Le film est globalement réussi et agréablement surprenant. Rythmé, scénario accrocheur, Djamel tient la baraque et c’est bien la problème majeur : les seconds rôles. Pas très bien écrits et surtout pauvrement interprétés. Quelques invraisemblances de comportements et de situations perturbent, sans être rédhibitoires. Les dérives du sport business sont concentrés dans un compte à rebours dicté par le mercato et la frénésie de Djamel.
il s'agit plus d'un thriller social que d'un film sur le milieu du foot. C' est bien construit autour de Djamel Debbouze dans le rôle d'un personnage en difficulté qui se débat comme il peut aussi bien dans sa vie professionnelle que sa vie personnelle où tout est compliqué. On est pris par l'intrigue et c'est bien rythmé. Le personnage du fils n'est pas toujours crédible mais permet quelques passages plus légers er drôles.
Très belle réalisation . Un film très juste dans le ton employé entre humour , suspense et triste réalité .un Mr Debbouze magistral .allez y le reste n'est que.blabla
Certains films donnent envie de devenir professeur, policier ou peintre et certains autres films comme celui-ci vous dépeignent un métier, ici agent de joueur, de telle façon que vous ne voudrez surtout jamais le devenir. On passe un bon moment dans ces derniers instants d’un mercato estival grâce à l’intégration dans le scénario de nombreuses anecdotes de ce milieu comme le fameux « Panic Buy » du dernier jour de mercato et grâce à un casting de qualité, Jamel Debbouze en tête.
Disons le tout de suite, je déteste le foot et je n'aime pas Djamel Debbouze qui ne m'a jamais fait rire. Ici heureusement, ce n'est pas du tout son rôle et c'est pourquoi je me suis décidé à aller voir ce film. On se rend compte (s'il était encore besoin de le confirmer !) à quel point le milieu du foot business est vraiment un pourri jusqu'à la moëlle et que le sport est bien loin derrirèe les tractations financières démentielles durant le fameux mercato. Le rythme est soutenu, la bande-son détonnante et l'histoire est bouclée de A à Z. Une très bonne surprise.
Djamel Debbouze est remarquable dans ce rôle, incarnant avec passion un personnage lié à l’univers du football, à l’image de sa véritable personnalité. Le scénario, bien que parsemé d’incohérences – notamment l’absence de moyens tout en continuant à prendre des avions – parvient néanmoins à offrir un rythme soutenu et un suspense bien dosé.
Le film réussit à dépeindre avec soin l’univers des agents tout en y intégrant quelques aspects du monde du football hors terrain. Par contre, les scènes de match manquent parfois de réalisme : la vitesse de jeu paraît trop lente et certains personnages, comme Hakim Jemilli, ne correspondent pas toujours à l’image physique d’un véritable footballeur. De plus, le choix de casting pour le rôle du fils contraste mal avec la prestance de Debbouze.
Malgré ces quelques failles, Mercato reste un film divertissant qui offre une vision intéressante et nuancée de l’univers des agents et du football.
Sorte de plaisir coupable que ce "Mercato" de Tristan Séguéla qui nous livre ici un film de sport à la française, boiteux mais qu'on sent pétri de bonnes intentions.
La force principale du film réside dans sa reconstitution minutieuse du microcosme du football moderne, dans toute sa schizophrénie, où les enjeux financiers dépassent largement la vérité sportive. On couvre donc en 2 heures, le repérage (l'exploitation ?) des jeunes talents émergents ainsi que les gros transferts de joueurs en fin de carrière en passant par le suivi des joueurs historiques en perte de vitesse et en conflit avec leur club. Le hic, c'est que dès que l'on gratte la patine, les incohérences dérangeantes commencent à pleuvoir: Comment un agent médiocre comme Driss peut-il continuer à avoir l'oreille de tous les plus grands clubs d'Europe et un budget illimité pour voyager ? Pourquoi est-ce que les scènes de match au Paris Saint-Germain affichent-elles un niveau de jeu digne d'un tournoi de U15 ? Et à ces questions lancinantes qui se posent progressivement s'ajoute une galerie de personnages unidimensionnels et inintéressants au possible (à l'exception de la fratrie Gassama). L'écriture de la relation père-fils est catastrophique, sans aucun ancrage, ni évolution, ni relief; les "méchants" le sont par pur plaisir, dans une tentative d'aider le scénariste à créer une tension bien superficielle.
Mais malgré cette écriture faiblarde, j'avoue avoir été assez emporté par le rythme global qui fonctionne bien, grâce notamment à un Jamel à contre-emploi qui incarne admirablement cet agent sans-scrupule, prêt à sacrifier ses protégés (et pas que) sur l'autel de sa réussite financière. D'un point de vue formel, Séguéla lorgne ostensiblement du côté des frères Safdie et des excellentissimes "Good Time" et "Uncut Gems". On y retrouve leur esthétique clipesque, leur musique électro éthérée et planante ainsi que ce sentiment d'un alignement astral de malchance qui enferme le protagoniste dans une spirale inextricable d'échec. Même s'ils n'atteint pas ses maîtres, "Mercato" démontre un vrai amour du football tout au long du métrage. Il ne tourne jamais ce dernier en ridicule (et ne questionne jamais réellement ce modèle ce qui en rebutera probablement certains) et parsème même l'intrigue de références contemporaines ou passées à la mythologie de cette discipline.
En tant que fan du ballon rond, je suis très peu objectif sur ce film qui m'a emporté, malgré ses nombreux défauts, dans cette dissection du football d'aujourd'hui. Pour un profane de la discipline, dénué des œillères que j'ai gaiement conservé durant mon visionnage, il est compréhensible que la note s'effondre d'au moins une étoile.
Ça se regarde ! Jamel Debbouze est tout à fait crédible en agent de joueur de foot, pris dans des promesses non tenues et des affaires de gros sous. Il a la tchatche et le style est assez percutant. Dommage pour cette fin trop facile.
Excellent thriller digne de ce qu'on attend après avoir vu le teaser. Scénario bien vu, dialogues très bien écrits, rythme haletant, on ne s'ennuie pas un instant. Jamel Debouzze excellentissime, le rôle lui colle à la peau, rôle d'un homme aux abois, qui dépasse son job d'agent, en tentant de continuer à jouer son rôle de père dans une période dont l'intensité et les rebondissements vont crescendo. Bande musicale extra. Tout est juste dans ce film, que j'ai vu avec les yeux d'une spectatrice lambda. Un peu surprenant de constater que les critiques de la presse sont meilleures que celles des spectateurs. Tout dépend où on se place quand on va voir un film. Je pars du principe que je vais voir un divertissement et pas un documentaire sur le football ou un film qui va concourir pour les oscars et qui doit cocher toutes les cases des codes du cinéma pafait. Si vous allez au cinéma pour vous divertir, si vous avez envie de vous promener virtuellement dans les coulisses du football business et, surtout, si vous êtes fan du travail de Jamel : courez voir ce film, il est pour vous ! Quant à ceux qui cantonnent Jamel dans un rôle de comique, je les invite à revisionner le discours qu'il a prononcé aux Césars 2024 pour la remise du César d'honneur à Agnès Jaoui, un grand moment de cinéma qui nous fait comprndre toute son évolution.
Dans un match de football, pas sûr que la victoire soit au bout quand on confond vitesse et précipitation. Au cinéma, c'est pareil : pour montrer les difficultés d'un agent de joueurs qui doit réussir la réalisation d'un gros transfert pour toucher sa part, ce qui lui permettrait de rembourser une grosse somme à deux truands, Tristan Séguéla a artificiellement précipité le rythme de son film et cela ne marche pas du tout, d'autant plus que la plupart des scènes sont accompagnées de ce que j'ai du mal à qualifier de musique tellement c'est mauvais. En plus, on ne comprend pas bien comment Driss, cet agent de joueurs, arrive à avoir de très bons contacts avec les plus grands clubs de football de la planète alors qu'il a été présenté au début du film comme étant un agent placardisé et sans envergure. Pour ce film sur les a côtés du foot business, la comparaison est cruelle avec "Le défi du champion", film italien de Leonardo D'Agostini sorti en 2020. Les seuls de ce film à tirer leur épingle du jeu sont Vincent Rottiers, qui interprète un ami de Driss, et, surtout, Milo Machado-Graner qui interprète le fils de Driss et qu'on avait déjà beaucoup apprécié dans "En thérapie" et dans "Anatomie d'une chute".
excellente prestation de JDbz. film haletant du début à la fin. va-t-il s'en sortir ? film avec une dimension tragique qui suspend et qui surprend. a voir.
Quand on parle de Jamel Debbouze, on pense directement à des rôles de nature comique. Mais ici on voit une autre facette de l’acteur, dans un rôle plus sérieux qui lui va très bien. Mercato montre un agent de foot devant rembourser une dette énorme à des hommes peu fréquentables. Il lui reste une semaine pour faire une transaction lui permettant d’obtenir cet argent. Dès le début le cadre est posé puis on se demande durant tout le film si Driss (Debbouze) va réussir. J’ai vraiment passé un bon moment au cinéma (surtout car j’étais le seul à regarder le film un vendredi à 17h ah ah) et j’ai apprécié regarder ce film qui était une très bonne surprise possédant un bon suspense tout le long.
Sujet complexe qui mériterait plus d être traité dans le fond comme une série ce qui l’aiderait plus le temps de décrire les personnages ! En fait ce film est un thriller qui si vous aimez le mile du football vous fera passer un agréable moment ! Mention spéciale au fils (dans le film) de Jamel. Jeune acteur que l on retrouve avec plaisir après anatomie d une chute et à Jamel qui s en sort bien malgré une mise en scène parfois poussive et trop conventionnelle ! Il y avait de koi faire un grand film ou plutôt une belle série comme d argent et de sang de Gianolli ! Netflix ou Canal devraient y réfléchir non ?