Derniers Avis : L'Inconnu De La Grande Arche - Page 20
L'Inconnu De La Grande Arche
Note moyenne
3,8
3081 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
317 critiques spectateurs
5
48 critiques
4
110 critiques
3
118 critiques
2
27 critiques
1
11 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Direct-actu.fr
371 abonnés
479 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 2 novembre 2025
Dans L’inconnu de la Grande Arche, Stéphane Demoustier révèle la destinée d’un architecte danois inconnu, Johan Otto von Spreckelsen, choisi par François Mitterrand pour bâtir un monument à l’humanité. Un film sur la création, la solitude et la foi dans l’idéal. Entre rigueur scandinave et souffle mitterrandien, L’inconnu de la Grande Arche de Stéphane Demoustier ressuscite la mémoire d’un architecte oublié, Johan Otto von Spreckelsen, propulsé malgré lui au cœur du plus grand chantier symbolique des années 80. Inspiré du roman de Laurence Cossé, le film retrace la rencontre entre un idéaliste nordique et une République française fascinée par le culte du Grand Homme. Claes Bang incarne avec sobriété et intensité cet homme de foi et de géométrie, que le pouvoir politique finira par broyer. Le film s’impose comme une réflexion sur la création, la solitude et les compromis nécessaires entre vision et réalité.
Vu en avant première au Balzac, j'ai adoré ce film qui parle de cet immense architecte, ce ces liens avec le pouvoir et des compromis qu'il n'a pas su faire et qui a causé sa chute. Un vrai film romanesque, hyper bien réalisé avec un cast au top (tellement contente de retrouver Swann Arlaud après Anatomie d'une chute et immense Michel Fau en Miterrand !)
« Ce que j’aime par-dessus tout c’est la forme, pourvu qu’elle soit belle, et rien au-delà » On pourrait reprendre ce mot de Flaubert au sujet d'Otto von Spreckelsen, architecte danois auteur de la grande arche du quartier de la Défense voulue par François Mitterrand en 1983. L'architecte était pourtant méconnu et n'avait construit que quatre églises et sa maison alors que les plus grands architectes du monde entier avaient répondu au concours. L'architecte était plus un théoricien et un esthète qu'un technicien a une époque où le geste compte mois que la technicité. Un architecte passionné par son art, absolu dans ses positions, et aussi réussissant à faire partager une foi immense avec son mentor, c'est sans doute tout cela qui a intéressé le réalisateur Stéphane Demoustier à réaliser ce film. Pas évident de parler "architecture" au cinéma! The Brutalist était mauvais, lourd et prétentieux avec son aspect boursouflé. Ici c'est tout le contraire: esprit, justesse, simplicité et efficacité. Merci à Laurence Cossé, auteure du roman qui est à l'origine du scénario du film. Elle est venue remplacer le réalisateur au pied levé à l'UGC de Lille pour une avant première et l'a fait fort brillamment.
Vu en AVP à Tours avec présence du réalisateur (lequel est passionnant à écouter). Il fait preuve de radicalité que ce soit sur le format du film (4:3), sur la direction d'acteur ou encore avec les 3 langues parlées dans le film. C'est visuellement saisissant, surtout pour une production française. Le film ne manque de rien, ni de drôlerie, ni de profondeur (historique ou romanesque).
J'ai eu la chance de voir ce film le 24 octobre, au studio à Tours, lors de l'avant-première en présence du réalisateur, Stéphane Demoustier. C'est un bel et émouvant hommage à l'architecte du "Cube". Il met en lumière le fossé douloureux entre l'idéal visionnaire du créateur et les contraintes operationnelles qui s'imposent inéluctablement projet. Ce film est une réussite !!
Sans éblouir, mais en fascinant, DEMOUSTIER livre un film fort sur un homme froid, passionné par son art, mais distant de l'humain, offrant un portrait à la hauteur de ce personnage, qui manque de chaleur, mais qui impressionne par sa maîtrise technique
Un film qui montre les ambitions démesurées d'un architecte, la façon dont "l'œuvre de sa vie" l'a dévoré tout cru. L'architecture y est à la fois complimentée, mise en avant et remise en question. Un bon jeu, une belle image, une histoire qui fait réfléchir.
Magnifique film sur la problématique de l'architecte, positionné entre le marteau et l'enclume ... Belle reconstitution du chantier, bons acteurs, et une bonne découverte de ce projet.
Stéphane Demoustier raconte l’histoire d’un projet architectural XXL : la construction de la grande arche de la Défense, le cube ! On y découvre Otto von Spreckelsen, l’architecte à l’origine du projet choisi par le président de la République, François Mitterand. Le film raconte les coulisses d’un tel chantier, et les rebondissements nombreux auxquels vont faire face l’architecte. L’histoire est évidemment captivante, drôle, savoureuse même par moment (les scènes avec Mitterand jouées par Michel Fau sont excellentes). La force du film réside dans le scénario solide mais aussi dans une réalisation efficace. C’est un bon film original.
L’Inconnu de l’Arche Extrêmement déçu. Le film promet de raconter la construction de l’Arche de la Défense, mais il ne parle finalement que de pouvoir et d’intrigues politiques. On n’apprend rien sur les défis réels du chantier : tout se passe dans des bureaux, entre querelles d’ego et dialogues creux. L’Arche n’est qu’un prétexte, interchangeable avec n’importe quel autre projet. Une immense frustration pour ceux qui espéraient un film sur l’architecture
une œuvre cinématographique traitant d'une œuvre d'art d'un autre genre : l'architecture avec tout ce que elle implique et la dure loi des finances pour un tel projet, cher à Mitterrand dans le cadre de la politique des grands travaux bien connue dans les années 80. On y découvre ce personnage extrêmement original qu' est l'architecte Danois à l'origine de ce projet qu'on appelle le Cube : passionnant !