L'Inconnu De La Grande Arche
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velocio

1 538 abonnés 3 500 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2025
Quand, en juillet 1982, a été lancé un concours d'architecture international pour la construction de la Grande Arche de la Défense, un des grands projets de François Mitterrand, personne ne s'attendait à ce que, quelques mois plus tard, il soit remporté par Johan Otto von Spreckelsen, un architecte danois de 53 ans à peine connu dans son pays où il n'avait travaillé que sur 4 églises et sa propre maison. Cela n'a pas empêché cet architecte de se montrer très intransigeant au point de n'accepter aucune modification à son projet et de se battre avec force lorsqu'il rencontrait des problèmes avec les normes françaises et des restrictions budgétaires, surtout après la défaite électorale de la gauche en 1986 et l'arrivée de Alain Juppé comme ministre chargé du budget. Adapté du roman La Grande Arche de Laurence Cossé, L'inconnu de la Grande Arche montre avec beaucoup d'intelligence combien peut être difficile et frustrante la confrontation entre l'art et le réel, combien peuvent être acharnés les combats d'égo entre architectes et importants les problèmes rencontrés dans son couple avec Liv, personnage d'épouse de von Spreckelsen inventé pour les besoins du film, par un homme mettant trop d'affect dans son projet. Parfois très drôle, ce film montre la grande aisance de Stéphane Demoustier pour passer d'un genre à l'autre, de La fille au bracelet à ce film en passant par Borgo. Ce sont 2 interprètes danois qui interprètent les rôles de von Spreckelsen et de Liv : Claes Bang, tête d'affiche de The square, la première des 2 Palmes d'or de Ruben Östlund, et Sidse Babett Knudsen, qu'il n'est plus besoin de présenter. Michel Fau se montre très crédible en incarnation de François Mitterrand. Xavier Dolan se montre à son avantage dans le rôle de Jean-Louis Subilon, un haut fonctionnaire qui n'a pas réellement existé et qui symbolise la haute fonction publique en ayant été "construit" à partir de plusieurs personnages ayant vraiment existé. Quant à Swann Arlaud, l'architecte Paul Andreu dans le film, l'architecte de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, un des concurrents de von Spreckelsen qui va finir par accepter de devenir son second, il est parfait (comme d'habitude !).
illusionperdue
illusionperdue

3 abonnés 180 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 décembre 2025
Une plongée dans les coulisses de la construction de l'arche qui parvient à nous intéresser, malgré le sujet qui peut paraître rébarbatif, et pourtant instructif, et qui surf sur la vague du film The Brutalist, dont le lien est sculpté par la même ampleur du projet, la provenance du marbre dans la même carrière, et cette dévotion, cette obstination sans compromis à chercher l'incarnation, comme témoin esthétique, et mystique d'un choc culturel, et spirituel.

Pendant que l'œuvre grandit, son auteur se déconstruit, et péri dans une remise en perspective de son intégrité, son humanité, dans un chemin de croix, et de choix, qui font basculer la fascination d'un rêve, à la désillusion d'une vie. L'architecture devient la structure d'une interrogation, d'une introspection sur la création artistique, qui s'oppose aux contraintes techniques, et politique ! Mais nous savons désormais, que derrière ce monument reconnu, se dissimule un idéal perdu, la vision inaccessible d'un illustre inconnu.

D'un autre côté, on pourra trouver que le sujet n'est qu'un prétexte aux enjeux de pouvoir de l'époque, mais un peu trop poli par des dialogues, des débats, rendant le tout un peu monotone et terne pour apporter le frisson, oubliant la matière de l'émotion, et devenant le reflet de son propre chantier, froid et silencieux, sans le souffle artisanal ! Le tout manque de consistance, d'existence, avec son personnage principal antipathique, à l'ego surdimensionné, dont la bâtisse n'est finalement que l'effigie de la mégalomanie de son génie, dont l'intransigeance, et la méfiance, l'on conduit à l'abandon ! Peut-être faudrait-il maintenant, faire un film avec le point de vue de l'architecte français, qui de son côté, à surmonter tous les obstacles pour finaliser ce projet d'envergure.
Gregbill
Gregbill

5 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 décembre 2025
C’est l’histoire un peu triste de cet architecte d ela Grande Arche. Intéressant, il y a de belles questions sur la problématique de la réalisation d’un tel ouvrage, mais c’est assez lent, et il ne se dit pas grand chose finalement.
Martin P
Martin P

11 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 décembre 2025
Un film qui nous plonge dans une époque pas si lointaine et qui met en mouvement la complexité des rapports de pouvoir et des sentiments humains qu'un projet comme celui de la Grande Arche peut remuer, brasser, avec autant de force et d'énergie que d'entraves. Un film qui se confronte aussi à la réalité, les doux rêveurs, bien que déterminés, se confrontent à la réalité, ce qu'a vécu cet architecte méconnu. Musique et mise en scène sont d'une précision et d'une créativité enthousiasmante et le jeu des comédiens aussi. Une vraie belle surprise !
Flower 0478
Flower 0478

106 abonnés 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 décembre 2025
Très beau biopic basé sur des faits réels concernant notre monument l'Arche de la Défense estimé des milliards actuellement c'est l' architecte Danois qui a eu l'idée il a gagné le concours d'architecture anonyme lancé à l'époque par François Mitterrand, je connaissais pas cette histoire qui mérite d'être connu l'acteur principal incarne parfaitement son rôle il est attachant.
Eddy P
Eddy P

164 abonnés 345 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 décembre 2025
Alors qui a construit ce monument d'une grande laideur ? Un inconnu danois qui n'était pas un inconnu puisqu'il avait remporté le prix de la Villette, un idéaliste dépressif perfectionniste qui n'était pas idéaliste dépressif perfectionniste Spreckelsen. Tout le scénario est évidemment faux si on se documente un peu, le film patine, les acteurs sont moyens sauf Michel Fau qui est une erreur de François (il ressemble plus à Hollande et n'a absolument rien de Mitterand) et Xavier Dolan qui est juste insupportable. Outre les situations qui opposent l'amateurisme bureaucratique moqueur des considérations d'un artiste (l'esprit bien français) à l'artiste perché qui refuse la concession sur l'oeuvre la plus laide de Paris (avant le sapin plug vert de la place Vendôme), on se prend à copieusement bailler et même à rire là où il ne faudrait pas rire tant tout sonne faux et figé.
Dan
Dan

1 abonné 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 décembre 2025
J'ai vu L'Inconnu de la Grande Arche – le film qui prétend à la fois raconter l'histoire de
l'architecte danois . von Spreckelsen et n'être qu'inspiré d'événements réels autour de la création
du Cube ouvert à La Défense.
J'ai également lu les critiques françaises du film. Et je suis profondément choqué. Car les critiques
français – et autres journalistes – avalent le récit du film sans broncher.
Le film est ce que les Américains appellent un "biopic" – une biographie filmique d'une personne. Il
est basé sur le livre de Laurence Cossé "La Grande Arche", qui selon elle-même est un roman.
Ni le roman ni le film ne racontent la véritable histoire de . von Spreckelsen – l'architecte danois
– professeur à l'École d'architecture de l'Académie royale des beaux-arts du Danemark – dont le
projet pour l'achèvement de La Tête Défense fut choisi par le président Mitterrand en mai 1983.
Le Danemark, comme d'autres pays scandinaves, a eu une longue série d'architectes remarquables
de renommée internationale comme par exemple les frères Hansen, qui ont marqué respectivement
Vienne et Athènes, Tersling, qui a construit de nombreux bâtiments sur la Côte d'Azur, Utzon
(l'Opéra de Sydney) et Henning Larsen (notamment le ministère des Affaires étrangères à Riyad),
qui ont tous deux travaillé dans le monde entier. Spreckelsen s'inscrivait dans la tradition danoise de
s'orienter largement et internationalement. Il était très reconnu parmi ses meilleurs collègues au
Danemark et avait également enseigné dans des écoles d'architecture de premier plan en Turquie et
aux États-Unis.
Six mois auparavant, . von Spreckelsen avait remporté ex aequo avec 9 autres architectes le
concours de La Villette. Le qualificatif "inconnu" est donc erroné. Il était "inconnu" du grand public
français – et donc aussi de Laurence Cossé et du réalisateur du film, Stéphane Demoustier. Mais pas
des instances qui avaient sélectionné son projet pour La Villette ni au Danemark et dans d'autres
pays. Avec le même droit, on pourrait qualifier Demoustier et Cossé d'inconnus. Personne au
Danemark ne sait qui ils sont.
J´'étais conseiller culturel à l'ambassade du Danemark à Paris lorsque le projet de Spreckelsen a été
sélectionné. Le jour où une collaboratrice du palais de lÉlysée a téléphoné pour obtenir des
informations sur lui, elle a eu réponse à tout. Dans le film, personne à l'ambassade ne sait quoi que
ce soit sur Spreckelsen – ce qui provoque un rire tonitruant parmi l'entourage de Mitterrand.
Spreckelsen est ainsi tourné en dérision dès le début du film – notamment dans les scènes où il se
tient complètement nu dans l'eau, tandis que sa terrible épouse est assise dans une barque.
Spreckelsen n'avait pas de barque et c'était un homme digne qui n'aurait jamais songé à apparaître
nu dans des lieux publics. Il est d'ailleurs très inhabituel et probablement illégal d'apparaître dans
cet état dans des lieux publics au Danemark.
Cossé aime aussi raconter une histoire selon laquelle Spreckelsen ne voulait pas utiliser
d'ordinateurs (Le Parisien, 4/11/25). Ce n'est pas vrai non plus. Au contraire, il souligne avec
enthousiasme dans mon film que le projet "ne peut se réaliser dans cette urgence que parce qu'on
utilise des ordinateurs";.
Étant cinéaste, j'ai suivi son travail attentivement pendant mon temps libre – je l'ai filmé au travail
dans son bureau d'études,et je l'ai interviewé. Après mon retour au Danemark, j'ai produit la seule
émission télévisée – "Hommage à l'Humanité" – qui existe sur le projet et son architecte. À part sa
famille et quelques-uns de ses collaborateurs, je suis peut-être celui qui en sait le plus sur la vie et
l'œuvre de Spreckelsen.
Plus tard, j'ai écrit sa biographie – "Spreck"; (University Press, Aarhus, Danemark) – où j'essaie
notamment de corriger les informations erronées dans le soi-disant roman de Cossé. Cela l'a mise en
colère. Bien qu'elle ne parle ni ne comprenne le danois, qu'elle n'ait jamais rencontré Spreckelsen et
qu'elle ne joue d'ailleurs aucun véritable rôle dans mon livre, elle a menacé l'éditeur français qui
voulait le publier d'un procès.
Même si ni moi ni l'éditeur danois ne voulions de l'argent pour une édition française et malgré le fait
que j'avais obtenu les fonds nécessaires pour une traduction, l'éditeur a ensuite renoncé à le publier.
Par conséquent, il y a maintenant libre cours en France pour raconter n'importe quoi sur
Spreckelsen, comme Cossé et Demoustier l'ont fait. Même au point d'en faire une figure ridicule
comme le film le dépeint.
Spreckelsen était un architecte talentueux et techniquement compétent. De plus, c'était une personne
chaleureuse et humaniste, qui était à la fois précis et exigeant dans son travail et humoristique dans
ses relations avec les autres. Il n'était en aucun cas une figure comique qui se promenait en sandales,
comme on peut le voir dans le film, qui comme le roman est une distorsion de l'histoire du Cube et
de Spreckelsen. Il ne portait pas de sandales, mais un type particulier de chaussures qui était à la
mode au Danemark et dans beaucoup d'autres pays, mais inconnu en France à l'époque. On a fait
beaucoup d'efforts pour ridiculiser l'architecte danois. D'ailleurs aussi d'autres personnes liées au
Cube.
J'ai rencontré et interviewé les principaux acteurs – dont François Mitterrand, qui était très heureux
d'voir fait la connaissance de l'architecte danois et qui était enthousiaste à propos du Cube. La
scène du film où Spreckelsen est expulsé du palais de l'Élysée est totalement mensongère. Rien ne
s'est passé qui ressemble même de loin à cette situation, qui laisse au spectateur l'impression dun
Danois fou qui n'a aucun respect pour la plus haute fonction de France.
J'estimerais que plus de la moitié des répliques du film proviennent de mon film ou de mon livre sur
Spreckelsen. Mais elles sont utilisées de telle manière que le récit autour du véritable Spreckelsen et
de son Cube, comme dans le roman de Cossé, reste néanmoins erroné. L'un des architectes danois
qui a travaillé avec Spreckelsen a vu le film. Il dit: "Cest 90% de mensonges et 10% de
distorsions".
Il est par exemple vrai qu'il a quitté le projet parce qu'il ne pouvait pas gérer les jeux politiques qui
l'entouraient. Mais il est faux qu'il soit mort de dépit. On lui a diagnostiqué un cancer de l'estomac
et il est décédé après quelques mois de maladie. Complètement apaisé concernant le projet, et
comme le montre mon film, tourné quelques semaines avant qu'il reçoive son diagnostic, tout à fait
certain que ce serait un beau bâtiment. Ce qu'il est devenu.
Il est cruel et indigne de dépeindre le rationnel et artistiquement doué Spreckelsen comme une
personne détachée du monde, une figure comique de Molière ou comme un homme "psychorigide"
qui, comme mentionné dans la critique du Monde, est victime de sa propre fierté.

Au cinéma à Paris, où j'ai vu le film, certains dans le public ont parlé, après la projection, du fait
qu'il était honteux de la façon dont la France avait traité Spreckelsen.
Ce n'était pas l'attitude de Spreckelsen. Il n'était ni naïf ni stupide. Il savait bien que l'hostilité
envers le Cube n'était pas dirigée contre lui, mais contre le président Mitterrand. La politique n'était
pas son affaire. Il s'est donc éloigné des intrigues parisiennes avec un peu de mélancolie, mais sans
grande tristesse. Il avait d'autres projets.
Fondamentalement, il était un admirateur de Mitterrand, de la France, de l'art et de la culture
français. Et de la gastronomie. C'était un épicurien qui appréciait les qualités françaises. Son
épouse, qui dans le film est méchamment dépeinte comme une sorcière cupide et avide, m'a dit
qu'ils avaient été traités décemment sur le plan financier par le maître d'ouvrage français.
Le roman – et surtout le film qui en est tiré – est déshonorant non seulement pour la mémoire de
Spreckelsen, mais en réalité aussi pour les personnes en France qui, pour des raisons commerciales,
réécrivent sa vie de manière à finir par exprimer un mépris pour un architecte étranger talentueux
qui, selon les mots de Mitterrand dans ses condoléances à Madame Spreckelsen, "a offert sa plus
belle œuvre, "L'Arche de la Défense", à Paris et à toute la France".
Le biopic est un genre douteux.
--
Dan Tschernia est cinéaste, écrivain, ancien PDG de TV2/Lorry à Copenhague et ancien conseiller
culturel et de presse de l'ambassade du Danemark à Paris.
Azerty123
Azerty123

4 abonnés 18 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 décembre 2025
Hilarant je croyais que c’était un film sur miterrand et Chirac
Pas du tout mdr
Du coup ça parle d’architecture et c’est pas mon kiff
Ivan grand écran
Ivan grand écran

8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 décembre 2025
Génialissime !!
Ce film m'a fait découvrir la Grande Arche telle que je ne l'avais jamais vue.
Un film grandiose et un casting en or. La direction artistique est dans son ensemble très réussie !!

Je le recommande à tous, un film qui vaut le détour.
caramel2017
caramel2017

20 abonnés 148 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 décembre 2025
Excellent film ! Les acteurs sont formidables : de l’inconnu Danois au cabinet du ministre Quebequois (surprise de voir Xavier Dolan) le president magistralement interpreté par Michel Fau bref c’est un regal. Le scenario est milimetré et impeccablement executé. Le seul hic si on peut en teuver un quand meme serait sur le format du film « carré » pourquoi revenir en arrière à ce point avec un format 4/3 d’antan… je sais bien qu’on parle d’un cube et que le carré pourrait correspondre à une certaine manière de coincer le spectateur comme le protagoniste principal qui a dessiné un cube pour la grande arche et on nous met dans un carré… mais le prochain film sur une sphere sera sur un ecran rond ? Ou triangulaire si on parle d’un triangle ? Cette maniere de faire partie du courant art et essai devient agaçante ces derniers temps dommage de ne pas vivre avec son temps et faire un film dans un format contemporain.
grey_egg
grey_egg

20 abonnés 52 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 décembre 2025
Enfin un très bon film ! Bien joué, bien mis en scène, la reconstitution du chantier est impressionnante, certes François Mitterrand et Alain Juppé ne sont pas très ressemblants, mais ça n'a pas d'importance. Le choc des cultures entre l'architecte danois et les sous-traitants franco-français est bien rendu, Xavier Dolan est excellent.
Lylyvox
Lylyvox

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 décembre 2025
Un film surprenant à valeur documentaire, sur un sujet que je ne connaissais pas du tout. Excellents acteurs.
Patricia Juillien
Patricia Juillien

9 abonnés 299 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2025
Ce film est conçu comme un documentaire, l'utilisation des images d'archives est bluffante. Michel Fau est savoureux en président Mitterrand qui veut marquer son règne par une réalisation prestigieuse. Claes Bang est remarquable, dans le rôle de l'architecte Danois qui a conçu le Cube, devenu la Grande Arche de la Défense, et qui pour des raisons politiques et financières, ne pourra achever l'œuvre de sa vie.
LeFilCine
LeFilCine

198 abonnés 631 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 décembre 2025
Pas très engageant au premier abord, le sujet du nouveau film de Stéphane Demoustier s’avère finalement assez captivant. En effet, le spectateur se retrouve face à un dilemme qui est le même que celui du premier rôle du long-métrage, cet architecte qui refuse tout compromis avec sa création originale. La scène introductive donne le ton. Le grand gagnant du concours architectural de La Défense est un strict inconnu venu du Danemark. Cette première séquence s’avère assez drôle par son côté totalement lunaire. Mais là où on imagine le lauréat déjà fort satisfait d’avoir emporté le gros lot et prêt à des compromis sur son œuvre, c’est tout le contraire qui va se dérouler sous nos yeux ébahis. L’architecte, incarné par un impeccable Claes Bang, ne va jamais accepter la moindre compromission par rapport à sa création originale et va faire face à la bureaucratie française avec une sidération croissante. Son dilemme moral nous accompagne tout au long du film et nous amène à nous demander si, dans la vie, on doit se battre pour ses idées jusqu’au bout, ou laisser les autres s’engouffrer dans nos rêves pour les estomper. Grâce aussi à des seconds rôles aussi bons que Xavier Dolan ou Swann Arlaud, le réalisateur nous offre un récit haletant qui nous tient en haleine jusqu’au final. La plongée qu’il nous offre dans les années quatre-vingt est aussi retranscrite de manière impeccable, et le flegme de Michel Fau en François Mitterrand est assez délicieux à observer.
Castor74
Castor74

24 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 décembre 2025
C'est très bien fait, très intéressant, les acteurs sont très impliqués et très compétents. Un film passionnant à suivre, malgré peut-être quelques petites longueurs, mais rien de grave. Et puis il faut le souligner, et c'est assez rare, pas une seule scène de sexe inutile…
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