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3,5
Publiée le 7 avril 2025
« Quand on peut mentir sur tout et tout nier, comment dire la vérité ? » George Woodhouse, un espion britannique, doit trouver un traître parmi une liste de cinq suspects qui inclut sa femme Kathryn. Le début d'une traque qui ressemble très souvent à un jeu malgré des enjeux importants. Le scénario de David Koepp mélange étonnamment le drame conjugal et le thriller d'espionnage, ce qui donne lieu à des échanges savoureux entre ces "menteurs professionnels" qui cachent très bien leur jeu. Il y a des faux-semblants, des trahisons, des pièges et surtout pas mal de rebondissements. Une histoire pleine de suspens avec des relations complexes et un humour bienvenu qui casse encore plus les codes du genre. Porté par un très bon casting et un solide scénario, "Black Bag" est plein de surprises et très agréable à suivre. J'ai dû en manquer un ou deux, mais c'est probablement pour moi le meilleur film de Steven Soderbergh de sa récente filmographique.
Une réalisation d'un classicisme chic, une narration qui réserve des surprises et d'excellents comédiens pour un film assez amusant mais auquel il manque un petit supplément d'âme.
Pourquoi a-t-on, tout au long du film, cette impression de déjà vu, d'exercice de style sur les thèmes rebattus de l'espionnage, ici à sang froid et dans une Angleterre brouillardeuse ? Les acteurs jouent gentiment leur partition sans s'émouvoir, le scénario déroule ses rebondissements plan-plan sans perturber le spectateur. L'originalité repose peut-être sur la mise en scène de couples d'espions, assez improbables toutefois, et sur l'apparition de jeux de société pour animer les soirées amicales. Un film mineur dans l'œuvre de Steven Soderbergh.
Il y a du fun dans les films de Steven Soderbergh, de la malice, des surprises de la part d'un cinéaste qui a toujours de l'avance sur le spectateur. Autour de la recherche d'une taupe au sein des services secrets, une narration brillante, un peu rapide, et une petite réflexion sur le couple, la confiance, la part d'inconnu. Soderbergh filme vite, peut-être trop vite, mais il a un vrai sens de la narration, de la concision. Michael Fassbenger mineral et mystérieux, realise une belle composition. On reste assez loin des Enchaînés d'Hitchcock mais un joli essai de la part d'un cinéaste dont on ne devrait pas avoir à attendre trop longtemps le prochain opus.
Deuxième film de l'année déjà pour Steven Soderbergh, the insider est une comédie maquillée en film d'espionnage particulièrement savoureuse. La qualité des dialogues et de l'interprétation participent de la réussite d'un film qui traite avant tout du couple, comme avait pu le faire sexe. Mensonges et vidéos à la fin des années 80. Si l'intrigue principale est parfois difficiles à suivre, les personnages sont quant à eux particulièrement bien croqués. Si les films de Soderbergh paraissent, ces dernières années, assez mineurs, ils n'en demeurent pas moins de très intéressants exercices de style.
Le plaisir, c’est l’idée qui prédomine au moment du bilan sur The Insider. Étonnement assez sage pour du Soderbergh, on retrouve sa patte au niveau de l’image et de la direction des acteurs. L’écriture est précise, direct et conduit à ce format ramassé et nerveux. Une mention spéciale pour Maria Abela qui confirme tout le bien que je pensais déjà d’elle après l’avoir découverte dans l’excellente série Industry.
Un film sympa, on joue au Cluedo, l’intrigue est un peu trop alambiquée mais on arrive à suivre. Le jeu des acteurs principaux est étonnant parfois excellents et dans d’autres scènes il sonne complètement faux. Un film qui se laisse regarder avec plaisir.
Un bon moment d'espionnage. Un scénario qui semble simple mais qui s'imbrique petit à petit a dautres morceaux au fur et a mesure des micro twist servi ca et la. La grande force de ce film c'est sans casting. Les acteurs sont très bons. Deux faiblesses pour moi. Les parti pris dans l'interprétation des personnages sans doute en raison des consignes données par soderbergh font que les personnages sont peu attachant. J'avais juste envie que ça s'entretue ou presque à un moment pour avoir un twist final salvateur. A la fin c'est beau. Un esthetique tres léché. Mais ça sonne assez creux. Seconde faiblesse, aussi un parti pris de soderbergh : la mise en scène en mode rétro années 60 par moment, ces flous en background. Les lumières flous sur la table par exemple. Des éléments de décors qui ont provoqué chez moi un certain blocage.
Comme souvent chez Soderbergh le film ne cherche pas le spectaculaire mais plutôt à gratter pour découvrir ce qui se cache derrière les carapaces de ses personnages. J ai apprécié cette histoire de couples chez les espions et de comment peuvent ils se faire confiance et s aimer alors que leur quotidien est la dissimulation et la simulation. Un film d espionnage sobre et chic, mais surtout de jolis numéros d acteurs avec le clin d œil amusant de voir Pierce Brosnan ancien James Bond en cadre de bureau du MI6.
Après plusieurs films expérimentaux (dont un sorti le moins dernier) et un troisième opus de "Magic Mike" (parce-que pourquoi pas), Steven Soderbergh revient à du cinéma plus conventionnel. Enfin c'est du moins ce que l'affiche et la bande-annonce cherchent à nous faire avaler puisqu'il s'agit en réalité d'une nouvelle expérimentation. Alors pas du film expérimental indigeste mais plutôt un remaniement des codes du genre ; le réalisateur cherchant continuellement à se renouveler. Et c'est ce que je dis dans chacune de mes critiques d'un film de Soderbegh : j'apprécie énormément ce dernier pour cela, c'est-à-dire que même si le résultat n'est pas terrible, il aura quand même tenté quelque-chose, après avoir prouvé au grand public qu'il sait aussi bien faire du blockbuster beaucoup plus classique (par exemple, les "Ocean's"). Et bon, malheureusement, ici, je ne suis jamais vraiment parvenu à rentrer dans le délire. Pour remettre un peu de contexte, nous suivons un agent chargé de trouver une taupe dans son équipe et cette taupe peut aussi bien s'agir d'un ami que de sa femme. Jusque là, nous sommes dans du thriller d'espionnage assez classique mais le réalisateur dépouille le genre de tous ses artifices pour n'en laisser que l'histoire brute, le scénario assez froid et clinique. En effet, tout est très épuré, autant au niveau du scénario donc que des dialogues (il y a de longs blancs entre chaque réplique) que de la construction des personnages ou de la mise en scène, une nouvelle fois particulièrement maitrisée dans son genre d'ailleurs. Bref, un film qui laissera sur le carreau les spectateurs s'attendant à du film d'espionnage un peu plus classique. Mais le film n'est original que dans sa forme car le fond est quant à lui plus ou moins conventionnel. En effet, nous sommes dans une sorte de whodunit version espionnage qui ne parvient jamais vraiment à emmener le spectateur avec lui. Car en voulant être aussi clinique, le réalisateur ne parvient pas à installer une ambiance véritablement haletante même si certaines scènes rattrapent le coche. De plus, même si les codes changent, "l'habillage" reste le même. C'est-à-dire que nous avons des personnages au regard froid, des sortes de "Mr. & Mrs. Smith" chic et choc, un antagoniste aussi peu présent que caricatural et puis surtout une vision de l'univers de l'espionnage très bling-bling, provocante voire presque naïve, qui tranche avec cet aspect épuré qui tendrait au réalisme que le réalisateur souhaite insuffler à l'ensemble. Si "The Insider" possède donc de nombreuses bonnes idées, il aura également tendance à perdre son spectateur (aguerri ou non) en cours de route.
Chaque acteur est parfait, la réalisation et les décors assurent mais le scénario est un peu trop artificiellement complexe et surtout trop bavard, ce film de 1h33 paraît en durer deux fois plus. J’aurai dû me méfier car quand le marketing traduit un titre anglais, ici « Black Bag » (très pertinent quand on voit le film en vo) par un autre titre anglais (« The Insider »), c’est qu’il y a anguille sous roche.
Un agent secret implacable et psycho-rigide qui a déjà dénoncé son père fera-t-il de même avec sa femme soupçonnée d’être un agent double? Film verbeux et malin comme une valse de faux-semblants où l’on ne sait jamais qui dupe qui. Seconde livraison de Steven Soderbergh en moins de deux mois, plus réussie que la précédente, à qui on ne pourra pas reprocher de ne jamais se renouveler.
Soderbergh revient à ce cinéma à suspens. Cette fois ci avec des espions plutôt que ses cambrioleurs habituels. Comme d'habitude on retrouve avec plaisir son sens du détail et de la précision dans la mise en scène. Ce qui permet de récupérer certains moments égarés dûs au scénario par moment embrouillé. Ça arrive souvent avec les films d'espionnage. Reste un bon moment de cinéma pour un film pas exceptionnel mais tout à fait plaisant.
Je n’ai pas tout compris mais j’ai trouvé ça très agréable à regarder. Une sorte de cluedo, ou de crime de Lorient express, chez les espions londoniens, très beaux et très stylés.