Un drame poétique, élégant, qui souffre d'un scénario un peu trop léger mais propose une atmosphère réconfortante et mélancolique. La critique complète sur https://le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com/2025/03/yokai-le-monde-des-esprits-deric-khoo.html
Un film ésotérique, réflexion "Quoi après notre mort ?". « Obon », est une fête de famille, populaire qui mêle culte des ancêtres et principes bouddhistes pour rendre hommage aux aïeux et proches décédés. Lanternes et offrandes... Confrontation douce des cultures Française [Catherine Deneuve] & Japonaise [Yutaka Takenouchi]. Elle est parfaite, son talent comme étendard ! Presque un huis clos et c'est beau tout au long !
Très beau film doux et délicat dans la veine des Ailes du désir. Magnifique Catherine Deneuve interprétant un Yolaine très charnel et bienveillant jouant de son image de diva.
Trè beau film à l'ambiance mélancolique. Les gros plans des personnages sont superbes. Photographie recherchée. Beaux jeux d'acteurs. Une belle découverte pour moi du folklore japonais de l'"Obon". A voir absolument pour le jeu sobre et élégant de Catherine Deneuve.
Une chanteuse française connue au Japon se retrouve à errer dans l’archipel après avoir été foudroyé par la mort dans un bar à saké. On sait que dans l’archipel les gens vivent en harmonie avec leurs morts et les esprits en profitent pour espionner les vivants. Yokai est un film languide et délicat mais avec une Deneuve un peu en roue libre et certaines scènes sont un peu ridicules (la noyade par exemple). Dommage de la part d’un réalisateur dont « La saveur des ramens » il y a quelques années m’avait beaucoup touché.
Claire est une célèbre chanteuse française sur la fin de sa carrière. Après le décès de son chien, elle éprouve un vide. Son agent lui propose d'aller au Japon pour une tournée, sachant qu'elle a toujours un vif succès là-bas. En parallèle, un de ses plus grands fans, Yuzo, décède juste avant son arrivée dans le pays. Son fils Hayato découvre le billet pour son concert dans ses affaires. En salle le 26 février.
spoiler: "Yokai - le monde des esprits" m'a beaucoup intrigué par son synopsis fantastique. Malheureusement, le début de l'intrigue m'a semblé d'une longueur interminable avec 40 minutes d'introduction avant de réellement entrer dans le coeur du sujet avec la mort de la chanteuse. J'ai regretté le côté lent et contemplatif assez classique du film d'auteur. Disons que ce n'est pas le dynamisme et l'action qui régissent cet objet. Malgré cela, le film est parvenu à me cueillir sur deux scènes puissantes, les deux se déroulant sur la plage. Catherine Deneuve est parvenue à me faire ressentir un tsunami d'émotions à ces moments et j'en garde encore un souvenir ému.
Un merveilleux conte japonais magnifiquement filmé,plein de finesse de raffinement . Une belle réflexion sur la mort, le passage... Catherine Deneuve par sa grâce et son jeu illumine le film de bout en bout
A vu « Yokaï - Le monde des esprits » du réalisateur singapourien Eric Khoo. Claire Emery (Catherine Deneuve) est une chanteuse française très célèbre au Japon. Elle accepte un ultime concert dans le pays du soleil levant spoiler: après lequel elle décèdespoiler: . La comédienne-chanteuse erre dans un entre deux (que les japonais nomment « Obon ») où elle dialogue avec les fantômes et observe les vivants. Le scénario est très très ténu et tout aussi fantomatique que son rôle principal. Le résultat, outre une très belle photographie et de jolies chansons, est vite languissant et monotone. Tout d’abord Catherine Deneuve a trop de charisme et de présence pour laisser Claire Emery exister et que l’on puisse croire une seconde à ce personnage de revenante transparente qui rencontre son plus grand fan. On imagine que tout est voulu subtile, insaisissable, contemplatif, poétique… mais la maladresse de certaines séquences et trop de scènes répétitives prennent souvent le dessus. Chaque comédien joue dans sa langue sans comprendre celle de son partenaire et cela se voit, s’entend et est préjudiciable finalement mais si cela pose une certaine étrangeté en lien avec le sujet. Manque de rythme dans les dialogues, sensation de flottement qui à la longue lasse. Entre deux phrases de dialogues pas très intéressantes Deneuve enchaine les cigarettes et les verres de saké dont il restera de très belles images.
Film absolument incroyable à mes yeux. Je ne m'attendais pas à grand chose, seulement un film rempli d'émotions qui allait me faire pleurer à la fin. Mais je me suis retrouvée à pleurer dès le début, des larmes de beauté, de tristesse et de compensation. La bande son rajouter quelques chose d'incroyable qui faisait qu'à un moment je me suis demandé si cela devenait un film d'horreur. J'ai était agréablement surprise et je ferai tout pour recommander ce film qui était plus que ce que j'attendais.
"Yōkai - Le monde des esprits" nous embarque dans une errance contemplative sur la mort et l'au-delà, baignée dans une photographie soignée qui capte avec douceur la frontière entre réel et imaginaire. Si le film soigne chaque plan pour créer un monde suspendu entre la vie et la mort, le scénario manque toutefois de souffle narratif. Catherine Deneuve, présence intrigante mais un brin désorientée, semble flotter dans cet univers comme une spectatrice de son propre rôle. Un film élégant, mais qui laisse un goût d’inachevé.
Eric Khoo a plusieurs fois changé de registre, de Tatsumi à La saveur des ramen, de son Singapour natal à d'autres rivages asiatiques, en gardant constamment son style élégant et poétique. Yokai- le monde des esprits constitue une nouvelle variation, tout aussi plaisante, dans un Japon en dehors des sentiers (urbains) battus. Pour la première fois, Catherine Deneuve meurt dans un film, alors que le spectral commence ! Oui, elle est l'attraction du long métrage, comme l'a été Isabelle Huppert récemment, mais loin de tirer la couverture à elle, elle se livre en demi-teinte dans cette histoire de fantômes bienveillants qui, pour une fois, ne sèment pas l'effroi mais soufflent le chaud vers ceux qui restent vivants. Ce film délicat et mélancolique prend tout son temps pour installer son atmosphère ouaté, entre là-bas et l'au-delà, et nous apprendre ce qu'est la fête annuelle d'Obon, qui commémore et rappelle les ancêtres décédés. Yokai peut être considéré comme un film sur le deuil et l'après-vie mais non dans la gravité et plutôt dans la malice et l'humanité. Le monde des esprits, tel que Eric Khoo l'imagine, peut-être spirituel et flotter comme une mélodie de Jeanne Cherhal. Dans cet univers-là, parfaitement apaisée, Catherine Deneuve évolue comme un poisson dans l'océan, aux côtés de ses deux partenaires de jeu japonais, impeccables.
Un beau coup de coeur pour cette fin de week-end et une belle surprise pour qui s'attendait à un film austère et même cafardeux. Et bien non, même s'il est question de mort et d'esprits, on est au Japon et c'est donc la vie qui prime ici. C'est superbement photographié et interprété, bien sûr avec la grande Catherine mais aussi avec le vénérable Masaaki Sakai en fan inconditionnel de la star. C'est, sans jeu de mots, plein d'esprit et une belle réflexion sur la création. A voir sans risque.
Flirtant visiblement sur la vague des films avec des acteurs/actrices FR au Japon, celui-ci est vraiment mauvais, failli partir de la salle. Les plans, la lumière et les dialogues pauvres n'offrent aucune atmosphère cinématographique. Catherine Deneuvre peine à retenir le spectateur. Plans fixent dénués d'âme, personnages pas travaillés du tout. 1er film d'étudiant ???
Après Huppert dans Sidonie, c'est au tour de Deneuve d'aller au Japon frayer avec les Yōkai. Un film délicieux aux saveurs lointaines, douces et amères, dans une ambiance très Taniguchienne.