Grand Tour
Note moyenne
3,0
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58 critiques spectateurs

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Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 novembre 2024
Voici une oeuvre conceptuelle par excellence.

Miguel Gomes nous propose de suivre en alternance deux sujets : le périple de personnages dans des décors de studio en carton-pâte d'une part, et des images actuelles des mêmes lieux filmés comme le ferait un touriste allemand aviné avec un vieux caméscope, d'autre part. Le tout dans un noir et blanc au gros grain.

Il faut une demi-heure pour comprendre ce que je viens d'écrire, puis encore une demi-heure pour comprendre que les deux personnages se suivent dans des temporalités différentes. Il reste ensuite plus d'une heure d'ennui profond pendant laquelle on a le temps de maudire Gomes sur tous les tons.

Tout cela est désespérant de pédanterie intellectuelle, et il manque ici la poésie moite et nostalgique qui rendait Tabou si attachant : la partie conceptuelle de l'art du portugais l'emporte maintenant complètement sur sa capacité à générer de l'émotion et des sensations - on voyait très bien ce combat épique entre deux conceptions du cinéma dans oeuvre fleuve Les mille et une nuit.

Au-delà de l'ennui que génère le film, les cartes postales de l'Asie du Sud-Est qui sont ici exposées, entre clichés éculés et nostalgie rétro, m'ont semblé véhiculer des relents de néo-colonialisme assez malsains. Je n'ai à vrai dire pas compris l'intention de l'auteur sur ce point.

L'ensemble de cet édifice douteux essaye de se maintenir debout en utilisant une voix off omniprésente et exaspérante.

Je n'ai pour ma part éprouvé qu'un agacement lancinant devant ce film, dont l'histoire est intéressante, mais qui se trouve irrémédiablement gâché par la prétention de Gomes. Seul point positif à mon sens : le film s'éclaire miraculeusement quand l'actrice Crista Alfaiate apparaît.
Pierre P.
Pierre P.

5 abonnés 30 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2024
Arrivé fatigué à la séance, j'ai très vite accepté la main tendue par le film. Posée sur mes paupières, j'ai dormi. Mais heureusement bien vite, je me suis réveillé et j'ai continué à rêver les yeux ouverts. J'ai rêvé d'une histoire d'amour bancal (un homme fuit sa fiancée, comme chez Duras le Marin de Gibraltar, la fiancée se lance à ses trousses, passe à côté d'un autre homme) et j'ai rêvé à ce grand voyage, ce tour de l'Asie, oscillant entre sa reconstitution imaginaire (en studio) et sa captation documentaire. Le film développe à la fois un objet conceptuel : faire avancer l'histoire avec des plans divers (NB, couleur, studio, prises de vue contemporaine), des voix différentes (à chaque fois la voix-off adopte la langue du pays) et une stratégie narrative : donner de la sensualité à chaque plan (souvent somptueux). Malgré tout, et à la différence de Tabou, le film manque un peu d'enjeux, d'une vraie densité ou d'une dramaturgie plus affirmée et le sommeil à tenter de me rattraper à quelques reprises.
Blaise Gallois
Blaise Gallois

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 novembre 2024
Pas besoin de repères, l'histoire avant d'elle même avec ou sans ses acteurs, sans être attachée à son époque, elle se déshabille des concepts pour mieux retourner la table. Car c'est bien elle, l'histoire, la plus importante. Sur le paquebot de ce voyage inouï, elle offre un aperçu magnifique de ce qu'est la liberté dans son sens le plus pur, par les rencontres insolites comme par le dialogue intérieur qui se crée de toutes les découvertes. Elle est d'une simplicité, et pourtant ! Elle pourrait se passer ici, là, en telle ou telle année peu importe, elle est libre, légère, folle et absurde, toute puissante, et c'est tout.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 412 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 novembre 2024
Prix de la mise en scène ( Cannes 2024), " Grand tour" repose sur une histoire d'amour contrariée.

Le jeune homme fuit sa fiancée, elle veut l'épouser. On se souvient du récent " la femme de Tchaïkovski" de K.Serebrenikov) qui proposait une problématique pas si éloignée.

Réflexion sur la difficulté de décider d'un partenaire pour la vie, les peurs que celà implique, la part irrationnelle que comporte le choix amoureux et même son aveuglément qui l'accompagne parfois.

Les admirateurs de " Tabu" ours d'argent Berlin (2012) ( selon moi un des deux ou trois meilleurs films en 2012) seront malheureusement un peu déçu en voyant ce " Grand tour", nettement moins accompli.

On retrouve parfois ( surtout dans la seconde partie) mais beaucoup trop rarement, les stylistiques envolées poétiques du cinéaste portugais, qui rendaient " Tabu" si formidable.

Clairement ( selon moi) pas à la hauteur du prix prestigieux dont il a été couronné à Cannes 2024, " Grand tour" pourra néanmoins éventuellement séduire l'amateur des filmographies de Manoel de Oliveira ou de Raoul Ruiz.
Yvesbourdin
Yvesbourdin

1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 novembre 2024
Ennuyeux, très long avec ce mélange d'images, seule les 30 dernières minutes sont valables. Pour ne pas gêner la rangée, je suis resté .
Scoubidou
Scoubidou

3 abonnés 32 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 novembre 2024
C'est bien connu : tous les goûts sont dans la nature. Se trouvent donc, pour des raisons obscures, des spectateurs pour touver ce film excellent... L'histoire est sans intérêt, les acteurs peu inspirés,les images ne sont pas belles, la musique est de nature à faire pleuvoir, et le tout dure plus de deux heures.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 novembre 2024
Le prix de la mise en scène décerné chaque année au Festival de Cannes est en général un rendez-vous à ne pas manquer pour moi. Il a été donné dans le passé à des films qui ont une place de choix dans ma cinémathèque idéale : Mulholland Drive, Caché, Babel, La Passion de Dodin Bouffant, Drive, Elephant, Annette...

Le lauréat 2024 s'est révélé exigeant et peu facile d'accès.

D'une très grande liberté formelle et à la limite du film expérimental, Grand Tour mélange des scènes de fiction tournées en studio à des images documentaires ou d'archives ou tournées par le réalisateur, le noir et blanc à la couleur. Promesses ambitieuses et alléchantes sur le papier mais décevantes dans leur exécution.

J'ai pour habitude de ne jamais lire en avance le synopsis des films que je vais voir. Là, j'ai dû sortir mon téléphone pendant la séance, au bout de 30 minutes, pour comprendre l'histoire qui m'était racontée, tant le film partait dans tous les sens.

Birmanie, Thaïlande, Singapour, Vietnam, Philippines, Chine, Japon… il nous fait voyager dans le temps et dans l'espace et nous offre un vrai dépaysement géographique et culturel. Sans débauche de moyens, il parvient à créer des séquences qui transpirent l'intelligence et qui sont un bel hommage au cinéma dans tout ce qu'il peut avoir d'inventif et d'artisanal.

Si la qualité de la mise en scène est indéniable, s'il réserve de beaux moments, très poétiques, le film nous perd au fil du périple de son héros. Des personnages pas attachants pour un sou, de longues scènes contemplatives, peu ou pas de dialogues, une intrigue de départ qui semble ne servir que de prétexte, le film m'a davantage ennuyé qu'envouté.

J'en ai pourtant vu et adoré des films dits d'atmosphère pour lesquels il faut accepter de se laisser guider et de lâcher prise, des films où la narration passe au second plan, mais quelque chose ici n'a pas pris et mes yeux ont eu du mal à rester ouverts.

Après All we imagine as light, c'est une nouvelle grande déception issue du palmarès délivré par le jury de Greta Gerwig, un nouveau rendez-vous manqué.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Thomas Ordonneau
Thomas Ordonneau

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 novembre 2024
Une très belle découverte : on voyage, on est ému, la bande son est géniale. Prix de la mise en scène à Cannes mérité !
Valerie Camy
Valerie Camy

3 abonnés 112 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2024
Grand tour , grand rêve… un voyage en orient pour oublier …soi, son projet , jusqu’à l’amour … et se perdre pour devenir spectateur du monde et plus de sa vie.
Hypnotique.
Dafunk
Dafunk

394 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 novembre 2024
Totalement hypnotisant et magique. Un trip sensoriel qui mérite totalement son prix de la mise en scène à Cannes !
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 novembre 2024
Un film qui plaira sans doute au contemplatif désabusé, en quête d’histoire aléatoire et d’images tout autant. Les protagonistes sont très sympa mais tout à fait perdus.
Francois Roux01
Francois Roux01

2 abonnés 38 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 novembre 2024
Superbe image en noir et blanc. La première partie se traîne un peu et je me suis trouvé gêné par des images d'aujourd'hui (villes, voitures) au milieu d'une histoire qui se déroule un siècle plus tôt. Je n'ai pas compris la fin non plus. Ceci dit le film se laisse voir.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 novembre 2024
Vu en avant-première. Pendant 40 minutes, j'ai cru voir le pire film de l'année 2024, après 2h08, j'ai compris que j'avais vu le meilleur film de l'année 2024...
Miguel Gomes a récidivé mais en plus radical. Dans Tabou, chef-d'œuvre de poésie, il nous avait soumis à une bonne heure de vieille dame bizarre, accompagnée de son étrange servante d'Afrique noire, avant qu'une formule magique ("Aurora avait une ferme au pied du mon Tabou") ne nous emporte dans le monde fascinant d'un couple adultère au Mozambique.
Ici à nouveau, c'est rude au début. Edward, qui n'ose pas épouser Molly et la fuit de ville asiatique en ville asiatique, se dissout dans les images réelles de l'Asie contemporaine, et on perd le fil du récit. Des voix off, qui chaque fois emploie la langue du pays où il est, nous raconte indirectement son histoire, sans qu'il apparaisse à l'écran. Pas facile à suivre à la première vision.
Et puis il se retrouve au Japon et là tout à coup, la poésie opère. On retrouve le Miguel Gomes de Tabou, on retrouve cette écriture unique, ce choix de comédiens singuliers, cette délicatesse et ce mystère.
Puis c'est au tour de Molly d'occuper le devant de la scène. Et la poésie initiée par son fiancé peureux se déploie pleinement. La comédienne est absolument merveilleuse et son rire, devenu fameux lors des avant-première, restera gravé dans nos mémoires.
Molly donc court après son amant, qui lui court loin d'elle. Et dans son périple, elle fait toute sorte de rencontres merveilleuses, dans des décors oniriques.
Les images du monde réel et contemporain se font plus rares. Les séquences tournées à l'ancienne dans un studio sont omniprésentes. On les reconnaît désormais de suite, juste à la focale employée. Et dès qu'on les voit arriver, on est heureux, car on sait que ce sera drôle, ou tendre, ou charmant, ou délicat. Bref l'intelligence du cœur.
Le drame se glisse dans cette histoire, mais n'en disons pas plus. Et puis c'est du cinéma, ce qu'on ne manquera pas de nous rappeler.
Tabou et Grand Tour : deux chefs-d'œuvre en regard. Deux dispositifs pour fabriquer un récit. Deux preuves sans doute que Miguel Gomes, comme Antonioni et Amalric, préfère voir le monde à travers le regard des femmes, plutôt que celui des hommes. Deux signes d'espoir que le très grand cinéma, inventif, profond et parfois exigeant, n'est pas mort.
Abus Dangereux
Abus Dangereux

69 abonnés 116 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2024
Auréolé d’un prix de la mise en scène à Cannes 2024, « Grand Tour » arrive sur les écrans et son dispositif narratif est pour le moins déconcertant. Pour retarder ou échapper à son mariage, un fiancé (ombrageux) fuit sa fiancée (un brin écervelée) et se lance dans une fuite en avant à travers plusieurs pays asiatiques : Birmanie, Singapour, Thaïlande, Viêtnam, Japon, Chine….. (Le grand tour). Elle, se lance à sa poursuite. Dans cette fiction noir et blanc se déroulant en 1918 entièrement tournée en studio viennent s’intégrer des images contemporaines couleurs ou noir et blanc tournées sur les lieux des différentes actions. L’espace temps est aboli, les deux temporalités disparaissant à l’aide d’une voix off nous contant les déplacements des personnages. Le film est divisé en deux parties : la fuite du garçon et la poursuite de la fiancée. La fiction étant plus importante dans la deuxième partie. Tout cela est exigeant pour le spectateur, le film arrive parvient néanmoins à nous prendre dans ses mailles au fil de la projection grâce aux diverses rencontres que font les personnages, grâce à une très belle photo, aux décors et effectivement grâce à une mise en scène minimaliste. Difficile de conseiller ce film, et impossible à déconseiller si l’on a envie de vivre une séance de cinéma différente comme de nier son côté poétique et fascinant.
Charlotte
Charlotte

3 abonnés 6 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 novembre 2024
Film vu en avant-première qui nous transporte dans différents pays d’Asie, long périple d’un homme qui fuit sa fiancée qui n’a pas revue depuis sept ans et elle qui continue inépuisablement à chercher sa trace pas le biais de ce même voyage.
Certes, poétique, très belles images, on voyage au fil du film, de belles cultures mais vraiment trop long à mon goût.
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