Avant d’entrer dans le vif du sujet, un mot sur l’avant-première, qui fut franchement très cool. L’ambiance était au rendez-vous ,les goodies offerts ont ajouté une vraie touche de fun à l’expérience, j'ai un popcorn bucket avec la tete du t-rex, l'entrée du Grand Rex , trop cool . Un bel écrin pour découvrir le film dans les meilleures conditions… malheureusement, ce bel emballage ne suffit pas à masquer les défauts du contenu.
Jurassic World: Rebirth n’est ni un désastre total, ni une réussite mémorable. Il se situe dans cette zone grise des blockbusters qui ont quelques bonnes idées, mais aussi un lot de facilités et d’incohérences trop marquées pour convaincre.
Dès l’introduction, le film donne le ton – et pas dans le bon sens. On assiste à ce qui est sans doute l’intro la plus absurde de toute la saga Jurassic Park. Sans trop en révéler, disons simplement qu’un Snickers joue un rôle central dans un dysfonctionnement majeur… Oui, un Snickers.
Côté visuel, en revanche, le film offre une belle surprise. La colorimétrie est particulièrement réussie : chaque dinosaure bénéficie d’une palette de couleurs distincte, ce qui donne une vraie identité visuelle à chacun et rend certaines scènes très agréables à l’œil. C’est l’un des rares éléments de mise en scène qui semble réellement pensé et travaillé.
Une séquence en particulier mérite d’être soulignée : la scène dans la cuisine, clairement conçue comme un écho au premier film. On sent la volonté d’hommage à la mythique scène des raptors dans Jurassic Park, et même si cela sonne un peu comme une redite, ça fonctionne plutôt bien. C’est l’un des rares moments où le film semble vraiment se connecter à ses racines.
Malheureusement, le scénario reste extrêmement prévisible, reposant sur des archétypes usés jusqu’à la corde, et qui saute au fur et à mesure. On devine les rebondissements à l’avance, les scènes d’exposition sont trop nombreuses, jumpscare beaucoup trop prévisible et le rythme est souvent trop précipité, empêchant toute véritable évolution des personnages. L’exemple le plus flagrant est celui de Mahershala Ali, charismatique mais trop sous-exploité pour qu’on s’y attache vraiment. La famille centrale du récit ne sert pratiquement à rien, et n’évolue pas au fil du film.
Et c’est là que le film rate une vraie occasion : les personnages n’explorent quasiment pas ce qu’Ingen a vraiment fait dans le parc. On est censés revenir sur un lieu chargé d’histoire, de secrets, de révélations potentielles… mais non. Les héros sont juste là pour le plot principal, et c’est tout. Pas de fouilles, pas d’enjeux secondaires, rien sur les expérimentations passées. Cela renforce cette impression de sequel bait, comme si tout était gardé pour une suite éventuelle.
Côté action, quelques séquences s’en sortent bien. La scène avec le Mosasaure est franchement très cool, portée par une musique d’Alexandre Desplat qui, pour une fois, se réveille vraiment. Les mutadons sont fun dans l’idée, même si ça ne fonctionne pas toujours. En revanche, la scène du Quetzalcoatlus est très oubliable, d’autant qu’elle était déjà largement montrée dans les bandes-annonces.
Sur le plan technique, certains blue screens se font sentir et nuisent à l’immersion. En termes de casting, Jonathan Bailey tire clairement son épingle du jeu, tandis que Scarlett Johansson paraît un peu à côté du récit, comme si son personnage n’avait pas été vraiment creusé ou intégré au reste.
Le D-Rex, pourtant au cœur du marketing, est terriblement sous-exploité. Un peu comme le Giganotosaure dans Dominion, il arrive tard, n’est pas assez menaçant, et son apparition aurait pu être un twist efficace… si elle n’avait pas été spoilée par les bandes-annonces. Un vrai gâchis.
Enfin, Desplat abuse du thème de John Williams, qu’il réutilise quatre fois – souvent à des moments où cela ne s’impose pas. Il n’y a qu’à la fin, dans la séquence Mosasaure/D-Rex, que la musique trouve vraiment son souffle.
Et mention spéciale au dinosaure associé à Dolores, qui semble introduit uniquement pour apporter une touche "mignonne". Une influence très claire de Grogu (The Mandalorian), mais ici, ça tombe un peu à plat. Pas désagréable, mais pas marquant non plus.
En résumé:
Jurassic World: Rebirth est un film visuellement réussi, avec quelques scènes d’action marquantes et un vrai soin apporté à la palette visuelle des dinosaures. Mais tout cela est au service d’un scénario trop convenu, d’un rythme trop haché, et de personnages qui ne font que survoler l’univers au lieu de l’explorer, les dinosaures présents mais très limités (pour Godzilla , je comprends , pour une ile entouré de dinosaure, y'en a pas vraiment , au contraire , les dinosaures morts dans les backgrounds comme dans l'ile de Duncan (Marshella ali ) sont beaucoup plus cool que ceux qu'on a . Je veux un film sur Duncan en mer.
Il aurait pu être un retour aux sources fort, émouvant, ambitieux. Il se contente d’être un divertissement lambda, qui pose les bases d'une suite sans vraiment s’assumer lui-même. Jurassic Park 3 et meme le premier Jurassic World est meilleure que ce film alors qu'ils sont en dessous du panier.