Grand Tour
Note moyenne
3,0
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58 critiques spectateurs

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Didier B.
Didier B.

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 décembre 2024
À fuir absolument. Le pire du cinéma portugais: verbaux, prétentieux, pseudo-artistique, aucun scénario. Visiblement on a tourné des images de vacances, vaguement recousues par une vague histoire sans intérêt. On s'ennuie ferme.
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

33 abonnés 302 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 décembre 2024
Prix de la mise en scène à Cannes, Grand Tour se passe en 1918 et raconte l’histoire d’Edward, fonctionnaire anglais en Birmanie qui fuit sa fiancée Molly venue d’Europe pour l’épouser. Il parcourt ainsi de nombreux pays d’Asie, et elle le poursuit amoureusement.
Difficilement descriptible, ce film mélange N&B et couleurs, narration et images contemporaines… On s’amuse et parfois on s’ennuie, on est de toute façon surpris… une expérience pour amateurs de cinéma d’auteur
Valerie Camy
Valerie Camy

3 abonnés 112 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2024
Grand tour , grand rêve… un voyage en orient pour oublier …soi, son projet , jusqu’à l’amour … et se perdre pour devenir spectateur du monde et plus de sa vie.
Hypnotique.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2025
Avec Grand Tour, Miguel Gomes orchestre un voyage à la fois dans le temps et dans l’espace, où l’Histoire, jamais linéaire, dévoile des récits multiples qui dialoguent entre eux, créant une mosaïque d'instants humains, aux réalités plurielles.

En s'affranchissant des codes de la narration cinématographique, le cinéaste portugais compose une œuvre hybride, à la fois récit et commentaire, qui mêle documentaire, fiction et expérimentation visuelle. Si la démarche peut apparaître au premier abord expérimentale, il faut accepter de se laisser guider pour en apprécier la beauté.

Chaque fragment de Grand Tour s’impose comme une œuvre à part entière, où des temples enneigés côtoient des forêts de bambous artificielles, et où un rond-point vietnamien devient le théâtre d’une valse viennoise. La photographie capte autant la texture des paysages que les cicatrices laissées par l’Histoire, tandis qu’une bande-son lyrique enveloppe le spectateur dans une atmosphère onirique.

En détournant l’idée du "Grand Tour" aristocratique européen, Gomes propose une critique subtile des idéaux coloniaux et des prismes culturels occidentaux. Les personnages, bien que souvent réduits à des archétypes, sont profondément humains dans leurs désirs, leurs échecs et leurs contradictions.

Grand Tour n’est pas une œuvre qui se livre au premier regard. Elle exige du spectateur une navigation active dans ses images, une acceptation de l’ambiguïté et une ouverture à l’interprétation. Miguel Gomes nous rappelle que l’Histoire, loin d’être un récit figé, est un dialogue permanent entre le passé et le présent, une quête de sens infinie, mouvante, cyclique.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 décembre 2024
Miguel Gomes entraine le spectateur dans deux périples qui évoquent des moteurs de la vie : qu’est-ce qui nous pousse en avant ? qu’est-ce que nous poursuivons ? La fuite en avant et la poursuite obstinée d’un but sont bien mises en perspective par ces deux plans parallèles sur les voies de chemin de fer, le premier en travelling arrière, le second en travelling avant. Il a choisi pour ce faire un parti pris conceptuel audacieux et original, qui mêle noir en blanc et couleur, studio et images documentaires, temps passé et temps présent. Le décalage de temporalité entre l’histoire racontée et les images montrées, la pertinence de leur correspondance (géographique ou symbolique), la qualité de ces images génèrent un intérêt constant. Le film est aussi ponctué de moments d’humour qui montrent que le réalisateur ne se prend pas trop au sérieux, même si les références cinématographiques sont bien présentes (on pense à 2001, à Fitzcarraldo ou à Apocalypse Now, …). La fin, qui semble avoir déconcerté certains spectateurs, est magnifique, faisant déborder sur notre époque et les auteurs du film les aventures extérieures et intérieures des protagonistes.
mancelos
mancelos

1 abonné 62 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 novembre 2024
Le Pacification portugais avec une heure de moins et deux films dans un seul. Celui avec le fiancé en fuite et celui avec la fiancée à sa recherche. Ils sont anglais, mais parlent portugais… Et quand on leur parle en français ils répondent aussi en portugais… L’action se déroule en 1918 en noir et blanc, mais des scènes de transition en couleur avec voiture et portables. C’est donc du cinéma pas commun ( une dame est sortie très rapidement de la salle), mais fort intéressant, car le pari du réalisateur tient. Même s’il faut se laisser emporter par l’histoire sa sans trop l’éplucher… La musique aussi est top.
Thomas Ordonneau
Thomas Ordonneau

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 novembre 2024
Une très belle découverte : on voyage, on est ému, la bande son est géniale. Prix de la mise en scène à Cannes mérité !
Blaise Gallois
Blaise Gallois

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 novembre 2024
Pas besoin de repères, l'histoire avant d'elle même avec ou sans ses acteurs, sans être attachée à son époque, elle se déshabille des concepts pour mieux retourner la table. Car c'est bien elle, l'histoire, la plus importante. Sur le paquebot de ce voyage inouï, elle offre un aperçu magnifique de ce qu'est la liberté dans son sens le plus pur, par les rencontres insolites comme par le dialogue intérieur qui se crée de toutes les découvertes. Elle est d'une simplicité, et pourtant ! Elle pourrait se passer ici, là, en telle ou telle année peu importe, elle est libre, légère, folle et absurde, toute puissante, et c'est tout.
GARAL
GARAL

11 abonnés 53 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2025
Le film nous emmène dans un grand tour d'Asie d'avant l'arrivée du tourisme de masse en mêlant des images d'archive du début du XXe siècle avec des prises de vue plus récentes et des images issues du tournage proprement dit. La raison de ce voyage au long cours est une course poursuite séparée de 2 fiancés avec qui on partage les ressorts et interrogations liées à cette fuite/ poursuite improbable et volontairement datée qui m'a pris dans son sillage, me perdant parfois à une escale dans une langue donnée pour me retrouver dans un port où on parle un autre langue avec par moment des accélérations de rythme. J'ai cherché un sens à cette fuite et puis je me suis lassé de chercher des clés partout et je me suis juste laissé promener en empruntant les mêmes moyens de locomotion.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 novembre 2024
Le prix de la mise en scène décerné chaque année au Festival de Cannes est en général un rendez-vous à ne pas manquer pour moi. Il a été donné dans le passé à des films qui ont une place de choix dans ma cinémathèque idéale : Mulholland Drive, Caché, Babel, La Passion de Dodin Bouffant, Drive, Elephant, Annette...

Le lauréat 2024 s'est révélé exigeant et peu facile d'accès.

D'une très grande liberté formelle et à la limite du film expérimental, Grand Tour mélange des scènes de fiction tournées en studio à des images documentaires ou d'archives ou tournées par le réalisateur, le noir et blanc à la couleur. Promesses ambitieuses et alléchantes sur le papier mais décevantes dans leur exécution.

J'ai pour habitude de ne jamais lire en avance le synopsis des films que je vais voir. Là, j'ai dû sortir mon téléphone pendant la séance, au bout de 30 minutes, pour comprendre l'histoire qui m'était racontée, tant le film partait dans tous les sens.

Birmanie, Thaïlande, Singapour, Vietnam, Philippines, Chine, Japon… il nous fait voyager dans le temps et dans l'espace et nous offre un vrai dépaysement géographique et culturel. Sans débauche de moyens, il parvient à créer des séquences qui transpirent l'intelligence et qui sont un bel hommage au cinéma dans tout ce qu'il peut avoir d'inventif et d'artisanal.

Si la qualité de la mise en scène est indéniable, s'il réserve de beaux moments, très poétiques, le film nous perd au fil du périple de son héros. Des personnages pas attachants pour un sou, de longues scènes contemplatives, peu ou pas de dialogues, une intrigue de départ qui semble ne servir que de prétexte, le film m'a davantage ennuyé qu'envouté.

J'en ai pourtant vu et adoré des films dits d'atmosphère pour lesquels il faut accepter de se laisser guider et de lâcher prise, des films où la narration passe au second plan, mais quelque chose ici n'a pas pris et mes yeux ont eu du mal à rester ouverts.

Après All we imagine as light, c'est une nouvelle grande déception issue du palmarès délivré par le jury de Greta Gerwig, un nouveau rendez-vous manqué.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 novembre 2024
Prix de la mise en scène ( Cannes 2024), " Grand tour" repose sur une histoire d'amour contrariée.

Le jeune homme fuit sa fiancée, elle veut l'épouser. On se souvient du récent " la femme de Tchaïkovski" de K.Serebrenikov) qui proposait une problématique pas si éloignée.

Réflexion sur la difficulté de décider d'un partenaire pour la vie, les peurs que celà implique, la part irrationnelle que comporte le choix amoureux et même son aveuglément qui l'accompagne parfois.

Les admirateurs de " Tabu" ours d'argent Berlin (2012) ( selon moi un des deux ou trois meilleurs films en 2012) seront malheureusement un peu déçu en voyant ce " Grand tour", nettement moins accompli.

On retrouve parfois ( surtout dans la seconde partie) mais beaucoup trop rarement, les stylistiques envolées poétiques du cinéaste portugais, qui rendaient " Tabu" si formidable.

Clairement ( selon moi) pas à la hauteur du prix prestigieux dont il a été couronné à Cannes 2024, " Grand tour" pourra néanmoins éventuellement séduire l'amateur des filmographies de Manoel de Oliveira ou de Raoul Ruiz.
Eric Dugelay
Eric Dugelay

8 abonnés 162 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2025
Inclassable, Grand Tour m’a régalé
Se déroulant entre la Birmanie, la Thaïlande, le Viêt-Nam, les Philippines, le Japon et la Chine de 1918, le Grand Tour du Portugais Miguel Gomes est une curiosité. Le réalisateur ne s’embarrasse pas de décors d’époque, on se retrouve transporté dans ces six pays en version gratte-ciels et asphalte des années 2020. Cela donne à son film, Prix de la Mise en scène au Festival de Cannes 2024, un air d’évidence, celle de l’intemporalité des affres de l’amour. Tout cela sur un mode profondément distancié. Le pitch : la fuite d’un homme au physique romantique à la Laurent Terzieff (Edward incarné par Gonçalo Waddington) cherchant, l’égoïste, à échapper à Molly (Crista Alfaiate), sa fiancée de sept ans. Images de jungle, clichés sur l’Orient compliqué, maladies tropicales, comme dans un clin d’œil le film m’a plongé dans une douce ambiance d’exotisme, celle, un brin dérisoire, de mes années asiatiques.
#grandtour #miguelgomes #laurentterzieff
Plus de critiques sur www.ericdugelay.com
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 mars 2025
En poste en Birmanie, Edward, un fonctionnaire britannique, attend que sa fiancée Molly arrive de Londres pour qu'ils puissent se marier. Cependant, il a la frousse et prend le premier bateau pour Singapour. Le début d'un long voyage à travers l'Asie du Sud-Est ou plutôt d'un jeu du chat et de la souris avec sa copine qui n'accepte pas à sa décision. On voyage, c'est certain, mais Miguel Gomes ne donne jamais suffisamment d'informations pour s'intéresser à ce qui se passe. Ce n'était peut-être pas le but avec donc un prétexte pour visiter les anciennes colonies britanniques. "Grand Tour" prend la tournure d'un film expérimental durant lequel l'ennui s'installe rapidement malgré un style atypique qui ne parvient pas à transcender un récit sans intérêt. Bref, encore un visionnage désagréable et ennuyeux après "Diários de Otsoga".
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 décembre 2024
On retrouve dans Grand Tour le charme suranné et l’inventivité de Tabou (2012), autre réalisation de Miguel Gomes. Le cinéaste propose un nouveau voyage spatio-temporel, au temps des colonies, en changeant de continent, l’Asie succédant à l’Afrique. Ses choix narratifs et stylistiques sont toujours très originaux, voire déroutants, notamment au début. On ne comprend pas très bien la logique d’alternance entre couleurs et noir et blanc. On doit aussi se faire à une alternance de reconstitutions historiques et d’images contemporaines, sachant que sur ces images contemporaines se poursuit, en voix off, le récit des aventures passées, générant une sorte d’anachronisme assez inédit. Et pour surprendre encore davantage le spectateur, Gomes change de voix narratrice à chaque pays traversé par les personnages principaux… Il y a donc là un dispositif unique, sophistiqué. Un vrai geste de cinéma. On y adhère ou pas, comme on adhère ou pas à l’histoire, qui comprend deux récits successifs d’un même voyage, effectué à quelques jours d’intervalle, le premier concernant le personnage du fiancé fuyard, le second celui de la fiancée obstinée. Voyage exotique, aventures, mélodrame, digressions… C’est très libre, très varié en propos et en tonalités, avec un fil rouge dans une fibre tragicomique et picaresque qui réserve, si l’on est sensible à la fantaisie et la poésie de l’auteur, assez d’étonnements et d’émerveillements pour maintenir un intérêt constant. Aux niveaux visuel et sonore, ça fourmille de trouvailles insolites et d’associations improbables, et c’est aussi, pour les parties de reconstitutions historiques, un hommage au cinéma expressionniste, superbement réussi, doublé d’un hommage à la magie du cinéma (la dernière scène du film).
Beatrice L.
Beatrice L.

2 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 décembre 2024
Le critique de Paris Match doit être très intelligent et moi très bête, je ne comprends pas l'engouement pour ce film, d'une lenteur exaspérante, tellement long. On passe d'une scène de 1918 à nos jours, on ne comprend rien, histoire d'amour affligeante, pathétique, on ne s'attache pas aux personnages. Bref tout est voulu paraît il, quelle prétention.
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