisme, d'émotion dans certains plans, je pense au passage de l'rchitecte à Carrare et sa découverte du marbre idéal! L'accompagnement musical est dans l'ensemble à la hauteur des situations, parfois même en décalage avec l'action du film. Les interprètes sont tous excellents, l'architecte, perdu dans les méandres de l'administration française, et en Mitterrand énigmatique .
Vu à Caen le 18/11/25 à l'amphi Daure avec le Lux dans le cadre d’une rencontre avec le réalisateur Stéphane Demoustier. Echanges très bons avec le réalisateur. Excellent jeu des 5 acteurs principaux. Intéressant de voir comment s'est déroulé la construction du projet. Faut-il tout sacrifier sur l'autel de l'art ? La débauche de moyens fait un peu mal aujourd'hui à la lumière de notre conscience écologique récente...
Je sors de mon sommeil. Très décevant. Les images sont moches, aucun rythme on est absolument pas transportés. L’architecte Danois est insupportable. Dommage, nous nous sommes endormis tous les deux.
Film tres bien réalisé, qui présente bien la démesure d’un tel projet qui est imaginé par un architecte démentiel et parachuté au milieu des arcanes du pouvoir présidentiel ! Jai pas trouvé le rythme tres soutenu et malgré l’énervement que produit la candeur et l’irrationalité de l’architecte en chef de nationalité Danoise, l’intrigue prend assez rapidement et sous une forme « dramatique et psychologique » captivante enveloppée autour des années mitterrand 1983-1986. Un bon moment cinématographique, allez le voir pour ceux qui aiment Paris, l’architecture les chantiers et le beau marbre!!
L’Inconnu de la Grande Arche est un bon film, porté par des acteurs investis et une réalisation convaincante.
À plusieurs reprises durant mon visionnage, j’y ai vu comme un The Brutalist au format compact d’1h46 : des ambitions thématiques proches, même si l’ardeur formelle est toute autre.
Le format d’image, ainsi que les cartons de titrage reprenant les proportions de la Grande Arche, constituent un clin d’œil original et efficace.
Le film offre enfin une belle illustration des conflits intérieurs qui peuvent naître entre les aspirations d’un esthète et les réalités d’une livraison contractuelle dépassant le cadre purement artistique — jusqu’à en déstabiliser les coulisses.
Celles et ceux qui, comme moi, avaient lu le passionnant livre de Laurence Cossé, étaient sans doute très curieux de découvrir l’adaptation qu’en a faite Stéphane Demoustier (Borgo) dans son film L’Inconnu de la Grande Arche.
Il faut dire que le pari n’était pas forcément gagné d’avance, tant l’histoire de cette construction et celle de son concepteur, Otto von Spreckelsen, n’avaient rien de très romanesque à la base… et pourtant.
C’est donc toute l’histoire de ce cube gigantesque pour lequel des hommes ont passé des années à l’imaginer et à le construire que raconte le film. On y retrouve les principaux protagonistes de l’époque, des personnalités fortes qui ont dû composer les unes avec les autres pour mener à bien le projet. Parmi celles-ci, François Mitterrand, incarné avec une touche de second degré et d’ironie par Michel Fau, qui montre un homme fasciné par le projet pharaonique d’Otto von Spreckelsen, Un architecte danois, interprété par Claes Bang (The Square), réservé, rigide, rigoureux, ancré dans ses convictions artistiques, et qui refusera de se plier aux injonctions financières, politiques et technocratiques de la France, au point de voir son projet lui échapper peu à peu.
Au-delà de sa dimension documentaire et du soin accordé à la reconstitution du chantier, assez impressionnante, constituée à partir d’images d’archives animées , le film de Stéphane Demoustier prend très vite des allures de comédie, un peu satirique, parfois presque sarcastique, avec une poignée de personnages légèrement lunaires, qui viennent contrebalancer le sérieux des enjeux liés au projet architectural... le tout souligné par la musique mélancolique d'Olivier Marguerit, qui joue également dans le film.
Dans sa dernière partie, le film abandonne son ton léger pour aller vers quelque chose de plus dramatique, de plus sombre, tout en conservant sa veine satirique. Un film qui permettra, en tout cas, de porter un éclairage nouveau sur ce monument parisien, symbole du début du second mandat de Mitterrand mais aussi du bicentenaire de la Révolution française.
Jolie surprise que cet Inconnu. Je ne connaissais pas cette histoire et j'ai été tout à fait séduite. Michel Fau est parfait comme toujours, Swann Arlaud aussi. Claes Bang et Sidse Babett Hudsen forment un couple étonnant et déroutant, dont j'ai eu plaisir à découvrir les échanges. Bref, un pan de l'histoire de Paris vraiment inconnu et intéressant.
très beau film, pourtant je n'y connais rien en architecture, tout est beau, l'Italie, le marbre, l'architecte danois, et les acteurs qui sont excellents. Je prêterai attention à la Grande arche de la Défense la prochaine fois que j'y vais. Les ministres, des minus, ça m'a bien fait rire
L'inconnu de la Grande Arche est une comédie dramatique de Stéphane Demoustier avec Claes Bang, Swann Arlaud, Sidse Babeth Knudsen et Xavier Dolan. Il s'inspire du livre de Laurence Cossé La Grande Arche et se fonde sur des faits réels.
En 1983, l'architecte danois Otto Von Szpreckelsen (Claes Bang) a été choisi comme architecte du "Cube", le projet de Grande Arche de la Défense. Il n'avait jusque là construit que sa maison et quatre églises. Haut de 111 mètres comme la Pyramide de Gizeh, la construction du Cube va être jalonnée d'aléas...
Claes Bang que j'ai découvert en mari exécrable dans la série drôlissime Bad sisters sur Canal+, incarne un architecte jusqu'au-boutiste, dont les valeurs personnelles priment sur la carrière. Il est droit dans ses bottes - ou pour être exacte dans ses éternelles spartiates chaussettes !
Swann Arlaud, actuellement à l'affiche de L'étranger de François Ozon, joue l'architecte de l'aéroport de Roissy qui va devenir maître d'œuvre du projet du Cube. Il va avoir du mal à collaborer avec l'architecte et répondre à ses attentes.
Sidse Babeth Knudsen, vue notamment dans La fille de Brest d'Emmanuelle Bercot sur le scandale du Médiator, incarne la femme de l'architecte.
Xavier Dolan, réalisateur notamment de Les amours imaginaires et Mommy - un film coup de poing - , joue ici un conseiller ministériel qui manie le langage politique avec habileté.
Michel Fau incarne le Président de la République et fait preuve de beaucoup d'éloquence.
Stéphane Demoustier surprend une nouvelle fois avec un sujet original, après notamment Borgo avec Hafsia Herzi, La fille au bracelet et la réalisation de certains épisodes de la série L'Opéra (diffusée sur Canal+). Ce film met en lumière les enjeux politiques et les affres de la création, ici architecturale. Le film a été tourné à Paris, au Danemark et en Italie.
Une très belle découverte, souvent drôle (qui cependant ne me réconciliera pas avec le quartier de la Défense que j'ai toujours détesté pour son aspect ultra bétonné et anxiogène).
Un grand film, autant par son inventivité, son originalité que par sa rigueur. D'abord le récit est passionnant, on apprend l'histoire de cette construction, histoire oubliée, et puis la mise en scène est précise, inventive, inattendue. C'est un film autant populaire qu'exigeant, un film rare dans la paysage cinématographique français, et Stéphane Demoustier est aussi un cinéaste unique, qui se renouvelle à chaque film et qui invente une mise en scène pour chacun de ses films. Un réalisateur audacieux qui sait faire des films romanesques et profonds, comme l'était Borgo, des films tendus et profondément humains. Aussi, le casting est pour une fois original, et chaque acteur/actrice joue au diapason, nous plongeant dans le cœur de cette époque, avec un panel d'ambitions et d'émotions complexes. Bravo à toute l'équipe !