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Il y a, quelque part dans les montagnes embrumées de Chine, un panda qui ne sait pas encore qu’il est une star. Moon le Panda, c’est un peu ça : une histoire toute simple, toute calme, mais qui vous attrape par les yeux et vous serre le cœur sans prévenir. Une gosse, un panda, un lien. Et paf, l’aventure.
On suit Tian Zhao – incarnée par la pétillante Noé Liu Martane, regard franc et présence lumineuse – qui découvre un bébé panda blessé. Elle s’en occupe, l’apprivoise, s’y attache. Trop ? Peut-être. Car vient le moment de choisir : rester avec lui… ou le laisser retrouver sa liberté. Oui, vous l’avez deviné, c’est le genre de film où on retient ses larmes en se disant "non mais c’est un film pour enfants hein".
Gilles de Maistre, fidèle à son style docu-fiction, filme sans tricher. Pas de CGI, pas de peluches animées : juste de vrais pandas, de vrais paysages, et ce goût du réel à fleur de pellicule. On sent qu’il aime observer plutôt que commenter, montrer plutôt qu’expliquer. C’est beau, très beau même. Trop lisse aussi ? Peut-être. Certains trouveront ça un peu plan-plan. D’autres y verront une pause douce dans un monde qui crie trop.
Pas beaucoup de paroles, peu d’effets. On est dans le regard, le silence, la nature. Et le panda – oh, ce panda. Plus expressif qu’un acteur de soap, plus attendrissant qu’un chiot dans une pub pour du papier toilette. Un concentré de tendresse à pattes.
Alors voilà, Moon le Panda, c’est un peu un câlin filmé. Pas révolutionnaire, pas haletant, mais honnête. Et dans les yeux des enfants qui le regardent, il y a une graine plantée. celle de l’émerveillement. Bref, idéal en famille mais préparez des mouchoirs. Puis foncez ensemble en salle !