Derniers Avis : L'Inconnu De La Grande Arche - Page 2
L'Inconnu De La Grande Arche
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CJ1976
8 critiques
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4,0
Publiée le 28 mai 2026
Vu hier soir sur CANAL +.
Très agréablement surpris par cette histoire vrai finalement assez triste.
Je l'ai regardé car j'adore les films sur la politique et je pensais que c'était un film qui tournerait autour de MITTERAND.
Pas du tout.
Pour résumer le film : Quand un architecte inconnu et sans expérience se voit propulsé dans un univers trop grand pour lui ou sa création artistique d'une maquette se fracassera au fur et à mesure des années devant les difficultés techniques de la construction d'un tel ouvrage , les normes, la bureaucratie française et les changements politiques.
Très belle interprétation dans le rôle de l'architecte par Claes Bang, que j'avais déjà vu dans l'excellente série BAD SISTERS (saison 1).
D’un sujet pourtant rébarbatif et de prime abord peu intéressant, le réalisateur Stéphane Desmoustier parvient à passionner avec ce récit évoquant la construction de la Grande Arche voulu par le Président François Mitterrand et confié suite à un concours à un architecte danois de 53 ans inconnu du grand public. Ce film sur les coulisses de cette construction fascine par son approche de l’importance des politiques publiques et de son achoppement avec la notion d’art tout en brossant le portrait tragique d’un homme contraint malgré ses propres ambitions par un milieu sans concession à des renoncements. La finesse de l’écriture accompagnée par une excellente reconstitution historique font de ce long-métrage une œuvre épatante à découvrir.
L’incroyable histoire de l’architecte Danois Otto von Spreckelsen qui remporte un concours lancé par Mitterand et se voit confier le projet de « la Grande Arche ». Le cinéma simple et efficace comme on l’aime avec la performance monumentale de Claes Bang qui aurait dû avoir le César !
À l'instar de The brutalist qui lui ressemble étrangement, j'ai trouvé l'intérêt du film minime. Je ne dois pas être versé dans l'architecture. Le film est froid, mou du genou, lisse comme les parois de l'arche, et on ne ressent pas les ressorts dramatiques quand bien même ils existent spoiler: (ah si, ils n'ont pas utilisé le marbre preconisé par l'architecte, gros twist ! )
Un long cours pour les écoles d'architecture mais qui pour ma part m'a largement ennuyé. Pourtant, j'avais adoré le précédent film du réalisateur "Borgo" et dans le même style, je conseille plutôt "l'exercice de l'état" de Pierre Schoeller.
Un film de 2025 proposé en 4:3, comme pour mieux nous projeter dans cette époque. Et c’est très réussi ! Cette histoire inspirée de faits réels met en lumière un artiste audacieux et tristement oublié… un inconnu que personne ou peu connaissait mais qui aurait mérité aujourd’hui encore d’être célébré. Merci pour cette oeuvre d’art, Otto. Personnellement, je ne verrai plus jamais la Grande Arche du même oeil.
Un excellent film assez inattendu que j’ai visionné par pur hasard. Cette histoire m’a rapidement emballé notamment par la crédibilité et le beau jeu des protagonistes. Les décors et l’ambiance des années 80 est parfaite. J’en saurais dorénavant d’avantage sur le quartier de la défense !
Arriver à captiver un spectateur sur l’histoire vraie de la construction d’un monument récent de Paris était assez audacieux. Et c’est ce pari que « L’Inconnu de la Grande Arche » réussi à faire avec un certain brio. Tiré d’un livre retraçant la mise en chantier de l’Arche de la Défense, le film raconte comment Johan Otto von Spreckelsen, architecte danois méconnu, va se retrouver confronté aux difficultés de réalisation et de construction d’un projet aussi conséquent. La fluidité du récit et la qualité de sa narration sont assez remarquables tout comme la réalisation technique notamment toute les scènes sur le chantier toutes reproduites en VFX. Après « The Brutalist », autre réussite cinématographique sur le thème de l’architecture du côté US, le cinéma français montre à son tour sa capacité à s’emparer d’un sujet assez rare, pour une aussi belle réussite. Note : 15/20
Les dessous de la création de l'Arche de la Défense à Paris, dans les années 1980. Le film se centre surtout sur le Danois Johan Otto von Spreckelsen, un illustre inconnu qui gagna le prestigieux concours international, et devint l'architecte du projet... qui finit par le broyer. N'ayant jamais résidé à Paris, j'ai du voir ce bâtiment quelques fois dans ma vie, sans y attacher une quelconque importance. Aussi le long-métrage ne m'attirait pas plus que cela. Pour autant, j'ai été plutôt emballé par ce visionnage. On pense à plusieurs reprises à "The Brutalist", avec cette thématique de l'architecte visionnaire mais intransigeant qui doit affronter les réalités (notamment financières) de ses clients. Il y a même une scène dans une carrière de marbre... qui n'est pas aussi dramatique que celle du film de Brady Corbet, je rassure... Mais "L'Inconnu de la Grande Arche" résonne davantage chez nous autres Français, puisque l'on découvre cet architecte danois idéaliste qui se prend en pleine face l'âpreté de l'urbanisme hexagonal. Pénibilité des règlements, bureaucratie à tous les étages... et changements de direction au gré de la cohabitation sous Mitterrand ! Au delà de ceci, il y a par ailleurs un vrai effort visuel pour reconstruire les années 80. Face à ce mur de problèmes en béton armé, le protagoniste s'enfermera dans le déni, le repli, le refus d'altérer le moindre détail de sa vision ou de travailler avec des outils modernes, et même la paranoïa. Un personnage qui devient assez vite détestable, incarné par un très bon Claes Bang. C'est au passage la première fois que je vois le célèbre Danois jouer en français. Pour l'anecdote, il est amusant de voir l'acteur jouer un personnage obsédé à l'idée de construire "un cube", alors que quelques années plus tôt il était dans le multi-récompensé "The Square" ! Face à lui, de bonnes têtes dans des rôles davantage pragmatiques. Swann Arlaud dans le rôle de l'architecte Paul Andreu, Xavier Dolan en urbaniste à la botte de Mitterrand, et ce dernier incarné par un étonnant Michel Fau. Je souligne également que le film a été tourné dans un format presque carré, histoire de donner un côté vintage, mais aussi d'évoquer évidemment la forme de l'Arche de la Défense.
Il y a quelque chose de profondément tragique dans L’Inconnu de la Grande Arche : ce n’est pas seulement l’histoire d’un architecte face à un chantier titanesque, mais celle d’un homme consumé par l’amour de son œuvre. Otto n’aime pas simplement le cube — il vit pour lui, il le respire, il s’y perd. Sa propre femme le formule avec une justesse brutale : il en est tombé amoureux. Et comme toute histoire d’amour, celle-ci exige des compromis. Mais Otto, lui, refuse de céder. Il choisit la pureté de sa vision au détriment de tout le reste — quitte à ne jamais voir son projet aboutir.
Ce refus du compromis est au cœur du film, et c’est ce qui le rend aussi cruel : Otto ne perd pas seulement son projet, il perd aussi peu à peu sa vie personnelle, son couple, et une forme d’équilibre. Le film montre avec finesse cette lente dérive où la passion devient obsession, puis isolement. À mesure que le chantier avance, lui semble reculer humainement.
Mais le film ne se limite pas à un portrait intime. Il propose une critique lucide — presque désabusée — du fonctionnement français. Une France qui privilégie la technique à la vision artistique, qui corrige, adapte, encadre… jusqu’à parfois dénaturer l’œuvre originale. Le cube devient alors un champ de bataille entre création et exécution, entre idée et contrainte.
Il y a aussi cette contradiction permanente : vouloir aller vite tout en s’enfermant dans des normes et des lois qui ralentissent tout. Le projet devient un labyrinthe administratif, où chaque décision est diluée, négociée, transformée. On ressent presque physiquement le poids de cette machine qui écrase peu à peu l’intention initiale.
Le contexte politique ajoute une couche supplémentaire de tension. La fin de l’ère François Mitterrand, la cohabitation, et l’arrivée de Alain Juppé au budget transforment radicalement la nature du projet. Ce qui était un symbole ambitieux devient une dépense à contrôler. Le passage au financement privé agit comme un basculement : l’œuvre n’est plus portée par une vision, mais contrainte par une logique de rentabilité.
Le film aborde aussi, en filigrane, la question de la postérité : à qui appartient réellement une œuvre ? À celui qui l’a imaginée, ou à ceux qui la réalisent, la financent, la modifient ? Otto assiste, impuissant, à une forme de confiscation de son idée.
Visuellement, le film souligne brillamment cette tension : la géométrie parfaite du cube contraste avec le chaos humain, politique et administratif qui l’entoure. Cette opposition renforce l’impression que l’idéal est constamment attaqué par le réel.
Finalement, le cube semble presque “trop grand” pour la France — trop ambitieux, trop pur — comme si le système ne pouvait qu’en réduire la portée. Et Otto, lui, devient un étranger à sa propre création, témoin impuissant de sa transformation.
Un film à la fois intime, politique et profondément mélancolique, qui interroge le prix de la création, la place de l’artiste dans la société, et la difficulté — voire l’impossibilité — de rester fidèle à une vision dans un monde gouverné par les compromis.
Le film est lisse et linéaire, prisonnier de son scénario... C'est dommage de faire un film sur l'architecture, sur un projet ambitieux impossible, sur les obsessions d'un artisan son nécessaire compromis avec une dimension technique et des enjeux politiques et économiques sans jamais dresser le parallèle avec le cinéma. C'est très décevant, car le casting, la photographie, et la dramaturgie de l'histoire y étaient déja
Historiquement farfelu, entraînant des scènes ridicules et transformant un architecte respecté en obsessionnel mégalomane, le récit distord la vérité pour peindre l'entêtement artistique à son paroxysme. Montrant comment les réalités pragmatiques, les changements ou enjeux politiques, les exigences administratives peuvent altérer un chantier, ce qui aurait dû transformer cette ronronnante fiction en thriller ou du moins en drame à suspense, l'intrigue s'attarde trop longuement sur la personnalité détestable du héros (assez caricatural Claes Bang). Face à une épouse au rôle inutile, le Président (peu crédible Michel Fau) et son conseiller (sémillant Xavier Dolan) manquent de profondeur, à l'inverse du seul personnage d'intérêt, le maître d'oeuvre (un Swann Arlaud qui surnage au-dessus de la mêlée). Or, si le film manque tant d'attrait, c'est autant à cause d'une mise en scène à la géométrie minutieuse mais à la platitude remarquable, que de dialogues explicatifs à l'humour trop rare et d'une résolution absconse, tant par la morale sentimentale du protagoniste que par la réaction improbable du chef de l'Etat. Une très malhabile construction!
Franchement, j’avais l’idée de regarder un truc un peu soporifique… et surprise ! L'Inconnu de la Grande Arche s’avère bien plus intéressant que prévu. Derrière ce projet architectural XXL, le film réussit à captiver avec une histoire humaine et politique plutôt prenante. La reconstitution d’époque est vraiment soignée, on s’y croit, et le casting fait largement le job. Alors oui, c’est pas un blockbuster qui te scotche au siège, mais clairement… c’est loin d’être ennuyant. Comme quoi, même un chantier peut raconter une bonne histoire !
Sujet très intéressant, maintenant ce n’est pas très divertissant donc on s’ennuie un peu. La scène de fin est puissante. À voir sans avoir peur d’avancer un peu.
Le cinéma de Stéphane Demoustier prend de l’ampleur. Après plusieurs courts-métrages et deux films plus confidentiels (« Terre battue » et « Allons enfants »), il s’est vraiment révélé avec le drame judiciaire « La fille au bracelet » et le suspense carcéral « Borgo », ses meilleurs ouvrages qui lui d’ailleurs ont valu la reconnaissance de la profession et une porte d’entrée aux Césars. Porte qu’il a d’ailleurs encore franchie cette année grâce à « L’Inconnu de la Grande Arche » avec beaucoup de nominations mais aucune récompense majeure. Son cinéma est assez âpre, un peu froid et, avec ce nouveau film adapté d’un roman, il confirme mais prend des contours et postures plus académiques. Le format carré et l’image un peu vieillie, correspondant parfaitement au cinéma de l’époque où se déroule le film, les années 80, ajoutent encore un peu à ce ressenti pas désagréable et plutôt adéquate.
« L’Inconnu de la Grande Arche » était censé nous raconter la genèse de la construction de ladite arche. Un monument imaginé pour faire rayonner le quartier des affaires parisien dans le monde et lui donner une image forte et avant-gardiste architecturalement parlant. Cependant, si on voit bien les étapes de la conception et de la construction de ce projet pharaonique, le script fait bien trop souvent un pas de côté pour davantage s’intéresser à la figure de l’architecte qu’à l’édifice et les aléas de son érection. Un personnage aussi passionné que borné qui s’avère fascinant mais qui prend peut-être trop de place dans le film et le détourne de ses aspects les plus pertinents. S’en dégage donc une petite impression de frustration et un certain goût d’inachevé puisqu’il nous manque pas mal d’informations importantes et qu’on ne connait même pas la manière dont le chantier s’est achevé. Comme si les aléas de la construction nourrissaient le personnage plutôt que l’inverse.
La distribution internationale est en revanche particulièrement savoureuse. Le danois Claes Bang (tête d’affiche de la première Palme d’or pas très palpitante de Ruben Östlund, « The Square ») est remarquable dans la peau de cet homme obstiné mais droit dans ses bottes. Swann Arlaud est plus en retenue face au québécois Xavier Dolan, très en forme. On regrette que le personnage de la femme de l’architecte, joué par la grande Sidse Babett Knudsen, soit moins bien loti par le script, d’autant plus que c’est celui qui a été le plus romancé. Enfin, Michel Fau se glisse dans la peau d’un Mitterrand à la bonhomie presque comique un peu trop éloigné de l’image qu’on s’en fait. Cependant, les notes d’humour parsemées grâce à son personnage et celui de Dolan aèrent une œuvre un peu rigide.
Notons tout de même que ce film a vocation historique se révèle finalement bien plus instructif et pédagogique (et donc intéressant) que véritablement cinématographique. Il manque en effet de ce qui fait la sève du septième art dans « L’Inconnu de la Grande Arche ». En outre, c’est parfois trop verbeux, il y a quelques longueurs et le côté elliptique du script peut parfois gêner. Ce genre de cinéma très vieille France malgré des effets visuels aussi discrets qu’impeccables ne plaira pas à tout le monde. Il n’empêche, Demoustier trace un sillon original dans le cinéma français et si ce n’est pas son film le plus convaincant, il est loin d’être dénué d’intérêt.
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