On y a cru, après un Le Monde d'après particulièrement mauvais... Même l'ouverture, pas trop mal filmée (les Snickers, c'est vraiment pas bon pour la santé...), et même le postulat de départ (les dinos sont devenus ringards : "Tu vois, tout le monde s'en f** !", pour citer Jurassic Park) était plutôt comique, vraiment, c'était trop beau pour être vrai. Alors donc, la bestiole "toujours plus" qui est censée porter le film (comme les films précédents), est non seulement ultra risible dans son design (un Elephant-Man de Tchernobyl qui a fait beaucoup rire la salle, mais pas franchement frissonner), mais surtout n'est
visible que cinq minutes (à l'ouverture, et un peu à la fin)
. Une arnaque. On tique également sur l'inintelligence des personnages : entre celui qui
lance sa seule arme (un piolet) plutôt que de faire simplement du bruit et tenter de lutter ensuite, une famille qui pense pouvoir échapper à un T-Rex qui court à 40 km/h avec un bateau pneumatique qui fait du 5 km/h, Mahershala Ali et Scarlett Johansson qui redoublent de jeux de lumières (alors qu'ils se sont clairement vus) à la fin bien qu'on ne sait pas où traîne la vilaine bébête qui adore les lumières...
Ne parlons pas des incohérences telles que la raison-même d'aller à l'aventure, puisque l'on nous dit qu'il faut
de l'ADN de trois dinos spécifiques car leur maillage génétique est unique pour créer un bon médicament...sauf que toute l'île n'est peuplée que de mutants, donc il ne va pas marcher, ce médoc
. Idem on ne comprendra pas pourquoi le scientifique
a des scrupules sur la destination du médicament
non pas à l'exposé du projet (à tête reposée, au début) mais juste après
avoir failli crever
(est-ce vraiment la première chose à laquelle on pense ?), ni comment
un flingue qui a pris l'eau pendant des décennies peut encore marcher (il a de la chance, ce méchant !), ni comment un bateau pneumatique peut résister à des crocs de T-Rex qui le mâchouille (notez la marque du bateau, pour vos raftings)
... Bref, pas grand-chose ne fonctionne dans le scénario, ni même dans la musique (quelle triste soupe nous sert l'immense Alexandre Desplat, coincé entre les redites des thèmes de la saga), ni dans les scènes copier-coller des opus précédents (on attendait presque le "tic tic" des griffes au sol, lors de la séquence qui recopie
celle des vélociraptors dans la cuisine du premier Jurassic Park, idem la gamine dans le bateau retourné est un copier-coller du toit de la voiture qui empêchait le T-Rex de croquer les enfants dans ce même film
... Resucée, encore et encore...), ni dans le choix de se
trimballer une famille
(juste pour avoir des gamins quand même dans le scénario, et surtout une peluche "Dolorès" à vendre : élue scène la plus gênante à regarder de ce film, après Elephant-Man bien entendu). Mais il y a quelques moments à sauver : ce joli plan par-dessus du
bec du dinosaure (Quetzo...le gros bec au cou bleu, là) qui sort de la caverne
pour faire prendre conscience de la taille du nez (c'est un pic, c'est un cap, c'est une péninsule !) si dangereux, d'autres plans efficaces comme la découverte de la "finalité" (on ne spoilera pas) de cette remontée de falaise de l'Enfer (le plan marche à fond, car on ne s'y attend pas), la
course-poursuite des spinosaures et du mosasaure avec le bateau de chasse
(vu en 4DX, on a cru tomber du siège, ça dépote), la mignonne scène des
lance sa seule arme (un piolet) plutôt que de faire simplement du bruit et tenter de lutter ensuite, une famille qui pense pouvoir échapper à un T-Rex qui court à 40 km/h avec un bateau pneumatique qui fait du 5 km/h, Mahershala Ali et Scarlett Johansson qui redoublent de jeux de lumières (alors qu'ils se sont clairement vus) à la fin bien qu'on ne sait pas où traîne la vilaine bébête qui adore les lumières...
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qui se font la cour, et globalement le jeu d'acteurs du trio de tête qui est largement plus qualitatif que le binôme Chris Pratt et Bryce Dallas Howard. Dans l'ensemble, ce quatrième opus des Jurassic World est dans la même veine de déception que le précédent Le Monde d'après, n'ayant pas les mêmes défauts, mais possédant son propre lot bien garni. On sauve quand même les acteurs (le trio de tête d'affiche), et quelques scènes impressionnantes, mais cette nouvelle bestiole ridicule au possible et les ressorts du scénario coincés entre redites à l'identique et incohérences flagrantes ont eu raison de l'espoir qu'on plaçait en lui. On ne lui souhaite quand même pas l'extinction, et on espère que ce fossile ultra-marketing arrivera à faire un bon film, prochainement. A vos moustiques.