La Source
Note moyenne
3,0
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Olivier Barlet
Olivier Barlet

329 abonnés 433 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2024
(..) Si la dimension fantastique s’impose peu à peu, c'est que ceux qui sont partis ne reviennent que dans l’espoir des vivants. (...) Plutôt que d’en faire une maxime, Myriam Joobeur en fait un conte halluciné, intriguant et dramatique certes mais profond, inquiet, lumineux. (...) La réussite du film tient dans ce savant dosage où rien n’est en trop et tout appelle la suite. Lire l'intégralité de la critique sur le site d'Africultures : http://africultures.com/la-source-de-meryam-joobeur-16234/
Luc Renders
Luc Renders

5 abonnés 24 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 septembre 2024
Drame familial et rural tunisien à l'atmosphère étrange envoûtante et onirique.... Le tout soutenu par une magnifique bande son
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 janvier 2025
Deux frères tunisiens, Mehdi et Amine, partent s’enrôler en Syrie dans les rangs de Daech. Leurs parents, Aicha et Brahim, de modestes pêcheurs, en sont désespérés. Quelque temps plus tard, Mehdi revient sans son frère. Une mystérieuse jeune femme, Reem, entièrement voilée, l’accompagne. Aicha décide de les cacher de la police qui pourrait les arrêter.

Deux films tunisiens récents ont évoqué le départ en Syrie, de jeunes recrues le vide qu’il laissait chez leurs parents, rongés par la culpabilité : "Mon cher enfant" et "Les Filles d’Olfa". J’espérais que ce troisième soit aussi percutant que les deux premiers. Sa bande-annonce m’avait intrigué. J’ai hélas été fort déçu.

La jeune réalisatrice Meryam Joobeur, dont c’est le premier long, prend le parti de la stylisation. Stylisation de l’image, avec une palette de couleurs froides (on se croirait plus sur une lande bretonne que sur les rivages de la Méditerranée) brutalement illuminées par le fuchsia des vêtures. Avec une caméra qui filme les personnages au plus près, laissant les arrières-plans dans le flou. Stylisation d’un récit dont on comprend (mais suis-je sûr d’avoir bien compris ?) qu’il emprunte plus au conte voire au récit fantastique qu’au documentaire ou au thriller comme son résumé le laissait à tort augurer.

Le problème de ces partis pris, de cette caméra myope, de ce récit à trous, est qu’ils laissent bien des zones d’ombre. On me rétorquera qu’il ne s’agit pas nécessairement d’un défaut. Dont acte. Pour autant ici, après une moitié de film où l’on accepte de se laisser envoûter, le pacte implicite noué entre le spectateur et le réalisateur se dissout progressivement. Quand l’intrigue se dénoue, quand on comprend qui est Reem et comment sont morts les disparus qui mettent au défi Bilal le policier (on reconnaît Adam Bessa, premier rôle des "Fantômes" et de "Harka"), près de deux heures se sont écoulées et la patience du spectateur est à bout.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 janvier 2025
Au début, dans La Source, tout est simple ou presque, en dépit d'une lenteur narrative qui peut se révéler un atout, et avec un personnage qui d'emblée s'impose : celui de la mère, dans son chaleureux lien avec son mari, son plus jeune fils et deux frères plus âgés dont on comprend qu'ils sont partis rejoindre les rangs djihadistes. Tant que le récit reste plutôt naturaliste, sa puissante stylisation, via notamment ses scènes oniriques, n'est en rien gênante, elle suscite même une certaine fascination, avec le sentiment, pas désagréable du tout, de ne pas savoir vers où chemine le film. Mais à partir du moment où le fantastique s'invite, l'impression que la réalisatrice, Meryam Joobeur cherche à nous perdre (et à nous impressionner ?) se fait jour et la durée excessive du long métrage n'aide pas. Certes, la dimension de conte peut s'entendre, même sur un sujet tel que le terrorisme, mais en rajouter dans la préciosité visuelle en devient contre-productif et le message en est-il renforcé pour autant ? Certainement pas, avec des explications finales qui éloignent de ce qui avait séduit au départ : la description d'une humble famille de bergers, au nord de la Tunisie, qui vole en éclats, à cause du désordre du monde, de la soumission à des injonctions de violence et de l'endoctrinement à grande échelle.
Hors Jeu
Hors Jeu

32 abonnés 62 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 janvier 2025
je suis passé totalement à côté de ce film, donc la façon de filmer m'a tout de suite dérangé. Les dialogues sont d'une pauvreté affligeante, les redondances qui se succèdent font que le film aurait dû tenir sur 90 minutes et en aucun cas plus longtemps. la thématique du retour au pays des terroristes exilés a été abordé de façon plus subtile et plus complexe dans d'autres longs métrages bien plus qualitatif que celui-ci. Décu par ce long métrage dont les extraits donnaient pourtant envie de le voir.
Noël C
Noël C

18 abonnés 103 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 janvier 2025
Le thème du retour à la réalité des jihadistes est affiché…mais très peu traité par ce film lent, plein de belles images et de gros plans sur des acteurs et actrices très réalistes. Un beau moment dans les herbages du rivage méditerranéen du Nord de la Tunisie , avec beaucoup d’humanité, mais sans narration …
FaRem

10 571 abonnés 11 448 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 mai 2025
« Tant que sa mère est en vie, ils peuvent rentrer à la maison. » Lorsque ses deux garçons, Medhi et Amine, partent rejoindre les rangs de Daesh, tout le monde les considère comme morts, sauf leur mère Aïcha qui a comme des prophéties. Elle est tiraillée entre son amour de mère et les atrocités qu'ils ont pu commettre. Des doutes partagés par la communauté, ce qui rajoute toujours plus de pression sur la famille. "Me el ain" est donc un film sur ces familles confrontées au départ et parfois au retour de terroristes. Entre la fable fantastique teintée de mysticisme et d'onirisme, et le drame familial, Meryam Joobeur évoque les préjugés, les traumatismes et l'embrigadement dans une histoire gâchée par ce choix de passer à côté de l'essentiel en mettant l'accent sur ce voyage sensoriel parfois hypnotique, mais surtout superficiel. Beaucoup de questions et peu de réponses dans un film pas désagréable à l'œil, mais alambiqué et finalement frustrant.
selenie

7 445 abonnés 6 653 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 janvier 2025
Le sujet des volontaires au Jihad est évidemment brûlant, et le retour de ces terroristes chez eux restent un sujet très peu abordé. Au départ, le film se situe dans entre drame social et thriller psychologique mais très vite le scénario s'avère brouillon et la réalisation se perd en parti pris peu convaincant pour un tel récit. En fait, la réalisatrice assure et assume une construction qu'elle voulait comme un conte . Le résultat reste un exercice de style qui omet l'ancrage dans notre actualité et surtout bloque toute empathie ou émotion. D'abord on n'a pas le temps de comprendre ou de s'attacher aux enfants jihadistes, puis ensuite les choix de mise en scène prennent de plus en plus de place. Ainsi les gros plans se font plus présents avec un arrière-plan flouté, le montage suggère des visions et/ou rêves qui virent le film vers un récit fantastique plus ou moins mystique. On ne comprend finalement pas grand chose à ce qui se passe avant un éclaircissement final qui ne convainc pas franchement tant l'onirisme ou le côté psycho-mystique prend une place qu'on n'attendait pas. Ces choix narratifs et visuels nous empêchent de placer l'histoire dans l'actualité et donc dans une triste réalité. Dommage...
Site : Selenie.fr
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 janvier 2025
La touche onirique du début peut séduire, puis quand vient le fantastique dans la 2ème partie, cela dérange un peu plus, face à un sujet grave. On peut aussi regretter le manque de rythme du film. Mais le jeu des acteurs est très fort, les plans sur les yeux magnifiques.
mat niro

462 abonnés 2 157 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 février 2025
Quel film tortueux présenté ici par Meryam Joober. Dans une famille d'éleveurs en Tunisie, les deux frères aînés partent combattre pour Daesch. Le plus petit, resté avec ses parents, ne voit revenir qu'un seul des deux accompagné d'une femme voilée intégralement. Là où la cinéaste se mélange les pinceaux selon moi, c'est qu'elle se perd dans une dramaturgie onirique au lieu d'affronter frontalement la réalité et les raisons de cet embrigadement. Le film n'a d'intérêt que quand le policier local, ami de la famille et du djihadiste se retrouve face à un dilemme moral. Sinon, l'ensemble est bien confus et élude les questionnements principaux pour faire valoir une mise en scène léchée. Dommage.
Isabelle K.
Isabelle K.

4 abonnés 91 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 mars 2025
Ce film résulte d’une série de synchronicités et d'opportunités. La réalisatrice Meryam Joobeur semble s’en être remise à l’univers quand elle effectue un voyage en Tunisie. Revenant à la source de ses origines. Dans le Nord-tunisien, de manière erratique, elle traverse un village rural où les habitants vivent de pêche et d’agriculture. Elle est fascinée par trois frères roux aux taches de rousseur, dont le petit ressemble au gamin qu'elle avait imaginé en rêves. Elle les convainc de jouer dans son film, qui n’existe pas encore sur le papier. Elle apprend que beaucoup de jeunes ont rejoint Daesch. S’aperçoit qu’à la source, il est toujours question d'une mère, d'un enfantement et d’un deuil originel.


Quel est le rôle et la place des femmes et mères dans la société tunisienne, quelle est la place des enfants au sein de la famille et si tous sont soumis à une éducation et des valeurs semblables, progressistes, pourquoi certains d'entre eux éprouvent le besoin de se radicaliser au point de rejoindre l'État islamique et d’endoctriner les autres ? Quelles sont les conséquences d'un tel choix au sein d'une famille autrefois unie ? Comment accueillir celui qui revient à la source ?

Autant de questions que se posent cette famille tunisienne mais qui, en réalité la dépassent : elles sont universelles. Aucune famille n’est plus désormais à l’abri.


Le film est décomposé en 3 chapitres, un arc de l'ombre à l'éveil. C’est entre songe et réalité, sommeil et conscience, que le film oscille, à travers les yeux de la mère. Laquelle a des pouvoirs télépathiques qui sont, dans le film, exacerbés. Ses visions aussi évanescentes qu'anxiogènes et des réponses plus frontales -quoique hyper-stylisées grâce à une caméra au plus proche du grain de peau et du souffle (la bouche du fils contre l’oreille de sa mère), fournissent tous les indices dont le spectateur (la mère) a besoin. Pour comprendre. L’origine du mal. Qui est cette femme aux yeux des lagons du Pacifique -Reem. Pourquoi porte-t-elle le niqab alors qu’elle est européenne. Qu'est-ce que la Syrie, le djihad. Comment survivre à ce départ quand on est un père, une mère, un frère, un ami d’enfance (ténébreux Adam Bessa, jamais tout à fait le même de film en film et toujours complètement fascinant) pris au dépourvu. Les réponses ne sont jamais explicites : à nous d’écrire les dialogues à mesure que l’intrigue progresse. Le spectateur est le premier scénariste de ce film aux confins du surnaturel et du conte. Un film hypnotique qui laisse longtemps une empreinte diffuse dans le corps.

L’important, ce sont la musique, les bruits et les images. Le film pourrait aussi bien être muet. Plans aux couleurs saturées, paysages ensorcelants à couper le souffle, la mer qui a tout l’air de l’Atlantique rebelle et brasillant, les dunes chatoyantes, le souffle du vent jusqu’à nos tympans, les embruns qui nous sautent au visage à travers l’écran, les falaises escarpées et indociles, les costumes et les fêtes qui laissent captifs et une bande-son et un bruitage qui irrigue nos veines. Un film mystérieux et unique, d’atmosphère et de sensations, un film artistique : de l’art contemporain. Nos sens étaient dans l'ombre, ils se sont éveillés, organiques.

Cruel, pur, transcendantal.
Youssef Mag
Youssef Mag

1 abonné 1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 janvier 2025
Une expérience visuelle inoubliable !

Le film est tout simplement magnifique. Une histoire captivante qui vous prend aux tripes dès les premières minutes. Mais ce qui marque vraiment, c’est la photographie cinématographique—un pur chef-d’œuvre visuel ! Chaque plan est soigneusement travaillé, offrant des images à couper le souffle.

Si vous aimez les films qui marient émotion et beauté visuelle, foncez le voir. Vous ne serez pas déçus ! 
En tant que tunisien ce film m’a beaucoup touché
Vixounet
Vixounet

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 avril 2025
La source est un film difficile, exigeant.

La Source, c’est le titre français. Et c’est assez bien trouvé car le mot source a plusieurs sens, il est polysémique comme on dit en grec pour se la péter. Il laisse plus de place à l’interprétation du spectateur. Quelle est cette source dont on parle ? Sans vous spolier de votre plaisir de la découverte de l’histoire, je ne peux pas vous en dire moins que le résumé du programme ! Est-ce la source du départ des frères ? Pourquoi s’en vont-ils ? La source de la dévastation des parents face à ce départ ? La source des évènements étranges qui arrivent plus tard dans la deuxième partie du film ? À vous de voir, et peut-être tout ça et plus à la fois.

Le titre en arabe est « Ma olayane » – à peu près « Les pleurs ». N'allez pas voir ce film un soir où vous voulez juste rigoler…

Le titre dit « international », c’est-à-dire en globish yankee, c’est « Who do I belong to » : À qui j’appartiens. C’est moins bon, pas seulement parce que c’est en anglais, mais aussi parce que ça oriente le regard du spectateur vers deux personnages en marginalisant un peu les autres, et en particulier la mère qui est vraiment fantastique, qui est le personnage principal, déchirée entre l’amour pour ses fils et les actes commis.
La Source, c’est aussi un film poétique. C’est un terme vague mais vous comprendrez au cours de la projection. Il y a des passages oniriques, on ne sait plus si on est encore dans la réalité. Ou alors on comprend très bien qu’on est plutôt du côté du rêve. Du mauvais rêve. Et d’autre fois carrément du côté du cauchemar. Du cauchemar réel, des images qui hantent. Le film prend la forme d’un conte fantastique. Les plans, le choix de la netteté et des flous participent à cette impression de confusion, comme les personnages proches, puis lointains, comme leur rapport à la vérité et à leurs non-dits.

Un petit mot sur les acteurs. Les parents, Aïcha et Brahim sont joué par des acteurs professionnels, Salha Nasraoui et Mohamed Hassine Grayaa. Le policier Bilal est joué par un jeune acteur franco-tunisien que vous reconnaîtrait peut-être : Adam Bessa. Pour ceux qui ont vu « Les Fantômes » de Jonathan Millet, Adam Bessa jouait le rôle principal. Il a aussi remporté le prix de la meilleure performance au Festival de Cannes en 2022 dans la sélection Un certain regard pour son rôle dans « Harka » réalisé par Lotfy Nathan.
Les trois frères roux, qui brûlent l’écran à chacune de leur apparition, sont trois frères dans la vraie vie et sont trois bergers du nord de la Tunisie, rencontrés lors des repérages par la réalisatrice Meryam Joobeur. Avec cette dernière, ils avaient tourné dans un court-métrage sur le même thème nommé « Brotherhood » (Fraternité) qui a servi de base pour ce long métrage, et qui a remporté des dizaines de prix en festival.
Le film est assez long, presque deux heures. Il est découpé en trois parties : après un préambule qui pose l’intrigue s’ouvre le premier chapitre : « Après l’orage » (30 min.). Après une demi-heure s’ouvre le second chapitre, le plus long : « Une ombre parmi nous » (50 min.). Vous verrez quelle est cette ombre. Et je vous laisse découvrir le dernier chapitre qui conclura ce film sombre et poignant en une dernière demi-heure.
B-Amine
B-Amine

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 janvier 2025
La réalisation a voulu jouer les films d’auteurs / films de bobo. A trop vouloir en faire ça devient nul.

Points négatifs :

- L’enjeu n’est pas clair
- Le rythme est mal géré, c’est long…. (Non c’est pas un style, c’est une mauvaise gestion)
- Le twist de fin n’apporte rien à l’histoire
- Le symbolisme toutes les 10 minutes ne marche pas car forcé.
- Des personnages mal exploités comme le père pourtant intriguant.

Points positifs :

- Les jeux d’acteurs : Incroyables.
- Les décors.
- Encore une fois : Les acteurs
Guevillelaure
Guevillelaure

42 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 avril 2026
Je viens de voir La Source, et j’ai été assez marquée par l’atmosphère du film. C’est très poétique, presque hypnotique, mais aussi parfois franchement oppressant. Il y a ce mélange étrange entre rêve et cauchemar, comme si on était constamment entre deux mondes…

Reem, la femme voilée m’a vraiment troublée. Elle fascine autant qu’elle fait peur. Il y a quelque chose de très fort, presque dérangeant dans sa présence, mais c’est aussi ce qui rend le film aussi prenant.

Et puis le petit Adam, joué par Rayen G., est vraiment bluffant. Il est d’une justesse incroyable, hyper touchant.

Et Adam Bessa… pour moi, c’est clairement le meilleur acteur de sa génération, je ne le répéterai jamais assez !
Il possède à la fois une force et une douceur naturelles, ce charisme discret mais puissant, et une façon d’habiter ses rôles qui sonne toujours juste. Il n’a pas besoin d’en faire des tonnes, tout passe dans le regard, un geste, dans les silences. C’est toujours un vrai plaisir de le voir à l’écran.

Et visuellement, le film est vraiment superbe. L’esthétique est très stylisée, presque picturale par moments, avec une photographie sublime qui renforce encore ce côté irréel et envoûtant.

Un film un peu déroutant, pas forcément facile, mais vraiment marquant.
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