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Henner
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3,5
Publiée le 15 novembre 2025
Un huis clos tendu opposant une mère à son ex mari. c'est au sujet de la garde des enfants. La mère tient dans la manche un atout de poids mais est-il vrai ou inventé ? Joue-t-elle un jeu trouble ? Sa santé mentale est-elle fragile ? C'est ce que va devoir trancher la juge des conflits familiaux. Tout est parfait dans ce quasi documentaire ... Les plaidoiries sont d'ailleurs tenues par de vrais avocats. Et toute la distribution est magnifique .Donc tout parfait sauf la fin. On attend le jugement ...
La radicalité au cinéma a parfois du bon, surtout lorsqu’elle est au service d’une juste cause : celle d’un message, d’un appel au secours. C’est le cas de ce film réalisé par Charlotte Devillers et Arnaud Dufeys. En à peine 1h15, le duo de réalisateurs nous plonge dans le bureau d’une juge aux affaires familiales pour entendre la parole d’une femme, venue avec ses enfants, témoigner après avoir été assignée en justice par son ex-mari.
Sous la forme d’un huis clos, dans une mise en scène épurée où l’importance réside dans les dialogues, dans la parole des uns et des autres, le film atteint son point culminant avec le témoignage de la mère. C'est un long monologue (ou presque) dans lequel elle fait face aux accusations, aux sous-entendus, à ses prétendus manques, avant d'évoquer les agressions sexuelles du père, et la violence d’un homme qui veut à tout prix revoir ses enfants, lesquels refusent de le rencontrer.
Un film sec, tendu, sans le moindre temps mort, que l’on regarde presque bouche bée. Il permet de comprendre la situation dans laquelle se retrouvent parfois certaines familles : des situations kafkaïennes, inextricables, causant des dégâts et des traumatismes profonds chez les enfants.
Tourné en treize jours, ce film à la dimension documentaire évidente permet de saisir la réalité du tribunal de protection de la jeunesse, avec des personnages joués par de vrais avocats. Un film qui fait froid dans le dos. /
Une mise en scène remarquale, acéré et intelligente, des et un récit magistral, important, brillant et engagé. On ne ressort pas indemne de cette œuvre coup de poing, bouleversante et nécessaire.
Ce huis clos judiciaire filmé en 4/3 et plans fixes nourrit l'idée que le récit va se centrer sur les personnages de l'histoire, leurs témoignages, leurs réactions et leurs émotions.
Le procédé filmique est très minimaliste mais d'une efficacité brute. Ici, on ne dérive ni dans le pathos ni dans le larmoyant. Le scénario ne s'éparpille pas dans la psychologie des personnages. Tout se résume dans une unité de temps et de lieu, à savoir une journée d'audience au tribunal des enfants de Bruxelles.
Nous sommes pris en otage dans cette pièce d'instruction sans pouvoir s'en échapper. Tous les faits évoqués par les personnages ne seront jamais montrés à l'écran. Un parti pris troublant car il contraint le spectateur à devenir juré malgré lui. On ne pourra pas démêler le faux du vrai ni même en connaître l'issue. Mais l'important est ailleurs. Celui de questionner sur les conséquences d'un système judiciaire labyrinthique qui a l'impression de faire plus de mal que de bien aux personnes les plus touchées, les enfants.
Ces derniers ne seront que très peu montrés à l'écran ce qui donne la désagréable impression que ce sont les moins écoutés dans toute cette histoire. Ils en arrivent à ne plus faire confiance en en ce système judiciaire qui les dépassent. L'adolescente qui enregistre son entretien avec la juge en est la preuve alarmante.
Des décisions d'adultes d'une lenteur extrême au terrible enjeu dans leur construction psychologique.
Un film choc, brut, criant de vérité et d'une grande maîtrise.
C’est un film radical dans sa manière de raconter l’histoire. Alice a rendez vous avec la juge des affaires familiales avec ses deux enfants et son ex mari. Tout au long du film, le spectateur est plongé dans une extrême tension, comme une immersion dans le bureau de la juge, au coeur du système judiciaire. Les réalisateurs nous tiennent en apnée avec des dialogues très réalistes, chocs et puissant. On y découvre ainsi successivement les plaidoiries des avocats puis les témoignages des parents. C’est fort, car le sujet, d’actualité est très bien traité. Un grand film.
Super film avec notamment une actrice incroyable extrêmement convaincante autour de cet échange au trinunal devant le juge et deux parents qui argumentent pour avoir la garde de leurs enfants. Très bien monté. Le spectateur est pris par l'histoire. Bravo
Un grand choc émotionnel, un huit clos tres réaliste, grâce au parti prix de la réalisatrice, qui filme comme un documentaire, sans pathos, avec de vrais Avocats qui ont accepté de jouer leur rôles pour plaider. quant à nous, spectateurs, nous sortons de la projection avec des émotions qui vont de la colère, l'empathie pour cette famille dévastée, et beaucoup de question.
Un film court (1h20) simple dans son traitement mais tellement impactant !
Il va droit au but, pas de préambule pas de mise en situation le spectateur est directement plongé dans l'action.
Les gros plans sur les visages renforcent le côté dramatique de la situation. Myriel Akeddiou est incroyable ! Son plan séquence final est d'une justesse folle, son discours monte crescendo et ne peut que prendre aux tripes !
Ce film dénonce les rouages d'un système judiciaire qui ne protège pas les enfants. Les procédures sont interminables et les enfants doivent sans cesse répéter les faits, à l'infini et se confronter à leur agresseur.
Les mères ne sont pas non plus protégées, elles sont systématiquement discréditées et sont condamnées si elles refusent de respecter la décision de justice de la garde partagée.
Ce film remet en doute la présomption d'innocence et le gouvernement devrait se pencher sur certains cas dans lesquels il devrait être appliqué une présomption de culpabilité, notamment dans les cas d'inceste sur mineurs.
Un film qui raisonne encore après sa diffusion. Il faut s'armer avant la séance, s'accrocher pendant et qui nous heurte au plus profond après.
C'est un film qui n'est pas pour tous les publics mais il faut aller au-delà des préjugés et se faire violence car le monde l'est tout autant !
On vous croit est un huis-clos judiciaire remarquable. Avec un dispositif très réduit - un quasi temps réel sur 1h15 seulement - il nous plonge dans la réalité du tribunal de la protection de la jeunesse pour la confrontation d’un père accusé d’inceste et d’une mère qui défend ses enfants. Ce souci de réalisme est au cœur du projet, dont une des deux réalisatrices, Charlotte Devillers, a travaillé auprès des victimes de violences sexuelles.
Cela se traduit aussi sur la forme, avec une prise unique et ininterrompue de quasiment une heure de la scène centrale de confrontation entre les parties face à la juge. Une prise d’une intensité et d’une authenticité rare, qui transmet la tension d’une telle situation. Si ça fonctionne aussi bien, c’est aussi grâce au talent des interprètes - certains amateurs, comme les avocats qui sont de vrais avocats - mais en particulier de Myriem Akheddiou, absolument sidérante. Elle dégage un mélange d’angoisse, de rage et de fragilité dans une performance stratosphérique.
La mise en scène oppressante, au plus près de ses personnages, transmet un sentiment d’urgence palpable. On ressent physiquement leurs émotions et sensations, comme dans un film d’action où les protagonistes resteraient assis, combattant par les mots et les récits.
Ce réalisme absolu permet de traiter ce sujet délicat avec sensibilité mais aussi de décortiquer toute la complexité du processus judiciaire et d’interroger un système qui accorde trop peu d’importance à la parole des enfants, relégués ici hors-champ. Des enfants bien souvent victimes d’une double violence : celle domestique puis celle institutionnelle. Minimaliste mais implacable, On vous croit est un film coup de poing.
C'est un film passionnant dans son propos. L'interprétation et la mise en scène minimaliste le rapprochent d'un documentaire. C'est aussi un film très éprouvant, l'un des plus durs que j'ai vu et je dois avouer que j'étais soulagée lorsque la lumière s'est rallumée
Excellent film, capté en gros plans, qui plonge les spectateurs dans l’univers intime des personnages. Leurs douleurs se traduisent à travers des gestes brutaux et des regards fuyants, jusqu’à nous révéler une vérité atroce et insoutenable. Une véritable révélation de la conscience, mais aussi une critique ardente d’une justice encore trop insuffisante face à la violence conjugale et à l’inceste.
Une grande claque ! Scénario, réalisation et interprétation sont au top pour nous offrir cette nouvelle perle wallonne aux faux airs de streap-tease (mais qui semble, paradoxalement, encore plus réaliste) . A voir absolument (si vous vous sentez d'attaque).