Le temps du confinement, deux frères et leurs compagnes se retrouvent dans leur maison d’enfance… avec deux visions radicalement différentes d’appréhender le virus inconnu. Le duo Vincent Macaigne Micha Lescot fonctionne à merveille et les dialogues sont drôles et efficaces. Tout à chacun se retrouve dans cette période douloureuse et peut se reconnaître dans l’un des personnages, d’où la force du film. C’est frais, réussi, captivant.
Au début du film la maison et le parc jouent très bien, ensuite il y a des blagues sur le Covid qui ont mal vieilli et après …j’ai bien dormi ! Une certaine idée de la culture, très snob et parisienne, s’y étale comme de la confiture et finit par attacher au fond de la casserole, dommage! 13€ le ticket !!, j’aurais dû rester à la fête de la musique
Intéressant de voir l'apparition à l'écran des premiers films sur le confinement. On suit ces deux frères accompagnés de leur compagne actuelle, chacun ayant ses obsessions, le contexte anxiogène du covid obligeant, les crêpes pour l'un et la propreté pour l'autre. On rit devant ces scènes de frottage de mains excessif ou de paranoïa envers les emballages carton venant du monde extérieur. Film très intellectuel avec des références à l'art. C'est sympathique mais sans plus.
Quel beau moment! On voit bien que certains ont été privilégiés et ont vécu le confinement chichement. De très beaux paysages apaisants, des réflexions, certes nombrilistes, parfois ironiques, de bonnes références culturelles. Les questions existentielles relatives à cette pandémie et au devenir du monde ressortent bien (4 ans après cela parait très lointain et un peu oublié)
Pendant la pandémie Olivier Assayas, son frère et leurs copines se retrouvent confinés dans une maison familiale du Perche. Film auto-centré du réalisateur français beaucoup plus subtil ou intéressant d’habitude. C’est comme si son désir d’en dire beaucoup sur lui avait étouffé sa créativité habituelle. Si les vicissitudes quelconques de bobos en temps de Covid vous intéressent vous pouvez aller voir ce film sinon vous pouvez vous abstenir.
Rarement vu un film aussi nul et ridicule, la bourgeoisie se regarde le nombril comme à son habitude et ce n’est pas beau à voir. Ces gens se croient intelligents et fins avec leurs références trop classes, ils sont juste pitoyables et pathétiques. Le confinement ne change rien pour eux, ils sont confinés toute l’année même sans le Covid et devraient bien sortir voir le monde pour ne pas finir en vieux donneurs de leçons lourdingues. Le pire étant qu’ils ne s’en rendent même pas compte. Hors du temps aurait du s’appeler Hors du monde ou hors de la vie.
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3,0
Publiée le 25 octobre 2024
« J'aimais le fait d'être dans un temps arrêté et l'idée de vivre dans une parenthèse. » Pour Paul, son frère Etienne et leur compagne respective, le temps s'est arrêté, mais pas que pour eux puisque c'est le monde entier qui est à l'arrêt suite à la pandémie de 2020. Les quatre se confinent dans la maison où les deux frères ont beaucoup de souvenirs... "Hors du temps" est dénué d'enjeux et se présente sous la forme d'une série de vignettes sur le quotidien pendant la pandémie avec des personnages qui vivent les choses bien différemment. C'est souvent absurde avec un humour pince-sans-rire notamment quand il s'agit des névroses de Paul. Vincent Macaigne est une fois de plus très bon dans la peau d'un personnage qui lui correspond bien. Je ne m'attendais pas à aimer, mais j'ai trouvé ça amusant et parfois même touchant. Le confinement permet une réflexion sur l'enfance et la vie en général, et même si c'est parfois élitiste avec des références de niche, l'ensemble est très accessible. Bref, ce n'est finalement pas si mal.
Le réalisateur Olivier Assayas a hérité de ses parents une propriété familiale à Montabé en vallée de Chevreuse. Pendant le confinement, il s’y est installé avec son frère, comme d’autres Français qui avaient le privilège d’être propriétaires d’une résidence secondaire. Il revisite cette parenthèse hors du temps sous une forme fictionnelle en faisant endosser son rôle par Vincent Macaigne et celui de son frère, critique de musique à la radio, par Micha Lescot.
Au début de "Hors du temps", on voit des photos d’une campagne printanière et édénique. Ce sont les images de cette propriété familiale et des bois qui l’entourent dont la voix off d’Olivier Assayas nous raconte l’histoire et l’attachement qu’il lui voue. On s’imagine convié à un documentaire proustien, familial et autobiographique ; mais Hors du temps prend bien vite une autre direction.
Il s’agira d’une fiction, jouée par des comédiens connus (aux côtés des deux acteurs masculins, on reconnaît Nora Hamzawi, toujours juste, et la débutante Nine d’Urso, que j’avais confondue avec Clotilde Hesme). J’en ai lu des critiques exécrables. On lui reproche son nombrilisme, son germanopratisme. Sans doute suis-je moi-même trop nombriliste et trop germanopratin pour que cela m’ait dérangé. Certes, j’ai trouvé que "Hors du Temps" était horriblement mal joué, que ces dialogues trop écrits sonnaient faux, comme du mauvais Rohmer.
Mais "Hors du temps" m’a ramené quatre ans en arrière, à cette période si particulière que nous avons tous vécue à notre façon et que nous n’oublierons pas de sitôt, dans ce temps suspendu où, bizarrement, nous avons retrouvé une part de liberté dont le traintrain quotidien boulot-métro-dodo nous avait aliéné. Sans doute, les réactions des deux personnages frisent-elles la caricature : Macaigne nourrit sa hantise du virus des informations glanées sur des sites Internet douteux tandis que Lescot peste contre des règles administratives absurdes qui entravent sa liberté. Mais l’honnêteté oblige à dire que nous avons tous, chacun à notre façon, oscillé entre ces deux réactions-là.
J’ai aimé replonger dans cette époque-là, dans ce temps vide qu’on pouvait occuper à son gré, à faire ce qu’on n’avait jamais eu le temps de faire (lire "Les Trois Mousquetaires", vider la cave….), dans cette cohabitation obligée, à la fois étouffante et rassurante avec nos proches, dans ces repas amoureusement préparés, généreusement arrosés et lentement partagés. "Hors du temps" a le mérite de nous faire revivre ces moments-là et de nous interroger : qu’en avez-vous fait ? en quoi vous ont-ils transformé ?
Ce sera un témoignage de ces années 2020 et des intellos de l’époque , en ce sens c’est vraiment très très bien … dans une région qui m’est chère l’île de France ,la nature est très belle … ces 2 frères confinés ensemble se retrouvent dans la maison de leur enfance avec leurs compagnes …à la fois nostalgique et profond entourés des livres de leur père et de la chambre de leur maman et du grand parc où enfants ils jouaient avec leurs voisins Les acteurs jouent cette partition avec délicatesse , je découvre une jeune actrice Nine d’Urso que je trouve parfaite à suivre !
tellement ennuyeux, stupide et fat. L'histoire de quatre pseudo intellectuels qui se regardent le nombril en pérorant et étalant leur connaissance aussi abstraite qu'inutile. Je n'ai pas tenu jusqu'au bout de cette nullité incommensurable.
Nous sommes transportés Hors du temps avec cette comédie douce, poétique et légère. Les personnages sont hyper attachants, Vincent Macaigne est irrésistible. Cette comédie donne le sourire et ça fait un bien fou. N'hésitez pas, foncez !