On vous croit
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Mélany T
Mélany T

43 abonnés 799 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 novembre 2025
Une mise en scène remarquale, acéré et intelligente, des et un récit magistral, important, brillant et engagé. On ne ressort pas indemne de cette œuvre coup de poing, bouleversante et nécessaire.
Fathy D
Fathy D

15 abonnés 120 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 novembre 2025
Un grand choc émotionnel, un huit clos tres réaliste, grâce au parti prix de la réalisatrice, qui filme comme un documentaire, sans pathos, avec de vrais Avocats qui ont accepté de jouer leur rôles pour plaider.
quant à nous, spectateurs, nous sortons de la projection avec des émotions qui vont de la colère, l'empathie pour cette famille dévastée, et beaucoup de question.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 novembre 2025
Voilà l'un des films les plus difficiles à commenter. "On vous croit" est d'autant plus déroutant que ce qui vient entourer le film (son titre, son carton final, certains de ses dispositifs scénaristiques) est en relative contradiction avec l'expérience qu'on en fait. Le contexte et sous-texte en paraissent relativement manichéens, mais la réalité des propos tenus et la succession des scènes semblent vouloir échapper à tout manichéisme. En cela, il rejoint "3 Billboards" au rang des films les moins manichéens de l'histoire du cinéma...
Avant de s'engager dans des paragraphes totalement masqués pour éviter de trop en révéler, signifions ici à quel point le parti-pris de mise en scène et les comédiens sont remarquables. Le film intéressera autant ceux qui y viennent pour son thème, que pour des considérations plus formelles (et évidemment ceux qui viennent pour les deux). Je m'imaginais longtemps voir la comédienne recevoir un mérité César de la révélation féminine, avant de comprendre que la ville que je voyais en arrière-plan était Bruxelles et que l'accent de la juge tenait sans doute au multilinguisme belge. Scénario, dialogues, casting, direction d'acteurs, mise en espace, photographie, etc. : tout est réussi.
Reste donc la question du message du film.
spoiler: Le titre "On vous croit" associé à un récit sur le système judiciaire va dans le sens d'une histoire où les plaignants sont dans le vrai, et l'agresseur présumé bien coupable. De même, le carton final alertant sur les 10 à 20 % d'enfants abusés sexuellement va lui aussi dans le sens d'un récit où le père a effectivement violé son fils. Cette approche est renforcée par le fait que l'histoire nous est racontée à travers le point de vue de la mère, puisque c'est elle qu'on suit du début à la fin. Sur cette base, le film induirait aisément l'arbitrage que prendra la juge, et qui serait favorable à la mère. Or les deux cinéastes semblent refuser cette facilité. Dès la première scène, il nous présente une mère malmenant son enfant de 10 ans en pleine rue, tout en laissant entendre que cette brutalité se justifie par le comportement de celui-ci. En une seule scène, les auteurs écornent volontairement l'image de deux personnages principaux. La mauvaise volonté de l'enfant se prolonge ensuite pendant une bonne partie du film, couplée à la révolte généralisée de sa grande sœur de 17 ans, qui en est à insulter un gardien du tribunal du seul fait qu'il alerte sur le fait que le plus petit a un couteau dans sa poche. Cette déconstruction des victimes se poursuit par le comportement de la mère qui manifeste une nervosité dont on saisit immédiatement qu'elle est contreproductive dans un tel contexte. Cette nervosité culminera avec le détail de ses pétages de plomb (ce sont ses mots) domestiques et de la façon dont elle malmène son fils face aux crises qu'il fait régulièrement. Ces révélations sont tellement frontales que la décision de la juge s'en trouve bien plus complexe à prendre. Quant aux accusations de viol incestueux, il semble que les auteurs cherchent à semer le doute sur leur validité. En cela, le très très étrange personnage de l'avocat des enfants est à interroger. Le spectateur s'attend à ce qu'il soit dans le camp de la mère, alors qu'il remet totalement en doute sa parole et se commue en procureur pour l'accuser de toutes sortes d'excès. Pas facile de saisir l'intention de ce choix scénaristique, à moins de considérer qu'il s'agit de dynamiter tout manichéisme. La dernière scène elle-même laisse l'ensemble du récit en suspens puisque l'enregistrement audio du témoignage des enfants ne fait jamais état de sévices sexuels ; le "on vous croit" du titre ne porte absolument pas sur cela.

Bref, "On vous croit" serait un film à voir en avant-première, en présence des auteurs pour leur faire verbaliser leurs intentions, et leur demander, scène par scène, la logique de la conduite de leur récit. Chaque spectateur le vivra à sa façon, ballotée par l'(hyper-)violence psychologique mais parfois aussi physique qui envahit ce type de situation. C'est assurément un film important, pour la cause qu'il traite, mais aussi pour la révélation d'une comédienne, et comme exemple d'un récit filmique ne refusant aucune complexité.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2025
C’est un film radical dans sa manière de raconter l’histoire. Alice a rendez vous avec la juge des affaires familiales avec ses deux enfants et son ex mari. Tout au long du film, le spectateur est plongé dans une extrême tension, comme une immersion dans le bureau de la juge, au coeur du système judiciaire. Les réalisateurs nous tiennent en apnée avec des dialogues très réalistes, chocs et puissant. On y découvre ainsi successivement les plaidoiries des avocats puis les témoignages des parents. C’est fort, car le sujet, d’actualité est très bien traité. Un grand film.
Pascal PETIT
Pascal PETIT

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 novembre 2025
oeuvre atypique et d'une rare justesse sur un sujet souvent grossièrement traité, acteurs parfaitement crédibles
Cha
Cha

3 abonnés 86 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 novembre 2025
On vous croit installe une pression implacable. Huis clos tendu qui interroge notre rapport à la vérité et met en lumière les failles d’un système judiciaire loin d’être au point.
Jade
Jade

1 abonné 79 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 novembre 2025
Long-métrage absolument glaçant et prenant du début à la fin. Une scène principale de près d’une heure au cœur d’une audience à huis clos haletante et réaliste. « On vous croit » expose la lourde responsabilité de la justice familiale face aux enfants victimes d’inceste. Il démontre également la violence de la machine judiciaire tant pour ces victimes que pour le/les parent(s). Une amorce pour faire progresser la justice (et la société ?) en matière d’abus sexuels.
Philippe Rollet
Philippe Rollet

9 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 novembre 2025
Quel film remarquable ! mise en scéne très épurée, on ne compte que 5 ou 6 scénes dont ce plan séquence d'une cinquantaine de minutes dans le bureau de la juge d'instruction, en plans rapprochés où les visages sont filmés intelligemment: c'est très fort et fascinant, puissamment interprété; l'actrice principale Myriem Akheddiou est remarquable mais aussi tous les autres interprétes, tous crédibles..
cdo
cdo

2 abonnés 70 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 novembre 2025
Vu à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes à Caen le 25/11/25 à l'amphi Daure avec le Café Des Images dans le cadre d’une rencontre avec la réalisatrice Charlotte Devillers animée par Lisa Durand de la Revue Sorociné – le média cinéma féministe : Excellent ! Echanges très bons avec tous les intervenants.
Sujet lourd ( spoiler: inceste
ici) mais fondamental sur la protection de l'enfance qui montre qu'il faut faire évoluer le système judiciaire pour mieux prendre en compte les souhaits de l'enfant pour lui éviter des souffrances psychologiques et physiques qui l'abîment et impactent négativement la société toute entière pendant toute sa vie...
En collaboration avec UNICAEN-Université de Caen en Normandie.
En collaboration avec la Cellule d’écoute et signalement des violences sexistes et sexuelles de l’Université de Caen
En collaboration avec MaCaO 7e Art dans le cadre du programme Femmes et Cinéma
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 novembre 2025
Alice comparaît à Bruxelles au tribunal de la famille et de la jeunesse. Le père de ses enfants, dont elle est séparée depuis plusieurs années, se plaint qu’Alice ne respecte plus la garde partagée et qu’il n’a plus aucun contact avec ses enfants. Alice le lui a interdit. Elle a de bonnes raisons de l’avoir fait. Son fils, Étienne se replie sur lui-même, refuse d’aller à l’école et présente d’inquiétants symptômes pathologiques. Il souffre d’encoprésie, d’incontinence fécale. Il lui a confié que son père l’avait violé durant un week-end qu’il avait passé chez lui.

"On vous croit" est un film exceptionnel. Exceptionnel par le sujet qu’il traite : l’inceste. Exceptionnel par la façon dont il le traite : une audition, dans le cabinet d’un juge, filmée quasiment en temps réel. Deux plans l’encadrent. Dans le premier, filmé à la manière des frères Dardenne, on voit Alice, sur le quai d’un tramway se battre avec Étienne pour convaincre son fils récalcitrant de la suivre vers une destination dont on comprendra bientôt qu’il s’agit du tribunal que la mère et les deux enfants ne connaissent que trop bien pour y être déjà allés dans toute une série d’instances, pénales ou civiles, qui les opposent au père. On ne dira rien de la dernière.

Entre les deux donc, une seule scène, dont je comprends qu’elle a été filmée avec trois caméras, dans un bureau étonnamment moderne et blanc – qui contraste avec ceux qu’on a l’habitude de voir dans ce genre de films. Face à la juge comparaissent Alice, le père (dont le prénom ne sera jamais dit me semble-t-il), leurs avocats respectifs et un troisième avocat, désigné par le juge pour représenter les intérêts des enfants. Le but de cette rencontre : statuer sur la requête du père qui réclame le droit de rendre visite à ses enfants et décider, dans leur meilleur intérêt, leur placement auprès de leur mère exclusivement, en garde alternée, ou dans une institution.

Plane au-dessus de cette audience l’ombre portée de la plainte déposée au pénal par Alice contre son ex-mari pour agressions sexuelles sur son fils. Entrent donc en conflit la présomption d’innocence dont peut se prévaloir le père et le principe de précaution, pour lui donner un nom, qui interdit de confier la garde de ses enfants à un père peut-être coupable d’inceste.

C’est cette tension que met en scène le film. Son titre en dit peut-être déjà un peu trop, qui semble trancher le débat. Dire « on vous croit » aux enfants ne signifie pas pour autant que le père soit coupable. Leur dire ‘on vous croit », c’est d’abord ne pas leur dire « vous mentez », c’est d’abord accepter de les entendre et de les comprendre, c’est donner a priori une valeur à leur témoignage.

Dans ce procès, toute notre empathie va vers la mère. C’est elle qu’on croit. C’est son désarroi qu’on partage. Ce sont ses excès qu’on excuse car on imagine volontiers qu’on serait soi-même enclin aux mêmes débordements face à la violence infligée à ses propres enfants, face à leur mal-être bien visible, face à la monstruosité alléguée du père, d’autant plus monstrueux qu’on a pu jadis en être amoureuse et partager son intimité, face à l’inertie de la justice…

L’écueil du film, à la fois éthique et cinématographique, aurait consisté à instruire le procès à charge du père, d’en faire le « méchant » face aux « gentils ». On pourrait me dire que cet écueil n’en est pas un et que le père est incontestablement coupable. Ce serait aller un peu vite en besogne. Le même écueil menace la juge qui s’en sort admirablement bien, menant l’audience avec un calme et une maîtrise dignes d’éloges. J’ai beaucoup aimé que cette scène se termine par un long plan silencieux sur elle, restée seule dans son cabinet, désormais confrontée à la responsabilité de juger cette affaire. Lourde responsabilité qui fera, je l’espère, réfléchir ceux qui sont prompts à critiquer à l’emporte pièce les jugements qu’ils désapprouvent.
tom_boudierm
tom_boudierm

30 abonnés 29 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 décembre 2025
Ce huis clos judiciaire filmé en 4/3 et plans fixes nourrit l'idée que le récit va se centrer sur les personnages de l'histoire, leurs témoignages, leurs réactions et leurs émotions.

Le procédé filmique est très minimaliste mais d'une efficacité brute.
Ici, on ne dérive ni dans le pathos ni dans le larmoyant. Le scénario ne s'éparpille pas dans la psychologie des personnages. Tout se résume dans une unité de temps et de lieu, à savoir une journée d'audience au tribunal des enfants de Bruxelles.

Nous sommes pris en otage dans cette pièce d'instruction sans pouvoir s'en échapper.
Tous les faits évoqués par les personnages ne seront jamais montrés à l'écran.
Un parti pris troublant car il contraint le spectateur à devenir juré malgré lui. On ne pourra pas démêler le faux du vrai ni même en connaître l'issue.
Mais l'important est ailleurs. Celui de questionner sur les conséquences d'un système judiciaire labyrinthique qui a l'impression de faire plus de mal que de bien aux personnes les plus touchées, les enfants.

Ces derniers ne seront que très peu montrés à l'écran ce qui donne la désagréable impression que ce sont les moins écoutés dans toute cette histoire.
Ils en arrivent à ne plus faire confiance en en ce système judiciaire qui les dépassent. L'adolescente qui enregistre son entretien avec la juge en est la preuve alarmante.

Des décisions d'adultes d'une lenteur extrême au terrible enjeu dans leur construction psychologique.

Un film choc, brut, criant de vérité et d'une grande maîtrise.
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2025
"On vous croit" s’installe dans l’urgence d’une salle d’audience où une mère et ses enfants attendent d’être entendus. Le premier film de Charlotte Devillers et Arnaud Dufeys choisit une mise en scène sobre, c'est peu de la dire, pour raconter l’inceste et la quête de justice. Myriem Akheddiou incarne cette mère avec une justesse rare, tant sa présence à l'image suffit à prendre aux tripes. Le film mise sur le regard et l’écoute plutôt que sur l’explicite et les effets, et la puissance dramatique éclate dans cette disposition minimaliste. On y voit comment le système judiciaire peut étouffer davantage encore ceux qu’il prétend défendre. Une œuvre aussi éprouvante que nécessaire.
CineMJ33
CineMJ33

13 abonnés 32 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2025
Plus un documentaire qu’un film … professionnels, s’abstenir … vous aurez l’impression d’être au boulot !
Myka 75
Myka 75

7 abonnés 3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2025
On ne peut rester indifférent sur un sujet aussi délicat …
Une actrice de grand talent qui campe cette mère prête à jouer ttes les cartes pour protéger ses enfants . Un visage expressif qui nous fait partager son ressenti , Beaucoup d’émotions , de réflexions …… un beau film .
LaureS
LaureS

20 abonnés 149 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 novembre 2025
C'est un film passionnant dans son propos. L'interprétation et la mise en scène minimaliste le rapprochent d'un documentaire. C'est aussi un film très éprouvant, l'un des plus durs que j'ai vu et je dois avouer que j'étais soulagée lorsque la lumière s'est rallumée
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