Derniers Avis : L'Inconnu De La Grande Arche - Page 5
L'Inconnu De La Grande Arche
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Bertie Quincampoix
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3,5
Publiée le 2 janvier 2026
Adaptation d’un roman de Laurence Cossé, L’inconnu de la Grande Arche est réalisé par Stéphane Demoustier, auteur de l’impressionnant Borgo (2023), qui fît ses premières armes dans des films de commande autour de l'architecture. Ce qui explique l’intérêt – étonnant de prime abord – porté à l’histoire de cet architecte danois inconnu au bataillon qui remporta le concours « Tête Défense » en 1982 avec son fameux projet de cube, plus connu sous le nom de Grande Arche. Mis en scène de manière très solide – sa première partie est impressionnante de fluidité – le long-métrage raconte l’histoire d’un architecte qui se vit comme un artiste tentant d’imposer une œuvre totale, refusant tout compromis : son comportement impressionne tantôt pour son intégrité, irrite tantôt pour son refus de tout compromis. Rapidement, Johan Otto von Spreckelsen va se confronter à une réalité à laquelle il ne pourra échapper : normes et réglementations contraignantes, restrictions budgétaires, volonté des autorités de faire travailler des entreprises françaises, contexte politique mouvant (la première cohabitation date de 1986). Jusqu’à perdre foi en son propre projet. Cette réflexion sur le statut de l’auteur se double d’une plongée délicieuse et malicieuse dans les arcanes du pouvoir mitterrandien.
Un grand film sur l'architecture, un grand film sur la destiné d'un homme, sur l'obsession et l'intransigeance d'un homme à part, dans son monde, dans sa vision du monde et sa détermination à la faire accepter. Une étonnante surprise ce film, qui m'a beaucoup touchée.
L'inconnu de la grande arche est un biopic intéressant puisqu'il nous conte une partie de la vie d'un architecte danois, auteur de la grande arche de la dé film est bien mené dans l'ensemble en dépit d'un manque parfois d'exté contre, il est très difficile quand on s'attaque à ce genre d'oeuvre de trouver des personnages proches de la réalité et le Président Mitterrand est joué par un acteur qui, non seulement ne lui ressemble pas du tout , mais en plus l'acteur qui le joue n'est pas dans la peau du personnage dans ses attitudes, faits et gestes et même sa façon de parler: c'est un peu déroutant!
Le long métrage montre l'intransigeance d'un architecte à la psychologie atteinte par l'obsession d'un projet. "C'est l'oeuvre de ma vie". Je conseille le long métrage pour toutes les personnes souhaitant exposer au monde une quelconque création. Deux approches sont possibles, partir de la réalité pour modifier l'oeuvre, ou tenter le pari fou de plier le réel vers la réalisation du rêve. Les conséquences du deuxième choix me paraissent parfaitement illustrées par la conclusion.
Ce film est superbe. J'ai adoré ! Adoré le choix et le jeu des acteurs, le scénario, la mise en scène, les décors, la musique. Il y a de l'humour, de la poésie, de la beauté. Bref, tout ce qu'on aime. Le début du film, à l' Élysée, est très amusant avec, entouré de sa cour, un Mitterrand plus vrai que nature. Puis le film se déroule sans rien de superflu, ce qui est rare et parfaitement orchestré dans un minimum de temps (1h46), ce qui est rare aussi... Et pour ne rien gâcher, Otto von Spreckelsen, l'architecte, est terriblement séduisant. Plusieurs scènes m'ont émue dont celle où Otto joue de l'orgue dan sa magnifique église danoise observé par un cerf apparaissant derrière les vitres ; celle où il est au piano avec sa femme à côté qui danse au rythme de sa musique ou encore lorsqu'il carresse un bloc de marbre en Italie pour en ressentir la texture. On pense alors à ce magnifique film "The Brutalist". L'inconnu de la Grande Arche est plein de finesse et de sensibilité où les rapports entre les personnages sont bien décrits et analysés. Peu avant la fin, l'image émouvante du labrador grimpant en solitaire les marches de la Grande Arche symbolise pour moi l'immense solitude de l'artiste exigeant parce que fidèle à ses idées et qui n'accepte aucun compromis.
Cet inconnu de la grande Arche qui n'est autre que l'architecte du projet, Otto, au nom de famille imprononçable, pertinemment incarné par Claes Bang, parvient à nous faire comprendre les relations complexes et conflictuelles qui existent entre un artiste intransigeant et un pouvoir politique changeant, tributaire de contingences budgétaires, au détriment de la réussite de l'œuvre d'art de commande validée. J'ai été bluffé par la maîtrise de la mise en scène, du cadrage et par la restitution réaliste du chantier de la construction de l'arche que son créateur appelle d'ailleurs Le Cube : une véritable prouesse technique. Les rivalités, les jeux de pouvoirs habilement calés, nous plongent dans les coulisses des artistes et des politiques qui, bon an mal an, réussissent tout de même à trouver des solutions, pour peu que l'architecte accepte de manger son chapeau ou de disparaître à tout jamais en retombant dans l'anonymat ou même de mourir ...
Cet Inconnu de La Grande Arche qui n'est autre que l'architecte du projet, Otto (au nom de famille imprononçable), pertinemment incarné par Claes Bang, parvient à nous faire comprendre les relations complexes et conflictuelles qui existent entre un artiste intransigeant et un pouvoir politique changeant tributaire de contingences budgétaires, au détriment de la réussite de l'œuvre d'art de commande et validée. J'ai été bluffé par la maîtrise de la mise en scène, du cadrage et par la restitution réaliste du chantier de la construction de l'Arche que son créateur appelle d'ailleurs Le Cub : une véritable prouesse technique cinématographique selon moi. Les rivalités, les jeux de pouvoirs habilement calés nous plongent dans les coulisses des artistes et des politiques qui, bon an mal an, réussissent tout de même à trouver des solutions pour peu que l'architecte accepte de manger son chapeau ou de disparaître à tout jamais en retombant dans l'anonymat ou même de mourir...
J'ai apprécié le visionnage de l'Inconnu de la grande arche qui fut selon moi intriguant et émotionnellement intéressant. Claes Bang est une belle découverte, je le trouve d'une justesse admirable, il allie très bien émotions et rigueur et son style vestimentaire touche la perfection.
De surcroît, le film possède une bande son expressive, qui accompagne très bien les scènes de doutes et de tensions. Les acteurs secondaires sont plutôt bons, à part Michel Fau que je n'ai pas trouvé très pertinent dans le rôle de Mitterrand.
In fine, un beau film, historiquement et politiquement très intéressant, mais aussi entrainant et profond. Des questions de santé mentale, de relation profession et relation mais encore relation rêve et réel sont brillant évoquées et permettent de singulariser cette oeuvre et de lui donner une certaine personnalité.
Film saisissant. Plongés dans l'immobilier et l'urbanisation des années 80, nous découvrons cette double histoire. Celle d'un homme surprenant, pétri d'humanisme et pourtant prisonnier de ses croyances... Et celle d'un monument de Paris lui aussi peu connu. A voir
Le film de Stéphane Demoustier s’est construit sur le livre de Laurence Cossé « La grande Arche », une histoire au romantisme tragique de l’un des projets les plus emblématiques des Grands Travaux de François Mitterrand... « Le Cube doit être prêt pour le Bicentenaire (de la Révolution française) », rappelle le président Mitterrand...Le Cube s’est ainsi que surnommait la Grande Arche de la Défense son concepteur, , le Danois Johan Otto von Spreckelsen , dont Stéphane Demoustier dresse un portrait doucement ironique , celui d’un architecte intransigeant, vierge de compromis , choisi sur concours, qui n’avait jusqu’alors construit en dehors de sa maison que quatre églises au Danemark...qui va vite se trouver confronté à la technocratie, au pouvoir et à l’administration française...l’artiste avec un grand A face aux principes de réalité, aux contingences politiques, financières et humaines... . Très vite, on nomme Paul Andreu, un architecte autrement expérimenté et compétent techniquement, à la tête d'une grosse agence – il a construit entre autres les aéroports de Roissy – pour assister Johan Otto von Spreckelsen dans sa tâche. L'inconnu de la Grande Arche montre avec beaucoup d'intelligence combien peut être difficile et frustrante la confrontation entre l'art et le réel, combien peuvent être acharnés les combats d'égo entre architectes... Il aurait pu être traité sous forme de satire ou tout du moins de divertissement, mais le cinéaste a choisi une forme presque documentaire.... L’inconnu de la Grande Arche force toutefois le respect par l’analyse précise d’une époque et surtout par son portrait d’un architecte intransigeant et inflexible pour qui il s’agissait de l’œuvre d’une vie qui ne pouvait souffrir aucun compromis...Si j’ai appris beaucoup de ce film, y compris en souhaitant lire le livre de Laurence Cossé, j’ai été beaucoup moins sensible au casting, même s’il est salué par la critique...on a connu de meilleur Mitterrand que Michel Fau...Swann Arlaud fait un peu jeune en Paul Andreu qui accusait une quarantaine d’années de plus...
Les souffrances qui se cachent derrière les lignes de fuite d'un bâtiment ne sont pas les mêmes... mais 2025 s'est ouvert avec The Brutalist et se clôt avec l'Inconnu de la Grande Arche. Tissant un dialogue imaginaire au sein du paysage cinéma dont la perspective s'appellerait Océan Atlantique. Où au colossal opératique américain répond un naturalisme français taillé à la serpe. Grand cube, petit cube. Mais in fine deux monuments sur la solitude d'un homme face à son grand oeuvre. Deux chefs d'oeuvre.
La ténacité du personnage principal est inspirante. On est étonné par les jeux de pouvoirs et les petits calculs autour des grands marchés publics comme la Grande Arche.
Sans être un film immanquable on passe un bon moment sur la création du cube de la défense, un film aussi bien politique que celui d’un artiste un peu fou !