Derniers Avis : L'Inconnu De La Grande Arche - Page 15
L'Inconnu De La Grande Arche
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maugis
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4,0
Publiée le 13 novembre 2025
Film historique particulièrement bien joué et vraisemblablement proche de la réalité mais un peu lent; On remarque les difficultés règlementaires complexifiant la réalisation d'un ouvrage mais aussi l'attitude d'un Mitterrand prétentieux qui cherche à la création d'un ouvrage pour marquer son passage, en faisant notamment des choix dispendieux et en dilapidant à l'excès l'argent public
L’Inconnu de la Grande Arche de Stéphane Demoustier est un thriller d’apparence froide, mais dont le cœur bat à chaque interstice du droit, du doute et du silence républicain. Derrière le vernis des institutions, le film gratte, expose, puis laisse le spectateur seul face à une vérité sans héros, sans chute, sans confort. Demoustier filme la justice comme un couloir sans issue, où chaque mot pèse plus qu’un verdict. Un film sobre, tranchant, glaçant — où l’ombre du réel ne cesse de nous fixer.
Un film long et décevant. La première partie est interminable, ce n'est que querelles d'égos entre homme de pouvor, architectes fonctionnaires, entourage de Mitterand. La seule femme du film a un rôle de potiche et on sent bien qu'elle a été rajoutée au scénario. Le film devient un peu intéressant à la fin, quand les problèmes politiques apparaissent.
Intéressante histoire contemporaine et ses affres souterraines que la plupart de nous ignoraient. Superbement joué dans des décors réalistes de la construction de l’arche .
Bonne histoire sur la genèse et la construction de la grande Arche, ce Cube. Mais film bien moyen malgré les moyens. Acteurs décevant, le film oscille entre satire, grotesque, documentaire, drame. Bref le sujet est mal lairrisé, ça aurait pu être un bon film et c'est ça le plus décevant
Stéphane Demoustier signe un film à la fois limpide et captivant. En racontant la naissance d’un monument et la foi d’un architecte dans son œuvre, il transforme un pan de politique mitterrandienne en réflexion passionnante sur la création et le pouvoir. Claes Bang, incarne cette obsession du geste juste, cette solitude du bâtisseur confronté aux rouages de l’État. Le film navigue avec une élégance rare entre ironie et gravité dans ce récit maîtrisé avec une force tranquille (!) qui finit par emporter l’adhésion.
Le désarroi d'un architecte en France. L'architecte est en France une profession dramatique. Très beau film et constat d'une profession très mal connue. Subsiste aujourd'hui la perspective. Le reste... entre jeu d'argent et jeu politique. Une belle critique de la façon de construire en France.
J'ai adoré ce film, très fin, excellemment joué et tellement possible dans la vraie réalisation de cette construction pharaonique où la subtilité et la recherche du beau, de la part de l'architecte et de son client Mitterand les entraînent inexorablement vers une descente aux enfers. À voir absolument. Émotion garantie devant tant de passion et d' intelligence.
L’histoire de la réalisation de la Grande Arche, ou initialement Le cube conçu par l’extraordinaire Johan Otto Spreckelsen à l’initiative de François Mitterrand. Mais la politique, les enjeux électoraux et économiques s’en mêlent. Une grande découverte et un tres bon film
Un scénario original, sur un sujet a priori jamais traité, nous amenant dans les coulisses de la construction de la pharaonique et symbolique Grande Arche de La Défense. Un projet, une ambition, portés par François Mitterrand dont les spectateurs contemporains de cet homme d’Etat se délecteront. L’acteur Michel Fau se glisse avec talent dans la posture de François Mitterrand. De mémoire de cinéphile, c’est la première fois que l’ancien Président de la République est porté à l’écran. Sur le fond du sujet, il manque simplement le côté mystique et ésotérique de la réalisation dont seuls les initiés ont quelques repères. Cela-dit, le thème c’est l’inconnu de la Grande Arche, lire l’architecte Danois sorti de nulle part mais gagnant du concours d’architecture. François Mitterrand est en second plan.
L'art est-il soluble dans la politique ? Vaste question, on se la pose assez souvent devant l'écran. Stéphane Demoustier n'a même besoin d'établir le parallèle pour qu'on le dresse naturellement devant la drôle de destinée de Johan Otto von Spreckelsen. Illustre inconnu pour le plus grand nombre, l'architecte danois est pourtant celui qui fut sélectionné pour son projet de la Grande Arche de la Défense. Sauf que derrière les honneurs, les émoluments et les poignées de mains, l'homme va devoir composer avec les normes et les bouleversements de la vie politique. Et il va être servi dans les années 80. En adaptant le livre de Laurence Cossé, le réalisateur conserve cette distance raisonnable - qui réussissait déjà sur son brillant Le fille au bracelet - et permet un récit exempt de posture caricaturale sur le projet d'une vie. Car si un seul l'a imaginé, il fallait bien toute une équipe pour lui donner vie. Et le propre de toute entreprise de cette envergure, c'est le compromis. On suit naturellement le personnage d'Otto, son admirable méticulosité mais également son caractère intraitable. A-t-il raison ou a-t-il tort, là n'est pas la question puisqu'il se retrouve dans un cas typique où les aspirations artistiques se heurtent à des impératifs économiques, des normes spécifiques,...Dans de telles conditions, et c'est l'une des réussites du film, il n'y a pas de méchant. Les prises de becs et tournants dramatiques sont révélateurs autant des forces et faiblesses d'Otto que de cette formidable machine trop complexe pour être menée par un seul esprit. L'inconnu de la Grande Arche, c'est de l'or en barre pour ses acteurs, qui se montrent à la hauteur de l'offrande. Claes Bang tranche comme un rasoir, Swann Arlaud est exemplaire et Xavier Dolan donne un peu d'air dont l'intrigue à besoin sous peine de devenir maussade. Ce qu'elle est, en fin de compte. Et s'il est intéressant de voir que deux films sur des architectes ont ouvert et fermé l'année 2025, Demoustier en dit plus en 1h40 sur la difficulté du geste artistique que Brady Corbet et son pétard mouillé de 3h30 The Brutalist.
Film autour d'un architecte qui aurait pu passer à la postérité mais dont personne ne connait le nom...l'hisoire est singulière, le personnage central original et intéressant. La reconstitution des années 80 est convaincante et les vues du chantier sont étonnantes pour un film réalisé 40 ans plus tard. On peut cependant trouver que le film manque de rythme, ce qui est un comble compte-tenu du planning serré du chantier de la grande Arche ! C'est drôle de voir Xavier Dolan jouer dans ce film, je ne le connaissais pas en tant qu'acteur.