A vu « When the light breaks » du réalisateur islandais Runar Runarsson qui a été présenté au Festival de Cannes dans la sélection « Un certain regard » en 2024. Una (Elin Hall) et Gunni (Mikael Kabber) sont tous deux étudiants dans une école d’art. Ils passent pour la première fois la nuit ensemble en faisant des projets d’avenir. Le lendemain matin tout est bouleversé et Una est noyée par le chagrin qu’elle ne peut partager avec personne. Ce film dont le sujet principal est passionnant et très peu traité au cinéma spoiler: (celui de se sentir totalement illégitime à des obsèques) spoiler: est d’une durée de 80 minutes qui nous en paraissent le double. La faute à un scénario qui est totalement statique et qui ne développe jamais son idée de départ. D’où des scènes répétitives, une succession de faits qui ne laissent jamais la place à la psychologie des personnage, à l’émotion. Le spectateur est toujours tenu à distance du drame. La beauté formelle du film et la qualité de la mise en scène même si parfois un peu trop voyante sont à souligner. Heureusement Elia Hall est magnifique dans son jeu tout en finesse et retenue, avec ses airs d’Isabelle Huppert (époque « La dentelière ») ses silences et ses regards expressifs maintiennent le spectateur en éveil.
Nullissime. Le seul événement - un accident mortel - a lieu dans les 5 premières minutes. Ensuite, tout n'est qu'embrassades, consolations, souvenirs émus, non-dits, et des larmes et encore des larmes et aucune action. Le vide absolu.
Ces vingt-quatre heures de la vie d’Una, condensées en 1h20, m’ont semblé malgré tout longues. La mise-en-scène est souvent laborieuse, et j’ai dû relever mes seuils de crédulité plusieurs fois face aux scènes de deuil collectif. Certaines de ces séquences sont au mieux anodines, au pire caricaturales.
Heureusement, les longs plans sur les réactions d’Una (Elín Sif Halldórsdóttir) rattrapent en partie le tout. Ces monologues et dialogues intérieurs, chargés d'intensité, expriment la confusion des sentiments des nouveaux amis à merveille, quand le deuil ne fait que commencer.
When the Light Breaks a été tourné sur pellicule, mais cela n'apporte pas tant que ça à l'œuvre. Je ne trouve pas que la photo s'écarte de ce que le numérique propose. De l'aveu du réalisateur Rúnar Rúnarsson, cela permet d'avoir un matériel moins volumineux et mieux valorisé sur la table de montage.
film vu en avant première lors d'une séance film surprise. ce film aborde des sujets incontournables de la vie, l'amitié, l'amour,le deuil, les relations familiales.
When the Light Breaks ouvre la section Un Certain Regard du Festival de Cannes 2024 avec une exploration poignante du deuil silencieux. Rúnar Rúnarsson signe un drame introspectif où l'intime se heurte aux conventions sociales.
Un chagrin invisibiliséAu cœur du récit, Una (Elín Hall), étudiante en art, doit taire sa souffrance après la mort tragique de son amant. La relation étant tenue secrète, la jeune femme est contrainte à un deuil clandestin, son chagrin étant ni reconnu ni permis. Ce traitement du "droit au deuil" résonne avec acuité, interrogeant la société sur sa capacité à accepter des douleurs non conventionnelles. Comme le souligne l'anthropologie, si les rites funéraires varient, la tristesse demeure universelle, bien que différemment exprimée.
Une interprétation tout en retenueElín Hall livre une performance bouleversante, incarnant avec justesse cette douleur contenue. Son jeu repose sur des nuances imperceptibles, où chaque regard et silence en disent long. Autour d'elle, Mikael Kaaber et Katla Njálsdóttir participent à cette atmosphère feutrée, cette dernière incarnant la compagne officielle du défunt avec une mélancolie poignante. Peu de dialogues, mais une intensité palpable.
Un poème visuel sur le deuilL'esthétique du film magnifie l'Islande, capturant la lumière crue de l'été comme un écho aux états d'âme des personnages. Cette photographie, à la fois douce et austère, confère au film une dimension sensorielle, rendant tangible le malaise d'Una.
Avec When the Light Breaks, Rúnarsson offre une réflexion profonde sur la solitude du deuil. Un film d'une poignante justesse.
Très beau , parce que superbement filmé avec de magnifiques effets de cadrage , de Rúnar Rúnarsson qui parle de la perte , du deuil , dont la tempolarité de l'intrigue s'étends d'un coucher de soleil à un autre !
Bon, la lumière explose mais le film ne brille pas…. Certaines scènes paraissent inutiles et on a du mal à se passionner pour l’intrigue. Vu au festival chef’op de Chalon
Vu en avant-première au Festival de Cannes : Je ne sais pas vraiment quoi penser de ce film assez sensible mais très pathos et répétitif. J'avoue ne pas non plus avoir compris où le réalisateur voulait en venir tant les personnages semble assez pauvre. Je retournerais surement le voir pour lui laisser une nouvelle chance (le fait qu'il ait été le 6ème film de la journée à 22h00 n'a pas dû aider à son appréciation)...
Très beau film sur le deuil et l’amitie. Lentement, le réalisateur nous amène à explorer les différents sentiments d’Una tout au long du film, de l’amour au chagrin, du ressentiment à l’amitié. Et l’Islande si belle comme décor.
Par le biais d'une émotion subtile et tendre avec ses personnages, RÚNARSSON livre une épopée émotionnelle parfois peu subtile ou trop réduite, mais qui attache par ses personnages et par son travail autour du deuil
Autant je n'avais pas adhéré à la précédente proposition de Rúnar Rúnarsson, "Echo", autant ici la beauté, l'émotion dégagées par quelques scènes, par une vitre, par deux "veuves" enlacées, par un soleil se reflétant dans la mer, par la partition de Jóhann Jóhannsson, ont suffi à me laisser faire par cette histoire d'une touchante simplicité.