Le grand retour sans l’être réellement, c’est assez paradoxal puisqu’il s’agit bien d’un volet « Star Wars » tout en étant le premier de l’histoire à ne montrer aucun ni Jedi, ni sabres laser. Pour cela il faut bien remonter à l’origine de ce récit que fut « The Mandalorian » à savoir, la première série original et spin-off de la saga entièrement créer spécialement pour Disney+ alors que le Covid battait son plein et que la planète était confinée. Qui ne se souviens pas de C8 à l’époque créant l’évènement en diffusant le premier ép en exclu après « TPMP » histoire de nous évader 1h durant et même temps, créer la double promo ? 3 saisons pour ce grand final prévu depuis la quasi fin du programme en film et premier film de cette galaxie lointaine depuis 7 ans alors autant dire que depuis, nombre de sagas ont poursuivies leur vie, pour le meilleur comme le pire mais surtout, nombre d’entre elles à avoir sorties une qualité visuelle, sonore et musicale parfois discutable voir catastrophique.
C’est bien là la force morale de cette saga, quel que soit l’année, le cast et le scénario, jamais la qualité globale n’à été rabaissée, jamais le budget n’a été décupler (ou presque sûrement) pour attirer tel ou tel star légendaire ou montante, la technique passe toujours en premiers et elle nous le rend bien. Jon Favreau sort officiellement de l’écurie Marvel et endosse pour la première fois la triple casquette directive, poursuivant aussi bien qu’il conclue cette série qui fut là sienne 3 saisons durant. Pédro Pascal, notre chasseur, notre exécuteur, assurément le seul de l’histoire à n’avoir ni langage vulgaire, ni violence visuelle à donner mais restant tout le long un papa poule, c’est sûrement le seul défaut du personnage mais là est la sauce Disney, « pas de violence, c’est les vacances ». Grogu, notre mascotte adorée, notre animatronique préférer, le bébé alien le plus « trognon » de l’histoire qui est à lui seul la preuve de la sauvegarde de l’effet spécial physique. Marionnette sans parole mais dont les gestes et petits bruits de bébé suffisent au job, il est même impossible de ne pas voir en lui sur la longue, très longue séquence forestière, un hommage XXL à Yoda dans « l’Empire contre-attaque » tant les plans sont respectés et les réf à gogo nous ramène 60 plus tôt. Musicalement comment dire, entre le générique de la série nous changeant radicalement des films phares, l’arrivée des synthés et même d’une pointe électro/rock (Rammstein aurait tellement eu sa place) pour forcément passer le cap de l’immortel Williams à Ludwig Göransson signant clairement le nouveau thème emblématique de la saga. Pour l’ensemble du cast il n’est rien à redire, chacun à sa place et un jeu juste tout le long, pour notre « Guest » Sigourney Weawer, là voire partiellement est légèrement mitiger et fait aussi très échos à Leila (Carrie Fisher). Certes les longueurs sont présentes, certes le script est gentillet par instant, on voit que Disney ne veut pas de violence dans les verbes et c’est dommage (un min juste), la violence visuelle à aussi disparue là ou l’ « ascension » donnait le ton dès le début, il n’empêche que tous ceci est largement combler par, une fois encore, l’impeccable technique artistique de tous les artisans ayant œuvrés sur ce volet. Depuis trop longtemps nous sommes de plus en assommés par les fonds vert et bleus, de plus en plus par la motion et performance capture et parfois, raté est le résultat. Ici on est au royaume des prothèses, des animatroniques, des marionnettes et de la taule, mais quand le numérique arrive, il est 100% présent.
Combien de saga peuvent encore prétendre à ce résultat aujourd’hui ? Pas même le MCU par moments. Au fond on oubli ce qu’était les effets le siècle dernier et le montant « ridicule » d’un film à cette période. Oui le récit est simpliste mais l’immense rèf à la Rome antique est plus que parfait, non la relation Mando/Grogu n’est pas anodine et oui le résultat est plus que présent malgré ses petites longueurs. Après tous, « Tel est la voie ».