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3,0
Publiée le 27 juin 2025
« Vous savez ce que vous êtes les agents, des parasites qui se servent sur la bête. » Rapaces pour les uns, protecteurs d'intérêt pour les autres, les agents dans le milieu du football ont une grande importance et jouent même un rôle majeur dans la réussite d'une carrière. Certains, comme Jorge Mendes par exemple, sont même parfois plus connus que les joueurs qu'ils représentent. Dans "Mercato", le point de départ à savoir le paiement d'une dette est fait pour ajouter de la dramaturgie et lancer le compte à rebours, mais le reste est réaliste sur beaucoup de choses. Ça reste évidemment de la fiction, mais Tristan Séguéla propose un regard intéressant sur cette profession. Contrairement à ce qu'on peut entendre, la vérité n'est pas que sur le terrain. Un agent peut impacter positivement ou négativement une carrière qui est donc faite de choix. Une influence, une emprise même parfois, sur des joueurs dont les intérêts passent au second plan comme ici tandis qu'il est également question de l'entourage toxique et des profiteurs. Alors que c'est le sport le plus populaire au monde, c'est toujours étrange de voir si peu de projets autour du foot, donc c'est agréable de voir un film de ce type d'autant plus qu'il est pas mal et incarné par un Jamel Debbouze crédible et convaincant.
Les critiques des spectateurs sont un peu dures et je pense que c'est par méconnaissance du mercato. Perso j'ai trouvé que c'était assez intéressant même si l'enjeu dramatique est mal ficelé. Mais sur le fond comment les agents essaient de placer les joueurs dans des clubs par forcément faits pour eux, c'est plutôt bien documenté. A voir.
Dans un monde où le football occupe une place éxagérée, il est surprenant que si peu de films grand public aient été réalisés sur le sujet. Tristan Séguéla a probablement vu le filon et senti l'odeur du possible succès. Il a réalisé un film rythmé, bien filmé, tournant autour d'un Djamel Debbouze crédible en agent de joueurs. Pour autant, le film n'a ni la dérision de "Dix pourcents" ni l'acidité critique de "Coup de boule". C'est un simple divertissement, assez éloigné de la réalité de l'univers du foot et du petit monde des agents de joueurs. Bref : un bon film pour les dimanches soirs de TF1.
Un rythme dynamique, des jeux de caméras et une réalisation semblable à la série "24 heures" ou au film 'Ennemi d'État", Mercato joue dans un registre efficace qui dénonce copieusement le système et les méandres du football business. Les dialogues sont souvent crus et très "caillera".et Djamel assure une belle performance dans un registre qui lui est jusqu'ici bien différent. Bien joué l'artiste.
Excellent!! Je n'apprécie pas plus que cela D Debbouze mais là, il est simplement génial. Un aperçu du monde des transferts dans le football de la plus petite enfance aux meilleurs joueurs du monde.
Le film est desservi par sa bande annonce, un peu mollassone. En réalité, c'est un film plutôt bien foutu, haletant et tendu presque tout du long qu'on peut regarder avec plaisir, même si on ne s'intéresse pas au foot. Djamel Debouzze est très convaincant, dommage que, par moment, son personnage cabotin de "Djamel" ressorte encore un peu.
Brillant! Virtuose , on découvre un Jamel dans un rôle à contre emploi, si fort et intense qu’il nous embarque pendant ses 8 jours haletant! Allez y c’est génial!!!!
Je n'apprécie pas particulièrement Jamel Debbouze. Et je hais tout ce qui gravite de près ou de loin autour de l'univers du football. Néanmoins, j'étais curieux de voir un thriller sportif à la française ! En réalité, "Mercato" se rapproche beaucoup de "Uncut Gems". Un protagoniste similaire, combinard et antipathique, pris à la gorge, qui n'a que quelques jours pour se sortir d'une très mauvaise passe. En l'occurrence, Driss est agent sportif au fond du gouffre, et va essayer de se tirer d'affaire en profitant du mercato (nom donné au marchandage officiel des joueurs de football). On y apprend -attention gros scoop- que le football est un véritable business, dominé par le pognon. Les directeurs de clubs sont cyniques, les agents des vautours bonimenteurs, les joueurs des gamins friqués à l'ego surdimensionné, vendus comme de la bidoche d'un club à l'autre. Bref, rien de surprenant ici, le film a même tendance à accumuler des clichés. Renforcés par les commentaires idéalistes du fils de Driss, grossièrement amenés. Le scénario s'avère par ailleurs relativement répétitif. Driss pipeaute et manipule de manière poussive, parvient à monter une belle affaire. Puis un événement vient tout faire capoter, et le voilà revenu à la case départ. Et ainsi de suite. C'est un peu gros que les gens de la profession gobent encore ce personnage qui passe son temps à baratiner (bon, c'est peut-être cet univers, je ne sais pas...). Et un peu facile que les capotages ne soient pas vraiment dus aux mauvais choix de Driss. Néanmoins, il faut être honnête. Il y a une certaine tension dans le film. Si cette histoire de dette criminelle reste sous-exploitée, elle amène un enjeu bienvenu. Et autant son personnage est limite insupportable, autant James Debbouze est convaincant dans ce rôle de raclure vautour. Il se permet même quelques rares touches d'humour qui passent bien... entre deux "wesh frérot" dispensables...
Un film sur le milieu du monde professionnel du foot, plus sur un agent de joueurs, un métier actuel rugueux et féroce, surtout comme le titre l'indique à la période du "Mercato" , bien écrit et réalisé par le cinéaste Tristan Seguela ! Un long métrage qui ressemble plus à un thriller car un agent sportif a huit jours pour trouver une solution d'argents pour des stars de football. C'est raconté par un scénario qui décrit bien l'envers des décors pour les transferts , trouver des jeunes talents, on voyage dans plusieurs coins du monde , comme par exemple l'Arabie Saoudite et la mise en scène de Tristan Seguela est très virtuose de qualités d'images qui défilent à l'écran. La ou j'ai une réserve, c'est le jeu de son interprète principal Jamel Debbouze, j'ai l'impression que pendant une partie du film, on retrouve des mimics de l'humoriste qui discrédite l'histoire, il en fait quelques fois des caisses, mais je lui sauve la dernière partie où il joue mieux. Autour de lui, les comédiens sont plutôt bons. "Mercato" aurait pu être un excellent film, c'est regardable, mais oubliable après.
"Mercato" avait tout pour plaire : le monde méconnu des agents de foot, Jamel Debbouze en tête d’affiche, et une promesse de comédie mordante. Mais le film tourne vite à vide. DEBBOUZE en fait trop, au point d’étouffer le récit, et le scénario se répète sans apporter de vraie info sur le métier d’agent. On n’apprend rien, on rit peu, et on s’ennuie vite. Même les fans de foot risquent de trouver ça creux. Un vrai gâchis sur un sujet pourtant passionnant.
Si on prend le film de Tristan Séguéla complètement au premier degré, on peut alors considérer le scénario comme bien trop caricatural. Les footballeurs ne sont pas présentés sous leur meilleur jour, le long-métrage leur donnant une image banlieusarde trop appuyée. Mais il faut passer outre les excès de certains personnages pour percevoir un certain second degré, et savoir en rire. En effet, les joueurs incarnés par Hakim Jemili et Birane Ba sont tellement excessifs qu’il ne faut pas oublier que le film est avant tout une comédie, avant d’être un pamphlet contre l’excès d’argent dans le football. Malgré tout, Jamel Debbouze parvient à distiller des réflexions intéressantes sur le devenir des jeunes footballeurs. Le plaisir de jouer n’est pas suffisant pour un enfant de douze ans pour justifier un départ dans un obscur club autrichien. Un chèque monumental n’est pas suffisant à un grand footballeur pour justifier un départ dans un pays sans culture footballistique. Il y a aussi la jolie prestation du jeune Milo Machado-Graner (incarnant le fils de Jamel, l’agent de joueurs) qui remet en question la soif d’argent de son paternel. Jamel Debbouze est lui plutôt sur courant alternatif. Il est parfois très convaincant et plein de sincérité, notamment lorsqu’il raconte le mythique but de Zidane en finale de ligue des Champions, mais son personnage manque aussi un peu parfois de gravité. On devine parfois trop le comique derrière l’agent de footballeur. Au final, Mercato s’avère plutôt divertissant, même si le mélange des genres a plutôt du mal à convaincre.