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Omg151
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1,5
Publiée le 26 février 2025
Film concept un peu vain qui rappelle le film Sidonie au Japon, avec déjà une star française (Huppert) immergée dans la culture japonaise faite de lenteur, de fantômes et d'alcool fort. C'est chic, exotique, parfait pour préparer un voyage touristique au Japon, mais sans grand intérêt. Deneuve traverse le film en se demandant ce qu'elle fait là, elle chante avec difficulté des morceaux pas terribles et son visage n'exprime plus grand chose, mais comme elle joue un fantôme, pourquoi pas...
Catherine Deneuve aux Pays du Soleil Levant... et des yokai. Film réalisé par le singapourien Eric Khoo qui m'avait subjugué avec son "Be with Me" cinq ans auparavant. De ce "Yokai - Le monde des esprits", je ne garderai que son aspect formel; Une belle photographie couplée avec une bande discrète mais parfaite. De bons acteurs japonais aussi. Le scénario m'a moins enchanté. Beaucoup de vide dans son écriture et dans le propos. L'histoire et l'ambiance qui en découle manque clairement de consistance. Le rythme y est lent mais cette lenteur se transforme malheureusement en longueurs. Quant à Catherine Deneuve, elle m'a semblé absente et creuse du début à la fin. Malgré un peu plus d'intensité vers la fin, ce long métrage reste moyen.
Un genre de film que j’aime assez, une française débarque au Japon ( Tokyo) et se confronte à la culture locale…. Catherine Deneuve, puisque c’est elle, est une chanteuse célèbre au Japon...Le film est l’occasion de dialogues entre fantômes et vivants ( surprise!) ( Ce qu’on appelle « Obon », au japon , on est libre d’y croire au Japon, car les morts sont là pour inspirer les vivants….J’ai relevé trois points d’humour, et de petites digressions sur le métier d’artiste, toujours utiles à partager, Le film n’est pas très mystique, ni intellectuel, mais il offre un rôle original à Catherine Deneuve et une analyse distanciée du trépas, ce qui nous arrivera à tous, çà les japonais en sont plus conscients que nous ??? Je conseille
Des plans qui rappellent, sans en avoir le charme, ceux des animes, qui traitent fréquemment et de manière réussie de ce sujet traditionnel au Japon. Sauf que là il s'agit d'un film "réaliste" : le seul élément fantastique évoquant le monde des esprits est spoiler: la présence fugitive de deux samouraïs rouges à un très bref moment. Les défunts ont la même consistance charnelle que les vivants (si l'on excepte la face ridiculement ultra lissée de Deneuve, dans les faits trois ans plus âgé que Masaaki Sakai).
Tout cela semble relever une fois de plus d'une logique commerciale, basée sur la star française (pour jouer son propre rôle, et pas du tout une chanteuse : voix et chansons pathétiques). Le personnage archétypal de Masaaki Sakai semble tout droit sorti du théâtre Nô. Seul le "jeune" Yutaka Takenouchi joue de manière non caricaturale.
Nota bene : spoiler: le titre français aurait presque pu être " -ueux world ", vu le message de santé publique peu subliminal du film (boire est mauvais pour la santé)
Magnifique ! Un film réconfortant et beau, un voyage au milieu de paysages magnifiques. Le feel good movie de l'hiver porté par des comédien.nes de taille, ça fait du bien !
En japonais, Yokai est le terme utilisé pour qualifier les événements étranges, échappant à l'entendement humain. Disons-le franchement : c'est le titre parfait pour un film échappant lui-aussi à la compréhension humaine. C'est un dialogue entre la vie et la mort, ce qui fut et ce qui n'est plus... et ça ne mène pas très loin. Si on rajoute de la lenteur à ce manque de profondeur, on obtient un film totalement inintéressant malgré la présence (courageuse) de Catherine Deneuve. Oubliable (et très vite oublié).
Une chanteuse française connue au Japon se retrouve à errer dans l’archipel après avoir été foudroyé par la mort dans un bar à saké. On sait que dans l’archipel les gens vivent en harmonie avec leurs morts et les esprits en profitent pour espionner les vivants. Yokai est un film languide et délicat mais avec une Deneuve un peu en roue libre et certaines scènes sont un peu ridicules (la noyade par exemple). Dommage de la part d’un réalisateur dont « La saveur des ramens » il y a quelques années m’avait beaucoup touché.
Un beau coup de coeur pour cette fin de week-end et une belle surprise pour qui s'attendait à un film austère et même cafardeux. Et bien non, même s'il est question de mort et d'esprits, on est au Japon et c'est donc la vie qui prime ici. C'est superbement photographié et interprété, bien sûr avec la grande Catherine mais aussi avec le vénérable Masaaki Sakai en fan inconditionnel de la star. C'est, sans jeu de mots, plein d'esprit et une belle réflexion sur la création. A voir sans risque.
A vu « Yokaï - Le monde des esprits » du réalisateur singapourien Eric Khoo. Claire Emery (Catherine Deneuve) est une chanteuse française très célèbre au Japon. Elle accepte un ultime concert dans le pays du soleil levant spoiler: après lequel elle décèdespoiler: . La comédienne-chanteuse erre dans un entre deux (que les japonais nomment « Obon ») où elle dialogue avec les fantômes et observe les vivants. Le scénario est très très ténu et tout aussi fantomatique que son rôle principal. Le résultat, outre une très belle photographie et de jolies chansons, est vite languissant et monotone. Tout d’abord Catherine Deneuve a trop de charisme et de présence pour laisser Claire Emery exister et que l’on puisse croire une seconde à ce personnage de revenante transparente qui rencontre son plus grand fan. On imagine que tout est voulu subtile, insaisissable, contemplatif, poétique… mais la maladresse de certaines séquences et trop de scènes répétitives prennent souvent le dessus. Chaque comédien joue dans sa langue sans comprendre celle de son partenaire et cela se voit, s’entend et est préjudiciable finalement mais si cela pose une certaine étrangeté en lien avec le sujet. Manque de rythme dans les dialogues, sensation de flottement qui à la longue lasse. Entre deux phrases de dialogues pas très intéressantes Deneuve enchaine les cigarettes et les verres de saké dont il restera de très belles images.
Eric Khoo a plusieurs fois changé de registre, de Tatsumi à La saveur des ramen, de son Singapour natal à d'autres rivages asiatiques, en gardant constamment son style élégant et poétique. Yokai- le monde des esprits constitue une nouvelle variation, tout aussi plaisante, dans un Japon en dehors des sentiers (urbains) battus. Pour la première fois, Catherine Deneuve meurt dans un film, alors que le spectral commence ! Oui, elle est l'attraction du long métrage, comme l'a été Isabelle Huppert récemment, mais loin de tirer la couverture à elle, elle se livre en demi-teinte dans cette histoire de fantômes bienveillants qui, pour une fois, ne sèment pas l'effroi mais soufflent le chaud vers ceux qui restent vivants. Ce film délicat et mélancolique prend tout son temps pour installer son atmosphère ouaté, entre là-bas et l'au-delà, et nous apprendre ce qu'est la fête annuelle d'Obon, qui commémore et rappelle les ancêtres décédés. Yokai peut être considéré comme un film sur le deuil et l'après-vie mais non dans la gravité et plutôt dans la malice et l'humanité. Le monde des esprits, tel que Eric Khoo l'imagine, peut-être spirituel et flotter comme une mélodie de Jeanne Cherhal. Dans cet univers-là, parfaitement apaisée, Catherine Deneuve évolue comme un poisson dans l'océan, aux côtés de ses deux partenaires de jeu japonais, impeccables.
Un dispositif gracieux et respectable mais il est permis d'éprouver un ennui poli face à l'errance fantomatique d'une Catherine Deneuve en exil. Eric Khoo avait fait mieux par le passé.
Un merveilleux conte japonais magnifiquement filmé,plein de finesse de raffinement . Une belle réflexion sur la mort, le passage... Catherine Deneuve par sa grâce et son jeu illumine le film de bout en bout
Tout d'abord, je dois admettre que je ne connaissais pas ce terme de Yokai propre à la culture nipponne. Claire Emery est une célèbre chanteuse qui après un concert au Japon va s'effondrer, sans vie. Elle va alors vivre sa vie de "fantôme" avec l'un de ses plus grand fan. Ca tâtonne pas mal au début avant que le film ne génère des émotions fortes. Tantôt contemplative, tantôt spirituelle, cette comédie fantastique pourrait s'apparenter à un hommage posthume avant l'heure à la grande Catherine Deneuve. Jeanne Cherhal apporte une touche de poésie avec ses compositions et accompagne nos personnages à travers de superbes paysages. Un ensemble touchant mais long à se mettre en route.
Claire est une célèbre chanteuse française sur la fin de sa carrière. Après le décès de son chien, elle éprouve un vide. Son agent lui propose d'aller au Japon pour une tournée, sachant qu'elle a toujours un vif succès là-bas. En parallèle, un de ses plus grands fans, Yuzo, décède juste avant son arrivée dans le pays. Son fils Hayato découvre le billet pour son concert dans ses affaires. En salle le 26 février.
spoiler: "Yokai - le monde des esprits" m'a beaucoup intrigué par son synopsis fantastique. Malheureusement, le début de l'intrigue m'a semblé d'une longueur interminable avec 40 minutes d'introduction avant de réellement entrer dans le coeur du sujet avec la mort de la chanteuse. J'ai regretté le côté lent et contemplatif assez classique du film d'auteur. Disons que ce n'est pas le dynamisme et l'action qui régissent cet objet. Malgré cela, le film est parvenu à me cueillir sur deux scènes puissantes, les deux se déroulant sur la plage. Catherine Deneuve est parvenue à me faire ressentir un tsunami d'émotions à ces moments et j'en garde encore un souvenir ému.