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Toujours un bonheur de retrouver le charme inégalable des films de Pascal Bonitzer. Les dialogues sont savoureux et la direction d'acteurs réjouissante. Je tire mon chapeau!
Une adaptation efficace de Maigret. Une enquête concise et bien mené avec une résolution qui surprend !
Denis Podalydès incarne parfaitement ce rôle. Bref, un agréable moment !
Denis Podalydès incarne parfaitement ce rôle. Bref, un agréable moment !
Le commissaire Maigret (Denis Podalydès) est sommé par le Quai d’Orsay de mener une délicate enquête : un grand ambassadeur à la retraite a été assassiné de cinq balles de pistolet automatique dans son appartement de la rue Bellechasse. Sa gouvernante (Anne Alvaro) affirme ne rien avoir entendu. La mort de l’ambassadeur est-elle liée à celle, quelques jours plus tôt, du prince de Vuynes avec la femme de laquelle la victime entretenait depuis une cinquantaine d’années une correspondance enflammée ?
On ne compte plus les adaptations de Simenon au cinéma et à la télévision et les Maigret d’anthologie depuis Harry Baur jusqu’à Gérard Depardieu (en 2022 dans un film de Patrice Leconte qui ne m’avait pas convaincu) en passant bien sûr par Michel Simon, Jean Gabin, Jean Richard et Bruno Crémer. On peut s’interroger sur l’intérêt d’en rajouter une nouvelle, sinon la quasi-certitude qu’un public fidèle, plutôt âgé, aussi parisien que provincial, s’y laissera prendre sur la foi d’un réalisateur de renom et d’un casting solide.
"Maigret et les Vieillards" a été écrit en 1960. Pascal Bonitzer choisit de l’adapter de nos jours ou, pour être plus précis, au début des années 2000, à l’époque où la PJ était encore quai des Orfèvres. Cette transposition interroge ; car ce Maigret conserve le parfum indélébile des années 50. On y croise encore des domestiques en uniforme, des princesses et des directeurs de conscience. On s’y écrit des lettres qu’on conserve pieusement en les entourant d’un ruban. On y souffre de la goutte. On y évoque avec nostalgie notre « légation à Cuba ».
Denis Podalydès modernise le personnage mythique du commissaire le plus célèbre de France. S’il n’a ni la carrure imposante ni l’embonpoint de ses prédécesseurs, il en porte la gabardine, la pipe et le chapeau. Signe des temps, la femme de Maigret, longtemps invisible, a désormais un visage, celui d’Irène Jacob, et trois scènes.
Maigret mène son enquête tambour battant. Le film de Bonitzer, d’une heure vingt à peine, a la concision sèche et l’efficacité des romans de Simenon. Les interrogatoires de Maigret sont brefs et précis. Leur répétition chronométrique constitue d’ailleurs le point faible de ce film qui atteint bientôt sa vitesse de croisière jusqu’à son épilogue, qui prend quelque liberté avec celui du livre, plus fermé. Mais ces interrogatoires serrés sont aussi l’occasion de croiser des seconds rôles talentueux : Dominique Reymond en aristocrate d’un autre temps, Micha Lescot en antiquaire traumatisé, Huguers Quester en notaire goutteux et surtout Anne Alvaro à laquelle, si nous n’étions pas en février, j’aurais déjà prophétisé un César.
On ne compte plus les adaptations de Simenon au cinéma et à la télévision et les Maigret d’anthologie depuis Harry Baur jusqu’à Gérard Depardieu (en 2022 dans un film de Patrice Leconte qui ne m’avait pas convaincu) en passant bien sûr par Michel Simon, Jean Gabin, Jean Richard et Bruno Crémer. On peut s’interroger sur l’intérêt d’en rajouter une nouvelle, sinon la quasi-certitude qu’un public fidèle, plutôt âgé, aussi parisien que provincial, s’y laissera prendre sur la foi d’un réalisateur de renom et d’un casting solide.
"Maigret et les Vieillards" a été écrit en 1960. Pascal Bonitzer choisit de l’adapter de nos jours ou, pour être plus précis, au début des années 2000, à l’époque où la PJ était encore quai des Orfèvres. Cette transposition interroge ; car ce Maigret conserve le parfum indélébile des années 50. On y croise encore des domestiques en uniforme, des princesses et des directeurs de conscience. On s’y écrit des lettres qu’on conserve pieusement en les entourant d’un ruban. On y souffre de la goutte. On y évoque avec nostalgie notre « légation à Cuba ».
Denis Podalydès modernise le personnage mythique du commissaire le plus célèbre de France. S’il n’a ni la carrure imposante ni l’embonpoint de ses prédécesseurs, il en porte la gabardine, la pipe et le chapeau. Signe des temps, la femme de Maigret, longtemps invisible, a désormais un visage, celui d’Irène Jacob, et trois scènes.
Maigret mène son enquête tambour battant. Le film de Bonitzer, d’une heure vingt à peine, a la concision sèche et l’efficacité des romans de Simenon. Les interrogatoires de Maigret sont brefs et précis. Leur répétition chronométrique constitue d’ailleurs le point faible de ce film qui atteint bientôt sa vitesse de croisière jusqu’à son épilogue, qui prend quelque liberté avec celui du livre, plus fermé. Mais ces interrogatoires serrés sont aussi l’occasion de croiser des seconds rôles talentueux : Dominique Reymond en aristocrate d’un autre temps, Micha Lescot en antiquaire traumatisé, Huguers Quester en notaire goutteux et surtout Anne Alvaro à laquelle, si nous n’étions pas en février, j’aurais déjà prophétisé un César.
Du cinéma bien fait, propre, bien joué. Cela se regarde avec un certain plaisir. Il ne faut pas en attendre plus que cela ne promet : une histoire, des personnages, le tableau d'un monde. Le tout un peu schématisé, oscillant curieusement entre une ambiance presque des années 50 et le monde moderne : Maigret parachuté au XIXème siècle. J'ai passé un assez bon moment de détente à suivre une histoire, mais je n'en retirerai pas grand chose. Un bon téléfilm en somme.
Malgré des dialogues soignés et une distribution prestigieuse, la mise en scène est trop molle pour développer l’exploration de l’humanité de ces personnages cassés par leur éducation. À vouloir faire du théâtre filmé, on a oublié de faire du cinéma.
Avec Denis Podalydès dans le rôle de Maigret, Pascal Bonitzer propose une nouvelle adaptation de l’univers de Georges Simenon. Le choix de Podalydès, loin des incarnations plus massives associées au commissaire, pouvait surprendre. Pourtant, il s’avère convaincant, apportant une sobriété et une intériorité intéressantes au personnage.
Les seconds rôles — presque tous secondaires, hormis la servante — livrent des prestations solides lorsqu’ils apparaissent à l’écran. La mise en scène, elle, reste très classique, sans fioritures ni véritable parti pris esthétique.
Là où le film déçoit vraiment, c’est dans son intrigue : l’histoire se révèle très moyenne, loin des meilleures énigmes de Simenon. Le dénouement manque d’impact, et la séquence qui suit n’apporte rien, laissant une impression d’inachevé. Ce Maigret se classe ainsi en bas de la pile, très loin des adaptations contemporaines plus ambitieuses dans le polar.
Pourquoi revenir au commissaire sans lui insuffler une véritable idée nouvelle ? Une occasion manquée.
Les seconds rôles — presque tous secondaires, hormis la servante — livrent des prestations solides lorsqu’ils apparaissent à l’écran. La mise en scène, elle, reste très classique, sans fioritures ni véritable parti pris esthétique.
Là où le film déçoit vraiment, c’est dans son intrigue : l’histoire se révèle très moyenne, loin des meilleures énigmes de Simenon. Le dénouement manque d’impact, et la séquence qui suit n’apporte rien, laissant une impression d’inachevé. Ce Maigret se classe ainsi en bas de la pile, très loin des adaptations contemporaines plus ambitieuses dans le polar.
Pourquoi revenir au commissaire sans lui insuffler une véritable idée nouvelle ? Une occasion manquée.
Nous étions 30 dans la salle, de l'avis général : film mou, sans relief, convenu, sans suspens, à des années lumières des Bruno Crémer, jean Richard et Gabin. On s’ennuie. Et pis encore on devine dès le départ "LE COUPABLE , Quand au côté désuet de cette intrigue des années 60 transposée en 2000, on se demande d'où sortent ces personnages (anachronique)
Maigret c’est un peu générationnel…du moins pour ma génération !! et celle de l’ensemble du public grisonnant qui assistait à la projection de ce « Maigret et le mort amoureux » de Pascal Bonitzer… Imaginé sous la plume de Georges Simenon, le personnage de Maigret est, entre 1929 et 1972, le héros de 75 romans et d'une trentaine de nouvelles …J’avais bien aimé il y a quatre ans le « Maigret » de Patrice Leconte, un Maigret nostalgique et bouleversant, littéralement habité par Depardieu et où à la fin du film, le commissaire marche de dos, solitaire dans la rue Saint-Vincent. Immense, invincible et si fragile…Dans le « Maigret et le mort amoureux », Pascal Bonitzer a fait appel à Denis Polalydes, un Maigret fluet, à rebours de ses prédécesseurs, tout en rondeur et en muscles… La carrure de Maigret n'est d'ailleurs pas totalement gommée, suggérée par la prestance imposante de son adjoint Janvier, incarné par Manuel Guillo. Débarrassé de sa carrure, le personnage peut révéler plus clairement son tempérament, taiseux, à l'écoute mais opiniâtre, sensible mais autoritaire mais aussi moins assuré, désemparé, évoluant dans le milieu d’une aristocratie dont les codes lui échappent et qui tombe dans les pièges qui lui sont tendus. Un ancien ambassadeur, Monsieur Berthier-Lagès, est retrouvé assassiné par balles dans sa très bourgeoise demeure rue de Bellechasse… En raison de la profession de la victime, le commissaire est convoqué au Quai d'Orsay, où on lui précise tout de suite que ce meurtre n'est lié à aucune affaire d'Etat…Entre une maitresse platonique, la princesse de Vuynes, avec laquelle Berthier-Lagès entretenait tous depuis un demi-siècle, une relation passionnée, connue de tous mais tenue secrète (impériale Dominique Reymond), le neveu héritier et la femme de chambre, témoin capital, l’homme à la pipe a l’embarras du choix rayon suspects…Bien entendu on ne racontera pas la suite…Denis Polalydes est épaulé par deux actrices formidable, Irène Jacob dans le rôle de son épouse, apparait dans un jour plus sexy par rapport aux Maigret précédents, Anne Alvaro en énigmatique gouvernante…. Avec ce film de dialogues brillants et d’acteurs éblouissants dirigés avec un sens incisif, Bonitzer confronte avec délice ce personnage intemporel au Paris d’aujourd’hui…Denis Podalydès apporte à Maigret sa fantaisie, sa malice, et une note discrète de second degré et d'autodérision, offrant une version tendre, jubilatoire, moins chargée en testostérone, plus moderne, du personnage…j’ai passé un moment agréable…
Adaptation sans grand relief mais bien servie par des comédiens de talent.
Le tout fait penser à ces "dramatiques" tournées par l'ORTF dans les années 60/70. Ce n'est pas très intéressant. mieux vaut lire Simenon qui possède un immense talent de romancier
Le tout fait penser à ces "dramatiques" tournées par l'ORTF dans les années 60/70. Ce n'est pas très intéressant. mieux vaut lire Simenon qui possède un immense talent de romancier
Une relecture presque au goût du jour qui donne envie de voir des suites à cet opus ! Denis Podalydès est étonnamment tres convaincant en Maigret.
Ne vous trompez pas de film, on n'est pas dans Bullitt, loin de là ! Film intimiste, finement joué par des acteurs de théâtre, avec des dialogues ciselés, une très belle photo. On n'est pas choqué par le décalage temporel, puisque l'intrigue se déroule à une époque contemporaine ou quasi. Je trouve seulement le film trop court (1h20) , le dénouement peu crédible, on reste un peu sur sa faim, ce qui est vraiment dommage tant le reste est de qualité. Un bon moment quand même, je recommande sans hésiter surtout dans le désert culturel actuel.
une belle enquête policière, que n’aurait pas désavoué, ni Simenon, ni Chabrol….Le film n’est pas une prouesse technique, mais vaut par la présence de Denis Podalydès ( l’inspecteur) et Anne Alvaro. Il aurait fallu je pense, aérer, la mise en scène pour que le film soit attrayant…..Là on est dans le huis clos ( sans doute nécessaire au roman de Simenon) . Cela reste intéressant, et un brin cérébral ( accrochez vous au début du film), et la fin du film est un régal d’ambiguïté….Très français tout cela, cela manque d’esbroufes, de joie, mais Maigret n’est pas Marlowe….Si vous aimez l’austérité scénaristique et la réflexion….Vous serez peut être satisfait…..Je conseille sans insister…...
Film formidable aux dialogues aussi savoureux que le jeu de ses acteurs. Podalydès y excelle en Maigret. Du plaisir sur 1h20, ça fait du bien!...
Denis Podalydès est génial en Maigret "hors norme", plus près de Tintin ou de Routabille que d'un flic des années 2000... La bonne idée de Bonitzer c'est de nous montrer un Maigret dans son jus (imper, pipe et chapeau des années 60), qui vit dans les années 2000, sans portable (tous ses collaborateurs en ont un), qui concocte pour sa femme des petits plats oubliés des menus d'aujourd'hui et qui enquête dans un monde d'aristocrates aux moeurs d'un autre siècle. L'intemporalité, c'est la grande idée de ce film ludique et malicieux... aux côtés de Podalydès, Anne Alvaro campe une gouvernante mystérieuse (elle est exceptionnelle) et tous les autres rôles sont tenus par des actrrices et acteurs hors-pair. C'est un régal policier à tous les niveaux.
Une adaptation très théâtrale et bien trop classique de Pascal Bonitzer. Denis Podalydes incarne un Maigret plutôt solide mais il n'est aidé ni par la mise en scène poussiéreuse, ni par l'intrigue très convenue et décevante, ni par les autres acteurs fades.. Au final on se dit tout ça pour ça.
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