On vous croit
Note moyenne
4,1
936 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

103 critiques spectateurs

5
17 critiques
4
56 critiques
3
23 critiques
2
5 critiques
1
0 critique
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 décembre 2025
"On vous croit" est un drame judiciaire saisissant. Myriem Akheddiou incarne une mère déterminée à protéger ses enfants face à un père, absent et défaillant, accusé d’avoir abusé sexuellement de l’un d’eux. Le récit se déroule en huis clos. L’un des éléments les plus remarquables du film est son long plan-séquence. La caméra suit chaque mot, chaque regard, chaque silence avec une précision qui tient le spectateur en haleine. L’accumulation de cette tension dramatique est telle, que l’émotion libérée à la fin du plan atteint son paroxysme : nos larmes coulent emportées par tout ce qu’on a retenu jusque-là. Myriem Akheddiou trouve enfin un rôle à la hauteur de son talent exceptionnel. Elle incarne la force et la fragilité d’une mère confrontée à l’horreur et à l’injustice avec une intensité bouleversante. Laurent Capelluto, relève lui le défi immense d’un rôle ambigu et profondément perturbant. "On vous croit" est un film puissant et nécessaire, un chef-d’œuvre qui fait ressentir toute l’ampleur de la douleur, de la résilience et de la justice en construction.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 novembre 2025
A la manière d’un documentaire filmé sur le vif, une confrontation judiciaire entre une femme et un homme, couple séparé, avec comme enjeux leurs enfants encore mineurs (17 et 10 ans) devant une juge pour statuer sur l’organisation d’une garde, sinon de visites. C’est dans le système judiciaire belge. Le juge de la jeunesse (sic) se substitue à ce que nous les spectateurs d’ici savent, plus ou moins, du juge aux affaires familiales. En gros plan, face à la caméra (et donc la juge), les paroles de l’un contre les paroles de l’autre, répétées et appuyées par leurs avocats respectifs. Et l’avocat représentant les intérêts des enfants, quelque peu au milieu du gué. Le bien, le mal, le responsable, le fautif, les affabulations éventuelles, qui sait la maladie mentale, le sentiment de persécution, les soupçons, tout cela se mélange. Le spectateur aura du mal à trouver des repères factuels suffisamment sûrs dans les dires de l'un et l'autre pour asseoir sa propre opinion. Comme un(e) juge finalement.
eldarkstone

305 abonnés 2 407 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2026
Un Film important, très dur, sur la vie actuelle d'une Mère Monoparentale essayant de garder courage et protéger ses enfants face à un Père indigne et une justice sans pitié ! Très prenant, avec des Comédiens incroyables !
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2025
Film impressionnant et bouleversant sur la façon dont on écoute les enfants dans des procédures judiciaires, belles interprétations
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 novembre 2025
Voilà l'un des films les plus difficiles à commenter. "On vous croit" est d'autant plus déroutant que ce qui vient entourer le film (son titre, son carton final, certains de ses dispositifs scénaristiques) est en relative contradiction avec l'expérience qu'on en fait. Le contexte et sous-texte en paraissent relativement manichéens, mais la réalité des propos tenus et la succession des scènes semblent vouloir échapper à tout manichéisme. En cela, il rejoint "3 Billboards" au rang des films les moins manichéens de l'histoire du cinéma...
Avant de s'engager dans des paragraphes totalement masqués pour éviter de trop en révéler, signifions ici à quel point le parti-pris de mise en scène et les comédiens sont remarquables. Le film intéressera autant ceux qui y viennent pour son thème, que pour des considérations plus formelles (et évidemment ceux qui viennent pour les deux). Je m'imaginais longtemps voir la comédienne recevoir un mérité César de la révélation féminine, avant de comprendre que la ville que je voyais en arrière-plan était Bruxelles et que l'accent de la juge tenait sans doute au multilinguisme belge. Scénario, dialogues, casting, direction d'acteurs, mise en espace, photographie, etc. : tout est réussi.
Reste donc la question du message du film.
spoiler: Le titre "On vous croit" associé à un récit sur le système judiciaire va dans le sens d'une histoire où les plaignants sont dans le vrai, et l'agresseur présumé bien coupable. De même, le carton final alertant sur les 10 à 20 % d'enfants abusés sexuellement va lui aussi dans le sens d'un récit où le père a effectivement violé son fils. Cette approche est renforcée par le fait que l'histoire nous est racontée à travers le point de vue de la mère, puisque c'est elle qu'on suit du début à la fin. Sur cette base, le film induirait aisément l'arbitrage que prendra la juge, et qui serait favorable à la mère. Or les deux cinéastes semblent refuser cette facilité. Dès la première scène, il nous présente une mère malmenant son enfant de 10 ans en pleine rue, tout en laissant entendre que cette brutalité se justifie par le comportement de celui-ci. En une seule scène, les auteurs écornent volontairement l'image de deux personnages principaux. La mauvaise volonté de l'enfant se prolonge ensuite pendant une bonne partie du film, couplée à la révolte généralisée de sa grande sœur de 17 ans, qui en est à insulter un gardien du tribunal du seul fait qu'il alerte sur le fait que le plus petit a un couteau dans sa poche. Cette déconstruction des victimes se poursuit par le comportement de la mère qui manifeste une nervosité dont on saisit immédiatement qu'elle est contreproductive dans un tel contexte. Cette nervosité culminera avec le détail de ses pétages de plomb (ce sont ses mots) domestiques et de la façon dont elle malmène son fils face aux crises qu'il fait régulièrement. Ces révélations sont tellement frontales que la décision de la juge s'en trouve bien plus complexe à prendre. Quant aux accusations de viol incestueux, il semble que les auteurs cherchent à semer le doute sur leur validité. En cela, le très très étrange personnage de l'avocat des enfants est à interroger. Le spectateur s'attend à ce qu'il soit dans le camp de la mère, alors qu'il remet totalement en doute sa parole et se commue en procureur pour l'accuser de toutes sortes d'excès. Pas facile de saisir l'intention de ce choix scénaristique, à moins de considérer qu'il s'agit de dynamiter tout manichéisme. La dernière scène elle-même laisse l'ensemble du récit en suspens puisque l'enregistrement audio du témoignage des enfants ne fait jamais état de sévices sexuels ; le "on vous croit" du titre ne porte absolument pas sur cela.

Bref, "On vous croit" serait un film à voir en avant-première, en présence des auteurs pour leur faire verbaliser leurs intentions, et leur demander, scène par scène, la logique de la conduite de leur récit. Chaque spectateur le vivra à sa façon, ballotée par l'(hyper-)violence psychologique mais parfois aussi physique qui envahit ce type de situation. C'est assurément un film important, pour la cause qu'il traite, mais aussi pour la révélation d'une comédienne, et comme exemple d'un récit filmique ne refusant aucune complexité.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 décembre 2025
On vous croit est un film sur la parole et le regard. J’ai lu des avis négatifs chez certains qui reprochent au long métrage de trop conduire le regard, par les cadrages sur tel ou tel personnage à tel ou tel moment. Or il me semble que ce n’est en rien une coquetterie esthétique ou une volonté de manipulation, mais plutôt un choix de mise en scène en cohérence avec l’angle pris par le film : se placer du point de vue de la mère, qui dénonce les abus sexuels de son mari sur leur enfant.

User de plans larges, laissant les acteurs jouer leur partition en même temps, aurait sans doute été au contraire beaucoup trop théâtral, une fausse bonne idée, totalement contreproductive, anémiant le témoignage de cette mère. Alors qu’en se plaçant de son point de vue, le duo de cinéastes fait le pari d’un film biaisé, mais qui laisse justement la parole aux victimes et aux aidants, pour éviter toute ambiguïté et fascination envers le père et ses actes.

Aurait-il fallu réaliser un film hitchcockien sur un tel sujet ? Je pense que ça aurait été particulièrement déplacé. « On vous croit » est donc quelque peu univoque, certes, mais il est tout sauf scolaire et banalement démonstratif. Avec une mise en scène épurée et pourtant très travaillée, le film joue sur la façon dont les point de vue s’entrecroisent, s’entrechoquent même, par le biais de la parole et du langage non verbal, et notamment de plaidoiries qui ont le temps de s’épanouir, lors de la scène centrale face au juge, tournée en temps réel. Et a quel point le regard porté sur les autres, l’intention derrière chaque personne qui s’exprime, est très important. En particulier le regard de la juge, à la fois neutre, ferme et bienveillant, alors que c’est elle qui devra trancher in fine, son avis étant particulièrement déterminant et lourd de conséquences.

Chaque personnage : la mère, le père et chacune de leurs deux avocates, ainsi que la juge, s’expriment ainsi, montrant la teneur de ce type d’audience… Et la façon odieuse dont les coupables construisent leur argumentaire, en n’hésitant pas à mentir, à travestir la réalité et à diffamer la partie adverse, quand la défense des victimes n’a le droit à aucun faux pas, chaque parole et chaque geste pouvant se retourner contre elles, dans un système judiciaire qui semble se résumer à une parole contre une autre.

Dans le rôle de la mère, on pourrait reprocher à Myriem Akheddiou (que j’ai trouvée excellente) un surjeu, qui aurait été accentué par les deux cinéastes. Or à mon sens, son interprétation est crédible et d’une grande qualité, notamment car elle joue une mère qui perd pied, qui déborde du cadre, et qui forcément dénote dans un tribunal où tout est net et carré, ne laissant guère de place à l’émotion. On éprouve de l’empathie envers elle, et en même temps on est gêné de constater à quel point cette situation est douloureuse et inconfortable, aussi bien pour elle que pour sa fille et son fils.

Charlotte Devillers et Arnaud Dufeys montrent clairement mais subtilement, par plein de détails, le parcours du combattant de la mère et de ses enfants. En plus d’avoir leur vie détruite par les agissements du père et leurs conséquences, ils se retrouvent face à une justice aveugle, dont les rouages et le bureaucratisme induisent un manque rageant d’efficacité et d’humanité. Tout ceci renforce le sentiment vertigineux de solitude face à un système et une société qui broient les individus, en reprochant aux victimes de prendre la parole, et en leur intimant presque de se taire, pour préserver le confort de l’entourage des victimes et les autorités publiques prises à témoin.

Le cadre faussement bienveillant du tribunal, d’une grande froideur esthétique et lumineuse, complètement aseptisé, renforce ce sentiment de déshumanisation, qui étreint les victimes tout comme le spectateur. Sans parler de « l’avocat des enfants », assez tête à claques, qui semble très mal connaître son sujet et dont la parole peut renverser le cours du procès.

Et finalement, on en vient à se demander ce qu’il se serait passé si la juge n’était pas une femme ? Si c’était un homme, aurait-il eu la lucidité et le cran de renvoyer le père et son avocate dans leurs buts à chacune de leurs outrances ? Il est effrayant de constater à quel point la justice et la vie des personnes jugées dépend à ce point d’êtres humains. La responsabilité des magistrats est écrasante, et on ne peut qu’être admiratif de leur profession, très difficile. Mais on ne peut s’empêcher de penser aussi à quel point la justice est fragile.

« On vous croit » est donc loin d’être seulement un film à thèse sur les violences sexuelles faites aux enfants et sur l’inceste. C’est aussi un excellent « film de procès », genre prolifique auquel il apporte sa pierre, nous questionnant sur l’institution judiciaire. Mais aussi sur notre société, et sur la place de l’homme et de la femme dans le couple et dans les familles.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2025
 ON VOUS CROIT - Charlotte Devillers & Arnaud Dufeys | ⭐ 8,5/10

"혈혶혫혰혶혳혥'혩혶혪, 혈혭혪혤혦 혴혦 혳혦혵혳혰혶혷혦 혥혦혷혢혯혵 혶혯 혫혶혨혦 혦혵 혯'혢 혱혢혴 혭혦 혥혳혰혪혵 혢̀ 혭'혦혳혳혦혶혳. 혌혭혭혦 혥혰혪혵 혥혦́혧혦혯혥혳혦 혴혦혴 혦혯혧혢혯혵혴, 혥혰혯혵 혭혢 혨혢혳혥혦 혦혴혵 혳혦혮혪혴혦 혦혯 혤혢혶혴혦. 혗혰혶혳혳혢-혵-혦혭혭혦 혭혦혴 혱혳혰혵혦́혨혦혳 혥혦 혭혦혶혳 혱혦̀혳혦 혢혷혢혯혵 혲혶'혪혭 혯혦 혴혰혪혵 혵혳혰혱 혵혢혳혥 ?"

Un huis clos judiciaire au dispositif ultra-minimaliste - un huis-clos dans un tribunal en quasi temps réel - et dont la puissance naît d'une mise en scène qui se tient au plus près des visages, des silences, des hésitations, des respirations.

Même si cela peut paraître frustrant, le film fait le choix de ne pas chercher à résoudre l’affaire, ni à arbitrer le vrai et le faux. Il se veut davantage un examen minutieux du dispositif judiciaire et de sa violence sourde.

Néanmoins, le titre est on ne peut plus clair et indique que l'enjeu se situe ailleurs. Il fonctionne comme un message lancé par les réalisateurs et annonce que le film ne cherchera avant tout à interroger les difficultés d’accueillir la parole des enfants. De manière assez réussie, il maintient longtemps une zone de flottement : qui dit vraiment “On vous croit” ? La juge ? Les cinéastes ? Le spectateur ? Ou bien plus largement la société qui devrait parler ainsi, mais ne le fait pas toujours ?

Au final, ce premier long métrage, sec et intense, plonge le public dans un morceau de réel qui rappelle qu’entre l’intention du titre et la complexité du terrain, il existe un gouffre et que tout n'est pas aussi simple que ces trois mots le promettent.

En se refusant à livrer une histoire résolue, il place le spectateur dans une position inconfortable, celle où se trouvent les professionnels, et l'oblige à mesurer la difficulté de se forger une conviction.

헖헲혀 헮혂혁헿헲혀 헳헶헹헺혀 헰헼혂헿혁혀 헲헻 헾혂헮혀헶 혁헲헺헽혀 헿헲́헲헹 헲혁 헾혂헮혀헶 헵혂헶혀-헰헹헼혀 : 혠혢혯혯혪혤혬 de Q. Dupieux, 혛혩혦 혎혶혪혭혵혺 de Gustav Möller, 혊혰혶혳혴, 혓혰혭혢, 혤혰혶혳혴 de Tom Tykwer, 혉혰혳혥혦혳 혓혪혯혦 d'O. Marchal et 혊혢혳혯혢혨혦 de R. Polanski

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
rvrichou
rvrichou

118 abonnés 584 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2025
Un véritable coup de poing à vous couper le souffle. Une écriture authentique avec les accents d une vérité incontestable et cruelle. Mise en scène minimaliste pour une tension maximale. Bravo aux acteurs et aux réalisateurs!
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2025
"On vous croit" s’installe dans l’urgence d’une salle d’audience où une mère et ses enfants attendent d’être entendus. Le premier film de Charlotte Devillers et Arnaud Dufeys choisit une mise en scène sobre, c'est peu de la dire, pour raconter l’inceste et la quête de justice. Myriem Akheddiou incarne cette mère avec une justesse rare, tant sa présence à l'image suffit à prendre aux tripes. Le film mise sur le regard et l’écoute plutôt que sur l’explicite et les effets, et la puissance dramatique éclate dans cette disposition minimaliste. On y voit comment le système judiciaire peut étouffer davantage encore ceux qu’il prétend défendre. Une œuvre aussi éprouvante que nécessaire.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 décembre 2025
Si vous rappelez le premier quart -heure de "Jusqu'à la garde" de X. Legrand, une violente confrontation mari-femme devant la juge aux affaires familiales, eh bien vous allez en reprendre cinq fois plus, à la mode belge certes mais sans aucun accompagnement, ni gras ni fioritures.
C'est un vrai coup de poing, maitrisé de bout en bout.
Il y a du suspense, comme l'autre huis-clos danois de même durée et d'égale intensité "The guilty", spoiler: avec une fin ouverte! A nous spectateurs d'imaginer la décision finale de la juge.

Le choix qui pèse sur les épaules de la juge doit peser des tonnes, on partage ce qui obscurcit sa journée, alors que le soleil pénètre dans ce palais de justice aux grandes vitres transparentes et lumineuses.
La mère est jouée par Myriem Akkediou, qui incarne une femme, déstabilisée, bouleversée, instable, sans que l'on puisse dire avec certitude sa capacité à éduquer sereinement ses deux enfants.
Le film est probablement à déconseiller à ceux qui ont été impliqués dans une séparation douloureuse.
En Belgique, les enfants ont droit d'office à leur propre avocat, et voilà qui complexifie encore la donne.
Les dialogues, les silences, la mise en scène sont découpés au scalpel et à mettre au crédit d'un couple de jeunes réalisateurs, dont on a déjà hâte de les revoir à l'oeuvre
Cinéma - décembre 2025
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2025
De Charlotte Devillers (2025)
Avertissement. Le film est assez éprouvant sur un thème sociétal malheureusement d'actualité . Au delà de la narration détaillée , le film nous plonge dans la logique judiciaire de l'institution au service de l'enfance . Sans en rajouter, sans jugement facile. L'intérêt du film tient dans son traitement uniquement orienté sur la garde des enfants et comment l'institution judiciaire face à des orientations contradictoires va devoir répondre aux besoins des enfants . Ce en parallèle au dossier pénal qui n'est pas abordé même s'il n'est pas très loin. Filmé au plus prêt des acteurs. Un huit clos filmé au plus près des acteurs ce qui permet d'y disséquer tout mouvement , toute mimique, regard . Un film particulièrement fort et même assez éprouvant notamment au travers des interrogatoires des enfants .
Très bien interprété et habité par Myriem Akheddiou, Laurent Capelluto, Natali Broods.
amour13
amour13

59 abonnés 181 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 novembre 2025
Ce n’est pas un film mais une audience filmée, un huis clos aussi. J’ai mis 3,5 pour certains défauts dans ce film, la réalisatrice a décidé de filmer avec une caméra qui a pris en gros plan les comédiens, ce qui fait que nous avons vu un film sur la moitié de l’écran de la salle, ça n’est pas du tout confortable pour le spectateur qui va au cinéma pour regarder un film sur grand écran. Et je ne comprends pas le choix de la réalisatrice sur l’avocat des enfants. Non seulement il a une postiche sur la tête ce qui est complètement ridicule mais en plus alors que les enfants lui ont dit qu’ils ne veulent pas avoir leur père lui prend la décision que les enfants ont besoin de leur père. c’est très grave et je ne veux pas croire que dans la réalité ça se passe comme ça. Parce que dans ces cas-là je comprends pourquoi beaucoup d’enfants sont malheureux. Sinon concernant les autres acteurs, ils ont tous très bien joué en particulier la mère et bien sûr, le sujet du film est poignant et déstabilisant.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2025
Filmé pendant presque toute sa durée en plan fixe, le scénario aborde le thème de la maltraitance des enfants ( ici elle est d'ordre incestueux ) par leur figure d'attachement, censée leur apporter amour et sécurité.

Le procédé repose essentiellement sur les dialogues, dans un ton proche du documentaire.

Cela produit un effet puissant ou l'interrogation sur la vérité pourrait sembler rester sans réponse.

Ce serait passer à côté de la symbolique que comporte le choix du " cadeau" offert, sorte d'acte manqué, ou défi pervers ( je penche pour cette dernière hypothèse) qui dévoile ( selon moi ) l'espace mental du père, découvre sa véritable nature et la vérité. Oui, on vous croît !
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 décembre 2025
Devant un juge une femme défend la garde de ses enfants. Qui ne veulent plus retourner chez leur père.
Le bureau d’un magistrat, le discours des avocats et le témoignage des deux anciens époux.
La mise en scène privilégie les plans sur les visages qui écoutent et laisse parfois ceux qui parlent en retrait, avec un tel dispositif les acteurs doivent être magistraux. Et c’est le cas.
Un film minimaliste pour un résultat maximaliste.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 869 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2025
Vu en festival à Montréal.

On peut affirmer de manière évidente que cette première œuvre réalisée à quatre mains ne passera pas inaperçue. On vous croit est d’une puissance rare. Et si les débuts de ce film très court peuvent dérouter et laisser augurer du pire, on est vite rattrapé par la maestria implacable de ce qui va suivre. Et pourtant, pas de scènes extrêmes ici : on est juste face à une histoire judiciaire comme il en existe malheureusement tant, une histoire de (sur)vie et de combat face à l’injustice d’une situation et face à la Justice elle-même. L’horreur ici vient de ce qui se tapit dans les foyers, derrière les murs. Par le biais de choix ultra-minimalistes, les cinéastes en herbe vont focaliser à raison notre attention sur la seule chose qui compte : un cas et des interprètes littéralement extraordinaires qui vont l’illustrer. Et notamment la révélation Myriem Akheddiou qui, lors d’une scène phénoménale, va nous scotcher à notre siège.

Retrouvez ma critique complète sur le site spécialisé Le Mag du Ciné:
/
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse