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BLS Moviedebrief
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2,0
Publiée le 1 mars 2025
«Esprit es-tu là?» Une idée japonaise intéressante que ces esprits qui restent sur terre pour certaines raisons à la mort de leur propriétaire. Film vu pour Catherine Deneuve, qui a l’air de se demander ce qu’elle fait là (d’ailleurs elle meurt et devient un esprit). L’ensemble n’est pas très bien joué, ça picole et ça fume à tout va. L’alcool est présenté comme source d’inspiration…Ah bon?
Après Huppert dans Sidonie, c'est au tour de Deneuve d'aller au Japon frayer avec les Yōkai. Un film délicieux aux saveurs lointaines, douces et amères, dans une ambiance très Taniguchienne.
Très beau film doux et délicat dans la veine des Ailes du désir. Magnifique Catherine Deneuve interprétant un Yolaine très charnel et bienveillant jouant de son image de diva.
"Yōkai - Le monde des esprits" nous embarque dans une errance contemplative sur la mort et l'au-delà, baignée dans une photographie soignée qui capte avec douceur la frontière entre réel et imaginaire. Si le film soigne chaque plan pour créer un monde suspendu entre la vie et la mort, le scénario manque toutefois de souffle narratif. Catherine Deneuve, présence intrigante mais un brin désorientée, semble flotter dans cet univers comme une spectatrice de son propre rôle. Un film élégant, mais qui laisse un goût d’inachevé.
Une oeuvre touchante et mélancolique, sur les souvenirs, le deuil, doublée d'un parcours initiatique vers l'autre monde. L'évocation de cette croyance spirituelle japonaise est délicate mais ne va pas assez loin, des questions restent en suspend quant au personnage de C. Deneuve. Pour autant, l'actrice rayonne et l'entendre chanter est toujours un beau cadeau.
Dans un paysage cinématographique souvent dominé par l'action et les effets spéciaux, Yōkai - Le monde des esprits d'Eric Khoo se distingue par son approche contemplative et spirituelle. Ce drame franco-japonais, porté par une Catherine Deneuve envoûtante, nous plonge dans l'univers de l'Obon, fête japonaise honorant les âmes des défunts. À travers un récit empreint de mélancolie et de poésie, le film explore la frontière floue entre la vie et la mort.
L'Obon occupe une place centrale dans le récit, offrant une réflexion profonde sur les rites de passage et l’acceptation du deuil. Contrairement aux autres âmes, les protagonistes se retrouvent bloqués, contraints d’accomplir une mission terrestre avant de pouvoir rejoindre l’au-delà. Cette approche souligne une vision japonaise où la mort elle-même s'accompagne d'épreuves et de devoirs à accomplir.
Parallèlement, le film établit un parallèle intéressant entre l'Obon et Samhain, l’ancêtre celte d’Halloween. Si les deux fêtes partagent une idée de communication entre vivants et morts, elles divergent dans leur symbolisme : l’Obon célèbre des retrouvailles empreintes de douceur et d’hommage, tandis que Samhain marque une transition vers une saison plus sombre et mystique.
Loin des attentes suscitées par son titre, le film ne s’aventure pas dans le registre fantastique ou horrifique. Son rythme lent et méditatif pourrait déconcerter certains spectateurs, mais il sert pleinement l’intensité émotionnelle de l’œuvre. Le jeu d’acteur japonais, tout en retenue, ajoute une profondeur subtile à cette fresque introspective.
Au-delà de sa spiritualité, Yōkai - Le monde des esprits délivre un message universel : vivre sans regret pour partir en paix. Une œuvre singulière et poétique, à apprécier comme une méditation sur l’existence.
Un drame poétique, élégant, qui souffre d'un scénario un peu trop léger mais propose une atmosphère réconfortante et mélancolique. La critique complète sur https://le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com/2025/03/yokai-le-monde-des-esprits-deric-khoo.html
Le passage du monde des vivants a celui des morts n'est pas forcément un chemin tranquille. J'ai bien aimé mais peu comprendre que ce ne soit pas le cas de tous. La lenteur du récit ce qui pour moi est un des éléments de son charme peu paraitre a d'autres une longueur. Il faut se laisser prendre je l'ai été. Une image apaisée contribue a mettre en place le climat. Une interrogation toutefois fallait-il passer par Catherine Deneuve introduire une occidentale dans une croyance asiatique?
Réalisé au Japon par le cinéaste singapourien E.Khoo, " Yokai" fait souvent penser à " les ailes du désir" de Wenders ( lion d'or Venise) et au cinéma du thaïlandais A.Weerasethakul ( "uncle boomy " ou " tropical malady").
Mêlant le thème de croyance de la vie après la mort, mais surtout celui de la présence des morts ( de façon symbolique) parmi les vivants.
" Yokai" souligne l'importance dans la résolution des traumatismes, de la connaissance des enjeux auxquels se sont trouvé confrontés nos prédécesseurs.
On pourra sans doute reprocher au scénario une certaine superficialité dans le traitement de la psychologie des personnages, des scènes pas très réussies et ( de mon point de vue) une Catherine Deneuve un peu figée.
Mais "Yokai" produit un effet apaisant ( certains y voient une source d'ennui ) et suscite la réflexion. On a ici affaire à du cinéma introspectif assorti de certaines scènes très émouvantes et au final à un joli film.
DENEUVE cabotine tragiquement et surfe dans l’au-delà japonais pendant ce qu’ils appellent l’OBON. Les mélodies de CHARHAL sont peut-être belles mais à peine sussurrées sans souffle, ce qui donne un résultat pas très intéressant. Elle parle français à un japonais qui parle japonais : quelle tristesse !
Catherine Deneuve incarne Claire Emery, une chanteuse française qui revient au Japon dans le cadre d’une tournée. Son chemin va croiser celui de Yuzo. Le film aborde avec plein de sensibilité la question de l’au delà, du deuil et donc de la vie. Notons malgré tout que le film repose essentiellement sur le talent de l’actrice iconique.
Un film ésotérique, réflexion "Quoi après notre mort ?". « Obon », est une fête de famille, populaire qui mêle culte des ancêtres et principes bouddhistes pour rendre hommage aux aïeux et proches décédés. Lanternes et offrandes... Confrontation douce des cultures Française [Catherine Deneuve] & Japonaise [Yutaka Takenouchi]. Elle est parfaite, son talent comme étendard ! Presque un huis clos et c'est beau tout au long !
Yōkai – Le monde des esprits est un film de fantômes qui a troqué le frisson contre l’anxiolytique : on flotte, on sourit vaguement, on risque surtout l’endormissement métaphysique. Deneuve, en diva défunte, traverse le cadre comme une ombre polie, trop digne pour vraiment hanter, trop consciente de son aura pour se laisser salir par le fantastique. Eric Khoo filme le deuil comme une carte postale japonaise : lanternes, mer, un peu de saké, beaucoup de douceur, et presque jamais de vertige. Résultat : un voyage entre les mondes qui caresse l’âme… mais laisse le cœur étrangement intact.
Très beau film, poétique et bienveillant, un peu triste mais réconfortant. Très belles interprétations. Je n'ai jamais vue Catherine Deneuve filmée comme ça, en très gros plan, c'est très émouvant