Derniers Avis : L'Inconnu De La Grande Arche - Page 16
L'Inconnu De La Grande Arche
Note moyenne
3,8
3245 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
325 critiques spectateurs
5
48 critiques
4
114 critiques
3
121 critiques
2
29 critiques
1
10 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
philouofpb
3 abonnés
61 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 9 novembre 2025
Alors oui certes il n'est pas inintéressant de suivre cette épopée romancée de la conception et de la construction d'un monument devenu iconique. Mais qu'est ce qu'on en retire finalement : la pureté des visions artistiques se heurte toujours aux aléas des contingences de ce monde? Ben oui comme toujours. Quitte à ce que cela vire à l'obsession maladive? Et oui ça arrive. Même au delà de ces lieux communs qu'en reste t'il cinématographiquement parlant : pas grand chose. La mise en scène est peu signifiante à par un jeux de miroir ou deux, pas vraiment d'empathie ou de répulsion ressentie pour qui que ce soit. A voir pour l'aspect pseudo-documentaire mais pas pour vibrer devant un film.
Dans son film, Demoustier mêle avec réussite histoire, art, politique. La reconstitution est intéressante, l’histoire de cet inconnu est touchante et l’humour s’invite avec subtilité là où l’on l’attend le moins. Le format carré de l’image, sans doute un pont avec “le cube” , est atypique et accrocheur. Une agréable surprise tant sur le fond que sur la forme qui prouve encore la richesse du cinéma français.
Stéphane Demoustier a commencé sa carrière de cinéaste en réalisant des films pour le pavillon de l’Arsenal pendant une dizaine années. Il n’est donc pas surprenant qu’il ait trouvé dans l’adaptation du roman de Laurence Cossé « La grande Arche » paru en 2016, matière à conjuguer architecture et cinéma. Il retrace ainsi le destin extraordinaire de Johann Otto Von Spreckelsen, architecte inconnu, solitaire et obsessionnel, lauréat du plus grand concours du début des années 80, pour en faire un étonnant suspense existentiel dans les méandres de la Mitterandie. C’est le récit d’un acte de création, de l’intransigeance de son auteur qui va peu à peu se fracasser contre la réalité économique de ces exigences, les règlements techniques et de compte politiciens. La reconstitution est sobre mais d’une saisissante réalité pour les scènes de chantier réalisées à partir d’images d’archives que Stéphane Dumoustier a su animer soigneusement sans jamais être tape à l’œil. Le casting est impeccable, Swann Arlaud en Paul Andreu, Michel Fau en Mittérand, et surtout Claes Bang incarne avec élégance Von Spreckelsen, ce créateur inflexible, dont on oublie les caprices orgueilleux, pour ne retenir que sa droiture et son humanité. Le film fait ainsi œuvre de réhabilitation pour cet architecte inconnu, qui abandonnera le projet plutôt que de renoncer à ses idéaux et décèdera 2 ans avant l’achèvement du chantier. Peu de films parlent de la création architecturale et Stéphane Demoustier, bien loin du glaçant et pompeux « The Brutalist » de Brady Corbet, le fait avec justesse dans ce film bien construit, sobre et droit comme un plan parfaitement tracé à l’équerre sur la table à dessin, en hommage à son héros qui refusait le dessin sur ordinateur !
Le Cinéma donne l’occasion, en 1h46 de découvrir une histoire derrière un monument qui fait partie du paysage francilien. Ce film permet de voir comment s’est passé ce projet architectural des touts débuts à son achèvement avec son lot de péripéties et d’obstacles. On voit ainsi comment est (mal) géré le budget de l’Etat, comment l’artiste voit son œuvre et les concessions qu’il est prêt ou non à faire pour celle-ci. C’est très bien joué (un très bon casting) et la reconstitution du chantier et de l’avancée de l’Arche sont bluffantes de réalisme. Un film qui sort des sentiers battus et qui apporte un regard neuf sur le domaine de l’architecture et sur ceux qui font ce métier.
Si ce film retrace bien la folie des années Mitterand avec des projets pharaoniques qui ont tourné au fiasco architectural( opera, grande bibliothèque), les personnages français sont très mal représentés et joués . Andreu était un personnage flamboyant et puissant à l’époque, de grande taille et non un personnage falot.. quant à Michel Fau on dirait qu’il n’a jamais vu Mitterand à la télé. Heureusement c’est toujours un bonheur de voir jouer sidse Babett Knudsen…
Globalement assez ennuyant et jamais instructif mais une bonne critique de la bureaucratie à la française et à l'absence de cohérence de nos pouvoirs politiques.
Un film particulièrement intéressant sur ce chantier hors normes, imaginé par un architecte jusqu’au boutiste. Tous les acteurs sont parfaits, notamment Xavier Dolan, collaborateur du Président, qui doit faire aboutir le projet malgré les égos et les désaccords. A noter quelques moments très cocasses.
Intéressant mais pas passionnant, L'inconnu de la Grande Arche souffre de la comparaison avec un autre film d'architecte sorti en début d'année : The Brutalist. Le film français ressemble plus à un documentaire légèrement romancé et souvent ennuyeux, alors que le film américain était un vrai chef-d'œuvre cinématographique. Il faut néanmoins saluer le casting de L'inconnu de la Grande Arche. Michel Fau en Mitterrand est un choix étonnant mais franchement convaincant. Et le film doit beaucoup à Swann Arlaud, très sobre, et surtout à Xavier Dolan, que j'avais adoré dans Illusions perdues et qui est ici tout aussi convaincant. L'inconnu de la Grande Arche a néanmoins un avantage concurrentiel certain sur The Brutalist : vous ne pourrez jamais visiter un monument créé par le héros du film américain, alors que la Grande Arche peut toujours être admirée.
L’histoire est intéressante, mais je n’ai pas compris pourquoi avoir choisi Xavier Dolan pour jouer le rôle du bras droit de François Mitterrand. Vu qu’il a un rôle où il fait pétasse. D’autres comédiens auraient sans doute plus été à leur place que lui.
Le livre La grande arche de Laurence Cossé était passionnant. Le film est également très intéressant. Ça a déjà le mérite de mettre en lumière un artiste méconnu Otto Von Spreckelsen qui avait jusqu’ici designé 3 chapelles et sa maison Sa vision romantique de son oeuvre, de sa passion sont difficilement compatibles avec un projet d’une telle ampleur, amputée qui plus est par des balbutiements politiques. Ce film reflète bien cette époque, de la France des années 80. À voir ! À lire !
Comme Laurent De Médicis François Mitterrand savait que les artistes pouvaient pérenniser le pouvoir des puissants. En miroir de la Pyramide du Louvre il confia le projet d'un immense cube à un artiste danois inconnu, y compris dans son pays d'origine, grande terre d'architectes et de designers. Cette oeuvre intelligente nous montre les affres de la création contrainte entre mégalomanie présidentielle et réalité budgétaire. La réalisation, cubique également, est exemplaire, reconstitution d'époque et direction d'acteurs parfaites. Mais elle est aussi un peu froide et austère, comme la dalle sur laquelle est posée ce fameux cube.
très intéressant on est captivé par l'histoire de la grande arche, les acteurs dont Xavier Dolan et Swann Arlaud sont excellents. on les suit tout le film évidemment. excellent film. Stéphane Demoustier devient une référence
Encore un autre film qui cherche à s'inspirer de la réalité. Dans cette catégorie, la mise en scène dramatique produit parfois un résultat étonnant. Tel n'est pas le cas avec L'Inconnu de la Grand Arche.
Nous sommes au milieu des obsessions d'un architecte où chaque compromis provoque une blessure impossible à soigner. De Vinci disait que la perfection n'est pas un détail et que les détails font la perfection. C'est ce que le réalisateur cherche à nous montrer en prenant parti pour l'architecte face à une odieuse bureaucratie aux règles ubuesques (appel d'offre à respecter, réglementation sur les matériaux à ne pas utiliser etc...) et face à une cohabitation cherchant à réduire les coûts.
Sur le forme, tout cela n'a guère d'intérêt. Opposer le monde des idées à celui de la technique et des coûts est excellent en soi. Mais on enchaine les sujets sans grande importance : des émoluments et droits d'auteur à des piliers de fondations invisibles, des matériaux à la réglementation, des couleurs à l'intérieur de l'édifice, même jusqu'au traitement des matériaux. C'est ennuyant. Peut-être que le réalisateur cherchait à faire écho à son propre métier. Sur le fond, la pyramide du Louvre a fait face aux mêmes problématiques et est arrivé à produire ce résultat spectaculaire. Pourquoi pas la Grande Arche ?