Derniers Avis : L'Inconnu De La Grande Arche - Page 4
L'Inconnu De La Grande Arche
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Ciné-13
175 abonnés
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3,5
Publiée le 20 février 2026
Inaugurée le 14 juillet 1989, l’architecture monumentale est une réussite totale mais à quel prix ! L’architecte danois revendique que ce « cube » est l’oeuvre de sa vie. La découverte des arcanes de la création est édifiante : ajustements budgétaires, normes françaises sécuritaires (Commission de sécurité), renversement politique (cohabitation de 1986 avec Juppé ministre du budget), Mitterrand « client » impuissant, marbre de Carrare trop cher,… Les images numériques des chantiers de la Pyramide du Louvre et de la Grande Arche sont bluffants. Les personnages sont bien écrits : FAU en Président trop empesé, ARLAUD le maître d’oeuvre de réalisation techniquement droit dans ses bottes et ce pauvre danois tellement idéaliste. Très intéressant !
Quand l'art du cinéma, met en scène l'art de l'architecture. Avec ce film, on plonge dans la création de l'arche de la Défense, créé par un architecte danois avant-gardiste où il va faire face, à différentes difficultés pour voir œuvre aux grands jours. Tout d'abord, le film est génial : C'est à la fois, un bon film métaphorique sur la vision d'un artiste confronté à l'incompréhension de son œuvre. Ce trio d'acteurs jouent leur rôle à merveille, reflétant chacun une vision différente de l'architecture. Le film passe très vite et cela se ressent via l'architecte : il est bouffé de l'intérieur, perdant ses moyens, impuissant.
Absolument génial où un film confronte la vision incomprise d'un artiste face à l'indifférence de ces collaborateurs
Ce superbe biopic retrace la genèse de la Grande Arche de la Défense à travers le regard de l’architecte danois Johan Otto von Spreckelsen, dont le projet, issu d’un concours d’architecture, sera ensuite adoubé par François Mitterrand. Le film parvient à rendre passionnante une aventure architecturale et politique, mêlant création artistique, enjeux de pouvoir et visions opposées de la modernité.
L’ambiance de la France des années 1980 est remarquablement restituée : décors, costumes et climat politique plongent le spectateur dans une époque charnière. Le charisme de Mitterrand plane sur le récit, incarnant la volonté de grands travaux destinés à inscrire son empreinte dans l’histoire. Mais le film montre aussi l’envers du décor, avec la cohabitation et les tensions qu’elle engendre. Si Jacques Chirac représente ce basculement politique, c’est surtout Alain Juppé, alors ministre du Budget, qui incarne la rigueur financière venant percuter l’ambition architecturale et infléchir le projet initial.
Au-delà du portrait d’un homme et d’un chantier, le film explore la fragilité de la création face aux compromis politiques et administratifs. La lutte pour préserver une vision artistique dans un contexte de contraintes économiques donne au récit une portée universelle.
Porté par une narration fluide et une reconstitution soignée, L’inconnu de la Grande Arche captive du début à la fin. Un biopic instructif et prenant, qui transforme l’histoire d’un monument en véritable drame humain et politique.
Première semi-déception dans le cinéma de Stéphane Demoustier qui livre ici un film plus convenu que d'habitude et qui semble vraiment taillé pour le grand public, comme vidé de toute forme de radicalité esthétique... Alors que la radicalité esthétique est pourtant l'une des thématiques de son film, comme s'il prenait le parti pris des financiers, du maître d’œuvre et non pas de l'artiste.
Disons que pendant quasiment une heure trente on a un film assez sympathique, qui se tient, qui montre un artiste qui doit faire des compromis, qui doit adapter sa vision même s'il n'en a pas envie, qui est confronté à des avis divergents et à des problèmes de financement. Bref, une structure finalement assez classique. Là où le film l'est un peu moins, c'est dans les réponses apportées, parce qu'on nous parle de plein de défis techniques, de choses qui ne peuvent pas se faire parce qu'elles sont interdites, impossibles, etc, mais on n'a pas réellement le fin mot de l'histoire... On voit juste les obstacles, pas nécessairement comment ils sont surmontés. Ce qui est un peu frustrant, mais qui invite le spectateur à se renseigner par lui-même sur le processus de construction.
Le problème c'est que le processus de construction est finalement plus intéressant que son personnage principal, architecte borné, refusant le compromis, qui est un peu quelque chose de déjà-vu au cinéma.
Le personnage est tellement pas intéressant que je me demande pourquoi ils se sont amusés à lui inventer des scènes de couple, des disputes etc, qui sont quand même le degré zéro du fun et que des choses qu'on a déjà vue ailleurs.
Néanmoins, là où l'adoption de ce point de vue unique, c'est que lorsque l'architecte n'est pas sur le chantier, on ne sait pas ce qui se passe, on est comme lui dans le flou, sans maîtrise réelle de ce qui se passe avec son œuvre. Mais c'est tellement dommage de ne pas avoir réussi à en faire un personnage qui soit un tantinet plus intéressant, si déjà on se focalise sur lui.
Autre point négatif, tout va trop vite, on n'a pas réellement de reperds temporels, on voit le projet qui avance un peu, mais sans qu'on sache combien de temps s'est écoulé. On passe réellement juste d'un problème à un autre, jamais le film ne se laisse vraiment le temps de respirer et semble quand même très écrit, sans vie, étouffant... J'aurais tué pour voir une réunion de 30min sur l'avancée du chantier, voir comment ça se passe et pas juste deux minutes de réunion, l'architecte qui gueule parce qu'il n'a pas les financements ou parce que Arlaud lui dit que c'est possible.
Et puis il y a la fin, alors que le film nageait un peu quand même dans un certain académisme (sans pour autant être déplaisant), la réalité historique rattrape le film et l'architecte se retire du projet. On attend donc le moment où il va revenir triomphant pour imposer ses idées suite à une épiphanie miraculeuse... Et ce moment ne vient pas. Dans la vraie vie les artistes n'arrivent pas toujours à imposer leur vision et si ça ne pardonne pas forcément tout ce qu'on a vu avant qui était assez convenu, disons que ça apporte un autre regard qui n'est pas déplaisant.
Parfois l'artiste, le visionnaire, le génie, ne gagne pas.
Et le film ne prend même pas la peine de s'intéresser à la fin de la construction... De dire comment ils ont fait pour trouver l'argent, quels arrangements ils ont fait pour obtenir l'argent pour finir les travaux... Voilà, c'est fini, avec très beau plan final, très sobre et beaucoup trop sylvestre pour ce qu'on attend d'un film sur l'architecture. Sur la fin j'ai senti une certaine radicalité, une envie de ne pas juste réciter une formule bien établie... Mais c'est un peu tard.
Après le film n'est pas déplaisant... Même si j'avoue que lorsqu'il s'engueule avec sa femme, je regarde ma montre de façon bien impolie, tant c'est nul et tant j'ai déjà vu ça mille fois...
François Mitterrand (Michel Fau) lance un concours d’architecture, remporté par un inconnu danois de 53 ans, Otto von Spreckelsen (Claes Bang). Le sujet est très original et intéressant. Malgré le côté très sérieux du sujet, le film n’est pas monotone, il y a plusieurs rebondissements. Les différents personnages apportent également beaucoup. J’ai particulièrement aimé celui de Jean-Louis Subilon (Xavier Dolan) qui apporte une touche d’humour, l’air de rien.
Chiant à mourir. Ce film scolaire au possible, sans âme, creuse sa tombe au fil des minutes : les scènes s'enchaînent dans une monotonie extrême pas loin de friser l'encéphalogramme plat. Le degré zéro de la création cinématographique.
10 595 abonnés
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3,0
Publiée le 10 février 2026
Pour commémorer le bicentenaire de la Révolution française, François Mitterrand lance un concours pour la construction d'un monument qui est remporté par un architecte danois totalement inconnu. Un homme de l'ombre à qui on ne fait pas de fleur et qui est décidé à ne pas se laisser marcher sur les pieds. "L'Inconnu..." a un côté "The Brutalist" parce qu'il met en scène un architecte, mais surtout pour cette relation particulière avec son œuvre. L'œuvre d'une vie pour Otto, ce qui entraîne des tensions. Stéphane Demoustier décrypte la construction de ce projet monumental, mais hormis quelques désaccords et problèmes logistiques, les enjeux sont faibles. Il manque aussi des personnages plus forts. La frontière entre méticuleux et agaçant est mince et elle est franchie ici. Sur la durée, j'ai trouvé Otto vraiment énervant même si on comprend ses motivations. Dans l'ensemble, c'est pas mal même si j'ai décroché sur la fin, mais c'est moins bien que "Borgo", le précédent film du réalisateur.
Nouveau film de Stéphane Demoustier, que j’ai toujours beaucoup apprécié (Terre battue, La fille au bracelet, Borgo), et encore une réussite ici. Il s’attaque à une histoire peu connue du grand public : la conception et la construction de la Grande Arche de la Défense, à travers une fiction tirée de faits réels.
C’est parfaitement mis en scène, très bien écrit, les personnages sont bien dessinés, et les acteurs tous impeccables. Un film sobre, passionnant, sur le pouvoir, la politique, l’architecture et les oubliés de l’histoire. Pas étonnant qu’il ait reçu huit nominations aux prochains César. Un très bon cru.
Un film spectaculairement puissant. Il retrace l’histoire que fut celle de la réalisation et du chantier de l’arche de la défense à l’époque de la présidence de Mitterand. Un architecte danois, alors inconnu, se retrouve gagnant du concours pour aménager le parvis de la défense à Paris. Il fait face à de nombreuses péripéties qui s’imposent à lui durant la conception de son œuvre. Plus tard, épaulé par Paul Andreu, le célèbre architecte de Roissy, Johan sera bientôt dépassé par la frustration, l’impuissance et le désespoir, malgré le véritable soutien que lui apporte le président Mitterand. Ainsi, le récit d’un bâtiment en forme de cube, devient celui d’une œuvre architecturale titanesque aux sentiments bien plus sensibles.
Je me suis vraiment ennuyé devant ce film, au point de devoir le regarder en accéléré pour aller jusqu’au bout. L’histoire aurait peut-être pu être intéressante sur le papier, mais à l’écran ça manque cruellement de rythme et d’intérêt. On a l’impression d’un film fait sur un sujet qui ne méritait peut-être pas d’être traité ainsi.
Derrière le bâtiment monumental de la Grande Arche de la Défense, symbole abstrait du Paris moderne, "L’Inconnu de la Grande Arche" choisit de raconter les visages, les ego, les compromis, et les hommes qui se brûlent à vouloir bâtir plus grand qu’eux. Le film suit un architecte étranger débarquant en France avec un projet visionnaire qui doit incarner l’avenir. Très vite, l’enthousiasme initial se heurte à la réalité : jeux de pouvoir, décisions administratives absurdes, rivalités professionnelles, pression médiatique. Demoustier filme le chantier comme une arène. La Grande Arche n’est pas seulement un bâtiment : elle devient une obsession, un monstre de béton qui dévore ceux qui tentent de le maîtriser.
Une oeuvre sur le processus de création d'un architecte qui, à la manière d'un artiste, se heurte au mur du pragmatisme et de la bureaucratie. Le modeste architecte danois, ayant la conception comme oxygène, va se faire asphyxier dans l'arène de la politique française. Le casting est aussi brillant que sa mise en scène sous le ciel gris de Paris. Inspiré d'une histoire vraie (la construction de l'arche de la Défense), "L'inconnu de la grande arche" gagne à être reconnu.
Merveilleuse scène où l’on voit Mitterand déambuler seul sans garde du corps sur les Champs Élysées avec l’architecte danois inconnu Otto von Spreckelsen. Paul Andreu est très bon.