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Clem Lepic
64 abonnés
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2,5
Publiée le 7 décembre 2024
Film étonnant en noir et blanc sur un homme qui fuit la femme à laquelle il est fiancé. Diplomate en Birmanie, il se lance alors dans une fuite dans les différents pays d'Asie aux alentours : Thailande, Vietnam, Chine, Japon. C'est une forme de ghosting car il ne dit pas clairement à sa fiancée qu'il ne veut pas la voir. La femme voit clair dans son jeu mais a quand même envie de lui courir après. Le film est construit en 2 parties : la vision de l'homme puis celle de la femme. A l'image de leur absence de communication entre eux, les 2 parties ne communiquent pas entre elles. Des passages un peu longs sur des danses typiques asiatiques.
La majeure partie de ce film est en Noir & Blanc et propose des scènes de vie quotidienne dans divers pays asiatiques. Il s'en dégage une forme de poésie nostalgique axée sur les deux personnages principaux.
Finalement il ne sert à rien de voir que ce film est un coup de foudre,prix de mise en scène à Cannes cette année. La première partie est absolument lénifiante,5 spectateurs dans la salle,3 qui dorment,une qui s'en va, bonjour le rythme lent au possible l'histoire de ce pauvre type ne tiens pas debout,voix off relatant les scènes,en oubliant certaines bref j'ai envisagé de quitter les lieux après ma sieste. La 2e partie où l'on voit la fiancée arriver est un peu plus "tonique"hum hum ! Le scénario reste assez décousu,je suis resté perplexe devant un tel spectacle , j'aurais mieux fait de rester chez moi à regarder le 20h de TF1.
Superbe image en noir et blanc. La première partie se traîne un peu et je me suis trouvé gêné par des images d'aujourd'hui (villes, voitures) au milieu d'une histoire qui se déroule un siècle plus tôt. Je n'ai pas compris la fin non plus. Ceci dit le film se laisse voir.
Grand Tour propose une errance coloniale fragmentée qui privilégie le dispositif au récit. Une œuvre formellement ambitieuse, mais qui m’a laissé à distance et souvent ennuyé.
Avant de le voir, il faut savoir que Miguel Gomes ne signe ni une fresque historique classique ni un simple récit d’aventure romantique. Situé au début du XXᵉ siècle dans un contexte colonial en Asie, le film mêle fiction d’époque et regard contemporain, intégrant par moments une dimension quasi documentaire. Gomes brouille les temporalités et alterne les registres dans une forme volontairement hybride. Mieux vaut l’aborder comme une méditation libre sur le voyage et l’imaginaire colonial, où la liberté formelle prime clairement sur la narration.
Le film interroge la fuite et l’engagement à travers un récit amoureux constamment déplacé. L’errance devient principe narratif, révélant lâcheté et décalage. Le décor colonial apparaît moins comme une reconstitution que comme un imaginaire occidental déconstruit. L’aventure est davantage commentée qu’incarnée.
Grand Tour travaille aussi la question du récit lui-même. En mêlant reconstitution et images contemporaines, il souligne la fabrication des imaginaires historiques. Le passé n’est pas restitué, mais mis à distance. La fragmentation rappelle que toute narration est un montage situé.
De mon côté, je me suis passablement ennuyé. Je reconnais la cohérence du geste, l’ambition formelle et le jeu sur les temporalités. Mais malgré cette construction réfléchie, je suis resté extérieur à l’ensemble.
Le rythme exigeant et la structure éclatée freinent l’implication émotionnelle. À force de privilégier le principe, le film paraît plus conceptuel qu’incarné. L’émotion circule peu, et le récit semble secondaire face au dispositif. Il en reste une impression persistante de froideur et de lassitude.
Grand Tour demeure une proposition audacieuse, cohérente dans son intention, mais qui, pour moi, sacrifie le sensible au profit de l’idée.
Après Tabou, ce Grand Tour de Miguel Gomes et un voyage extraordinaire. Très différent de « Ce cher mois d’août » ou de « Journal de Tûoa », intimiste et quasi documentaire. Le réalisateur portugais renoue ici avec un cinéma imprégné de mélancolie.
Edward est fonctionnaire en Birmanie. Il n’a pas vu Molly, sa fiancée restée à Londres, depuis 7 ans. Il apprend par télégramme qu’elle vient d’embarquer pour le retrouver, bien décider à conclure leur mariage. IL prend peur et s’enfuit à travers l’extrême orient.
Dans la première partie, Edward dans son voyage, suit des hommes au gré des rencontres, traverse des mers, se retrouve au sommet d’une montagne en compagnie de moines et se perd dans la jungle. Son grand tour est complètement improvisé. Dans la seconde partie, on revient dans le temps en décalage au côté de Molly. Elle est déterminée sur les traces de son fiancé qui lui échappe. Nous sommes alors dans le grand tour de la fiancée dont l’urgence est de le retrouver.
Le synopsis est ténu, il tient en une ligne ; la quête désespérée d’un homme pour échapper à la destinée de son mariage et celle d’une femme qui le poursuit avec une détermination funeste. Le film est essentiellement en noir et blanc. L’image est sublime à la croisée des arts de la photographie et du lavis à l’encre de chine. Molly force le trait de son rire, on croit parfois être devant une actrice d’un film muet. Les scènes populaires filmées dans ce grand tour d’Asie sont débordantes de vie. Elles tranchent avec le désœuvrement de cet homme et de cette femme chacun enfermé dans leur solitude respective. Face à la vacuité et la fragilité de la vie, l'essentiel est ailleurs. Le réalisateur a remporté au dernier festival de Cannes le prix de la mise en scène. Son film est brillant dans sa construction. On regarde à deux reprises les mêmes lieux décalés dans le temps, avec un regard différent.
Parfois j’ai pensé devant ce « Grand Tour » à la sensation laissée par le « Beau Travail » de Claire Denis, mais aussi à « Apocalypse Now » dans la remontée de la rivière aux confins de la folie, ou encore à « Pacifiction » dans l’absurdité de la vie. Miguel Gomes filme l’indicible avec des images superbes dans une lumière parfois surnaturelle. Son travail de cinéaste trouve ici une puissance incroyable. Bien que l’intrigue se déroule en 1918, nous sommes devant son film, hors du temps, suspendu à son imaginaire. C’est un cinéma qui bouscule qui sort des sentiers battus, vers des contrées intimes mais aussi à travers le monde. Ce Grand Tour est un très beau voyage à voir à l’écran autant qu’à éprouver.
Grand Tour (Portugal – 2h08) de Miguel Gomes – Prix de la mise en scène 2024 au Festival de Cannes avec Gonçalo Waddington, Crista Alfaiate, Teresa Madruga...
Mes 2 heures les plus longues dans un salle de cinéma... J'ai aimé une image de 10 secondes le personnage masculin dans l'eau en train de cueillir des lotus. Rien d'autre à sauver, le réalisateur nous assène sa culture ciné, sûrement à ses autres films que je n'ai pas vu. Le noir et blanc demande une esthétique ! Pas d'histoire et pas le charme d'un vieux Géo corné !
Film décousu, mal cadré, mal rythmé. L'histoire est plate, les personnages superficiels et caricaturaux. Les expressions sans paroles sont peu crédibles ou non compréhensibles. Le mélange moderne-ancien est chaotique, moche et mal à propos. Je ne peux parler que pour les 40 premières minutes de film. C'est la première fois que ma femme et moi quittons un film. Le pire est le sentiment d'avoir été pris pour des idiots par les critiques, le cinéma et le réalisateur.
On reconnait le geste artistique. Pour le reste, c'est affaire de goût et de sensibilité. Personnellement, je suis resté en dehors du film et fermement ennuyé.
Film de toute beauté ! Je me suis laissée emporter par ce Grand Tour en Asie et je ne le regrette pas ! Film touchant, drôle, déroutant. Il mérite amplement le Prix de la mise en scène. Je le recommande pour ceux qui aiment les films contemplatifs.