Ce film est présenté en sélection Un Certain Regard au Festival de Cannes 2024 et en fait l'ouverture.
Avant de devenir un long-métrage, When the Light Breaks était un court-métrage.
Dès la genèse du film, le réalisateur Rúnar Rúnarsson a souhaité que son intrigue s’étende d’un coucher de soleil à un autre, sur une journée. Un défi technique, car de nombreuses scènes ont ainsi été tournées en une seule prise.
Rúnar Rúnarsson a eu envie d’évoquer le deuil suite à la perte récente d’un proche, sachant qu’il avait déjà perdu un ami dans sa jeunesse.
Sur le tournage, le réalisateur a souhaité une concentration maximale de l’équipe avec très peu d’échanges : "Sur le plateau, cela se traduit par des interactions rapides et presque sans paroles. Mon équipe était réduite et tout le monde était concentré sur la tâche à accomplir. Cela nous a permis de saisir des moments inattendus", comme Rúnar Rúnarsson l’a déclaré lors du dernier Festival de Cannes.
Le tournage ayant eu lieu en extérieur en Islande, les conditions météorologiques ont parfois été compliquées, incitant l’équipe à s’adapter en permanence, en faisant preuve de "résistance et d’agilité", d’après le cinéaste.
Un an avant le tournage, Rúnar Rúnarsson a fait appel à l’agence Vigfús de Doorway Casting pour trouver le visage qui porterait son long-métrage. Cependant, il connaissait déjà Elin Hall depuis ses quinze ans, qui avait déjà joué dans le long-métrage Let me fall, en 2018. C’est à l’issue de ses études de théâtre que la comédienne a passé l’audition pour When the Light breaks.
Les acteurs ont eu peu de temps pour nouer une relation en amont du tournage. Alors pour créer une complicité, ils ont échangé ensemble sur leurs proches et sur l’amour qu’ils leur portent. Cela a également servi au réalisateur dans la construction de ses personnages.
La lumière a un rôle clé dans le long-métrage, puisqu’elle est même présente dans son titre. À ce propos, Rúnar Rúnarsson déclare : "La lumière représente la promesse de la vie, la promesse de l’été. Elle reflète leur âge et l’avenir qui s’étend devant eux. Nous avons eu beaucoup de chance pour le tournage de ces scènes, en particulier au bord de la mer."
When the Light Breaks est une coproduction entre l’Islande, les Pays-Bas, la Croatie et la France.
Le film part de l’incendie d’un tunnel en Islande, plongeant le pays dans le deuil et la tragédie mais aussi le personnage d’Una, puisque son ami y est décédé. Un drame qui est entièrement fictif, mais qui sert de point de bascule au long-métrage.
La musique de When the Light Breaks a été empruntée au compositeur islandais Jóhann Jóhannsson, décédé en 2018.