Inspiré d’une histoire vraie, un film dossier édifiant sur le parcours psychologique éprouvant d’une jeune femme (incarnée brillamment par Mireia Oriol) devenue la proie de son patron, qui éclaire sur les mécanismes d’emprise, de harcèlement moral et sexuel, de pression sociale, et le courage nécessaire pour les combattre.
L’actrice principale est stupéfiante et le scénario très pertinent. Le film est classique mais tout au service du message important qu’il délivre. Une réussite du genre.
Ce film espagnol qui raconte le harcèlement subi par une jeune femme au sein de la mairie dans laquelle el travaille est poignant et bouleversant. Ce film réalisée par une femme, Icíar Bollaín, est interprété de façon magistrale par l'actrice Mireia Oriol. Cette histoire basée sur des faits réels est celle d'une jeune femme harcelée par une homme d'âge mur au sein de son travail dans le monde de la politique locale, celle d'une mairie de ville moyenne en Espagne. La jeune fille se retrouve sous l'emprise du maire de la ville et n'est finalement pas soutenue apar grand monde quand elle veut finalement porter plainte. Meme ses parents la rejettent d'une certaine manière. Et ce n'est pas exceptionnel, car on comprend pas pourquoi elle s'est laissée embarquer dans cette situation et si elle l'a fait sans partir alors qu'elle le pouvait c'est surement sa faute. Le film dénonce ça lors du procès sans pour autant s'appuyer sur l'aide de médecin ce qui est étrange. C'est un film fort qui vaut aussi pour le l'interprétatio de l'actrice principale.
Avec clarté dans la mise en scène et par un fidèle travail de retranscription, on ressent toute la force et le courage dont fait preuve Nevenka pour faire face au piège qui se referme sur elle, jusqu'à devenir un véritable cauchemar. Mise en lumière avec dignité, cette femme victime d’harcèlement nous montre que le combat malgré son ampleur s’est avéré nécessaire.
Sous le choc après ma séance de L’affaire Nevenka. Icíar Bollaín et son actrice Mireia Oriol délivrent une leçon de courage à couper le souffle. Bouleversant.
Nevenka fait de brillantes études politiques à Madrid, elle décide à 25 ans de devenir conseillère municipale de sa petite ville de province. Le maire, notable que tout le monde apprécie, lui donne immédiatement un portefeuille important….et attend quelque chose en contrepartie. Tiré d’un fait réel qui a secoué l’Espagne des 90’s L’affaire Nevanka est la chronique malheureusement ordinaire d’un machisme et d’un patriarcat d’atmosphère.
On le sait, les sujets du harcèlement sexuel et de la masculinité toxique font les choux gras du cinéma depuis une dizaine d’années et l’avènement du mouvement MeToo. On l’a vu à toutes les sauces et au sein de tous les genres, de l’horreur à la comédie en passant par le thriller, mais certains films parviennent encore à sortir du lot et « L’affaire Nevenka » en fait partie. Tiré d’une histoire vraie du premier cas de ce genre référencé et médiatisé en Espagne dans les années 90, il met en lumière une époque où il était très difficile pour une femme de se faire entendre sur ce sujet sans qu’elle soit traitée de menteuse ou d’arriviste. Ou les deux.
Le long-métrage nous remet impeccablement dans l’atmosphère de cette période où les rapports hommes-femmes étaient donc encore sous le coup d’un certain patriarcat fort et sans gêne. Une époque où la domination des hommes, notamment les puissants, sur la gent féminine ne souffrait d’aucune critique. L’affaire développée ici démonte parfaitement les mécanismes insidieux de domination par le pouvoir qu’un homme mur et faisant partie de l’élite régionale pouvait exercer sur une jeune femme naïve et innocente. La manière dont cela commence avec les regards, les gestes et les attentions d’un homme sur sa proie qui définissent tout ce qu’un pervers narcissique peut utiliser comme outils pour faire plier sa victime jusqu’à la briser est décrit dans « L’affaire Nevenka » avec doigté et minutie.
Dans le rôle principal Mireia Oriol est confondante de justesse, entre la jeune femme qui se laisse gentiment prendre au piège au début puis qui se retrouve enfermée dans un étau étouffant aussi bien au travail que face au regard d’une société encore bien conservatrice et peu encline à écouter ce genre de témoignage. Jusqu’au point de bascule, où elle craque et où l’on ressent sa détresse puis ensuite sa combativité. En face, Urko Ulazabal est aussi tétanisant que repoussant, comme le demande ce rôle de prédateur libidineux. Dans la peau de cet amoureux transi qui n’est en fait qu’un pervers manipulateur et répugnant, il permet un duel d’acteurs de haute volée.
« L’affaire Nevenka » est une œuvre hautement factuelle, jamais trop démonstrative à vouloir en faire trop ou trop frileuse à ne pas vouloir en montrer assez. La réalisatrice Iciar Bollain dose ses effets et ne tombe jamais dans le manichéisme, déroulant sans fausse note la descente aux enfers de la victime. Sans être un chef-d’œuvre, le film ne souffre cependant d’aucune scorie notable ni d’aucune baisse de rythme. Le drame qui se joue agit comme un suspense qui nous prend aux tripes de sa victime durant près de deux heures et parvient à innover sur un sujet pourtant traité dans tous les sens depuis quelques temps.
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Un film à ne pas rater : mise en scène glaciale, interprétation de haut niveau, synopsis effroyable. Tout est réuni pour faire de ce film un succès. Peut être pas grand public car le sujet est grave et traité sans fioritures. Mais c'est ce qui fait son intérêt.
Je ne connaissais rien de cette affaire de harcèlement qui a secoué l’Espagne dans les années 90, donc bien avant #MeToo, ce qui rend le combat de Nevenka Fernández encore plus courageux. Elle était vraiment seule ou quasi seule contre tous. J’ai trouvé les deux acteurs principaux excellents. La jeune actrice Mireia Oriol porte brillamment le rôle de Nevenka, interprétant avec une prodigieuse justesse la descente aux enfers de la jeune conseillère municipale et Urko Olazabal est redoutable en harceleur. Le bémol est la partie qui concerne le jugement. Bien trop courte et pas assez explicite. J’aurais aimé que ce soit plus détaillé, pour que ce qui a fait pencher la balance de son côté soit plus flagrant. Sans raccourcir le reste, car le reste est parfait, mais en rallongeant le film d’une petite demi-heure.
J'adore la filmographie de Iciar Bollain. Encore une fois, je n'ai pas été déçue. Une actrice magnifique. Nous sommes prises dans ses émotions, ses effrois, sa descente en enfer. Un fllm d'actualité, à voir en urgence.
un film à la mode qui parle d'un sujet mainte et mainte fois traité depuis Metoo !! ce film est long très long ! les personnages sont ennuyeux et on n'arrive pas à s'y attacher ! le scénario est cousu de fil blanc même s'il est inspiré d'une histoire vraie et on n'est pas surpris par la fin dont on s'attend au dénouement dès les premières minutes du film. Film à éviter sans aucun intérêt