Grand Tour
Note moyenne
3,0
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58 critiques spectateurs

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Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 novembre 2024
Vu en avant-première. Pendant 40 minutes, j'ai cru voir le pire film de l'année 2024, après 2h08, j'ai compris que j'avais vu le meilleur film de l'année 2024...
Miguel Gomes a récidivé mais en plus radical. Dans Tabou, chef-d'œuvre de poésie, il nous avait soumis à une bonne heure de vieille dame bizarre, accompagnée de son étrange servante d'Afrique noire, avant qu'une formule magique ("Aurora avait une ferme au pied du mon Tabou") ne nous emporte dans le monde fascinant d'un couple adultère au Mozambique.
Ici à nouveau, c'est rude au début. Edward, qui n'ose pas épouser Molly et la fuit de ville asiatique en ville asiatique, se dissout dans les images réelles de l'Asie contemporaine, et on perd le fil du récit. Des voix off, qui chaque fois emploie la langue du pays où il est, nous raconte indirectement son histoire, sans qu'il apparaisse à l'écran. Pas facile à suivre à la première vision.
Et puis il se retrouve au Japon et là tout à coup, la poésie opère. On retrouve le Miguel Gomes de Tabou, on retrouve cette écriture unique, ce choix de comédiens singuliers, cette délicatesse et ce mystère.
Puis c'est au tour de Molly d'occuper le devant de la scène. Et la poésie initiée par son fiancé peureux se déploie pleinement. La comédienne est absolument merveilleuse et son rire, devenu fameux lors des avant-première, restera gravé dans nos mémoires.
Molly donc court après son amant, qui lui court loin d'elle. Et dans son périple, elle fait toute sorte de rencontres merveilleuses, dans des décors oniriques.
Les images du monde réel et contemporain se font plus rares. Les séquences tournées à l'ancienne dans un studio sont omniprésentes. On les reconnaît désormais de suite, juste à la focale employée. Et dès qu'on les voit arriver, on est heureux, car on sait que ce sera drôle, ou tendre, ou charmant, ou délicat. Bref l'intelligence du cœur.
Le drame se glisse dans cette histoire, mais n'en disons pas plus. Et puis c'est du cinéma, ce qu'on ne manquera pas de nous rappeler.
Tabou et Grand Tour : deux chefs-d'œuvre en regard. Deux dispositifs pour fabriquer un récit. Deux preuves sans doute que Miguel Gomes, comme Antonioni et Amalric, préfère voir le monde à travers le regard des femmes, plutôt que celui des hommes. Deux signes d'espoir que le très grand cinéma, inventif, profond et parfois exigeant, n'est pas mort.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 mai 2024
Festival de Cannes, la séance "réveils en sursauts". Vous connaissez l'émission d'Antoine de Maximy, J'irai dormir chez vous ? Grand Tour est la version longue de l'émission, en double. On s'explique : voici l'histoire d'un homme qui ne veut pas épouser sa promise, et se trouve une excuse diplomatique ("Je dois faire le tour des pays asiatiques, c'est pour le travail.") pour repousser l'échéance de l'union, baguenaudant dans les cultures locales dont il s'émerveille (on profite d'un théâtre d'ombres chinoises, de transports en commun très atypiques, etc...). Mais le rythme ne suit malheureusement pas, et on pique assez rapidement du nez, jusqu'à la terrible révélation de mi-film : l'épouse en a sa claque de poireauter, et va donc retracer le parcours de Monsieur, pour le retrouver... Oui, vous avez bien compris : vous allez vous re-coltiner les mêmes scènes de lieux culturels, pendant une autre heure. A ce moment-précis, ceux qui ne ronflaient déjà pas dans notre rangée sont partis en soupirant, et nous-mêmes avons attrapé nos paupières à deux mains pour tenir péniblement jusqu'au bout. Grand Tour a un scénario qui fait l'effort de mêler plusieurs cultures, langues, façons de vivre, mais ne nous a jamais embarqué (plutôt assommé), par son dispositif visuel ultra-clinquant ("made in Gomes", il a déjà fait exactement la même chose sur Tabou... Mais bon, le Jury de Cannes 2024 semble le découvrir). On ne saisit pas plus la dernière ligne droite qui fracasse le quatrième mur (on nous montre le plateau de tournage du film... D'accord, mais pourquoi ?). Et sachez ceci, si vous avez le malheur de vous endormir, la BO est constituée de pipeaux traditionnels dans lesquels les joueurs soufflent un grand coup à l'improviste d'une scène mollassonne... On ne vous raconte pas les bonds à moitié réveillés qu'on a fait dans notre fauteuil. Grand Tour, le meilleur film d'épouvante 2024.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 juillet 2024
Qui n'espérait pas retrouver la magie de Tabou dans Grand Tour, le nouvel opus de Miguel Gomes, encore plus expérimental, toujours romanesque et très travaillé ? C'est très beau, dans l'ensemble, avec la nostalgie du noir et blanc mais est-ce normal d'aussi peu se passionner pour une intrigue à double détente, un voyage en Asie quelque peu fantasmée, au temps des colonies ? La deuxième partie est largement meilleure que la première mais le mal est fait ; Grand Tour ressemble à une tentative trop marquée de se vouloir admiré, eu égard au peu de modestie du propos du cinéaste qui ne cesse de nous indiquer son intelligence, sa subtilité et son brio. Bien sûr qu'il y a des choses splendides dans Grand Tour et le film n'est jamais meilleur quand il se cantonne au premier degré, auprès de ses deux personnages principaux, et particulièrement son héroïne, que l'on peut prendre plaisir à accompagner dans son périple. Mais l'émotion n'est jamais vraiment au rendez-vous, la fascination devant un tel ouvrage dépendant, elle, de la capacité à oublier que, derrière l'illusionniste Miguel Gomes, se cache un artiste conceptuel et un théoricien du cinéma qui privilégie la tête au cœur.
Abus Dangereux
Abus Dangereux

69 abonnés 116 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2024
Auréolé d’un prix de la mise en scène à Cannes 2024, « Grand Tour » arrive sur les écrans et son dispositif narratif est pour le moins déconcertant. Pour retarder ou échapper à son mariage, un fiancé (ombrageux) fuit sa fiancée (un brin écervelée) et se lance dans une fuite en avant à travers plusieurs pays asiatiques : Birmanie, Singapour, Thaïlande, Viêtnam, Japon, Chine….. (Le grand tour). Elle, se lance à sa poursuite. Dans cette fiction noir et blanc se déroulant en 1918 entièrement tournée en studio viennent s’intégrer des images contemporaines couleurs ou noir et blanc tournées sur les lieux des différentes actions. L’espace temps est aboli, les deux temporalités disparaissant à l’aide d’une voix off nous contant les déplacements des personnages. Le film est divisé en deux parties : la fuite du garçon et la poursuite de la fiancée. La fiction étant plus importante dans la deuxième partie. Tout cela est exigeant pour le spectateur, le film arrive parvient néanmoins à nous prendre dans ses mailles au fil de la projection grâce aux diverses rencontres que font les personnages, grâce à une très belle photo, aux décors et effectivement grâce à une mise en scène minimaliste. Difficile de conseiller ce film, et impossible à déconseiller si l’on a envie de vivre une séance de cinéma différente comme de nier son côté poétique et fascinant.
takeshi29
takeshi29

35 abonnés 141 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juillet 2024
Autant le cinéma de Miguel Gomes peut être parfois un peu sentencieux autant ici il nous emporte dans des aventures ludiques et foisonnantes, parfois même très amusantes, avec une idée de mise en scène (La récompense cannoise est là amplement méritée) par plan, une photographie tantôt couleur tantôt noir et blanc, absolument somptueuse. Du GRAND bonheur à déguster sur GRAND écran...

Vu en festival (FEMA 2024)
Ak F
Ak F

10 abonnés 39 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 mai 2024
Ok l’image est parfois belle mais on comprend globalement rien si on est pas initié au travail de Gomes et un art compliqué est un art snobe et sans intérêt à mon sens. Je passe mon chemin
Dafunk
Dafunk

394 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 novembre 2024
Totalement hypnotisant et magique. Un trip sensoriel qui mérite totalement son prix de la mise en scène à Cannes !
Anne CC
Anne CC

14 abonnés 82 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juillet 2024
Film portugais Drame. En avant-première fēma - Festival La Rochelle Cinéma

En 1918, un diplomate anglais en poste à Rangoon, fuit sa fiancée dans un Grand Tour d’Asie, venue le rejoindre pour l’épouser. Deux récits de voyage à travers la Birmanie, la Thaïlande, le Viêt Nam, le Japon et la Chine, ponctués de rencontres.
Récit narratif et romanesque, filmé en monochrome. Film nostalgique sur la période coloniale.

A voir et en VO!
velocio

1 538 abonnés 3 497 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 décembre 2024
"Grand tour" : une bande annonce vue plusieurs fois et qui donnait furieusement envie de voir le film
"Grand tour" : un film qui, presque tout du long, donne furieusement envie de quitter la salle en courant.

Dans ce film à la facture gentiment surannée, laquelle a quand même permis au film d'obtenir le Prix de la mise en scène lors du dernier Festival de cannes, on arrive à trouver quelques beaux moments. Par exemple ce ballet de motocyclettes sur la musique du Beau Danube Bleu. Malheureusement, Miguel Gomes le fait durer beaucoup trop longtemps, ce qui a pour effet d'en atténuer considérablement la force. A part ces quelques beaux moments, on a plutôt tendance à s'ennuyer !
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 décembre 2024
Film magnifique en noir et blanc dans des lieux qu’on ne voit jamais ainsi, avec une originalité folle, de l’humour discret et un charme énorme.
eliacam
eliacam

24 abonnés 231 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 décembre 2024
Que 2 heures peuvent sembler longues
La bande annonce laissait entrevoir un film léché aux belles images en N&B
En fait non
Les images st banales
Et l’histoire d’un mortel ennui
Comment peut on sélectionner ce film et qui plus est le récompenser à Cannes ? Il y faut une dose de nombrilisme parisien
Lenny Moland
Lenny Moland

1 abonné 23 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 mai 2024
Film vu lors du festival de Cannes. Grand Tour est d'une lenteur écrasente. Le film est à peine regardable seulement grâce à la voix off qui explique tout le scénario.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2024
Petit coup de cœur pour ce film, sur une histoire d’amour impossible….Il y a deux chapitres pour raconter la même histoire, le point de vue de l’homme ( première heure) et le point de vue de la femme ( deuxième heure)…….Le premier chapitre ( le voyage de l’homme) est passablement ennuyeux et formaté, quoique très beau , très esthétique, silencieux et avec une musique attachante, c’est à peu près tout, heureusement la deuxième heure, le point de vue de la femme, fait comprendre ce qu’est l’amour, avec cette fois des dialogues et des rencontres….Des images très belles , des lieux à voir ( Chengdu, le bouddha géant, Chongching, une image d’un orient contrasté ( Shanghai, Bangkok, Tokyo), le film si one est patient touche à l’essentiel et délivre un superbe message….J’ai été séduit….
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 novembre 2024
Voici une oeuvre conceptuelle par excellence.

Miguel Gomes nous propose de suivre en alternance deux sujets : le périple de personnages dans des décors de studio en carton-pâte d'une part, et des images actuelles des mêmes lieux filmés comme le ferait un touriste allemand aviné avec un vieux caméscope, d'autre part. Le tout dans un noir et blanc au gros grain.

Il faut une demi-heure pour comprendre ce que je viens d'écrire, puis encore une demi-heure pour comprendre que les deux personnages se suivent dans des temporalités différentes. Il reste ensuite plus d'une heure d'ennui profond pendant laquelle on a le temps de maudire Gomes sur tous les tons.

Tout cela est désespérant de pédanterie intellectuelle, et il manque ici la poésie moite et nostalgique qui rendait Tabou si attachant : la partie conceptuelle de l'art du portugais l'emporte maintenant complètement sur sa capacité à générer de l'émotion et des sensations - on voyait très bien ce combat épique entre deux conceptions du cinéma dans oeuvre fleuve Les mille et une nuit.

Au-delà de l'ennui que génère le film, les cartes postales de l'Asie du Sud-Est qui sont ici exposées, entre clichés éculés et nostalgie rétro, m'ont semblé véhiculer des relents de néo-colonialisme assez malsains. Je n'ai à vrai dire pas compris l'intention de l'auteur sur ce point.

L'ensemble de cet édifice douteux essaye de se maintenir debout en utilisant une voix off omniprésente et exaspérante.

Je n'ai pour ma part éprouvé qu'un agacement lancinant devant ce film, dont l'histoire est intéressante, mais qui se trouve irrémédiablement gâché par la prétention de Gomes. Seul point positif à mon sens : le film s'éclaire miraculeusement quand l'actrice Crista Alfaiate apparaît.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 644 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2024
Récompensé par le prix de la mise en scène, "Grand Tour", signé Miguel Gomes, connu pour "Tabou" et son triptyque "Les Mille et Une Nuits", nous embarque dans une errance singulière à travers l’Asie du Sud-Est. Le film suit un homme en fuite, traqué par une fiancée supposée, dans une atmosphère à la fois captivante et oppressante, tourné en noir et blanc avec une caméra 16mm. Malgré cette esthétique, à la fois poisseuse et fascinante, le film laisse une impression mitigée. Le rythme languissant et le manque d’enjeux finissent par lasser, rendant cette aventure ennuyeuse à l’écran.
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