Maigret et le mort amoureux
Note moyenne
3,0
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157 critiques spectateurs

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Nicolas Stavroguine
Nicolas Stavroguine

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 février 2026
Après le tableau volé, voici de nouveau un excellent Bonitzer très enlevé avec un casting 4 étoiles !
Alfonse Truffaut
Alfonse Truffaut

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 février 2026
Film jubilatoire, extrêmement bien écrit et dialogué, très rythmé, les acteurs sont époustouflants et la mise en scène d'une grande élégance.
iznogoodgood
iznogoodgood

7 abonnés 43 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 février 2026
Une nouvelle adaptation très classique dans une mise en scène sans originalité qui s’appuie sur une très bonne distribution parfaitement crédible. Tout fonctionne sauf le développement de l’intrigue qui n’est pas terrible et peu intéressant. C’est quand même regrettable pour un film policier. Le meilleur interprète pour le rôle de Maigret demeure, pour moi, Jean Gabin.
charlesswann365
charlesswann365

3 abonnés 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 février 2026
Film formidable. Tous les personnages sont passionnants. Les dialogues sont parfaits. C’est très élégamment filmé. Un excellent moment !
evariste75
evariste75

210 abonnés 248 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 février 2026
Pas mal, j'ai bien aimé le quartier, un peu chez moi, le contexte un peu Quai d'Orsay...

Intrigue assez banale cependant...
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 479 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 février 2026
Avec Maigret et le mort amoureux, Pascal Bonitzer s’inscrit dans une approche résolument intime du polar, en adaptant Simenon à distance de toute modernité tapageuse. Le choix de situer l’action au début des années 2000 n’a rien d’anodin. Il permet de préserver un monde encore épargné par la technologie omniprésente, où l’enquête repose avant tout sur l’observation, la parole et le doute. Ce cadre temporel installe Maigret comme une figure déjà en décalage, héritier d’un XXᵉ siècle finissant, confronté à une société qui change sans encore se transformer totalement.

Le Paris filmé par Pascal Bonitzer se présente comme une carte postale élégante et mortifère. Le 7ᵉ arrondissement, les hôtels particuliers, les galeries d’art et les intérieurs feutrés composent un décor presque muséal. Ces lieux ne servent pas seulement de toile de fond, ils prolongent l’état d’esprit des personnages, figés dans leurs certitudes sociales, religieuses et morales. L’aristocratie catholique décrite à l’écran apparaît comme un monde en déclin, dont les façades impeccables dissimulent des failles profondes et des passions anciennes jamais éteintes.

Denis Podalydès incarne un Maigret à contre-courant des représentations traditionnelles. Moins massif, plus intériorisé, il impose une présence fondée sur l’écoute et la patience. Son Maigret ne cherche pas à dominer ses interlocuteurs, il les laisse parler, s’installer, parfois se trahir. Cette posture transforme chaque scène d’interrogatoire en espace de tension silencieuse, où les mots comptent autant que les silences. Autour de lui, le réalisateur s’appuie sur une distribution issue en grande partie du théâtre, offrant aux dialogues une densité et une précision rares, tout en conservant une grande sobriété de jeu.

Le film exploite constamment le contraste entre agitation et immobilisme. Les personnages secondaires tentent de maîtriser le récit, de s’accrocher à leur statut, tandis que Maigret accepte de ne pas comprendre immédiatement. Cette lenteur assumée confère au film une dimension presque fantomatique. Les correspondances anciennes, les souvenirs persistants et les lieux chargés d’histoire participent à une atmosphère où le passé s’invite sans cesse dans le présent.

La durée volontairement contenue, proche de celle d’un téléfilm, relève d’un choix artistique cohérent. En allant à l’essentiel, le film évite toute dispersion et maintient une tension constante. Chaque scène a sa fonction, chaque échange fait avancer le regard porté sur les personnages. Maigret et le mort amoureux s’impose ainsi comme un polar classique dans sa forme, mais profondément singulier dans son approche, où l’enquête compte autant pour ce qu’elle révèle des êtres que pour ce qu’elle laisse volontairement dans l’ombre.

(Vu en projection de presse en février)
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2026
Ce nouveau film sur ce célèbre commissaire est bien réalisé et ne déçoit pas. Les dialogues sont particulièrement soignés et Denis PODALYDES y campe un Maigret crédible avec son propre style et son talent artistique. Il faut aussi noter la qualité de l’ensemble du reste du casting avec une mention particulière pour Anne ALARO dans le rôle tout en nuances de la domestique de l’ambassadeur.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse le 09/01/2026 au Club Marbeuf à PARIS)
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